Année la plus chaude

L’auteur de l’article en lien ci-dessus a raison de faire la distinction suivante : les évolutions du climat sont évaluées sur plusieurs décennies, pas sur un record de température ponctuel. 

Le réchauffement climatique, qui est une réalité, est basé sur l’évolution de la moyenne des températures sur des décennies, pas sur des températures maximales à un instant donné.

Une planète habitable près de Proxima Centauri ?

  • On vient de me montrer cette page et me demander ce que j’en pense : http://www.msn.com/fr-fr/actualite/technologie-et-sciences/exoplan%C3%A8te-une-jumelle-de-la-terre-d%C3%A9couverte-dans-le-syst%C3%A8me-solaire-voisin/ar-BBvFL7R?li=BBoJIji&ocid=UE12DHP

 

En résumé : selon le quotidien allemand Der Spiegel , cette planète « rocheuse comme la Terre » serait en orbite autour de Proxima Centauri, l’étoile la plus proche de notre système solaire.

 

Si l’étoile Proxima était à la place de notre soleil, notre température serait de -250°C sur Terre, en basant les calculs sur les différences de magnitudes stellaires et sur la loi de Stefan-Boltzmann.

Il faut placer une exoplanète à environ 897 000 km de Proxima pour avoir conditions thermiques comme sur Terre, d’une part c’est une distance trop proche, et d’autre part Proxima est une étoile éruptive (luminosité variable) qui projette du plasma, rendant probablement la planète stérile à cause des rayons X dus aux mouvements de convections rapides du gaz de Proxima. Alors, peut-être que la planète (si elle existe) a de l’eau liquide à 15°C a priori, mais cette planète est irradiée et stérilisée par Proxima (l’Etoile de la Mort ?…)

En effet, imaginez le contexte : des protubérances de plasma dont la grosseur est plusieurs fois la distance Terre-Lune, si cela croise l’orbite d’une planète proche de l’étoile, cette planète subit quelque chose de bien pire qu’un vent solaire. Des irradiations mortelles.

Et ça, personne n’en parle.

 

Avant de risquer de prétendre que la vie est possible sur une planète, on doit voir quels indices peuvent réfuter l’hypothèse de la vie sur une planète. Par exemple, la planète Mars est dans une zone thermique d’habitabilité, mais le sol martien contient des sels comme les perchlorates qui sont des oxydants hostiles contre la vie.

 

Mais en relisant l’article de MSN, on peut lire ce paragraphe :

« Un porte-parole de l’ESO, Richard Hook, a indiqué avoir pris connaissance de l’article, mais s’est refusé à confirmer ou démentir. « Nous ne faisons pas de commentaires », a-t-il déclaré, alors que l’annonce officielle pourrait intervenir fin août.Mais d’autres, eux, ont été plus bavards. « Trouver ce corps spatial était un travail très difficile », a déclaré un astrophysicien à l’hebdomadaire, sous couvert d’anonymat. « Nous étions aux limites de ce qui est techniquement possible de mesurer », a-t-il ajouté. »

  • Une révélation, un scoop, avant une annonce officielle.
  • Une publication dans un hebdomadaire, via un astrophysicien sous couvert d’anonymat.
  • Exploiter des mesures aux limites des capacités techniques de mesure, c’est augmenter les chances d’avoir un biais statistique qui conduit à une conclusion fausse.

Donc à prendre avec des pincettes, pour le moment…

Dernièrement, les journalistes connurent d’abord l’extase avec la découverte de la particule X au LHC, mais après, on a appris le démenti : la particule X n’existe pas, erreur statistique, avait-on entendu dire…

 

 

 

Les inondations en France en juin 2016 sont-elles dues au réchauffement climatique ?

Selon le président de la République, François Hollande, les fortes pluies et les inondations montrent l’importance de lutter contre le réchauffement climatique.

Oui il faut lutter contre le réchauffement climatique dans la mesure du possible.Mais le lien entre le réchauffement climatique et les inondations qui saccagent la France en juin 2016 n’est pas démontré.

Au cours du 20e siècle, la Seine connut plusieurs crues : en 1910, en 1924, en 1945, en 1954 et 1955, et en 1982.

Mais ce que les médias ne soulignent pas, c’est que les inondations et les crues, même en France et pas seulement dans les pays tropicaux, ont toujours existé.

  • L’Histoire de France révèle que la Seine a eu des crues en 583 (sous le règne de Chilpéric, roi franc mérovingien), qui fut la première crue mentionnée touchant Paris et les communes au bord du fleuve. En 1658 (sous le règne de Louis XIV), ce fut la plus haute crue connue (39 cm de plus qu’en 1910), ce fut une crue grave car le pont Marie fut emporté par le fleuve. En 1740 (sous le règne de Louis XV), une crue de la Seine fut mémorable. En 1876 (au début de la 3e République), toutes les îles de la Seine furent inondées. Bref, avant l’ère industrielle, ces crues existaient déjà et ne sont pas dues au réchauffement climatique.

 

  • En 1910, la hauteur de la crue a atteint son maximum avec 24,30 mètres à Andrésy.
    Depuis l’aménagement de la Seine en amont de Paris, les crues de 1945, 1954 et 1955 furent modérées.

En 2016, il ne faut pas se fier à la hauteur de la crue au niveau de la statue du zouave du pont de l’Alma, car les médias ne souligne pas (encore !) un détail qui a son importance : de 1970 à 1974, le pont de l’Alma (construit en 1856) fut reconstruit du fait de l’étroitesse et du tassement du pont d’origine, ce qui redéfinit le véritable niveau des eaux lors des crues postérieures aux années 1970…

Les crues ont toujours existé. N’oubliez pas les crues du Nil, utilisées par les Égyptiens de l’Antiquité, pour l’agriculture. Voir ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Nil#Le_r.C3.B4le_du_Nil_dans_la_fondation_de_la_civilisation_.C3.A9gyptienne

 

John Philip C. Manson

 

Combien de temps durerait une chute dans un tunnel qui traverse la Terre ?

Je résume brièvement.

Et si l’on creusait un tunnel à travers la Terre et que l’on sautait à l’intérieur ?

Alors combien de temps faudrait-il pour arriver jusqu’à l’autre extrémité ? Depuis près de 50 ans, les scientifiques affirment qu’il faudrait 42 minutes et 12 secondes pour traverser un tunnel creusé à l’intérieur de la Terre mais une étude publiée en 2015 leur a donné tort. Ces recherches ont été menées par Alexander Klotz de l’Université McGill à Montréal et ont permis de conclure qu’il en fallait moins (à cause de la densité non uniforme de la Terre).

 

Je me suis penché sur cette problématique, et je me suis basé sur la densité moyenne uniforme de la Terre, comme pour les calculs d’il y a 50 ans.
Une chute libre suit une accélération dans un tunnel en passant par le centre de la Terre.
J’ai tenu compte de la variation de l’accélération de la pesanteur en fonction de la distance parcourue.
Je pose alors g(z) = 9,81 / ((4 R^3 / (z²(3R – z))) – 1)
et aussi z(t) = (1/2) * g(z) * t²
Avec R = 6371000 m (rayon terrestre moyen), z = distance parcourue dans le tunnel, par rapport au point d’origine situé au niveau de la mer.
Calculer la durée à travers du demi-tunnel est tout simple, avec la condition suivante :  z = R. Donc t = 2R/g.
Temps pour parcourir le tunnel entier :   t =  4 R / g = 2 fois 1298,88 secondes, soit 43 minutes et 18 secondes.
Je trouve donc un résultat très proche de la valeur connue jusqu’en 2015.
Évidemment, comme la Terre a une densité variable selon sa profondeur (la densité n’est pas constante dans la réalité), on appelle cela un gradient de densité, cela change forcément le contenu des calculs.
Tout lycéen de Terminale S (niveau Bac S) sait normalement calculer tout cela.

Une cité maya découverte grâce aux constellations

Lisez d’abord la page du lien ci-dessus. Pour une fois, c’est une info authentique sur un travail réel réalisé par un jeune, et qui a abouti à une découverte. Auparavant, c’était souvent des buzz sensationnalistes sur des jeunes et leurs « théories » qui n’était pas grand chose de concret… Mais là, enfin, on a une info solide.

  • Je cite une phrase essentielle extraite du texte du journal Libération : « Rigel et Alnitak sont représentées par les cités Calakmul (Mexique) et El-Mirador (Guatemala). »

Peut-on potentiellement découvrir d’autres vestiges de cités mayas ? Oui.

J’ai pris comme hypothèse que l’étoile Sirius (de la constellation du Grand Chien) est représentée selon les proportions définies par les mayas sur le globe terrestre.

Pour vérifier cela, on relève les coordonnées géographiques de Calakmul et El Mirador, on les trouve sur Wikipedia. Ces données sont souvent exprimées en degrés, minutes et secondes d’arc, il faut les convertir ensuite en degrés décimaux, puis en radians.

Ensuite, on calcule les coordonnées cartésiennes de chaque point x, y et z qui définit chaque lieu connu.

Voici les équations :

  • x = -R . sin(longitude) . cos(latitude)
  • y = R . sin(latitude)
  • z = R . cos(longitude) . cos(latitude)

Voici les étapes :

  • Rigel est une étoile matérialisée symboliquement par un point sur Terre, situé à Calakmul, coordonnées 18,10539° N et 89,81082° W, soit en coordonnées cartésiennes (en km) :  6055,516 ; 1979,889 ; 19,994.
  • Alnitak est une étoile matérialisée symboliquement par un point sur Terre, situé à El Mirador, coordonnées 17,75505° N et 89,920431° W, soit en coordonnées cartésiennes : 6067,537 ; 1942,825 ; 8,426.
  • Sachant que 40,645 km sépare Calakmul de El Mirador, selon un angle céleste de 9,042° (différent de l’angle terrestre cependant, car les mayas n’ont pas mis à l’échelle naturelle), Sirius a donc pour coordonnées X,Y et Z telles que X²+Y²+Z² = 6371² et 106.4²=(x-6055.516)²+(y-1979.889)²+(z-19.994)² et aussi 97.365²=(x-6067.537)²+(y-1942.825)²+(z-8.426)².
  • Selon le système d’équations à 3 inconnues, il existe deux solutions dont une seule est valable : POINT A = 6059,18 ; 1966,89 ; -85,546, et POINT B = 6075,84 ; 1914,05 ; 101,072.
  • Comme je le disais, les mayas ont calqué le ciel sur le sol terrestre, mais pas à la même échelle angulaire. En effet, le ciel reproduit sur le sol est 24,74 fois environ plus grand que la surface de la voûte céleste. Ainsi, 9,042° sur le globe terrestre correspond à 0,3655° sur le ciel…
  • En convertissant les coordonnées cartésiennes en coordonnées géographiques, afin de définir le point qui correspond à Sirius, le point A est à 17,982438° N et 89,19088° W, et le point B est à 17,483530° N et 89,04667° W.
  • Le point A est situé près d’une zone habitée et un peu fréquentée, je doute qu’il reste des vestiges inconnus là-bas car sinon ils auront été trouvés depuis longtemps. Le point B, en revanche, est situé dans une région très boisée et inhabitée, on devrait aller voir sur place là-bas…

 

Comme vous le voyez, les mathématiques, notamment la géométrie 3D, peuvent permettre de retrouver des cités perdues.

J’ai dit « découverte authentique » plus haut, mais je dois corriger ce que j’ai dit car il y a du nouveau :

 

Il faut toujours rester prudent sur les annonces de découvertes inédites. Il faut garder un certain recul critique et de la rigueur, il ne faut pas céder aux sirènes des médias.

 

© 2016 John Philip C. Manson

 

Bizarre…

Je me préparais à faire du shopping sur Amazon, dont je suis client depuis de nombreuses années, notamment pour faire une commande prioritaire pour acheter des cartouches de couleurs pour ma fidèle imprimante.

En même temps, je voulais acheter un livre, dont j’en avais fait récemment la recommandation lors d’un article précédent.

Mais voila, en arrivant sur la page commerciale de Amazon France à propos du livre intitulé « Arrêtez de décoder », écrit par Pascal Lardellier, aux Editions de l’Hèbe, c’est affiché comme étant « Actuellement indisponible. Nous ne savons pas quand cet article sera de nouveau approvisionné ni s’il le sera. « 

Il est possible que ce livre ait beaucoup de succès, jusqu’à épuisement des stocks. Je voudrais me procurer ce bouquin… Mais comment ?

En tout cas, l’auteur balance et dénonce beaucoup de dérives, j’aurais voulu le lire. Ce livre dérange t-il certains, au point de nuire à sa diffusion ?…

Après renseignement, je constate que les éditions de l’Hèbe sont un éditeur suisse. La Suisse romande, je crois.

Sur le site de l’éditeur suisse, on peut acheter le livre pour 30 francs suisses, soient 27,13 euros : http://www.lhebe.ch/index.php?option=com_virtuemart&view=productdetails&virtuemart_product_id=218&virtuemart_category_id=16

C’est un livre de 160 pages, ISBN 978-2-88485-114-5, sorti en 2008.