Comment prouver scientifiquement avec une expérience

Comment prouver scientifiquement l’existence d’un phénomène au moyen d’une expérience, avec l’appui des statistiques ?

Supposons un individu prétentieux qui affirme avoir des pouvoirs paranormaux, en ayant en particulier un prétendu pouvoir de clairvoyance.

Ainsi, si on fait des tests avec un jeu de cartes de Zener, on devrait pouvoir confirmer l’existence d’un phénomène distinct du seul hasard. Si cela n’est pas causé par le hasard, parmi les hypothèses on pourra supposer l’existence d’un don paranormal, mais on peut aussi supposer d’autres explications plus plausibles (sans en négliger aucune), comme la triche, la fraude, l’hallucination, la supercherie…

Mais on peut surtout réfuter l’hypothèse du don paranormal, en prouvant que les résultats obtenus sont les mêmes que ceux que produit le hasard.

 

Voici les cartes Zener, il y en a 5 types distincts :

zener

Un cercle, une croix, des vagues, un carré, et une étoile. En prenant soin que les cartes soient bien opaques (sans transparence), et sans signe extérieur de reconnaissance, afin d’écarter toute fraude.

La probabilité P de deviner, au hasard, une carte, est de 1 sur 5, soit 20%.

Ensuite, on définit par N un nombre d’essais : le nombre de fois que le prétendu médium devra deviner chaque carte Zener. Et plus il y a d’essais, mieux c’est.

Pour évaluer la crédibilité d’un phénomène prétendu, on doit le comparer avec le hasard. En moyenne, selon la loi binomiale, il y a réussite de 5 essais sur 25 tests, plus ou moins 3,92. Plus généralement : N*P ± 1.96 * (N * P(1-P)), avec un seuil p=0,05.

 

  • Pour 25 essais, l’intervalle de confiance à 95% est compris entre 1,08 et 8,92 essais réussis au hasard. En dehors de cet intervalle, on dit qu’un résultat expérimental est significativement différent du hasard.
  • Pour 100 essais, l’intervalle de confiance à 95% est compris entre 12,16 et 27,84 essais réussis au hasard. Là aussi, en dehors de cet intervalle, on dit qu’un résultat expérimental est significativement différent du hasard.

Et quand un résultat expérimental indique un score de réussite situé dans l’intervalle, il n’est pas significatif, et le phénomène est alors attribué au hasard.

  • La probabilité de réussir au hasard 25 essais sur 25 (taux de réussite de 100%) est d’environ 1 chance sur 298 millions de milliards.
  • La probabilité de réussir au hasard 100 essais sur 100 (taux de réussite de 100%) est d’environ 10⁻⁷⁰.

Quand un résultat apparaît comme significatif, prendre d’abord les hypothèses les plus simples et les plus vraisemblables : toujours vérifier d’abord s’il n’y a pas eu triche, fraude, supercherie ou hallucinations, avant de prendre l’hypothèse d’un don paranormal.

 

John Philip C. Manson

 

Vidéo sur les docu-fictions : quand faire de l’audimat est le contraire d’informer

Vidéo à voir en entier :

La mythologie et la pseudoscience envahissent le paysage audiovisuel à travers de faux documentaires TV. Quand le public cessera d’être crédule, nous pourrions espérer peut-être avoir des documentaires vraiment éducatifs et objectifs. A défaut du changement de mentalité du public, ce serait plutôt aux chaînes de TV d’arrêter de prendre les téléspectateurs pour des cons. Cet obscurantisme est inadmissible.

 

L’école forme t-elle à l’esprit critique ?

L’école enseigne les bases fondamentales que sont l’écriture, la lecture et le calcul. Mais elle ne forme pas à l’esprit critique. Je pense que cette lacune favorise le maintien de l’irrationnel dans la population. L’aptitude à l’esprit critique, selon moi, est aussi importante que savoir lire, écrire et compter. L’enseignement des sciences à l’école se limite au cumul des connaissances, mais sans même enseigner quels sont les critères qui définissent la science. Ainsi, c’est tardivement (ou jamais) que l’on entend enfin parler de critères épistémologiques et de méthode scientifique… Pourtant ce sont des détails d’une grande importance. Ne pas en parler laisse entretenir souvent des idées fausses sur ce qu’est la science, tout en laissant croire aussi à une quelconque légitimité des pseudosciences…

 

John Philip C. Manson

Les pseudo-vérités des Bogdanov décortiquées

Enfin du journalisme qui traite un sujet de façon sceptique et critique. Analyse par André Füzfa, professeur à l’université de Namur.

Créer de la curiosité, des vocations, est une mission sérieuse. Mais la science ne consiste pas à inventer des fables ni des dogmes, la science existe pour découvrir des choses réelles, quantifiables, à travers des expériences reproductibles et des hypothèses permettant tla possibilité de réfuter celles-ci lorsqu’elles sont fausses. La curiosité scientifique est légitime quand elle s’appuie sur des bases objectives, en dehors de l’écueil de la métaphysique, en dehors de l’embrumage par du mysticisme. Il n’y a pas de science sans épistémologie.

 

John Philip C. Manson

Climatologie : entre les réalités et la politique de la peur

  • «Les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances, ils n’ont pas fait naître celles-ci, ils ne les détruisent pas ; ils peuvent leur infliger les plus constants démentis sans les affaiblir…»
    Marcel Proust, Du côté de chez Swann.

 

Le réchauffement climatique, je le dis tout de suite, est une réalité. La température moyenne a augmenté en un siècle. Le problème, c’est dans la façon dont sont communiquées les informations à ce sujet.

Depuis environ 2007, les médias et les réunions mondiales de dirigeants politiques ont déversé un climat de terreur et de culpabilisation. Les discours alarmistes et apocalyptiques semblent avoir remplacé la science. De plus en plus de Français ont le sentiment d’être maintenus dans la peur par un matraquage politico-médiatique sans précédent.

Le problème n’est pas selon que le réchauffement climatique soit d’origine anthropique ou non. Il semble qu’il y a-t-il un certain consensus pour qu’il le soit. Le vrai problème est la manière dont les conséquences du changement climatique nous sont présentées. Il n’est simplement pas concevable que le réchauffement ait 100% de conséquences négatives comme on nous l’assène sans arrêt à travers des mots répétés à l’envi de façon subliminale. Ce sont surtout les ères glaciaires qui sont préjudiciables à la survie des espèces, tandis qu’un réchauffement climatique est profitable à l’agriculture (quand des légumes poussent sous serre avec une atmosphère confinée riche en CO2, les rendements sont nettement meilleurs). Ils nous usent les oreilles avec la montée des eaux, et ils commettent un mensonge éhonté en déclarant que les inondations soudaines à Cannes et à Biot sont dues au changement climatique alors qu’il s’agit de météo… Quant aux grands pontifes qui ont la parole à propos du climat, ce sont toujours les mêmes personnes à chaque fois, dans un même esprit de pensée unique.

Pourquoi nous persuader au moyen de la peur ? Pour nous infliger de nouvelles taxes. La taxe carbone en perspective, mais ça a commencé depuis des années par la construction des éoliennes qui défigurent le paysage français, des éoliennes que les contribuables payent de leur poche via leur facture d’électricité. Dans une Europe en crise, cherche t-on à apauvrir les gens davantage ? L’enjeu politique réel n’est pas de sauver la planète (car sinon depuis longtemps on aurait fait bannir les pesticides qui sont en train de provoquer l’extinction massive des abeilles), mais de créer de nouveaux impôts, et de façon à ce que les citoyens acceptent en se donnant bonne conscience…

Le GIEC, organisme plus politique que scientifique, est ultra politisé, ses méthodes critiquables. Je n’ai pas l’impression qu’il y ait un véritable débat scientifique honnête et objectif. Tandis que les ONG, elles aussi très politisées, sont idéologiques, et pas forcément liées à des experts scientifiques. Ne pas confondre les institutions scientifiques et académiques avec les ONG, ça n’a souvent rien à voir.

Bref, on nous prêche l’apocalypse, et qu’il ne nous reste plus beaucoup de temps… N’en déplaise aux prêcheurs de l’apocalypse, beaucoup de gens commencent à être fatigués de leurs discours politiquement-correct sur l’environnement. C’est aberrant : tout l’écologisme est centré sur la climatologie, mais personne ne semble s’émouvoir de la surmortalité des abeilles, cela n’a pas l’air de préoccuper les prétendus « écolos »…

Pourquoi devrions nous gober les théories de certains idéologues médiatisés… et autres prêcheurs de l’apocalypse et pourquoi ceux-là agitent l’épouvantail quand on exige des fondements scientifiques ? Certains phénomènes, on en est convaincu, témoigne d’une évolution climatique, je l’affirme moi-même, je ne suis pas climato-sceptique. Mais ce n’est pas le changement climatique qui détruira la planète, mais les magouilles politiques totalitaires qui nous manipulent, et dont le but est de soutirer encore plus de fric aux citoyens obéissants et dociles afin d’entretenir leur très coûteuse structure administrative. Voila !

 

HYPOCRISIE :

De beaux discours lors des sommets sur le climat, pour lutter contre le CO2, tandis que ces mêmes prêcheurs ont pris l’avion pour se réunir…

IL L’A DIT :

Nico

Gonflé…

Tandis qu’un autre recueille des fonds à partir du chiffre d’affaire d’entreprises. Notez bien l’utilisation du mot « dérèglement » climatique (à plus fort impact psychologique) à la place du mot « changement/ réchauffement climatique »…

DSC-0143

 

PUIS EN CE MOMENT, UN LIVRE EST SORTI DEBUT OCTOBRE 2015 :

VerdierA 47 ans, il paraît bien plus jeune que son âge.   ;)

 

Philippe Verdier, chef du service météo de France Télévision, il balance tout sur la climatologie politisée. Déjà, son livre dérangent certains, et ceux-ci, eux-mêmes journalistes, refusant tout débat argumenté, essayent de disqualifier maladroitement Philippe Verdier en assimilant celui-ci à un horrible climato-négationniste ou à un vilain polémiste…

Philippe Verdier rappelle, à raison, que « l’amalgame douteux entre météo et climat est l’erreur la plus fréquente dans les médias ». Il dit aussi : «Je ne crois en rien, je ne défends aucune thèse. Le réchauffement du climat est une réalité, mais pas forcément celle qui est décrite par ceux qui en parlent.»

Enfin, Philippe Verdier consacre un chapitre de son livre au “bilan positif” du réchauffement climatique en France. “C’est politiquement incorrect et tabou de vanter les bienfaits du réchauffement climatique, car il y en a. C’est volontairement une provocation, mais elle est documentée”.

Notons aussi que Yves Coppens, paléoanthropologue, affirme sa « grande confiance en l’humanité », faisant fi des rapports alarmistes qui, régulièrement, viennent enfumer notre conscience. Il explique d’ailleurs que l’homme est une espèce née grâce à un réchauffement climatique en Afrique, s’est déjà adapté et qu’il continuera à le faire.

Je ne l’ai pas encore lu, car le livre est déjà en rupture de stock chez Amazon… Je lirai le livre, je ne juge pas un auteur sans l’avoir lu préalablement. En tout cas, quand j’ai lu Pascal Bruckner, son livre sur « Le fanatisme de l’apocalypse », je n’ai pas été déçu, son bouquin a résumé clairement ce que pensent et disent certains idéologues de l’écologisme : toutes les vérifications par calcul ont montré que leurs arguments quantitatifs étaient invalides… Leurs discours sont mensongers. C’est expliqué ici : https://jpcmanson.wordpress.com/2013/01/28/le-livre-le-fanatisme-de-lapocalypse-de-pascal-bruckner/

 

La politique est structurée autour de la séduction ou de la peur, pas sur la pédagogie scientifique ni la transparence.

 

 

John Philip C. Manson

 

Génodique, musicothérapie, quand la pseudoscience berne le public

J’étais tranquillement en train de lire un forum consacré à un jeu vidéo quand soudain je tombe sur un nouveau membre du forum qui fait publiquement sa présentation :

 

Certains passages de son texte où l’individu résume son parcours posent un problème dans le contexte de la science.

Par exemple :

  • recherche en génodique (la mélodie de gènes) c’est à dire qu’on étudie les relations entre les acides aminés et le son. Les fréquences activent ou inhibent l’activité et la genèse des acides aminés ce qui permet de soigner avec le son. Un sujet passionnant qui nécessite des connaissances en physique quantique, biologie, musique et cerise sur le gateau dans mon cas, cela entre directement dans le sujet de la médecine, du chamanisme et des spiritualités anciennes

Soyons clairs que l’activité des gènes est régulée par des enzymes. Mais pas par le son.

La physique quantique non plus n’a rien à voir avec la propagation des sons en physique acoustique… Là encore, il faut rappeler que la physique quantique, qui est une théorie scientifique de la physique, est appuyée par des faits, dont le fond concerne la dynamique des particules subatomiques, et qui n’a rien à voir avec le mysticisme, ni avec la spiritualité ou la médecine ou la religion ou la science-fiction (la physique quantique est dénaturée et récupérée par la secte New Age, une forme de propagande existe via Internet à travers certaines vidéos pseudoscientifiques et dans de nombreux forums partisans).

L’AFIS assimile la génodique et la musicothérapie à de la pseudoscience :  https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=861542173894833&id=165001693548888

Pour entrer dans les détails, voici ce que l’on apprend d’intéressant :

  • Les bases scientifiques de la génodique sont faibles : aucun calcul sérieux n’a été fait pour montrer que c’était ne serait-ce que possible. Dans une telle situation, l’expérience seule peut trancher… mais aucune publication scientifique ne conclut à l’efficacité de la méthode de Sternheimer, l’inventeur du concept.

 

  • Pour convaincre un agriculteur que le pipeau est un procédé révolutionnaire, il y a l’argument d’autorité, à défaut de preuves scientifiques qui restent absentes. Sur les sites internet dédiés à la génodique, on retrouve toujours les mêmes arguments en boucle pour suggérer au lecteur que monsieur Sternheimer (inventeur de la génodique)  n’est pas n’importe qui. En voici quelques-uns ci-dessous :

 

  • (1) Sternheimer est présenté comme un professeur dans une université. C’EST FAUX. l’Université Européenne pour la Recherche n’est pas une université en tant qu’organisme public de l’enseignement supérieur, c’est en fait une association de « chercheurs indépendants ». A noter que Prigogine, l’un des membres de l’association, a fait également partie de l’UIP qui n’a d’université que le nom, ici aussi une association : https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_interdisciplinaire_de_Paris Et il est intéressant de rappeler que l’UIP est suspectée de véhiculer des thèses favorables au néocréationnisme et d’être proche de la mouvance américaine du dessein intelligent. L’UIP entretien des relations de proximité avec de nombreux créationnistes français et étranger, dont Harun Yahya, avec lesquels elle organise des conférences anti-darwiniennes.
  • (2) Sternheimer aurait publié des articles scientifiques sur la génodique dans les plus grandes revues scientifiques. C’EST FAUX. Il a publié un article en rapport avec la génodique dans les CRAS (comptes rendus de l’académie des sciences). Mais les CRAS ne constituent pas une revue scientifique (à comité de lecture), car les articles ne sont pas relus par des experts extérieurs comme dans les revues scientifiques usuelles. Il a également publié une lettre dans Nature qui est une des plus grandes revues mondiales de sciences… mais le papier ne porte pas sur la génodique, mais plutôt sur une réflexion éthique sur les sciences.
  • (3) Puisque Sternheimer a déposé un brevet, donc la génodique serait reconnue. C’EST FAUX. Il a bien déposé un brevet, mais le dépôt de brevet ne garantit qu’une chose : la nouveauté (autrement dit, qu’il n’a pas déjà été déposé), et ne prouve rien en ce qui concerne la qualité du procédé. Ce qui établit des preuves en science, ce sont des expériences rigoureuses. Or la génodique n’a pas de bases empiriques.

 

De plus, l’auteur dans le forum que j’ai lu ce matin, déclare également ceci :

P.S. : En bon joueur de Elite Dangerous vous êtes sûrement un peu intéressé par la cosmologie et accessoirement par les liens entre spiritualité et science (bien que ce ne soit pas explicite)

Prêche t-il pour convertir les esprits naïfs ? Cela n’a rien à faire dans un forum…

Si croire est un droit légitime (chamanisme, animisme ou toute autre croyance), l’amalgame entre science et religion est abusif. C’est même un non-sens à travers lequel la science et la foi ont des méthodes fondamentalement différentes. La foi proclame une Vérité immuable, éternelle et définitive ; une vérité fortement subjective qui échappe souvent à toute vérification objective, une vérité que l’on ne peut pas démontrer ni prouver, une « vérité » qui ne repose pas sur la raison ni l’observation mais seulement sur les émotions. Tandis que la science repose sur des incertitudes que l’on doit souvent accepter, sur des hypothèses réfutables, sur des faits empiriques ou observationnels que l’on doit accepter même s’ils contredisent les croyances.

 

John Philip C. Manson

 

 

Peut-on quantifier quelles chansons rendent de bonne humeur ?

Les médias anglophones font actuellement circuler un buzz : ils afffirment pompeusement en fanfare qu’un savant a déterminé scientifiquement les chansons qui galvanisent le plus l’auditeur. De plus, un hit musical serait appuyé par une équation.

J’ai pris connaissance du buzz un soir, en regardant le journal télévisé de TF1 : une équation apparut à l’écran mais fut aussitôt retirée, ce qui fait que je n’ai pas pu la lire. Temps d’affichage trop court ! TF1 ne laisse pas le temps aux téléspectateurs de lire les infos. C’est chiant, leur façon de rendre les images subliminales !

 

Pour recadrer les choses dans leur contexte, Jacob Jolij (à l’origine de l’affaire) est un chercheur en neurosciences cognitives à Groningen, aux Pays-Bas.

Le bémol, il y en a plusieurs :

  • Les résultats du chercheur ne sont pas soumis auprès d’une revue scientifique – il s’agissait là d’une recherche commandée par une entreprise…
  • L' »étude » qui fait le buzz se base sur une forte subjectivité, il n’y a pas de modèle mathématique prédictif.
  • L’équation proposée est bizarre : si les battements par minute sont de 150, la fonction tend vers infini, ce qui est un non-sens. Il ne s’agit vraisemblablement pas d’un résultat lié aux statistiques. Il aurait été plus pertinent que l’équation soit une courbe de Gauss, dite de loi normale, dont le maximum de la fonction est une valeur finie, mais pas infinie… L’équation véritable aurait pu être aussi issue d’une équation différentielle, quelque chose qui ressemble à  y + y’ = n*e^(-k.x). Mais l’équation du chercheur ressemble à un bricolage très simpliste, pas nécessairement relié à une quantification empirique.
  • Le chercheur se présente comme très ouvert au sujet des recherches sur les phénomènes paranormaux – tout en reconnaissant qu’en l’état actuel des connaissances scientifiques, aucune preuve de l’existence de mystérieux pouvoirs psychiques n’existe. Mais ce n’est pas dans notre contexte ici.

 

Concernant l’équation de Jacob Jolij :

equationJolij

  • BPM = battements par minute.
  • L = paroles positives.
  • K = gamme majeure, associée à un écart dont rien n’est expliqué…

Si les chansons sélectionnées sont très bonnes, selon ma propre opinion, l’équation n’en demeure pas moins peu scientifique et peu objective.

Des chansons énergisantes, ça varie selon les diverses cultures, ça varie selon la psychologie des individus. Il n’y a qu’à regarder les vidéos musicales sur Youtube : certains donnent un avis positif, d’autres donnent un avis négatif.

 

J’ai une remarque : pourquoi ne pas avoir inclus les oeuvres de la musique classique ? En effet, les oeuvres classiques qui ont autour de 150 BPM, en gamme majeure, il y en a en grand nombre. Comme par exemple, la plupart des sonates pour piano de Beethoven, et le 4e mouvement prestissimo de la neuvième symphonie de Beethoven. On  peut aussi évoquer les symphonies n°36 et 38 de Mozart, pour les mouvements au tempo presto. Ainsi que le concerto en G majeur TWV51:G9 presto 4/4 de Telemann.

 

Même en dehors des critères définis par Jacob Jolij, des mélodies peuvent être magnifiques et divines, comme la sonate n°14 de Beethoven, dite « Clair de lune » dont la mélodie inspire un fort impact émotionnel, une souffrance sourde, ce qui en amplifie la beauté. Et le fameux Aria (« Air », BWV1068) de Bach : un sublime adagio qui fait verser des larmes exquises.

Selon moi, la musique est fortement subjective, les goûts varient selon les individus, cela ne peut pas être mis en équation. Il y a ceux qui aiment et ceux qui n’aiment pas, on n’a jamais vu les gens se comporter unanimement de façon déterministe quand ils écoutent de la musique.

Moi, par exemple, le metal ça donne la pêche, notamment le death metal. Groowwwwwl ! Mais pour d’autres, ils auront plutôt une réaction de rejet. C’est comme pour ceux qui disent aimer le rap, peut-être que ça leur donne la pêche, mais moi je n’aime pas.

Alors une équation ad hoc, ça contredit plutôt les faits, tant les gens ont des goûts opposés entre eux.

Une véritable étude scientifique valide, ça m’aurait mieux intéressé. Car le buzz relaté ici est plus un coup de pub qu’une vraie recherche, c’est dommage.

John Philip C. Manson