Santé et WiFi (vu dans un magazine de jeux)

Les ondes électromagnétiques du WiFi sont-elles néfastes ?

  • L’encart du texte raconte que le corps humain est composé de 75% d’eau. FAUX ! Le corps humain adulte est composé de 66% d’eau. Nous ne sommes pas plein d’eau comme les méduses, tout de même…   
  • Concernant la fréquence de 2,4 GHz du WiFi c’est correct. Mais parlons de ce qui concerne la puissance du signal WiFi : à bout portant de la box ADSL, j’ai constaté une valeur maximum de -12 dBm (sachant que 0 dBm équivaut à 1 millième de watt, et que la puissance décroît de moitié si on diminue de 3 dBm). -12 dBm équivaut à seulement 62,5 millionième de watt, c’est une puissance électromagnétique très faible, sans conséquence sur la santé.
  • En comparaison, une ampoule de 40 W émet 640 000 fois plus de rayonnement qu’une box WiFi.
  • Et un four à micro-ondes de 600 W a une puissance 9,6 millions de fois plus intense que celle d’une box WiFi.
  • Il est rigoureusement impossible que le WiFi ou un téléphone mobile puissent aboutir à une cuisson ou un réchauffement, à cause de leur faible puissance par rapport à celle de l’électroménager spécialement conçu dans ce but.
  • Le CMBR (rayonnement fossile du Big Bang) a un flux du même ordre de grandeur que celui de la WiFi d’une box ADSL dans un bureau, mais possède une fréquence plus élevée. C’est quand même marrant ça, des « électrosensibles » se plaignent de la WiFi (sans omettre de diaboliser aussi tous les autres appareils électriques), mais ne disent absolument rien (et ne s’en plaignent pas) sur le rayonnement fossile qui a la même nature (et la même intensité de flux) que la WiFi. Plus précisément, les longueurs d’onde et fréquence typiques du rayonnement fossile sont respectivement 1,06 mm et 100 GHz.
  • Seuls les rayonnements ionisants (UV, rayons X, rayons gamma) sont nocifs et dangereux, à ce jour. Concernant les ondes radio, on n’a jamais pu le prouver.

 

Je commence à en avoir marre de ces journaleux qui entretiennent les peurs et les psychoses (sous prétexte de principe de précaution complètement irrationnel) sur des sujets qu’ils ne maîtrisent pas eux-mêmes, sans même avancer des chiffres concrets… Et les lecteurs se comportent en moutons, en croyant tout ce qu’ils lisent… Faites des maths pour comprendre !!! Vérifiez ! Ce n’est pas sorcier.

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La probabilité des alignements planétaires

Pour mieux apprendre les mathématiques, il semble que ma propre méthode soit efficace. Cela consiste à trouver une application pratique, des cas concrets dans le domaine de la physique ou une science connexe, afin d’être motivé à approfondir les recherches en vue de trouver des solutions. C’est un bon moyen d’apprentissage, qui fait contraste avec les monologues de nos profs de maths pendant les cours, où les notions restent éternellement abstraites et incompréhensibles. Tous les lycéens devraient savoir à quoi servent concrètement les dérivées, les intégrales, les équations différentielles. Il n’y a pas plus frustrant que savoir utiliser un outil mathématique « dans le vide » et ne pas savoir à quoi cet outil peut s’appliquer dans les cas tangibles. C’est comme faire ronronner le moteur d’une mobylette (vroumm vroumm) sans jamais l’utiliser pour aller sur les routes…

Depuis un bon moment, j’ai cherché à écrire un programme de calcul informatique qui consiste à des fonctions sinusoïdales représentant les orbites des planètes du système solaire, ces orbites sont paramétrées selon la période de révolution et selon le rayon orbital pour chaque planète. Et en fonction de l’angle relatif des planètes entre elles, j’ai converti en position de points dans un plan de façon à déterminer chaque coordonnée cartésienne (x et y) pour chaque planète, les points étant inscrits sur des cercles représentant les orbites. Avec ces coordonnées x et y, on a alors des points, et l’on détermine la distance entre chaque point, on applique alors le théorème d’Al-Kashi pour calculer les angles.

Ainsi, en étudiant le cas de la planète Terre, de Mars, de Jupiter et de Saturne, j’ai posé comme condition qu’un alignement quadriplanétaire est formé lorsque l’écart angulaire est inférieur ou égal à 30 minutes d’arc (soit un demi degré). Sur un laps de temps de 100 000 années, je pense qu’il y a 59 alignements de la Terre, de Mars, de Jupiter et de Saturne avec une déviation maximum de 30 minutes d’arc d’un angle relatif à l’autre. Cela fait une moyenne de un alignement de ces 4 planètes tous les 1695 ans environ.

La simulation informatique a cependant opéré sur des orbites circulaires, mais pas sur des ellipses.

J’ai essayé de bricoler une formule qui donne la périodicité approximative (en années) d’un alignement formé par N planètes :

  • T = (1/365)*(360/D)(N-2)
  • Attention, le terme N-2 est en exposant.
  • T = périodicité approximative en années
  • D = déviation angulaire maxi, en degrés, ici 0,5°. La déviation angulaire n’est jamais nulle : il n’existe aucun alignement parfait mathématiquement en astronomie.
  • N = nombre de planètes impliquées dans l’alignement.

Avec 4 planètes dont la Terre, je trouve T = 1420,3 ans, ce qui est approximativement proche de 1695 que j’ai évoqué précédemment.

Pour qu’un alignement de plusieurs planètes arrive environ chaque milliard d’années, il faut un alignement de 6 planètes. Vous devinerez qu’un alignement de 9 planètes (à 0,5° près entre chaque planète, deux à deux) est un événement extrêmement rare, je dirai même qu’il ne se produira jamais. Avec 5 planètes alignées à 0,5° près, ça arrivera environ chaque million d’année.

Ainsi, lorsqu’à travers les médias, des adeptes du New Age proclament un alignement planétaire formé par au moins 4 planètes (surtout les planètes aux orbites supérieures, au-delà de l’orbite terrestre), dans la réalité il s’agirait plutôt d’un événement improbable. Plus il y a de planètes en alignement, plus c’est rare, et dans une certaine limite c’est même impossible (quand la périodicité approximative dépasse l’âge du système solaire ou de l’univers).

 

Suite ici : https://jpcmanson.wordpress.com/2016/01/31/un-alignement-planetaire-rare-et-bizarre/

John Philip C. Manson

 

Philippines, typhons et cyclones : le réchauffement climatique ?

  • INFO : Mon premier blog jpmanson.unblog.fr est inaccessible depuis novembre et décembre 2012 à la suite d’une vague de spam qui a incité l’administrateur de suspendre les blogs de la plateforme d’hébergement. Certains de mes articles de unblog.fr n’étaient pas dupliqués sur wordpress et sont maintenant inaccessibles et je n’ai pas de sauvegarde. Il m’est même impossible de contacter l’admin pour la réouverture de mon blog chez unblog. Vraiment, c’est le gros bazar… Cependant, j’ai pu trouver une astuce : Google conserve un cache des articles et je peux ainsi les recopier pour les publier ensuite sur wordpress. Merci Google ! :)

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Philippines, typhons et cyclones : le réchauffement climatique ?

 Analyse critique du synopsis d‘une émission TV :

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Résumé du texte :

  • Les Philippines sont présentées comme le théâtre d’un dérèglement climatique à travers une augmentation et une aggravation des typhons.
  • Glissement de terrains, inondations, destruction des rizières… Le ton alarmiste est donné.

Maintenant, examinons les faits :

Conclusion : aucun lien entre aggravation et violence des cyclones avec le réchauffement climatique n’a été démontré. L’hypothèse est scientifiquement possible, on peut poser une telle hypothèse. Mais affirmer sur un ton alarmiste sans l’appui de preuves que c’est une vérité, ce n’est pas du tout correct. On peut dire que le changement climatique pourrait affecter la fréquence des cyclones, mais on ne peut pas dire que ça entraine vraiment l’augmentation des cyclones quand on n’a pas de preuves.

 (**)

(en)Christopher Landsea, « Chris Landsea Leaves [archive] », Lettre ouverte, Université du Colorado. Consulté le 2009-04-13
(en)Hurricane Science [archive], NewsHour with Jim Lehrer, PBS, 18 octobre 2005

(***)

(fr)Fabrice Chauvin et Jean-François Royer, « L’intensité des cyclones augmente-t-elle ? », dans Pour la Science « Dossier: Climat, comment éviter la surchauffe ? », Janvier-mars 2007, p. 35-38 [résumé [archive]]

Mais ce n’est pas tout, j’en rajoute une couche :

Voici un article hautement discutable : http://www.lepoint.fr/insolite/la-truffe-poussee-vers-le-nord-par-le-rechauffement-climatique-22-07-2011-1355359_48.php

Qu’est-ce qui ne va pas dans cet article qui annonce la migration de la truffe vers les régions du nord à cause du réchauffement ?

Je commencerai à prendre tout cela au sérieux le jour où les journalistes scientifiques proposeront des articles scientifiques qui exposent un équilibre entre une hypothèse scientifique réfutable et des faits réunissant des contre-exemples afin d’évaluer une théorie climatologique (si il y en a une). La science ne consiste pas à pondre des articles afin de déstabiliser l’audimat, mais à fournir des preuves qui essaient du mieux d’invalider une théorie scientifique existante. Les informations les plus intéressantes à rechercher sont souvent noyées dans la masse de la propagande écolo-politique, ouvrez les yeux… Avec les prédictions astrologiques… euh… climatiques, on cherche à détourner notre attention sur l’essentiel : les faits.

© 2011 John Philip C. Manson