Des incendies de forêt dus au réchauffement climatique ?

 

Un rare feu de forêt a touché samedi après-midi la forêt de Saint-Amand dans le département du Nord, brûlant cinq hectares de végétation.

Mais quelqu’un a osé affirmer que cet d’incendie est causé par le réchauffement climatique.

Je cite : « Avec le réchauffement climatique, les feux de forêt sont en train de monter sur le territoire : avant c’était une spécificité du bassin méditerranéen et de Bordeaux », « Depuis une dizaine d’années, des feux de forêts commencent à devenir important en Bretagne et dans le Centre, nous on est de temps en temps confronté à ce type d’intervention qui demande une formation spécifique. »

Je fronce les sourcils… Le réchauffement climatique s’étale sur des décennies voire des siècles, il n’est pas un changement instantané.

J’examine alors le bulletin météo du samedi 12 mai 2018 de l’après-midi :

Dans le Nord, au moment de l’incendie, la température maximum n’est que de 19°C, et en plus, il pleuvait… Trop froid pour provoquer un départ naturel d’incendie. Il est cependant possible que la forêt ait connu une sécheresse prolongée avant la survenue des précipitations le jour J mais les conditions thermiques et hygrométriques n’étaient pas propices à l’inflammation naturelle spontanée du bois. Le risque d’incendie de forêt est accru au-delà d’une température locale de 30°C, et un vent fort aggrave l’incendie. Mais là ces conditions n’étaient pas réunies (19°C, vent faible de 11 km/h).

A t-on pris en compte d’autres causes d’incendie plus crédibles ? Comme la foudre, ou les négligences (une cigarette jetée dans la forêt, ou le brûlage d’ordures déposées, ou un barbecue et campement illicites en forêt, par exemple) ou l’incendie criminel (pyromanie), ou bien les feux agricoles ? En effet, la piste humaine est plus crédible : cette forêt est très prisée des Nordistes le week-end, dans une région fortement urbanisée. Mais attribuer l’incendie directement et systématiquement au réchauffement climatique, ce n’est pas convainquant.

Un incendie causé par le réchauffement climatique ? Le réchauffement climatique augmente certes la probabilité de sécheresse, avec des départs possibles d’incendie naturels par temps très chaud et venteux, ce qui n’est pas du tout le cas là. On nous prend clairement pour des imbéciles…

 

 

 

 

 

© 2018 John Philip C. Manson

 

Sur la limitation à 80 km/h sur les routes

Je cite le Premier Ministre : « Il y a 3 500 morts et 70 000 blessés par an, 70 000 ! Après des décennies de progrès, nos résultats se sont dégradés. Eh bien je refuse de considérer cela comme une fatalité »

Avec cette phrase, il a absolument raison, il faut faire quelque chose.

Mais en baissant de 90 à 80 km/h, on baissera de 21% (en terme d’énergie cinétique) la gravité des dégâts matériels et humains, mais il y aura toujours autant de blessés…

D’autre part, l’affirmation suivante est complètement fausse : « Si on fait baisser de 10% la vitesse moyenne, on obtient une baisse de 4,6% du nombre de morts (…), c’est une donnée scientifique qui a été mesurée par de nombreuses études dans le monde »  Ces personnes devraient réouvrir leurs bouquins d’étudiants pour les lire plus attentivement…

  • Réfléchissez donc ! Quand on s’exprime en variation de pourcentage pour la vitesse et une variation de pourcentage sur la mortalité routière, on obtient une fonction linéaire. C’est-à-dire que pour une vitesse nulle, on a encore 50% de tués… On voit bien que la formule ne marche pas du tout !

Voici le nombre de tués par an en fonction de la vitesse, si on considère que baisser de 10% la vitesse moyenne fait obtenir une baisse de 4,6% du nombre de morts :

C’est linéaire, et ça pose problème…

En effet, l’équation est donc :

T = 20.3616 V + 1687.04
avec T = nombre de tués
et V = vitesse en km/h.

Valeur N selon T et V :  V = 90(1 - 10%)^N 
et T = 3500(1 - 4,6%)^N, où T est linéaire 
par rapport à V. Avec N un entier positif.

On remarque alors qu’avec une vitesse nulle, il reste 1687 tués par an…
Cela ne va pas du tout. L’affirmation des pourcentage est forcément fausse.

La véritable équation est exponentielle, mais pas linéaire, et la vraie équation se base sur l’énergie cinétique du véhicule, c’est-à-dire que la mortalité est proportionnelle à la masse du véhicule et des personnes accidentées et proportionnelle au carré de la vitesse du véhicule.

Voici la vraie équation :

On ne peut plus exprimer ça en pourcentages pour T et V car ça ne vaut que si c’était linéaire de part et d’autre.

Là, selon l’énergie cinétique variable selon la vitesse, on voit qu’il n’y a aucun tué lorsque la vitesse est nulle. L’équation est donc crédible cette fois.

T = K(0.432 V² + 0.0019 V + 0.058)
avec K un nombre réel variable en fonction de V

Mais concrètement, mieux vaut éviter d’exprimer la vitesse et le nombre de tués avec des pourcentages, sinon c’est confus. Dans une équation non linéaire, les pourcentages ne valent que pour une vitesse précise, pas pour toutes les vitesses, c’est là qu’était la problématique.

Comment réduire alors les accidents de la route ? Interdire sévèrement l’alcool et la drogue (dont le cannabis) et faire la guerre aux comportements routiers dangereux, et aussi faire de la prévention constante en insistant de façon à ce que les gens s’obligent à dormir assez avant de reprendre la route, car c’est là les principaux problèmes. Faire réduire la vitesse ne changera pas grand chose quant aux nombre des blessés, bien que ça puisse réduire la mortalité. Réduire la vitesse va inciter les chauffards à doubler les gens lents à fond et il y aura encore des accidents… Mieux vaut prévenir que guérir.

 

79% des français croient à au moins une théorie du complot

Près de huit Français sur 10 croient à au moins une « théorie du complot », selon une étude. Une enquête de la Fondation Jean-Jaurès et de Conspiracy Watch, en lien avec l’Ifop et relayée par Franceinfo, dévoile pour la première fois les croyances des Français en matière de « fake news ».

Si la croyance est corrélée au niveau de QI (simple hypothèse), alors 79% des français (ceux qui croient aux théories du complot) auraient un QI entre 0 et 112, en prenant l’hypothèse que les QI supérieurs à 112 ne croient pas du tout aux théories du complot.

Même en prenant l’hypothèse que la croyance aux théories du complot n’est pas liée directement au QI : 79% c’est beaucoup et cela inclut forcément aussi les QI élevés.

La leçon à retenir de ce fait : l’intelligence sans esprit critique est un manque d’intelligence. Quand on est intelligent on peut tout-à-fait légitimement douter des versions officielles et prendre une théorie du complot comme hypothèse plausible, mais ça ne va plus quand il y a adhésion irrationnelle à la théorie du complot, sans preuves objectives matérielles réelles.

La polémique montre une grande proportion de gens qui ne font plus du tout confiance aux autorités, car c’est bien là le fond du problème.

  • Moi, par exemple, j’émets l’hypothèse que les médias ne sont pas vraiment neutres, qu’ils reçoivent des directives, par une ligne éditoriale centralisée. Mais je n’en fais pas une croyance. Mais j’ai des soupçons légitimes. Franchement, est-ce que la non-neutralité des médias est une théorie du complot ? Il faudrait étudier cette question. Parle t-on de français qui croient irrationnellement ou de français qui prennent une hypothèse possible (avec parfois l’appui de preuves) ? On va voir que cette deuxième option est envisageable, vous comprendrez en lisant la suite ci-dessous.

La croyance, c’est quand une idée se radicalise tout en restant dans l’irrationnalité, et ça n’est pas bon du tout.

Et se tromper de jugement par croyance en une théorie du complot est aussi pire que faire confiance aveuglément aux thèses officielles. On peut ne pas faire confiance, mais on doit se garder de se tromper. Beaucoup de conneries fantaisistes ont été dites en matière de théories du complot à propos du 11 septembre 2001, par exemple.

  • Mais il y a un point dans l’article de France TV Infos qui est erroné, c’est quand ils affirment que « Ils sont également 30% à juger que les médias travaillent dans l’urgence et qu’ils restituent l’information de manière déformée et parfois fausse. » 

En effet, il se trouve que pondre des erreurs dans le journalisme n’est pas une théorie du complot, mais une réalité quotidienne que j’ai prouvée maintes fois dans mon blog. Les journalistes, comme tout être humain, sont faillibles et peuvent écrire des erreurs, des omissions, des inexactitudes, et même des conneries, il n’y a qu’à parcourir mon blog pour s’en rendre compte. Mes analyses montrent que le journalisme se plante souvent, surtout en matière de sciences. C’est le comble de faire croire à l’intégrité parfaite du journalisme alors que c’est loin d’être le cas !… De qui se moque t-on ?

En voici des exemples :

 

Souvent, le journalisme ne maîtrise pas l’info scientifique. Je suppose que des pigistes stagiaires peu formés commettent ces maladresses. C’est souvent ahurissant…

Alors, lire des sous-entendus comme quoi les médias ne restituent pas l’info de manière déformée ou fausse, ça me révolte… N’importe quoi ! Ce n’est pas une théorie du complot, c’est la réalité, et j’ai des preuves. Il faut arrêter le foutage de gueule.

 

Nous sommes en pleine régression intellectuelle

Ce que j’en pense personnellement :

La montée de l’ignorance favorise la montée du fanatisme et celle de l’extrémisme. Il faut réagir, en commençant par mieux s’informer, en préférant la difficulté à la facilité, en choisissant l’essentiel plutôt que le superficiel, et préférer la réflexion à la lecture passive. L’information n’est pas du kleenex jetable et oubliable, l’information est ce qui est vrai et vraiment utile au quotidien, comme un bon livre de sciences (sans écologisme politisé et idéologique, n’est-ce pas) ou de Droit. Oubliez la TV, la télé-réalité, et la malbouffe audiovisuelle, le journalisme qui ne maîtrise même pas les informations scientifiques c’est de la merde tout ça. Il faut savoir lire : c’est-à-dire lire pour comprendre, réfléchir et créer. Lire sans comprendre ni réfléchir : c’est ne pas savoir lire. Les dictionnaires pour développer le vocabulaire n’ont pas été imprimés pour les chiens.

L’intellect contemporain est en régression, et l’indifférence des pédagogues et des gouvernements est inquiétante. Il faut réagir !!! Ça a été voulu ou quoi ? Il faut que ça change. Tout le monde est responsable de tout ça, tout le monde ! Même ceux qui constatent sans rien faire.

J’ai créé ce blog en 2007 pour faire comprendre aux lecteurs que les infos sur presse et internet sont à analyser en profondeur pour en révéler les failles et les défauts. Nous ne sommes pas des moutons destinés à avaler du prémâché. Les informations absolument vraies, sans erreurs et parfaites sont un mythe, il faut filtrer l’information, c’est une bonne façon d’apprendre et de comprendre. Soyez anticonformistes et iconoclastes. Être objectif et remettre les choses en question, et avoir une culture générale intéressante et utile, sans idéologie ni dogmatisme, voila le but de chacun. Lisez un peu de tout, réfléchissez, mais pensez surtout par vous-mêmes, sans s’appuyer sur les écrits des autres, c’est le plus important. Ne croyez jamais les médias, ne leur faites pas confiance. Il faut démêler le vrai du faux, et admettre qu’on peut aussi se tromper (ça arrive parfois). Vérifier objectivement, voila la nécessité.

 

Les chiens sont parfois plus intelligents que les humains…

 

Parallèlement, voici une race de chien : le border collie. Un chien de cette race connaît et comprend 1022 mots, son vocabulaire est donc supérieur à celui de certains humains…

 

C’est authentique, hélas. Il existe quand même un très gros problème. L’éducation humaine est en déclin, il faut réagir !!!! Quand même, il y a des coups de pied au cul qui se perdent…

Le coup de foudre n’existerait pas vraiment

Une étude scientifique menée au sein de l’Université de Groningen, aux Pays-Bas, le coup de foudre n’existerait pas vraiment. Parmi les 49 coups de foudre détectés dans un échantillon de 396 personnes, aucun n’était réciproque…

Pour approfondir la question, je me suis demandé combien il y aurait de coups de foudres en réunissant un certain nombre d’hommes et de femmes hétérosexuel(le)s.

  • Au minimum : aucun coup de foudre.
  • Au maximum : pour X supérieur ou égal à 6 ; X²/2 (X carré sur 2) coups de foudre possibles, si on réunit X personnes dont X/2 hommes et X/2 femmes, auquel cas ce serait du polyamour, étant donné qu’on envisage ici le seuil maximum.

Avec 158 hommes et autant de femmes, on a alors 24964 possibilités de coups de foudre en théorie, mais on aura seulement 49 cas de « coups de foudre » effectifs. Soit un taux de 1 sur 510.

  • En théorie, pour recenser au moins 1 coup de foudre, il faudra alors réunir au moins 32 personnes : 16 hommes et 16 femmes.

Personnellement, je ne crois pas en la réciprocité du coup de foudre, cela va toujours dans un sens, c’est très rarement équivoque et réciproque. L’amour réciproque c’est de la science-fiction, alors qu’en amour on a tellement besoin de certitude…

Addendum du 27/11/2022 :

49 coups de foudre sur 396, ça fait environ 1/8.

  • 198 * (1/8)² = 3 coups de foudre réciproques en moyenne (en arrondi)
  • 198 * (2 * 1/8)*(7/8)) = 44 coups de foudre non réciproques (en arrondi)
  • 198 * (7/8)² = 151 cas d’absence de coup de foudre

Bref, on aurait pu observer environ 3 couples formés, mais ça arrive qu’on en n’observe aucun, l’échantillon de candidats était insuffisant.

Modèles mathématiques et régressions non linéaires

Je viens de trouver un site meilleur que Wolframalpha.com :

Cette page permet d’obtenir une grande variété d’équations qui définissent une courbe formée à partir des points  qu’on a entrés en paramètres.

Rappel : l’équation la plus simple parmi d’autres, pour un même résultat, est toujours la meilleure (exemple : on préférera évidemment y = x² au lieu de y = x2 – 1.953293612·10-14 * x1/2 + 1.054806674*10-14).

Génial !!!

On peut aussi en profiter avec d’autres types de modèles mathématiques :

 

  • Logarithmic Regression (LnR)
  • Exponential Regression (ExpR)
  • Power Regression (PowR)
  • Polynomial Regression (PR)
  • Multiple Linear Regression (MLR)
  • Multiple Polynomial Regression (MPR)
  • Nonlinear Regression (NLR)
  • Weighted Linear Regression (WLR)
  • Constrained Linear Regression (CLR)

 

Cependant, les régressions non linéaires fonctionnent avec deux dimensions : X (abscisses) et Y (ordonnées).

Il est plutôt intéressant de pouvoir travailler en plusieurs dimensions, comme X, Y et Z par exemple, et cela est seulement possible avec Wolframalpha.com.

Ah, tiens ! En fait, finalement on peut faire avec plus de 2 paramètres avec cette page : http://www.xuru.org/rt/MLR.asp on peut en effet tester avec X et Y et Z. Le résultat affichera alors X1 et X2 pour exprimer X et Y, et Y pour exprimer Z. Voila, très bien.

Je vais pouvoir créer des modèles plus précis.  😉

Une super Lune, encore ?…

Une vidéo YouTube de AstronoGeek :

AstronoGeek a raison.

  • La Lune passe à son périgée une fois par mois.
  • La différence entre une pleine lune de super Lune et une lune moyenne est négligeable et imperceptible à l’œil nu.

  • La super lune du 19 mars 2011 (à droite), comparée à une lune plus moyenne du 20 décembre 2010 (à gauche), vue de la Terre, ci-dessus.
  • Des spéculations ont affirmé que la super Lune aurait une influence sur l’augmentation de l’activité sismique terrestre mais aucune corrélation n’a été prouvée, notamment avec les séismes les plus importants.
  • La super Lune n’est pas vraiment de l’information, elle a seulement une justification médiatique, mais elle n’est pas un terme astronomique et ne recouvre pas de définition précise.
  • En 2012, je doutais déjà de la super Lune dans mon blog : par calcul j’avais pu établir la différence entre la super Lune et une lune ordinaire moyenne. Par rapport à la moyenne, le diamètre angulaire de la lune lors du périhélie n’augmente que de 5,7% à 7,9% environ, c’est relativement faible. Et par conséquent, la luminosité de la pleine lune nocturne lors du périhélie est 11,7% à 16,4% plus forte que lors d’une pleine lune moyenne. Ces différences sont imperceptibles à l’œil nu.

AstronoGeek a raison de pousser un coup de gueule contre les journaleux qui écrivent de la merde. Moi aussi, j’en ai marre. On a de moins en moins d’information de qualité au quotidien, c’est inquiétant. Cela devient de la malbouffe intellectuelle. Par paresse intellectuelle, les journaleux ne prennent plus soin de vérifier leurs sources, de se relire ; et les lecteurs influencés par ce qu’ils lisent ont de moins en moins d’esprit critique. Il faut réagir, on ne peut pas se résigner à cette décadence, sinon on court à la catastrophe…

Alleluyah…

Cet apôtre veut imposer un repas végétarien dans les cantines scolaires… Mon avis ? Seule les sectes codifient le menu de nos assiettes…

Médicalement, un repas équilibré, qu’est-ce que c’est ? De la viande, des matières grasses, et des glucides, en quantités raisonnables, sans excès, mais sans suppression totale non plus. Quand on enlève la viande, ce n’est plus équilibré, et on met notre santé en péril.

Les choix alimentaires appartiennent à chacun, ce n’est pas l’affaire des idéologues !

L’imposture des QI de célébrités dans les médias

Voici un exemple d’article (parmi de nombreux autres) qui relate les QI de célébrités : http://www.sympatico.ca/actualites/decouvertes/plus-grands-qi-1.1484724

Je vais montrer pourquoi souvent les médias racontent n’importe quoi en s’emmêlant les pinceaux…

Nous connaissons tous les fameux tests de QI. Cependant, il existe deux échelles différentes de mesure du QI : celle de Wechsler (la plus utilisée), et celle de Cattell. L’échelle de Wechsler est basée sur un QI moyen de 100 avec un écart-type de 15 points. L’échelle de Cattell est basée aussi sur un QI moyen de 100, mais avec un écart-type de 24 (ce qui n’est pas du tout pareil ni équivalent).

Or, dans l’article cité en lien ci-dessus, je cite : « la majorité de la population se retrouve dans la zone de 85 à 115 points de QI ». Remarque : c’est seulement vrai pour le test de Wechsler, mais faux pour le test de Cattell (car entre 76 et 124).

Ensuite, en regardant le QI des personnalités citées, on voit que les QI dépassent la valeur 175, et vont même jusqu’à 225. Or, le test de Wechsler s’échelonne jusqu’à 175 points (jusqu’à 195 ou 200 selon d’autres sources), tandis que l’échelle de Cattell va jusqu’à 220. On peut vérifier ça en examinant l’intéressante page du site Douance via un tableau de conversion : http://www.douance.org/qi/tabqi.html

Visiblement, quand on lit sur le web de nombreux sites relatif au QI, les journalistes s’embrouillent en mélangeant le test de Wechsler et celui de Cattell. Et s’arrangent même pour dépasser le QI maximum possible, mais bon…

Après avoir examiné le tableau de conversion du site Douance : http://www.douance.org/qi/tabqi.html
j’ai pu établir que le calcul de conversion d’un test de QI à l’autre suit une loi linéaire, si on considère que le tableau est exact. En effet, si on pose W = QI de Wechsler et C = QI de Cattell, je trouve que :  C = 1,6 W – 60. Par conséquent, W = (C+60) / 1,6.

Bref, lorsque les médias ne précisent pas si les QI mentionnés sont de l’échelle de Wechsler ou celle de Cattell, les infos sont donc à prendre prudemment avec des pincettes, surtout quand ils mélangent à tort les deux concepts (une marge normale de Wechsler [68,2% de la population] par-ci, puis des QI de Cattell par-là…)

Car sans référentiel, les chiffres égarés ne veulent rien dire du tout et n’ont pas de sens !

Pareil quand les médias évoquent le QI d’Albert Einstein ou celui de Newton ou Galilée. C’est n’importe quoi. Les premiers tests psychométriques de QI furent inventés en 1905 (pas avant !!!) par Alfred Binet pour détecter les retards du développement cérébral par rapport à une moyenne d’âge d’enfants scolarisés. Mais les tests de QI contemporains pour adultes sont postérieurs (de peu) à la mort d’Einstein (1955) ! Einstein n’a jamais passé de test de QI. Quant à Isaac Newton et Galilée (17e siècle), c’était longtemps avant que le concept de QI soit inventé ! On ne connaît PAS le QI d’Einstein ni ceux de Newton et Galilée, on ne le saura jamais, il est donc impossible de faire des comparaisons. On ne connaîtra jamais non plus le QI du génial mathématicien Ramanujan, mort en 1920.

Les médias racontent souvent des inexactitudes, et dans de nombreux domaines, pas seulement sur le concept de QI… Soyez sceptiques, soyez critiques, soyez analytiques.