Former à l’esprit critique, oui mais…

Selon le synopsis d’un documentaire TV, une prof veut forger des esprits critiques chez des élèves qui préparent leur bac. Mais le problème ici est l’utilisation de la sophrologie, une discipline alternative qui n’est ni définie ni reconnue dans le cadre du code de la santé publique.

La littérature scientifique portant sur la sophrologie a mis en évidence la pauvreté des études cliniques sur ce sujet, et l’absence d’effet positif avéré. Les «recherches» sur la sophrologie sont principalement le fruit de praticiens désirant promouvoir leur discipline par des études non-scientifiques, publiées généralement en marge des canaux scientifiques (les fake news «scientifiques», ça existe, hélas, et ça pullule), mais régulièrement brandies comme arguments par les sophrologues et ses partisans. On peut dire en évidence le fait que la sophrologie est aujourd’hui une tradition principalement française, quasiment inexistante dans les autres pays. La sophrologie est une pseudo-science et une pseudo-médecine.

Le métier de sophrologue n’est pas réglementé et son exercice est libre en France (« accessible sans diplôme particulier » selon la fiche Rome K1103 de Pôle Emploi). Il est bien de rappeler que ce genre de praticien ne peut légalement procéder à aucun acte médical, tel que le diagnostic, la thérapie ou la prescription de médicaments, et encourt le cas échéant des poursuites pour exercice illégal de la médecine. L’utilisation de la sophrologie par des médecins contrevient selon un rapport de l’Assemblée Nationale au code de déontologie médicale.

Concernant le concours d’éloquence : savoir bien parler en public est un atout, à condition que les arguments exprimés avec un vocabulaire suffisamment riche suivent une démarche rationnelle et objectivement étayée, condition essentielle pour se questionner utilement sur le monde qui nous entoure (aussi bien dans le domaine des sciences que dans le domaine des faits de société ou celui de la politique).

Apprendre à prendre confiance en soi pour être éloquent en public et participer à des débats, c’est dompter efficacement la timidité ou réduire peu à peu l’inexpérience de l’art oratoire. Mais ce n’est pas avec des moyens pseudo-scientifiques comme la sophrologie que l’on atteindra efficacement ce but…

Plutôt que me réjouir, avoir lu le synopsis de ce documentaire suscite mon inquiétude. Mêler le vrai et le faux (ici par l’infiltration de la sophrologie comme méthode) peut être plus dangereux que le faux. Dans le contexte de l’esprit critique, la première question à se poser est : «est-ce que la sophrologie a des bases scientifiquement étayées ?». Cette question est pourtant essentielle si on veut prétendre développer un environnement sain et basé sur la raison et l’esprit critique.

Vouloir forger des esprits critiques tout en promouvant la sophrologie est un paradoxe, une contradiction. Cela crée un certain malaise. C’est comme vouloir faire de l’astrologie «scientifique» (ou de la physiognomonie «scientifique») alors qu’elle n’a absolument rien de scientifique. Je ne comprends pas…

 

John Philip C. Manson, le 19 février 2019

Enseignement : les sciences malmenées

 

Résumé du premier lien ci-dessus :

Environ 50 % des élèves de l’école primaire ont fait un peu de science avant d’entrer en classe de sixième. Ce qui veut dire en creux qu’un nouveau collégien sur deux, sauf à l’avoir appris en dehors de l’école, n’a aucune idée de la place de la Terre dans l’univers, ignore que le berceau de l’humanité se trouve quelque part en Afrique et serait bien en peine d’expliquer en quoi consiste cet énigmatique « effet de serre ».

 

 

  • « Savoir lire, écrire et compter est indispensable mais ne suffit pas. L’école doit aussi apprendre aux enfants, dès le plus jeune âge, à raisonner. »  (Pierre Léna)
  • « […] la mathématique est la première discipline à souffrir en cas de dégradation du système éducatif » (Cédric Villani)

Hollande annonce un milliard d’euros sur 3 ans pour le numérique à l’école

 

Hollande annonce un milliard d’euros sur 3 ans pour le numérique à l’école…

Est-ce vraiment nécessaire ?

Mieux auraient valu d’autres initiatives comme les exemples suivants :

  • Mieux encadrer la formation des enseignants. Il paraît que la France est touchée par la pénurie de profs de maths…
  • Subventionner les centres de formation professionnelle car ils ne sont plus subventionnés (le nombre d’apprentis est en diminution, c’est inquiétant).
  • La défense nationale manque de moyens pour entretenir son matériel. Mieux vaudrait garder efficacement notre pays en sécurité…
  • Trouver une vraie solution pour venir au secours des artisans écrasés par les charges sociales et fiscales. Il y a longtemps que ça dure.
  • Dans certaines petites communes, des écoles sont fermées… (on voit ça assez souvent au JT de TF1) Ce qui n’arrange pas les parents…
  • Donner des moyens humains, matériels et techniques aux hôpitaux qui sont débordés aux urgences (la faute aux 35 heures hebdomadaires ?), et qui manquent souvent de lits. Ce n’est pas normal d’attendre des heures aux urgences, sans voir un médecin, quand on a l’appendicite…
  • Dans les écoles, doter les classes de bibliothèques contenant des encyclopédies illustrées (en livres), c’est mieux que lire les conneries habituelles que l’on trouve parfois dans Wikipedia.
  • D’année en année, les livres d’Histoire sont peu à peu vidés de leur contenu : autrefois très illustrés et bien documentés, on ne verra plus François Rabelais par exemple… Pourquoi tout simplifier et tout alléger ? Les élèves sont-ils un troupeau de moutons ? C’est grave… A cette cadence, ils vont finir par supprimer les maths… L’école se vide de sa substance, j’espère que vous avez une bibliothèque chez vous pour qu’elle serve à vos gosses, sinon quelle culture leur restera t-il ?…

Il est clairement anormal de sacrifier les secteurs de la santé, de l’éducation et du travail sous prétexte de proposer des plans inutiles comme le numérique à l’école. Mieux vaudrait d’abord aider les écoliers à améliorer leurs aptitudes scolaires car franchement quand on voit l’orthographe de la plupart des jeunes, on se demande si parmi eux, il y en ait qui développent la vocation de devenir prof de français…

Notre président veut distribuer des ordinateurs et des tablettes numériques dans les écoles… D’autres débattent sur l’enseignement du latin et du grec… C’est sympa, mais cela n’apporte aucun progrès. Et l’on a vu qu’il existe d’autres priorités. A quoi sert-il d’accéder à des jouets technologiques dans un cadre scolaire quand l’on est illettré sans remédier à ce problème précis ? C’est la méthode qu’il faut réformer (au diable la méthode globale !), pas le support d’apprentissage (changer les livres et les cahiers par du numérique n’améliorera pas les compétences élémentaires des élèves). Pourquoi ne pas plutôt distribuer des dictionnaires (afin d’aider ainsi à sauver l’industrie du livre qui est déjà menacée par l’essor d’internet) ?


© 2015 John Philip C. Manson

La théorie de la relativité sera enseignée dès l’école primaire

Apparemment, la théorie de la Relativité sera enseignée dès le CM1 à la rentrée 2015-2016.

Si cela permet de comprendre les bases scientifiques d’une théorie très mal connue du public (tout comme la physique quantique, elle-même aussi très mal comprise), cela peut être utile.

Mais peut-on expliquer la relativité d’Einstein sans enseigner les bases de la relativité galiléenne ? J’en doute.

Lorsque j’étais en Terminale dans une filière scientifique, la relativité d’Einstein a été à peine évoquée en cours… J’ai cependant pu entendre parler de physique quantique, avec quelques références comme Max Planck, Schrödinger, de Broglie, Niels Bohr… Mais j’aurais personnellement préféré que ces sujets aient été plus approfondis, à mon goût. Sinon, à quoi servirait-il d’apprendre les sciences si l’on ne vient pas à l’essentiel ? Ce sont mes lectures extra-scolaires qui m’ont appris tout sur Einstein, parce que le sujet m’intéressait fortement. En dehors des lectures hors scolarité, les élèves ont très vaguement entendu parler de la théorie d’Einstein, mais savent qu’Einstein est connu, mais sans savoir franchement de quoi parle sa théorie…

Je suis d’accord sur ce constat : L’enseignement des bases de la physique moderne a pris un retard considérable en France. Il est vrai que, en regard des progrès de la science au cours du vingtième siècle, la théorie de la  relativité et la physique quantique paraissent comme entourées d’un secret mandarinal. Il est utile de connaître quelques notions précises, sans forcément être un spécialiste ni être un mathématicien chevronné.

Mais là, stupeur, il y a quelque chose que je ne comprends pas très bien. quel intérêt d’enseigner la théorie d’Einstein à l’école primaire, quand d’emblée il est déjà assez difficile de la comprendre et la maîtriser en Terminale ? Au lycée et à l’université, les professeurs de mathématiques et ceux de physique maîtrisent eux-mêmes bien ce thème, mais j’exprime mon scepticisme quant à l’efficacité du nouveau dispositif à l’école primaire, en rappelant au passage que les instituteurs ont souvent suivi un cursus littéraire plutôt qu’un cursus scientifique…Un terrain malheureusement idéal pour risquer de faire de la mauvaise vulgarisation scientifique.

Vers 2005 ou 2006, j’ai pu lire un cours sur l’astronomie pour une classe de CM2, un cours bâclé, j’y ai lu des trucs ahurissants : par exemple, « Le soleil est né grâce à des nuages de poussières d’étoile et des nuages de gaz carbonique. » Voir archive ici : http://www.archivum.info/fr.sci.geosciences/2005-11/00026/Re-Cours-pour–l-ve-de-cm2.html Alors qu’en fait le soleil est composé majoritairement d’hydrogène et d’hélium… Voila ce qui arrive quand on confie un sujet scientifique à un enseignant qui n’a pas été formé via une filière scientifique…

La vulgarisation des sciences est un métier difficile. Il est souvent dur d’expliquer la théorie de la relativité à des élèves de Terminale, et la difficulté est fortement accentuée si la théorie est expliquée à des élèves de CM1, en simplifiant au mieux la théorie tout en prenant le soin rigoureux de ne pas dénaturer ni trahir ce que dit la théorie après avoir élaboré un contenu simplifié. Encore pire si l’instituteur ne maîtrise pas très bien les sciences si l’enseignant a eu une formation littéraire plutôt que scientifique…

Je suis sceptique sur les réformes nouvelles. L’on a constaté avec effarement que le niveau des maths a diminué, quand on a vu la polémique à propos du sujet du Bac de mathématiques en 2014… Il faudrait d’abord consolider la maîtrise des maths et la maîtrise de la langue française. Voir ici : https://jpcmanson.wordpress.com/2014/06/20/la-session-2014-de-lepreuve-de-maths-du-bac-un-carnage/

Concernant la théorie d’Einstein, il faudrait la présenter de façon attrayante pour susciter une forte curiosité qui incite les élèves à développer leurs raisonnements, et les inciter à faire des recherches et des calculs. Cela vaut pour des élèves de Terminale.

L’école primaire est d’une importance fondamentale : on y apprend les bases de la lecture, de l’écriture et du calcul. Enseigner la théorie d’Einstein en CM1 est sûrement prématuré, mais cela n’empêche pas de résumer la théorie de façon à créer des vocations scientifiques, c’est le point le plus important. Il serait opportun notamment d’expliquer ce qu’est la physique quantique, qui est une théorie scientifique de la physique, appuyée par des faits, dont le fond concerne la dynamique des particules subatomiques, et qui n’a rien à voir avec le mysticisme, ni avec la spiritualité ou la médecine ou la religion ou la science-fiction (la physique quantique est dénaturée et récupérée par la secte New Age, une forme de propagande existe via Internet à travers certaines vidéos pseudoscientifiques). Expliquer ce que sont exactement certaines théories scientifiques auprès d’élèves de CM1 permettrait d’éviter des malentendus conceptuels et d’éviter certaines dérives…

Le risque à éviter concernant le CM1, c’est de parler de théories scientifiques en les présentant maladroitement comme compliquées et insolubles, rebutantes, chiantes… Il ne faut pas prendre le risque de dégoûter les élèves des mathématiques et des sciences pour longtemps, cela ne ferait qu’aggraver la crise des vocations scientifiques… Il faut du temps pour apprendre. Brûler les étapes découragerait les élèves qui ne sont pas préparés à un tel contraste entre leur niveau et celui d’élèves de Terminale…

Cela se discute : les décisions en matière de pédagogie sont-elles déconnectés des réalités et des véritables priorités ?

Plus efficace que ls gousses d’ail, l’eau bénite, le crucifix et le soleil levant ? Une page remplie de mathématiques ! Redoutable contre les vampires et les gens normaux… Effet de recul immédiat.

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Copyright 2015 John Philip C. Manson

N’importe quoi…

Journée spéciale que celle d’aujourd’hui, ce premier avril.

Oh putain… De l’empathie pour rééquilibrer le climat global ? La théorie Gaïa ? L’hormone du bien-être ? Fumer de l’herbe aussi pendant qu’on y est ? C’est une idéologie, une religion, ce n’est plus de la science. C’est n’importe quoi… Le pire serait d’entendre annoncer que ce n’était pas un poisson d’avril… Mais j’en ai déjà vu, des dérives, grosses comme des couleuvres…

Flash back sur tout ce que j’ai analysé depuis 2007 : les inexactitudes, les erreurs, les omissions, les contre-vérités et autres mystifications que j’ai dénoncées, ce sont des choses qui n’arrivent pas spécialement le premier avril, ça arrive tous les jours. Des âneries auxquelles presque tout le monde croient, par manque de recul critique… Selon moi, des poissons d’avril, j’en vois pratiquement toute l’année ; le monde scientifique et connexe, notamment à travers le journalisme approximatif concernant les thèmes scientifiques, c’est un éternel bêtisier.

À partir de la fin de ce mois, avril/mai 2014, mon blog verra son activité suspendue ou très ralentie. C’est prévu depuis plus d’un an, et je l’avais annoncé fin décembre dernier. Mon projet professionnel qui est en train de se mettre en place va occuper tout mon temps libre. Mon activité de blogueur depuis avril 2007 m’a apporté autant de plaisir que de prise de tête… Un «au revoir» ou un adieu, je ne tranche pas quelle issue ce sera. Je me dis que le temps est venu de s’occuper l’esprit à d’autres choses. Mon métier sur le point de commencer portera sur du concret au service des gens qui le veulent, tandis que mon blog actuel était un loisir dans lequel j’ai souvent pensé que je perdais mon temps auprès de gens inintéressés.

Peut-on convaincre tout le monde à faire l’effort d’esprit critique ? Ou la vraie question serait-elle plutôt : pourquoi laisse t-on entretenir la crédulité, l’ignorance et la déraison malgré la modernité des moyens efficaces dont nous disposons actuellement (écoles, internet, bibliothèques publiques…) ? Je pense que l’éducation traverse une crise. Il faut encourager les activités extrascolaires qui forment à l’éveil critique. Bon sang ! La France n’a pas vocation à engendrer des générations de moutons… Enfin, peut-être… C’est inquiétant. L’avenir est vraiment inquiétant. Je ne crois pas que l’on doit rester indifférents quand un élève sur 5 présente un problème d’illettrisme au collège à notre époque. Pas seulement l’illettrisme, mais aussi les difficultés dans les maths, même les règles élémentaires de calcul. Je constate personnellement une différence préoccupante entre les cahiers d’élèves d’il y a 25 ou 30 années et les cahiers des élèves actuels. Il existe un réel problème. On ne devrait pas gâcher la scolarité des jeunes, sinon ça peut avoir des répercussions sur leur avenir. Quel avenir ? Il ne faut pas compter sur les institutions de l’État, l’avenir il faut le construire soi-même dans cette Europe en crise. C’est le bordel avec ce siècle qui commençait à peine… Mieux vaut bien avoir les nerfs solides à notre époque vérolée par les charlatans et les petits chefs sadiques qui font pression contre leurs employés. Après l’euphorie des Années Folles dans les années 1920, maintenant l’aliénation avec les Années connes ? «Le changement c’est maintenant», il paraît. Mieux vaut compter sur vous-mêmes que sur l’espoir des promesses et des réformes pendant que vous êtes rackettés de partout. Par exemple, l’écotaxe, puis la réforme qui visait à supprimer le statut des auto-entrepreneurs, ça a failli devenir une catastrophe, mais on n’est pas complètement tirés d’affaire, et en plus les partis politiques derrière les politicards candidats aux récentes élections municipales ont même cru que le peuple allait leur dire «merci» ??? Les défaites subies par certains étaient prévisibles, le ras-le-bol dure depuis longtemps. D’où le vote-sanction par les citoyens désabusés. Les entreprises françaises (TPE, PME, AE) ont beaucoup de mal à s’installer et se développer, elles sont accablées de charges et de taxes. Le danger est l’ascension d’un certain parti aux idées très nationales… Ça va de mal en pis…

La question à se poser : comment construire l’avenir sans se faire rouler dans la farine ? L’esprit critique ne doit pas servir que pour les sciences, mais à la politique aussi. Les sciences (et l’éducation en général), la politique et le marché économique, ce sont des points vitaux de la société. Le sectarisme entretenant l’ignorance et l’obéissance des peuples, la dictature politique, une crise économique mondiale majeure, voila des choses auxquelles on doit faire de la prévention. Mieux vaut prévenir que guérir. Car quand le mal est là, il n’est pas toujours possible de se sortir du merdier…

Il faut faire confiance à la jeunesse, leur livrer un enseignement qui supplée celui de l’école faillible, et donner aux jeunes la possibilité de se rendre intellectuellement indépendants et curieux d’esprit. C’est ne pas avoir d’avenir quand la jeunesse reste sans soutien, sans confiance, sans culture… Je ne me limite pas aux professions libérales mais à tous les corps de métiers, il faut aussi valoriser les métiers manuels. On ne construit l’avenir qu’avec des moyens et surtout un investissement de soi, et c’est pourquoi il est vital de susciter des vocations scientifiques lorsque l’on sait qu’en France les effectifs universitaires dans le domaine des sciences a diminué de moitié depuis les 20 dernières années.

Quand mon blog s’arrêtera, il sera vite oublié. Ce sera comme si je n’avais rien dit. Je ne me fais aucune illusion. Moi, je m’en fous de la popularité, ce n’est pas mon truc, je déteste même ça. J’ai juste montré une voie d’investigation qui se distingue de la lecture crédule des informations à travers les divers médias. Le journalisme, quand celui-ci se mêle de sujets compliqués comme les sciences, se mêle souvent les pinceaux. J’ai montré que les infos à connotation scientifique sont souvent biaisées. Depuis les années 90, et notamment avec l’essor d’internet, la vulgarisation scientifique est à recadrer et à replacer dans son contexte. Il fallait montrer cette réalité, pour tenter de provoquer un déclic chez autrui. Je ne sais pas si j’ai pu convaincre des personnes qui étaient crédules jusqu’à présent, mais j’entre dans une période où je dois faire autre chose. Je n’ai aucun regret dans ce changement.

 

© 2014 John Philip C. Manson

 

 

P.S. :  Ça fait chier ce changement d’heure pour passer à l’heure d’été, tout le monde râle à ce sujet, où est la démocratie dans cette mode inutile et complètement injustifiée que les oligarches nous imposent ?

L’expérimentation scientifique, un échec

Je découvre quelque chose sur Yahoo qui confirme ce que je pensais au sujet de l’enseignement des sciences.

Voici une copie d’écran :

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Autre copie d’écran :

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Les lycéens savent résoudre des exercices vus dans des livres, après avoir suivi un cours sur des connaissances de base. Les livres scolaires sont alors assimilables à des vérités immuables prédigérées. Mais les livres ne sont qu’un moyen indirect d’accès aux connaissances scientifiques. On ne devrait connaître que ce que on a expérimenté soi-même. La démarche scientifique est l’expérimentation : on observe des phénomènes et on réalise des mesures quantitatives, on teste des hypothèses. La science c’est cela. Mais réduire la science à des cours dirigés par des livres, c’est dénaturer ce qu’est vraiment la science. On ôte aux lycéens l’accès aux définitions de base de ce qu’est la science. Ainsi je ne suis pas étonné dans un pareil contexte que les lycéens soient si démunis quand leur professeur leur demande de réaliser un devoir basé sur des exemples de démarche scientifique. Parce que les élèves, bien qu’ils sachent faire des exercices classiques, ne savent pas ce qu’est la science par définition, à travers les critères épistémologiques. C’est une lacune que l’Éducation Nationale devrait s’efforcer de combler… Avant même d’enseigner certaines théories scientifiques, l’école devrait d’abord décrire en quoi consiste la méthode scientifique et inciter les élèves à expérimenter eux-mêmes !

© 2013 John Philip C. Manson

Évaluation de l’esprit critique dans une classe de Seconde en cours de physique/chimie

 

En résumé, certain(e)s enseignant(e)s de physique-chimie tentent d’aiguiser le sens critique de leurs élèves en saupoudrant quelques notions d’esprit critique dans leurs cours.

Une évaluation de l’esprit critique des élèves de Seconde fut réalisée, et la situation n’est guère réjouissante :  http://cortecs.org/images/stories/ExTP/CorteX_cyclezetetique_MP.pdf

Dans ce document PDF indiqué ci-dessus, on constate que les élèves ont des croyances diverses envers le paranormal et les pseudo-sciences. Mais on constate aussi l’incapacité des élèves à distinguer entre la science et la non-science. Cela est l’indice, selon moi, de l’existence de graves lacunes dans l’enseignement des sciences au collège.

L’école primaire a enseigné pendant de longues générations les notions élémentaires que sont la lecture, l’écriture et le calcul. Mais les bases de l’esprit critique sont quasiment absentes dans l’enseignement des sciences, ou (parfois) enseignées de façon plutôt tardive. Il faut réparer cette injustice. Avec la progression de l’obscurantisme et des sectes, c’est criminel de fabriquer des générations de moutons. Il faut préparer les jeunes à réfléchir rationnellement par eux-mêmes. Nos libertés, comme celles des générations futures, dépendent de notre capacité au recul critique.

 

 

© 2012 John Philip C. Manson

Comment devrait être le programme de chimie ?

Comment devrait être le programme de chimie dans l’enseignement secondaire ?

Si les maths ont une place importante dans les sciences, il existe des choses qu’il faut encourager : l’expérimentation scientifique.

En chimie, comme en physique, beaucoup de temps est attribué aux notions théoriques. La pratique, en chimie STL (sciences et techniques de laboratoire), se résume à réaliser des préparations de produits chimiques (c’est-à-dire des synthèses), bref on réalise des distillations, des dosages acido-basiques, des pesées. Ce sont les bases élémentaires nécessaires. Mais il manque quelque chose d’essentiel qui fait la valeur de la science : on formule des hypothèses, et on les vérifie en réalisant des expériences. Cette démarche n’est pas vraiment approfondie en classe.

L’expérimentation scientifique permet d’améliorer l’attitude critique et la rigueur sur des problématiques de nature scientifique. Ça incite à vérifier par des expériences que de se contenter d’idées-reçues entretenues par les médias pas toujours très rationnels et malheureusement trop sensationnalistes.

Des initiatives, comme par exemple la «main à la pâte» dès l’école primaire, grâce à Georges Charpak, voila une bonne démarche.

Actuellement, au lycée, les élèves suivent des cours sur les notions théoriques, puis ils font des synthèses chimiques en laboratoire en suivant une procédure à suivre. Cela prépare pour des métiers comme laborantin (pour faire des analyses, notamment la chromatographie) ou comme agent de production dans une usine. Mais la France a aussi besoin de chercheurs, et il faudrait favoriser l’expérimentation scientifique à partir d’hypothèses posées par les élèves.

Il n’y a pas que les sciences qui ont besoin d’un coup de pouce. Les cours de français aussi. Il faut une réforme active pour faire reculer les difficultés liées à l’illettrisme. D’après le journal L’Express, 100 000 jeunes chaque année sortent de l’école à 16 ans en ne sachant presque pas lire. http://www.lexpress.fr/actualite/societe/education/echec-scolaire-le-systeme-scolaire-n-offre-pas-de-place-aux-parents_1100319.html

 

© 2012 John Philip C. Manson

L’échec de la communication scientifique

Liens connexes :

La science actuelle souffre d’un gros problème de communication à travers la vulgarisation. Tout le problème, ou la majeure partie, prend sa source dans la médiatisation. J’observe un fossé entre les professionnels de la science et les vulgarisateurs amateurs avec le grand public. Néanmoins il existe des émissions de vulgarisation intéressantes, comme «C’est pas sorcier» sur France 3, ainsi que l’émission «Prouve-le» sur la chaîne Gulli. Ces exceptions montrent l’insuffisance d’émissions de vulgarisation scientifiques.

D’un côté, il y a ceux qui savent chercher et trouver, c’est le travail ou la passion de ceux qui s’adonnent à la science. Mais qui ne savent pas forcément communiquer.

D’un autre côté, il y a les orateurs habiles, ceux qui savent capter l’attention des foules, qui savent utiliser les médias à leur profit. Mais un grand charisme journalistique ou télévisuel ne signifie pas forcément des compétences en sciences… À mon avis, il manque trop de journalistes scientifiques pour les sujets scientifiques traités, tout me paraît confié à des personnes plus littéraires de formation plutôt qu’étant de formation scientifique.

Réunir ces deux facettes (la maîtrise des sciences + la communication) est un atout imparable. Savoir communiquer la science, partager une passion et des connaissances, et faire naître des vocations, voila une qualité rare. Qui a ce talent parmi nos contemporains ? Je me souviens de Michel Chevalet comme d’un journaliste scientifique brillant, avec sa fameuse phrase qui a marqué durablement les mémoires : «Comment ça marche ?». Sans oublier Richard Feynman, professeur et prix Nobel de physique, il a publié des livres qui font de lui un grand vulgarisateur scientifique. Ils ont mon éternelle reconnaissance.

À l’opposé de la démarche honnête et louable des vulgarisateurs scientifiques, il existe une autre facette, le côté obscur de la science. Bien souvent, la véritable information scientifique donnée par les travaux de vulgarisation est noyée dans une grande masse de désinformation et de déformation de la «vérité» scientifique. Cette noyade a pour cause l’utilisation outrancière et efficace des médias par des individus qui ne montrent pas ce qu’ils sont vraiment : des imposteurs.

L’imposture en science se reconnaît aisément : un imposteur publie des croyances, ou des thèses philosophiques ou métaphysiques, ou des considérations pseudo-scientifiques et fait abusivement passer celles-ci pour de la vraie science en utilisant le plus souvent possible les médias (TV, radio, internet, presse…) comme s’il recherchait la reconnaissance, l’admiration et l’amour du public et sans jamais passer par une publication scientifique à comité de lecture comme arxiv.org, sciencemag.org, pourlascience.fr, cnrs.fr, cern.ch…

Bref, en dehors du circuit scientifique, les théories sont sans garantie. Les comités de lecture par des pairs sont un garde-fou afin de préserver la science de divers abus. Cela réduit ainsi de beaucoup le risque d’erreurs, mais l’absence absolue d’erreurs est un mythe. Comme l’argument d’autorité n’est pas un critère de scientificité, cela veut dire qu’une référence ayant un statut scientifique crédible ne signifie pas qu’elle soit exempte d’erreur, ni qu’elle soit dispensée de toute critique et de réfutabilité. Ne jamais oublier ça… Même le système de régulation dans la communauté scientifique a ses failles, notamment via l’attribution controversée de thèses (cf. Mme Tessier, astrologue, à la Sorbonne ; et l’affaire des célèbres frères B.)

L’imposture scientifique se reconnaît dans son impossibilité ou son refus de se soumettre à la réfutabilité des affirmations que l’imposture prétend. L’imposture se reconnaît aussi à son langage flou, abscons, à l’utilisation d’anecdote et de témoignages, ainsi que par l’absence de référence directe à des faits.

La confusion du public entre la vraie science et l’imposture vient de ce que le grand public ne comprend pas ce que les scientifiques racontent, tout simplement parce que souvent le grand public n’a pas les bases requises pour comprendre les sujets scientifiques abordés. Quand la chimie ou la physique ne passionnent pas forcément les jeunes, les sciences sont rapidement oubliées avec le temps qui passe, abandonnées comme de vagues souvenirs. L’école ne sait pas susciter l’éveil ou la curiosité, ni des vocations scientifiques. L’école ne sait, encore moins, éveiller à un recul critique et analytique, et ça ne fait qu’accroître l’abîme.

Pour exemple, quand le web fait une propagande médiatique sur le moteur Pantone, l’attitude du public est souvent l’absorption passive et crédule de l’info, sans la moindre attitude sceptique, en prenant même (à tort) l’info pour vraie, comme ça. D’une part, le niveau scientifique requis pour comprendre pourquoi le moteur Pantone ne peut pas marcher est celui du lycée (niveau 1ère ou Terminale S), mais pourtant, de nos jours, beaucoup de gens passent leur Bac (et avec statistiquement plus de 85% de succès)…

Ou le grand public est crédule, ou il n’a aucune envie de comprendre comment ça marche parce que ça ne l’intéresse pas. Quand une chose intéresse quelqu’un, la personne cherche à comprendre tous les mécanismes, à essayer et à explorer. Un bidouilleur en informatique qui s’intéresse aux ordinateurs et à la programmation finit par cumuler de grandes connaissances à travers son expérience du domaine. Pour un passionné de mobylettes ou de motos, c’est pareil, il devient souvent un bon mécanicien car il aura tout appris à démonter et monter et réparer par lui-même ces mécaniques. Pareil pour un maître verrier qui apprend à sculpter dans le cristal.
Mais lorsqu’un thème excite les passions et provoque l’émerveillement chez autrui, mais sans que ces personnes ne s’y intéressent pour en savoir plus, de façon concrète, ce n’est pas de la curiosité ni de l’éveil actif, c’est de la crédulité passive.

Pour le grand public, la science se résume à devoir faire rêver avec des mots. Et moins le public comprend, à travers des mots compliqués, mieux le mystère capte leur émotion pour leur procurer une sorte de bien-être quasi-spirituel. Et dans cet état d’esprit troublé, le public trouve ça génial, mais sans vraiment avoir saisi le sens correct et adapté des mots scientifiques.
Il faut rester prudent en se souvenant que la science n’a pas à s’adapter au grand public pour faire connaître ses travaux, c’est au public qui doit s’efforcer de s’adapter à la science pour la comprendre. Si le grand public veut comprendre, il lui faudra d’abord s’instruire en apprenant à connaître les bases élémentaires nécessaires qui concernent les différentes sciences. J’ai longtemps connu les bases des théories scientifiques avant même de connaître les critères épistémologiques de la scientificité, c’est un peu comme mettre la charrue avant les bœufs (qui peut conduire à des absurdités si l’on n’y fait pas gaffe), mais l’essentiel c’est de connaître autant les critères de la science que les bases des théories scientifiques.

Interpréter soi-même des théories scientifiques avec son propre vocabulaire, mais sans connaître les définitions précises des mots du jargon scientifique, voila ce qui est à l’origine des délires mystiques et/ou pseudo-scientifiques des adeptes de la mouvance New Age, cette secte qui mélange abusivement les sciences avec les courants spirituels pour mieux tromper. La rigueur dans le respect des critères épistémologiques qui définissent la science est ce qui conduit à une attitude scientifique saine, ouverte et objective, sans intrusion idéologique de l’irrationnel, de l’imaginaire, de la politique et du spirituel, et des comportements émotionnels en général.

La vulgarisation scientifique ne consiste pas à simplifier ni à introduire des raccourcis, ni à faire du sensationnalisme. S’engager dans la voie de la simplification par des raccourcis réducteurs c’est conduire à un non-sens, une dénaturation dangereuse de la science, et le public croira comprendre, il croira s’instruire, et le cumul des simplifications et des raccourcis fait que les métaphores et les analogies ne correspondent pas au sens du thème scientifique qu’elles étaient sensées expliquer et décrire. Et plus cette simplification est importante avec le temps, devenue une habitude et un standard, plus les connaissances apparentes et vagues constitueront un désastre intellectuel et un échec didactique… Sans recul critique, tout type d’instruction est un gâchis. Mais c’est heureusement réversible, parfois, quand les gens trouvent le courage de TOUT remettre leurs acquis en question, en devant tout réapprendre par eux-mêmes avec un nouvel outil d’analyse : l’esprit critique.

 Le public se distingue par 3 types d’attitudes :

  1. Les indifférents et les désinvoltes (du style : «bof, j’m’en fous de tout»). C’est leur droit. L’ignorance n’est pas un mal quand il n’y a pas d’idéologie ni de croyances derrière.
  2. Les avaleurs de couleuvres (du style : «hey, c’est passé à la TV donc c’est vrai : la marmotte elle met le chocolat dans le papier alu»). Eux doivent faire un très gros effort d’adaptation au réel…
  3. Les sceptiques (du style : «je gratte le vernis, je creuse, je pioche, je vérifie la marchandise, mouarfff iconsceptique.gif je m’en doutais t’es un escroc !»). But de l’évolution intellectuelle.

L’idéal est que le droit à l’ignorance et à la croyance doit s’équilibrer avec le devoir de s’informer objectivement.

À ces trois types d’attitudes, il faut y adjoindre divers comportements opposés :

  1. Ceux qui vendent des couleuvres (du style : «voici mon livre qui contient la Vérité hypercosmique sur le secret de la Création, bon ça fait 25 € merci ô pigeon…»)
  2. Ceux qui vulgarisent la science, avec conscience professionnelle et déontologie (du style : «Comment ça marche ? Voila je vous explique des trucs concrets avec l’appui d’expériences et des données quantitatives expérimentales, et en formulant des hypothèses réfutables donc testables par l’expérimentation ou l’observation»)
  3. Ceux qui rendent la science vulgaire, en la dénaturant, et en lui ôtant tout son sens (du style : «je ne comprends rien en science mais je vous expliquerai tous les secrets du pré-Univers qui a existé avant l’apparition de l’espace-temps, et dans l’univers rien n’est impossiiiiible»)
  4. Le cas n°1 peut coïncider parfois avec le cas n°3…
  5. Le cas n°2 est strictement distinct des autres cas. On ne peut pas être à la fois un honnête vulgarisateur et un odieux imposteur, ou alors il faut vraiment être sournois pour mélanger le vrai et le faux…

Pour conclure :

  • Les meilleurs vulgarisateurs scientifiques sont ceux qui enseignent les bases des théories scientifiques et qui enseignent les définitions des mots du jargon scientifique, et qui donnent des définitions précises de ce qu’est la scientificité et la méthode scientifique.
  • Quiconque veut comprendre des travaux scientifiques, de chimie par exemple, doit nécessairement connaître les bases de la chimie. C’est le strict minimum. La compréhension est impossible sans un minimum de notions élémentaires. Sans ces notions, toute interprétation du jargon scientifique lu conduit toujours à des inepties.
  • La science n’est pas de la culture, c’est-à-dire qu’elle ne consiste pas à mémoriser des lectures diverses ni à les utiliser comme étant des vérités fixes et définitives, voire comme un roman. La culture scientifique a un socle qui est la connaissance des bases théoriques ainsi que la connaissance des critères de la scientificité (la définition de la science). Mais pour le reste, c’est-à-dire les travaux scientifiques, la publication de recherches, ce qui est le critère le plus important c’est la démarche critique et le raisonnement (appuyés par les notions de base)
  • Au lieu de vulgariser la science, il faudrait s’efforcer de faire faire des sciences quand cela est possible, afin de donner aux gens le goût du raisonnement et de la recherche par eux-mêmes à travers des expériences et des observations. Aujourd’hui, il existe un mépris honteux envers le grand public parce que le message scientifique est souvent dénaturé et déformé. Parfois même à la limite de la malhonnêteté, surtout par le journalisme peu déontologique sur certains portails du web quand ceux-ci prétendent être un relais pour faire connaître des sciences qui, pour ces médias, se résument douteusement et abusivement à la climatologie et les secteurs de l’énergie, voire le paranormal quand l’occasion se présente… Et il existe aussi un mépris du public pour les sciences qu’ils connaissent finalement mal (il n’y a qu’à examiner un forum classique du web pour en évaluer le niveau scientifique général). Par exemple, je me souviens des gros délires qui ont été proférés à la fois par les journalistes et par les internautes à propos du LHC du CERN, répandant ainsi des rumeurs ineptes de fin du monde (par ignorance, crédulité ou par hostilité idéologique au projet). De plus, un bon nombre d’articles écolos du web présentent une quantification de l’impact en CO2 selon divers comportements consuméristes, mais une vérification par calculs montrent que ces articles sont souvent faux (http://jpmanson.unblog.fr/2011/09/21/megaoctet-et-co2/ https://jpcmanson.wordpress.com/2012/04/27/analyse-de-sv-n1136-de-mai-2012/).
  • La folie irrationnelle du web, et dans la vie courante en général (souvent à cause de la presse), c’est un fait qui incite à tirer la sonnette d’alarme. Il faut contrer l’obscurantisme avant qu’il ne fasse reculer l’esprit scientifique et critique.
  • Le mépris du public à l’égard de la science peut s’expliquer par certaines dérives de la science (OGM, armes nucléaires, molécules toxiques…) et par l’apparente «froideur inhumaine» de la méthode scientifique. Les émotions n’ont rien à voir avec une attitude objective : pour observer, les yeux seuls comptent, mais pas ce que l’on ressent émotionnellement. Et en ce qui concerne l’apparente immoralité de la science, mieux vaut définir la science comme un outil neutre et amoral, car les responsables de méfaits ce sont les hommes, pas la science : https://jpcmanson.wordpress.com/2012/04/10/les-derapages-de-la-science-et-le-principe-de-lethique/

 

Promouvoir le scepticisme est un acte politique, une lutte pour la liberté de tous contre la montée en puissance de l’obscurantisme, des superstitions, du développement des pseudo-sciences, etc. Ces aberrations intellectuelles sont clairement des instruments idéologiques réactionnaires dont le but est le pouvoir et l’argent par le maintien du public dans l’ignorance, la crédulité et la peur. La science est un atout que le peuple doit se réapproprier !

Semez le doute. Que la raison vous serve de guide.

© 2011-2012 John Philip C. Manson