Sur la vitamine C

J’ai examiné le sujet du Bac 2003 (métropole) de physique/chimie.

L’encadré d’introduction de l’énoncé m’a interpellé :

En réalité, le rôle soi-disant antiseptique et anti-cancer de la vitamine C n’a jamais pu être démontré. Il s’agit d’une croyance tenace, même le prix Nobel Linux Pauling y croyait…

 

Une planète habitable près de Proxima Centauri ?

  • On vient de me montrer cette page et me demander ce que j’en pense : http://www.msn.com/fr-fr/actualite/technologie-et-sciences/exoplan%C3%A8te-une-jumelle-de-la-terre-d%C3%A9couverte-dans-le-syst%C3%A8me-solaire-voisin/ar-BBvFL7R?li=BBoJIji&ocid=UE12DHP

 

En résumé : selon le quotidien allemand Der Spiegel , cette planète « rocheuse comme la Terre » serait en orbite autour de Proxima Centauri, l’étoile la plus proche de notre système solaire.

 

Si l’étoile Proxima était à la place de notre soleil, notre température serait de -250°C sur Terre, en basant les calculs sur les différences de magnitudes stellaires et sur la loi de Stefan-Boltzmann.

Il faut placer une exoplanète à environ 897 000 km de Proxima pour avoir conditions thermiques comme sur Terre, d’une part c’est une distance trop proche, et d’autre part Proxima est une étoile éruptive (luminosité variable) qui projette du plasma, rendant probablement la planète stérile à cause des rayons X dus aux mouvements de convections rapides du gaz de Proxima. Alors, peut-être que la planète (si elle existe) a de l’eau liquide à 15°C a priori, mais cette planète est irradiée et stérilisée par Proxima (l’Etoile de la Mort ?…)

En effet, imaginez le contexte : des protubérances de plasma dont la grosseur est plusieurs fois la distance Terre-Lune, si cela croise l’orbite d’une planète proche de l’étoile, cette planète subit quelque chose de bien pire qu’un vent solaire. Des irradiations mortelles.

Et ça, personne n’en parle.

 

Avant de risquer de prétendre que la vie est possible sur une planète, on doit voir quels indices peuvent réfuter l’hypothèse de la vie sur une planète. Par exemple, la planète Mars est dans une zone thermique d’habitabilité, mais le sol martien contient des sels comme les perchlorates qui sont des oxydants hostiles contre la vie.

 

Mais en relisant l’article de MSN, on peut lire ce paragraphe :

« Un porte-parole de l’ESO, Richard Hook, a indiqué avoir pris connaissance de l’article, mais s’est refusé à confirmer ou démentir. « Nous ne faisons pas de commentaires », a-t-il déclaré, alors que l’annonce officielle pourrait intervenir fin août.Mais d’autres, eux, ont été plus bavards. « Trouver ce corps spatial était un travail très difficile », a déclaré un astrophysicien à l’hebdomadaire, sous couvert d’anonymat. « Nous étions aux limites de ce qui est techniquement possible de mesurer », a-t-il ajouté. »

  • Une révélation, un scoop, avant une annonce officielle.
  • Une publication dans un hebdomadaire, via un astrophysicien sous couvert d’anonymat.
  • Exploiter des mesures aux limites des capacités techniques de mesure, c’est augmenter les chances d’avoir un biais statistique qui conduit à une conclusion fausse.

Donc à prendre avec des pincettes, pour le moment…

Dernièrement, les journalistes connurent d’abord l’extase avec la découverte de la particule X au LHC, mais après, on a appris le démenti : la particule X n’existe pas, erreur statistique, avait-on entendu dire…

 

 

 

L’activité solaire monte t-elle en puissance ?

Synopsis d’un documentaire vu dans un programme TV :

soleil

  • Je cite : « Selon les scientifiques, l’activité à la surface de notre soleil est montée en puissance ces dernières années. Mais quelles conséquences ces phénomènes naturels peuvent-ils engendrer pour notre planète ? De gigantesques éruptions solaires pourraient ainsi projeter des milliards de tonnes de plasma en direction de notre planète ».

 

Sur le web, on peut trouver des textes qui contredisent la prétendue augmentation de l’activité solaire.

Combien produit un vélo à dynamo en électricité en une heure ?

En matière de développement durable, les médias se font très complaisants et enthousiastes, sans évoquer la réalité derrière le décor… Du marketing, avec une absente totale d’esprit critique.

L’inventeur du vélo producteur d’électricité désire pouvoir distribuer 10 000 vélos magiques en Inde pour les plus démunis, et il espère à terme arriver à les produire pour moins de 100 dollars. Mais il faudrait que les pauvres aient de l’argent pour acheter ça, ce que beaucoup n’ont même pas…

Ensuite, si on prend le temps de calculer, il existe un problème de crédibilité. En effet, prenons un exemple, et on va tenter de coller des données optimistes, en plaçant par exemple un athlète cycliste capable d’assurer 600W pendant une heure, sachant qu’en réalité les 600 watts ne sont possibles que lors d’un sprint ou une échappée lors du tour de France.

Bref, 600 W pendant une heure de pédalage intensif, cela correspond à 0,6 kWh, sachant qu’en réalité la moyenne est bien plus faible. Ce travail de pédalage est converti en électricité, et avec un rendement de 40%, donc on récupère 0,24 kWh d’électricité après une heure de pédalage intensif. Les journalistes affirment qu’on peut alimenter une maison pendant une journée complète après une heure de pédalage.

  • 0,24 kWh sur 24 heures, cela correspond à une puissance moyenne de 10 W seulement. A peine de quoi faire éclairer une seule ampoule à incandescence.

En théorie : une lampe à basse consommation de 11 W produira le même éclairage qu’une lampe à incandescence de 40 à 60 W, selon Wikipedia. J’ai pourtant une lampe de ce type dans ma chambre et mon garage, mais l’éclairage est si faible qu’il est même difficile de pouvoir lire un livre… Quant à la longévité des ampoules à basse consommation, les médias nous racontaient que la durée de vie de ce genre d’ampoule est de 15 ans… Foutage de gueule. Ces ampoules, j’ai essayé : soit ça durait à peine un an dans le meilleur des cas, souvent 3 à 4 mois, et quelquefois l’ampoule était déjà défectueuse dès son achat (avec un prix supérieur à celui d’une lampe à incandescence), sans non plus oublier qu’il y a environ 4 mg de mercure (métal toxique)… Arnaque !!!

Avec le vélo producteur d’électricité, on n’assurera pas l’alimentation électrique d’une maison en l’intervalle d’une journée… L’aspirateur ne fonctionnera pas, ni la cafetière, ni les radiateurs (ni aucun type de chauffage), ni la TV, ni l’ordinateur…

En effet, en branchant par xemple une Freebox ADSL, et si on a pédalé pendant une heure comme un forcené, alors la box internet ne fonctionnera que pendant 32 minutes (en étant très optimiste)… Un téléviseur LCD, lui, marchera seulement 8 minutes. Et un ordinateur de bureau fonctionnera que 3 minutes… Et si on branche tous les appareils de la maison : rien ne fonctionne…

Pédaler une heure sur ce vélo afin d’alimenter votre maison en énergie pour une journée complète ? Pub mensongère…

 

RAPPELS :

  • 1000 W pendant une heure = 1000 Wh = 1 kWh = 3,6 MJ
  • Les watts sont une puissance, donc un débit d’énergie par unité de temps.
  • Les joules et les kilowatts-heure sont une quantité d’énergie, selon un débit multiplié par le temps.
  • Le rendement est toujours inférieur à 100% lorsque l’énergie se transforme (quand l’effort musculaire produit indirectement de l’électricité, ou quand la fission de l’uranium 235 libère de la chaleur pour faire tourner des alternateurs).
  • C’est au moyen de tels calculs (pourtant simples) que l’on parvient à détecter une arnaque avant d’être tenté d’acheter… Pensez-y…

 

John Philip C. Manson

La tequila, un atout minceur ?

Selon une étude de l’American Chemical Society, il paraît que la tequila ferait maigrir ?

Absolument pas, je vais expliquer pourquoi et comment.

La tequila est une boisson à base d’agave. Mais c’est surtout une boisson alcoolisée, avec 35 à 55% d’alcool en volume. Ainsi, si je me sers de la tequila dans un verre de 200 mL (= 200 cm3), mon verre contiendra 55,23 g à 86,79 g d’éthanol. Or, l’alcool, c’est 7 kilocalories par gramme absorbé. Donc mon verre de tequila représentera entre 387 et 608 kilocalories en énergie, ce qui est beaucoup, d’ailleurs, dans l’exemple expliqué ici. Alors, non, la tequila ne fait absolument pas maigrir, à cause de l’alcool qu’elle contient. La tequila, comme toute boisson alcoolisée, fait grossir : à consommer avec modération…

 

John Philip C. Manson

Documentaires douteux

Sensibiliser le public sur l’environnement et le climat est utile. Sauf quand ça raconte des conneries.

Le réchauffement climatique est une réalité, mais…

climat2015

On lit littéralement cette phrase : « l’année 2015 a été ponctuée par des catastrophes naturelles exceptionnelles ». Lesquelles sont attribuées, de façon sous-entendue, au réchauffement climatique, selon le documentaire.

Ces dernières semaines, j’avais constaté que la fréquence des cyclones n’évolue pas de façon significative sur plusieurs décennies. La fréquence des canicules non plus. Pourquoi les médias prétendent-ils le contraire, avec exagération ?

Et concernant les éruptions volcaniques et les séismes, cela n’a aucun rapport avec la climatologie. Des variations climatiques ne peuvent pas provoquer de séismes ni des éruptions volcaniques. De plus, la fréquence des séismes et celle des éruptions volcaniques ne sont pas en augmentation.

Le ton alarmiste et polémiste de certains documentaires décrédibilise la science.

John Philip C. Manson

 

France : des vagues de chaleurs plus récurrentes ?

Dans le magazine Télé Poche de la semaine du 28 novembre au 4 décembre 2015, les pages 30 et 31 sont consacrées au changement climatique. Dans cette semaine-là, une profusion d’émissions TV sur le climat, de la propagande à la sauce politicienne… Un véritable matraquage médiatique pour que cela rentre bien profondément dans notre petite cervelle de contribuables crédules et dociles…

 

  • Vrai : la température moyenne a augmenté de 0,85°C entre 1880 et 2012. C’est un fait.
  • Incertain : élévation jusqu’à 5,5°C supplémentaires en 2100 par rapport à 1880.
  • Crédible : le niveau de la mer pourrait s’élever d’un mètre d’ici à 2100 (mon calcul sur la dilatation thermique de l’eau indique 1,21 m par rapport à la thermocline à 1 km sous le niveau de la mer).
  • Incertain : 1 espèce animale sur 6 (donc 16,7% environ) risquerait de disparaître d’ici à la fin du siècle sous les effets du changement climatique. Mais ce dont on est certain (par observation), c’est que 7% des espèces ont disparu au cours des 3 derniers siècles selon le CNRS, mais pas à cause du climat, mais à cause des hommes (braconnage, destruction des habitats de la faune…).
  • Incertain : l’ONU estime à 250 millions le nombre potentiel de réfugiés climatiques d’ici à 2050.
  • A vérifier : glaciers du Groenland et de l’Antarctique en fonte accélérée (6 fois plus vite entre 2002 et 2011 par rapport à entre 1992 et 2001).
  • Incertain : dans le cas d’un réchauffement climatique de 5°C d’ici 2100, seules 55 stations de ski sur 143 garderont un niveau d’enneigement suffisant pour ouvrir. Cela reste à prouver ou à réfuter…

 

A part des faits, de nombreuses incertitudes subsistent, surtout concernant le futur.

Dans les deux pages du magazine TV, j’ai relevé cependant une allégation discutable. Des vagues de chaleur en France seraient plus récurrentes. J’ai examiné la liste des vagues de chaleur sur la période entre 1950 et 2015 :

DSC-0166

Avec les statistiques, il est possible de voir si des données montrent un résultat significatif ou non, à partir d’ne hypothèse de départ, ici : les vagues de chaleur deviennent-elles de plus en plus fréquentes significativement ?

Avec la loi de Poisson, on peut vérifier ça :

  • Avec une moyenne de 3,077 canicules par décennie plus ou moins 1,754, alors cette fréquence de canicules devient significative si elle est supérieure ou égale à 6 canicules par décennies. Entre 1950 et 2015, le taux maximum en canicules ne dépasse pas 4 canicules par décennie (période 2000 à 2010). Rien de statistiquement significatif.
  • Avec une moyenne de 1,54 canicule par quinquennat plus ou moins 1,24, alors cette fréquence de canicules devient significative si elle est supérieure ou égale à 4 canicules par quinquennat. Entre 1950 et 2015, le taux maximum en canicules ne dépasse pas 3 canicules par quinquennat (période 1990 à 1995). Rien de statistiquement significatif.

Au fait, pourquoi le magazine ne présente t-il pas les canicules antérieures à 1950 ? Parce que c’est gênant de montrer qu’il y avait des canicules avant le changement climatique actuel ?

Voici les années caniculaires en France, du sixième siècle de notre ère jusqu’au dix-neuvième siècle :

canicules

A voir aussi :  https://jpcmanson.wordpress.com/2015/11/16/les-canicules-recentes-un-effet-du-rechauffement-climatique/

Les canicules ont toujours existé, et elles n’augmentent significativement pas en nombre. En tout cas ce n’est pas prouvé. La fréquence des tempêtes non plus.

 

John Philip C. Manson