Thalassa

MOON

Il est très compréhensible d’être indignés contre la reprogrammation abusive du magazine TV Thalassa, cette émission qui dure depuis près de 40 ans ne sera désormais diffusé qu’une fois par mois. La culture est peu à peu raccourcie, sacrifiée, pour ne laisser place qu’à du vide dans le paysage audiovisuel. Nous avions déjà perdu le magazine « C’est pas sorcier », la série noire continue…

Mais examinons plus près le texte descriptif de l’émission qui sera diffusée le vendredi 13 mai 2016 sur France 3.

Vendredi 13, comme par hasard…

On y lit le « pouvoir » de la lune, sans que soit désignée explicitement la gravitation. La gravitation existe comme théorie scientifique depuis les travaux d’Isaac Newton, au dix-septième siècle.

Il y est même question de « magie », d’après le texte. Avouons que les mots comme « pouvoir », « magie » et « mystère » n’appartiennent pas au vocabulaire scientifique, et leur présence dans le texte est suspecte. Les tentatives de réenchantement surnaturel du monde par une certaine forme de journalisme sont préoccupantes. Le choix des mots n’est pas anodin.

Et puis, les phénomènes naturels ne sont plus des mystères s’ils sont déjà connus.

Exemple de véritable mystère actuel : il y aurait (selon des indices crédibles) une planète de masse supérieure à la Terre au-delà de la ceinture de Kuyper, et dont on ne connaît rien.

Le journalisme, surtout quand celui-ci mêle un peu de la science, doit toujours consister à informer, pas à distraire et faire rêver de choses qui n’existent pas. Je ne crois pas que l’émission TV se risquerait à évoquer l’astrologie ou l’influence fantasmée de la lune sur les gens, ce ne sont que des croyances.

Il faut resituer les choses dans leur contexte quand on perçoit un risque possible de dérive ou une mésinterprétation du texte..

Ecologisme

Vu sur Twitter :

climatoskeptics

Mettre les climatosceptiques en prison revient à nier le principe démocratique de la liberté d’expression. Et nier la liberté d’expression, c’est se mettre au niveau des totalitarismes. Ce n’est pas avec cette méthode fasciste que l’on construira une société sur la base de faits objectifs, d’arguments rationnels, on ne fera que creuser le fossé entre la science et l’idéologie et désorienter davantage le débat public.

Pourquoi devrait-on intimider des gens qui ne pensent pas comme tout le monde, alors que le meilleur moyen de convaincre un sceptique est de présenter des faits, de montrer des réalités, plutôt que servir une pseudo-écologie fortement politisée et élevée au rang de doctrine irréfutable et autoritaire ?

Le réchauffement climatique est fondé sur une réalité au long des dernières décennies, mais les moyens déployés par certains coreligionnaires, aux arguments moins motivés par la science que par une ambition de conquête, desservent inévitablement une véritable écologie scientifique.

Il est utile de rappeler l’existence d’un livre intéressant écrit par Philippe Verdier : « Climat Investigation », dans lequel le journaliste dénonce la situation actuelle.

 

Comment prouver scientifiquement avec une expérience

Comment prouver scientifiquement l’existence d’un phénomène au moyen d’une expérience, avec l’appui des statistiques ?

Supposons un individu prétentieux qui affirme avoir des pouvoirs paranormaux, en ayant en particulier un prétendu pouvoir de clairvoyance.

Ainsi, si on fait des tests avec un jeu de cartes de Zener, on devrait pouvoir confirmer l’existence d’un phénomène distinct du seul hasard. Si cela n’est pas causé par le hasard, parmi les hypothèses on pourra supposer l’existence d’un don paranormal, mais on peut aussi supposer d’autres explications plus plausibles (sans en négliger aucune), comme la triche, la fraude, l’hallucination, la supercherie…

Mais on peut surtout réfuter l’hypothèse du don paranormal, en prouvant que les résultats obtenus sont les mêmes que ceux que produit le hasard.

 

Voici les cartes Zener, il y en a 5 types distincts :

zener

Un cercle, une croix, des vagues, un carré, et une étoile. En prenant soin que les cartes soient bien opaques (sans transparence), et sans signe extérieur de reconnaissance, afin d’écarter toute fraude.

La probabilité P de deviner, au hasard, une carte, est de 1 sur 5, soit 20%.

Ensuite, on définit par N un nombre d’essais : le nombre de fois que le prétendu médium devra deviner chaque carte Zener. Et plus il y a d’essais, mieux c’est.

Pour évaluer la crédibilité d’un phénomène prétendu, on doit le comparer avec le hasard. En moyenne, selon la loi binomiale, il y a réussite de 5 essais sur 25 tests, plus ou moins 3,92. Plus généralement : N*P ± 1.96 * (N * P(1-P)), avec un seuil p=0,05.

 

  • Pour 25 essais, l’intervalle de confiance à 95% est compris entre 1,08 et 8,92 essais réussis au hasard. En dehors de cet intervalle, on dit qu’un résultat expérimental est significativement différent du hasard.
  • Pour 100 essais, l’intervalle de confiance à 95% est compris entre 12,16 et 27,84 essais réussis au hasard. Là aussi, en dehors de cet intervalle, on dit qu’un résultat expérimental est significativement différent du hasard.

Et quand un résultat expérimental indique un score de réussite situé dans l’intervalle, il n’est pas significatif, et le phénomène est alors attribué au hasard.

  • La probabilité de réussir au hasard 25 essais sur 25 (taux de réussite de 100%) est d’environ 1 chance sur 298 millions de milliards.
  • La probabilité de réussir au hasard 100 essais sur 100 (taux de réussite de 100%) est d’environ 10⁻⁷⁰.

Quand un résultat apparaît comme significatif, prendre d’abord les hypothèses les plus simples et les plus vraisemblables : toujours vérifier d’abord s’il n’y a pas eu triche, fraude, supercherie ou hallucinations, avant de prendre l’hypothèse d’un don paranormal.

 

John Philip C. Manson

 

Vidéo sur les docu-fictions : quand faire de l’audimat est le contraire d’informer

Vidéo à voir en entier :

La mythologie et la pseudoscience envahissent le paysage audiovisuel à travers de faux documentaires TV. Quand le public cessera d’être crédule, nous pourrions espérer peut-être avoir des documentaires vraiment éducatifs et objectifs. A défaut du changement de mentalité du public, ce serait plutôt aux chaînes de TV d’arrêter de prendre les téléspectateurs pour des cons. Cet obscurantisme est inadmissible.

 

L’école forme t-elle à l’esprit critique ?

L’école enseigne les bases fondamentales que sont l’écriture, la lecture et le calcul. Mais elle ne forme pas à l’esprit critique. Je pense que cette lacune favorise le maintien de l’irrationnel dans la population. L’aptitude à l’esprit critique, selon moi, est aussi importante que savoir lire, écrire et compter. L’enseignement des sciences à l’école se limite au cumul des connaissances, mais sans même enseigner quels sont les critères qui définissent la science. Ainsi, c’est tardivement (ou jamais) que l’on entend enfin parler de critères épistémologiques et de méthode scientifique… Pourtant ce sont des détails d’une grande importance. Ne pas en parler laisse entretenir souvent des idées fausses sur ce qu’est la science, tout en laissant croire aussi à une quelconque légitimité des pseudosciences…

 

John Philip C. Manson

Les pseudo-vérités des Bogdanov décortiquées

Enfin du journalisme qui traite un sujet de façon sceptique et critique. Analyse par André Füzfa, professeur à l’université de Namur.

Créer de la curiosité, des vocations, est une mission sérieuse. Mais la science ne consiste pas à inventer des fables ni des dogmes, la science existe pour découvrir des choses réelles, quantifiables, à travers des expériences reproductibles et des hypothèses permettant tla possibilité de réfuter celles-ci lorsqu’elles sont fausses. La curiosité scientifique est légitime quand elle s’appuie sur des bases objectives, en dehors de l’écueil de la métaphysique, en dehors de l’embrumage par du mysticisme. Il n’y a pas de science sans épistémologie.

 

John Philip C. Manson

Climatologie : entre les réalités et la politique de la peur

  • «Les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances, ils n’ont pas fait naître celles-ci, ils ne les détruisent pas ; ils peuvent leur infliger les plus constants démentis sans les affaiblir…»
    Marcel Proust, Du côté de chez Swann.

 

Le réchauffement climatique, je le dis tout de suite, est une réalité. La température moyenne a augmenté en un siècle. Le problème, c’est dans la façon dont sont communiquées les informations à ce sujet.

Depuis environ 2007, les médias et les réunions mondiales de dirigeants politiques ont déversé un climat de terreur et de culpabilisation. Les discours alarmistes et apocalyptiques semblent avoir remplacé la science. De plus en plus de Français ont le sentiment d’être maintenus dans la peur par un matraquage politico-médiatique sans précédent.

Le problème n’est pas selon que le réchauffement climatique soit d’origine anthropique ou non. Il semble qu’il y a-t-il un certain consensus pour qu’il le soit. Le vrai problème est la manière dont les conséquences du changement climatique nous sont présentées. Il n’est simplement pas concevable que le réchauffement ait 100% de conséquences négatives comme on nous l’assène sans arrêt à travers des mots répétés à l’envi de façon subliminale. Ce sont surtout les ères glaciaires qui sont préjudiciables à la survie des espèces, tandis qu’un réchauffement climatique est profitable à l’agriculture (quand des légumes poussent sous serre avec une atmosphère confinée riche en CO2, les rendements sont nettement meilleurs). Ils nous usent les oreilles avec la montée des eaux, et ils commettent un mensonge éhonté en déclarant que les inondations soudaines à Cannes et à Biot sont dues au changement climatique alors qu’il s’agit de météo… Quant aux grands pontifes qui ont la parole à propos du climat, ce sont toujours les mêmes personnes à chaque fois, dans un même esprit de pensée unique.

Pourquoi nous persuader au moyen de la peur ? Pour nous infliger de nouvelles taxes. La taxe carbone en perspective, mais ça a commencé depuis des années par la construction des éoliennes qui défigurent le paysage français, des éoliennes que les contribuables payent de leur poche via leur facture d’électricité. Dans une Europe en crise, cherche t-on à apauvrir les gens davantage ? L’enjeu politique réel n’est pas de sauver la planète (car sinon depuis longtemps on aurait fait bannir les pesticides qui sont en train de provoquer l’extinction massive des abeilles), mais de créer de nouveaux impôts, et de façon à ce que les citoyens acceptent en se donnant bonne conscience…

Le GIEC, organisme plus politique que scientifique, est ultra politisé, ses méthodes critiquables. Je n’ai pas l’impression qu’il y ait un véritable débat scientifique honnête et objectif. Tandis que les ONG, elles aussi très politisées, sont idéologiques, et pas forcément liées à des experts scientifiques. Ne pas confondre les institutions scientifiques et académiques avec les ONG, ça n’a souvent rien à voir.

Bref, on nous prêche l’apocalypse, et qu’il ne nous reste plus beaucoup de temps… N’en déplaise aux prêcheurs de l’apocalypse, beaucoup de gens commencent à être fatigués de leurs discours politiquement-correct sur l’environnement. C’est aberrant : tout l’écologisme est centré sur la climatologie, mais personne ne semble s’émouvoir de la surmortalité des abeilles, cela n’a pas l’air de préoccuper les prétendus « écolos »…

Pourquoi devrions nous gober les théories de certains idéologues médiatisés… et autres prêcheurs de l’apocalypse et pourquoi ceux-là agitent l’épouvantail quand on exige des fondements scientifiques ? Certains phénomènes, on en est convaincu, témoigne d’une évolution climatique, je l’affirme moi-même, je ne suis pas climato-sceptique. Mais ce n’est pas le changement climatique qui détruira la planète, mais les magouilles politiques totalitaires qui nous manipulent, et dont le but est de soutirer encore plus de fric aux citoyens obéissants et dociles afin d’entretenir leur très coûteuse structure administrative. Voila !

 

HYPOCRISIE :

De beaux discours lors des sommets sur le climat, pour lutter contre le CO2, tandis que ces mêmes prêcheurs ont pris l’avion pour se réunir…

IL L’A DIT :

Nico

Gonflé…

Tandis qu’un autre recueille des fonds à partir du chiffre d’affaire d’entreprises. Notez bien l’utilisation du mot « dérèglement » climatique (à plus fort impact psychologique) à la place du mot « changement/ réchauffement climatique »…

DSC-0143

 

PUIS EN CE MOMENT, UN LIVRE EST SORTI DEBUT OCTOBRE 2015 :

VerdierA 47 ans, il paraît bien plus jeune que son âge.  😉

 

Philippe Verdier, chef du service météo de France Télévision, il balance tout sur la climatologie politisée. Déjà, son livre dérangent certains, et ceux-ci, eux-mêmes journalistes, refusant tout débat argumenté, essayent de disqualifier maladroitement Philippe Verdier en assimilant celui-ci à un horrible climato-négationniste ou à un vilain polémiste…

Philippe Verdier rappelle, à raison, que « l’amalgame douteux entre météo et climat est l’erreur la plus fréquente dans les médias ». Il dit aussi : «Je ne crois en rien, je ne défends aucune thèse. Le réchauffement du climat est une réalité, mais pas forcément celle qui est décrite par ceux qui en parlent.»

Enfin, Philippe Verdier consacre un chapitre de son livre au “bilan positif” du réchauffement climatique en France. “C’est politiquement incorrect et tabou de vanter les bienfaits du réchauffement climatique, car il y en a. C’est volontairement une provocation, mais elle est documentée”.

Notons aussi que Yves Coppens, paléoanthropologue, affirme sa « grande confiance en l’humanité », faisant fi des rapports alarmistes qui, régulièrement, viennent enfumer notre conscience. Il explique d’ailleurs que l’homme est une espèce née grâce à un réchauffement climatique en Afrique, s’est déjà adapté et qu’il continuera à le faire.

Je ne l’ai pas encore lu, car le livre est déjà en rupture de stock chez Amazon… Je lirai le livre, je ne juge pas un auteur sans l’avoir lu préalablement. En tout cas, quand j’ai lu Pascal Bruckner, son livre sur « Le fanatisme de l’apocalypse », je n’ai pas été déçu, son bouquin a résumé clairement ce que pensent et disent certains idéologues de l’écologisme : toutes les vérifications par calcul ont montré que leurs arguments quantitatifs étaient invalides… Leurs discours sont mensongers. C’est expliqué ici : https://jpcmanson.wordpress.com/2013/01/28/le-livre-le-fanatisme-de-lapocalypse-de-pascal-bruckner/

 

La politique est structurée autour de la séduction ou de la peur, pas sur la pédagogie scientifique ni la transparence.

 

 

John Philip C. Manson