Mes citations

 Les citations de John Philip C. Manson (en rouge, les citations les plus récentes) :

  • Le critère déterminant qui définit la science, ce n’est pas la crédibilité d’une connaissance scientifique, mais la réfutabilité de cette connaissance.
  • Il n’y a de « vérité » qu’à travers des faits, mais pas dans des concepts auquels on croit.
  • A vaincre sans effort, on triomphe sans mérite. (à propos du Bac 2014 et 2015).
  • La maîtrise du langage conditionne la capacité de penser. Saborder l’enseignement, c’est sacrifier la pensée de ceux qui nous succéderons, c’est leur nuire. C’est même inciter les gens à préférer la facilité le plus tôt possible, et ça n’est pas leur rendre service.
  • Il n’est jamais trop tard pour apprendre.
  • Votre meilleur ami, c’est votre propre esprit critique.
  • Même les plus intelligents ont toujours une part de bêtise quelqu’en soit la forme…
  • Voyager nous en apprend plus que les livres.
  • En science, l’imagination ne suffit pas. Il faut des faits.
  •  Ce sont les faits seuls qui consolident ou réfutent une théorie scientifique, mais ce ne sont pas les théories qui érigent les hypothèses comme vérités…
  • La télévision a été inventée pour influencer, pas pour informer.
  • On ne connaît un sujet que si l’on y a appliqué une analyse critique. Tandis que croire tout ce que l’on lit n’est pas vraiment savoir lire.
  • Sans esprit critique, il ne peut y avoir de véritable vulgarisation scientifique.
  • J’ai plus appris à travers le scepticisme scientifique et quelques livres spécialisés en maths en quelques mois qu’à travers une quasi-vingtaine d’années d’abonnement à un magazine de «vulgarisation» scientifique très connu…
  • Préféreriez-vous accéder à des connaissances que vous pouvez vérifier par expérience ou préférez-vous avoir l’esprit embrumé par des rêves que l’on vous aura vendu ?… Le rêve, l’imaginaire, la croyance, c’est une échappatoire, une fuite du réel, un opium pour ne plus avoir conscience d’une réalité qui vous dépasse. Vouloir comprendre, faire l’effort de tout remettre en question, dénoncer l’obscurantisme, voila une épreuve de courage.
  • La précaution (en tant que doute méthodique) vaut mieux que la confiance dans tous les domaines des savoirs. En revanche, le concept (administratif) de précaution est une attitude pernicieuse qui peut nuire à la recherche scientifique.
  • La santé, et une attitude positive, c’est aussi important que l’esprit critique. S’il est déconseillé de croire n’importe quoi, croyez néanmoins en vous-mêmes.
  • Nous vivons dans un monde baigné de fantasmes et d’erreurs. S’informer relève du parcours de combattant. Préférer rester bête c’est n’avoir aucun mérite. S’informer de façon pertinente et objective s’apparente à du courage, parce que c’est un travail où la masse à analyser ne doit pas nous intimider. Ne pas réfléchir, c’est choisir d’être soumis.
  • Les spéculations intellectuelles ont été, sont et seront toujours moins crédibles que des observations ou des expériences scientifiques.
  • Une théorie en soi n’est pas une «vérité» ni LA vérité, une théorie reste toujours conjecturale, on ne pourra jamais prouver qu’elle EST exactement la copie conforme et complète de la réalité, elle n’en est qu’une approche la plus fidèle possible.
  • Une théorie scientifique gagne en crédibilité à travers des faits qui la corroborent, mais ça ne l’établit pas comme vérité. Nuance.
  • L’esprit critique ne consiste pas à nier tout en bloc. Et la science ne consiste pas à ériger des vérités immuables.
  • Les vrais surdoués, souvent anonymes, sont assez intelligents pour ne pas croire au concept fumeux de QI, tandis que les autres «surdoués» passent à la télé ou dans les journaux pour connaître leur quart d’heure de célébrité, pour célébrer surtout leur égo…
  • Grandir, c’est accepter ce qu’on ne peut plus changer. Si tout était changeable à souhait, qu’apprendrions-nous de la vie ?
  • L’information scientifique, c’est faillible. C’est comme la viande de cheval dans les lasagnes de bœuf, il ne faut pas se fier à ce qui est écrit sur les étiquettes. C’est pour cela qu’il faut toujours faire des analyses.
  • Le vrai journaliste a pour déontologie le respect de la vérité, de vérifier les sources, de rester constamment critique, de suivre l’obligation de rectifier toute information qui se révèle inexacte, et de traiter l’information sans rechercher le sensationnalisme. Il faut se souvenir que l’information, surtout les chiffres, sont faillibles et peuvent toujours contenir toutes sortes de fables, d’inexactitudes ou d’erreurs, et cela vaut la peine de tout analyser. Rien ne doit être épargné, pas même la vulgarisation scientifique qui, elle aussi, peut être sujette à caution à travers ses analogies, ses métaphores, ses faiblesses.
  • Nos amis les animaux ont plus de jugeote que certains humains rongés par la crédulité comme le ferait un cancer… C’est une évidence, les animaux sont moins c… que les humains.
  • L’attitude scientifique signifie moins de trouver des réponses qu’à se poser les bonnes questions.
  • On peut vivre la science avec passion et fascination, mais il ne faut guère céder à l’écueil du mysticisme qui dénature la science.
  • L’expression «croire une théorie» est un oxymore et un non-sens.
  • Le blasphème n’existe pas dans un état de droit. Le concept de blasphème n’existe que pour les croyants entre croyants.
  • Si on veut avoir des roses fleuries, il faut en accepter d’abord les épines.
  • Bien sûr, l’industrie du pétrole et du nucléaire ne sont pas éternelles, il faut des solutions de remplacement, c’est inévitable. Donc il faut innover, et pour cela il faut se doter d’un système éducatif fort pour qu’il y ait des ingénieurs. Il faut réformer l’éducation. Mais la situation actuelle est inquiétante : http://www.francesoir.fr/actualite/societe/l-ecole-fabrique-des-illettres-133076.html , ainsi que la baisse des effectifs dans les études universitaires dans les filières scientifiques. L’avenir de la science, de l’innovation et du génie civil est menacé…
  • Les sciences rebutent beaucoup de monde à cause de leur rigueur, et pourtant cette rigueur est nécessaire pour contrer l’écran de fumée déstabilisateur des médias de masse.
  • Les croyances sont une idéologie. La science est une méthode.
  • En science, Dieu, Schtroumpf ou la girafe cosmique, ce n’est pas une hypothèse réfutable. Une hypothèse est scientifique si seulement elle est potentiellement réfutable.
  • La religion (et encore moins les sectes), ça n’a rien à foutre dans les sciences, sinon ce serait trahir l’esprit humain, ce serait renoncer à la fois à la connaissance et à la liberté.
  • Les doctrines immuables et fixistes des religions sont des idées mortes, parce que des idées vivantes conduisent au progrès, à l’innovation, à la liberté. Ce ne sont pas les croyances qui ont nous apporté la médecine moderne, l’émancipation des femmes, l’égalité des droits pour les homosexuels, le confort électrique et l’éducation laïque, mais la volonté d’un monde plus juste, plus objectif, et plus humain.
  • Les sectes sont des escroqueries intellectuelles à combattre avec la plus sévère fermeté. Où est la liberté de croyance quand des personnes sont victimes de manipulation mentale et de maltraitances et quand elles ont perdu tout discernement ?
  • Malgré les progrès des connaissances grâce aux sciences, certains esprits crédules et influençables continue à préférer l’obscurantisme. Il est beaucoup plus facile de désintégrer un atome ou une planète qu’une croyance…
  • Le peigne fin est aux poux ce que le recul critique est aux erreurs dans les livres. Et par extension :  Le ténia est à l’anus ce que la mystification est aux imposteurs.
  • La crédulité et la naïveté font de nous des lâches.
  • L’obscurantisme pseudo-scientifique et mystique est une menace constante contre la culture scientifique et sa vulgarisation.
  • La science est fondée sur la réfutabilité, pas sur la confiance.
  • Il faut maîtriser l’information, sinon c’est la (dés)information qui se sert de nous.
  • Les pseudo-savoirs intuitifs donne l’illusion de la connaissance alors que c’est un déni de l’ignorance.
  • L’instruction se distingue du doute : il y a une différence entre absorber toute l’eau comme une éponge et tamiser le sable pour séparer les différentes tailles des grains de sable…
  • L’aveu d’ignorance lorsque les faits ne sont pas exploitables est une attitude scientifique. Oser dire avec franchise que l’on ne sait pas est plus sain que de croire que l’on sait quand en fait on ne sait pas vraiment.
  • Le criticisme et l’esprit scientifique sont l’essence même de l’expression de la liberté. Croire, c’est être manipulé par autrui et par soi.
  • Sans causalité, il n’existe ni logique ni science.
  • La vulgarisation scientifique est une activité qui est sans cesse à réinventer.
  • Ne croyez pas aux balivernes pseudo-scientifiques des charlatans, la seule croyance légitime c’est de croire en soi-même.
  • Ce sont les faits que je veux voir établis, pas les montages idéologiques et politiques.
  • Il n’y a de destin que ce que nous faisons.   (en reprenant une réplique célèbre du personnage John Connor, du film Terminator)
  • L’expérience seule est la source de toutes nos connaissances. Toute représentation et interprétation doit se faire avec prudence avec une attitude objective au moyen d’hypothèses réfutables et appuyées par des faits, en éliminant soigneusement et honnêtement toutes métaphores, toutes analogies et autres symbolismes inutiles.
  • La science n’a pas pour critère son appartenance à une culture occidentale ou orientale ou autre, ni à des nationalités, elle est à tout le monde à condition de respecter son critère qui est le principe de la réfutabilité des connaissances ! La science est dans le camp de ceux qui respectent la méthode scientifique ! La science est universelle, elle est indifférente aux origines des hommes, pourvu que les hommes respectent les critères épistémologiques de la scientificité.
  • Vous devez tous vous rendre compte par vous-mêmes que la crédulité absorbe les mensonges comme une éponge !
  • Il n’y a pas plus traître contre soi-même que les “savoirs” intuitifs qui n’utilisent ni logique ni expérimentation. Pourquoi se trahir l’esprit avec des croyances infondées ?
  • Le besoin est une quête de bien-être par l’invention de croyances anxiolytiques. La volonté est le moteur du doute, celle-là même qui nous fait constater l’étendue de notre propre ignorance.
  • Pour tromper le monde, ressemblez au monde. Pour informer le monde, soyez différents.
  • La science est amorale : elle n’est pas responsable des maux qui frappent l’humanité. Il n’y a de responsabilité que celle de l’homme, pas celle de ses outils.
  • L’un des plus grands trésors n’est pas de croire qu’il existe des vérités, mais de découvrir la vérité qui raconte qu’il n’existe pas de vérités, on ne peut avérer que la fausseté des choses, pas leur vérité. Par exemple, le théorème de Pythagore est faux… dans un repère non euclidien.
  • Au royaume des crédules, les crédules sont pauvres et les gourous sont riches. Au royaume des sceptiques, nous sommes tous égaux les uns et les autres.
  • Un esprit lucide n’habite pas un corps qui croit. Un esprit crédule n’habite pas un corps qui doute. L’esprit humain est comme un sablier qui ne peut couler que dans un sens : la crédulité se vide pour remplir la lucidité. Soyez-vous même ce sablier.
  • J’aimerais mieux faire une découverte scientifique banale et sans intérêt, voire aucune découverte du tout, que de croire une folie qui ferait de moi un imbécile heureux.
  • Le recul critique c’est comme la plongée sous-marine : c’est là au plus profond de l’eau que l’eau est la plus calme et la plus claire.
  • Pourquoi sacrifierait-on à la fois la raison et la liberté qui nous appartiennent, pour ne “gagner” que la crédulité, l’ignorance et l’obéissance aux dépends d’autrui ?
  • On ne devrait laisser personne repartir sans être mieux armé d’esprit critique, enseigner comment douter c’est offrir aux gens le moyen d’être libres et de penser objectivement par eux-mêmes. Le droit de croire ne garantit pas la liberté, puisque souvent les gens ne se servent pas de leurs croyances : ce sont les croyances qui se servent d’eux et qui les privent d’intérêt pour le réel.
  • La science n’est pas le gain de connaissances, mais la suppression du superficiel. Dans ce système par élimination on gagne utilement à perdre plus ce qui est inutile que l’on ne gagne ce qui semble utile, puisque toute connaissance est une représentation faillible du monde.
  • L’intérêt de l’information ne vient pas du fait qu’elle paraisse crédible, mais par le fait qu’elle puisse être réfutable.
  • Les connaissances ont une meilleure saveur avec le sel de l’esprit critique.
  • Les métaphores en science, ce sont comme les moustiques écrasés sur le pare-brise : plus il y en a, moins on voit la route ni ne comprend les panneaux.
  • La science n’est pas une pute, elle ne fait pas le trottoir pour se vendre. La science, ça s’aime en la draguant avec de l’esprit critique.
  • La science doit être ouverte et libre de toute contrainte ; ce n’est pas la politique ni la religion qui déterminent nos connaissances, c’est la Nature.
  • Il ne faut pas blâmer toutes les croyances, mais il faut néanmoins critiquer celles qui sont une menace liberticide et inégalitaire.
  • La vigilance doit se conjuguer avec la volonté de connaissance !
  • Nos croyances sont essentiellement une quête de bien-être mais le bien-être ne signifie pas forcément connaissance.
  • C’est être sot que recevoir un enseignement et ne pas y réfléchir. Un enseignement lui-même, aussi, peut être faux.
  • C’est être sot qu’adhérer aux croyances sur parole et à la lettre, et c’est être prudent que chercher à démystifier des croyances.
  • La vulgarisation des connaissances scientifiques ne doit pas exister sans la vulgarisation de l’esprit critique.
  • En science, on n’expérimente qu’à travers la question comment, car la question pourquoi appartient à la métaphysique.
  • Certains aiment les rêves qui font croire, moi je préfère les faits qui font réfléchir.
  • L’éveil, en pédagogie, ne consiste pas à croire ni à faire croire pour faire naître des vocations ou inspirer un quelconque intérêt. L’éveil, c’est observer et comprendre, et y trouver du plaisir.
  • Au fond, ce qui fait la valeur de la science ce sont les faits, pas les hommes.
  • La science la plus intellectuellement honnête est complètement étrangère aux distinctions honorifiques ainsi qu’aux idéologies de toute sorte. Le vrai mérite revient à la valeur réfutable des travaux scientifiques, pas à la renommée des hommes.
  • En science il n’y a pas de grands hommes, les scientifiques intellectuellement honnêtes sont égaux entre eux par leur démarche objective. En science, il n’y a que le respect de l’objectivité.
  • Le pipeau se reconnaît à l’impact émotionnel qu’il veut suggérer.
  • Wikipedia ne doit pas laisser l’objectivité céder à l’idéologie, sinon ce serait trahir sa mission encyclopédique, surtout dans un cadre propre aux sciences.
  • C’est une erreur de croire que la vulgarisation scientifique se définit comme une indépendance par rapport à la connaissance.
  • Jamais l’obscurantisme n’a servi l’intérêt public, bien au contraire.
  • Il faut avoir assez d’imagination pour trouver des hypothèses scientifiques intéressantes tout en ayant assez de prudence pour ne pas déraper dans des croyances irréfutables.
  • Aucun progrès scientifique est né d’une hypothèse irréfutable, ni du déni des faits.
  • La malhonnêteté intellectuelle profite de la misère intellectuelle.
  • L’esprit critique est un travail d’homme intellectuellement mature qui abandonne avec courage la facilité qu’est croire.
  • Une théorie scientifique est un groupe cohérent d’affirmations réfutables qui décrit et explique un phénomène observable, quantifiable et reproductible.
  • Dans un pays où la liberté est menacée, il est dangereux que l’indignation cède la place au fatalisme.
  • On ne cherche pas des faits pour prouver l’existence présupposée de X, on construit des hypothèses selon les données empiriques de X.
  • Je plains cette misère profonde qu’est la crédulité.
  • La fin du monde, pour moi, c’est la mort de l’esprit critique.
  • Mieux vaut la mort de l’obscurantisme que celle de l’esprit critique.
  • Il n’existe pas de liberté authentique sans l’esprit critique.
  • En mathématiques, la vitesse est l’ennemie de l’exactitude. La hâte augmente sensiblement le risque d’erreurs. Il faut prendre son temps pour bien faire.
  • Les mystères sont les choses existantes qui n’ont pas encore été découvertes, ou la croyance en des choses inexistantes qui ne sont pas à découvrir.
  • Aucun astrologue ne vous prédira l’horoscope des astronautes qui marchent sur la lune, ni ne vous dressera le thème astral de tout individu né aux pôles géographiques…
  • Le doute est une nécessité de la connaissance et de son évolution.
  • Si croire pouvait créer des réalités, le monde qui nous entoure nous paraîtrait plus absurde qu’il ne l’est.
  • Il existe une distinction stricte entre la science authentique, la pseudo-science et la science-fiction.
  • En science comme en démocratie, toute information doit avoir la possibilité d’être réfutable et libre, sinon ce n’est ni de l’information, ni de la liberté.
  • En science, on sait ou ou ne sait pas, mais on ne croit pas.
  • Un psychanalyse, c’est une sorte d’éleveur de pigeons. Tous ces roucoulements, c’est assourdissant.😉
  • Je n’ai rencontré l’infini qu’à 3 occasions : la connerie humaine (c’est évident), dans les mathématiques (Georg Cantor), et la beauté féminine…

Quels vers :

Les miracles apparents ne sont que d’heureux hasards.
Ce serait trop oublier les malheureux avatars.