Deux tiers des études en psychologie ne sont pas expérimentalement reproductibles

 

  • « Des événements singuliers non reproductibles n’ont pas de signification pour la science. »  (Karl Popper)

En effet, environ les deux-tiers des publications d’études en psychologie ne peuvent pas être reproduites. Même la significativité des résultats est remise en question. C’est flagrant. De quoi douter de la scientificité de la psychologie. C’est une fâcheuse manie qu’on les journalistes de voir des sciences partout, quand certaines n’en sont pas concrètement, selon l’exigence des critères des sciences exactes et les sciences exprimentales.

La psychologie, une science ? Ah, ah ah…

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La théorie de la relativité sera enseignée dès l’école primaire

Apparemment, la théorie de la Relativité sera enseignée dès le CM1 à la rentrée 2015-2016.

Si cela permet de comprendre les bases scientifiques d’une théorie très mal connue du public (tout comme la physique quantique, elle-même aussi très mal comprise), cela peut être utile.

Mais peut-on expliquer la relativité d’Einstein sans enseigner les bases de la relativité galiléenne ? J’en doute.

Lorsque j’étais en Terminale dans une filière scientifique, la relativité d’Einstein a été à peine évoquée en cours… J’ai cependant pu entendre parler de physique quantique, avec quelques références comme Max Planck, Schrödinger, de Broglie, Niels Bohr… Mais j’aurais personnellement préféré que ces sujets aient été plus approfondis, à mon goût. Sinon, à quoi servirait-il d’apprendre les sciences si l’on ne vient pas à l’essentiel ? Ce sont mes lectures extra-scolaires qui m’ont appris tout sur Einstein, parce que le sujet m’intéressait fortement. En dehors des lectures hors scolarité, les élèves ont très vaguement entendu parler de la théorie d’Einstein, mais savent qu’Einstein est connu, mais sans savoir franchement de quoi parle sa théorie…

Je suis d’accord sur ce constat : L’enseignement des bases de la physique moderne a pris un retard considérable en France. Il est vrai que, en regard des progrès de la science au cours du vingtième siècle, la théorie de la  relativité et la physique quantique paraissent comme entourées d’un secret mandarinal. Il est utile de connaître quelques notions précises, sans forcément être un spécialiste ni être un mathématicien chevronné.

Mais là, stupeur, il y a quelque chose que je ne comprends pas très bien. quel intérêt d’enseigner la théorie d’Einstein à l’école primaire, quand d’emblée il est déjà assez difficile de la comprendre et la maîtriser en Terminale ? Au lycée et à l’université, les professeurs de mathématiques et ceux de physique maîtrisent eux-mêmes bien ce thème, mais j’exprime mon scepticisme quant à l’efficacité du nouveau dispositif à l’école primaire, en rappelant au passage que les instituteurs ont souvent suivi un cursus littéraire plutôt qu’un cursus scientifique…Un terrain malheureusement idéal pour risquer de faire de la mauvaise vulgarisation scientifique.

Vers 2005 ou 2006, j’ai pu lire un cours sur l’astronomie pour une classe de CM2, un cours bâclé, j’y ai lu des trucs ahurissants : par exemple, « Le soleil est né grâce à des nuages de poussières d’étoile et des nuages de gaz carbonique. » Voir archive ici : http://www.archivum.info/fr.sci.geosciences/2005-11/00026/Re-Cours-pour–l-ve-de-cm2.html Alors qu’en fait le soleil est composé majoritairement d’hydrogène et d’hélium… Voila ce qui arrive quand on confie un sujet scientifique à un enseignant qui n’a pas été formé via une filière scientifique…

La vulgarisation des sciences est un métier difficile. Il est souvent dur d’expliquer la théorie de la relativité à des élèves de Terminale, et la difficulté est fortement accentuée si la théorie est expliquée à des élèves de CM1, en simplifiant au mieux la théorie tout en prenant le soin rigoureux de ne pas dénaturer ni trahir ce que dit la théorie après avoir élaboré un contenu simplifié. Encore pire si l’instituteur ne maîtrise pas très bien les sciences si l’enseignant a eu une formation littéraire plutôt que scientifique…

Je suis sceptique sur les réformes nouvelles. L’on a constaté avec effarement que le niveau des maths a diminué, quand on a vu la polémique à propos du sujet du Bac de mathématiques en 2014… Il faudrait d’abord consolider la maîtrise des maths et la maîtrise de la langue française. Voir ici : https://jpcmanson.wordpress.com/2014/06/20/la-session-2014-de-lepreuve-de-maths-du-bac-un-carnage/

Concernant la théorie d’Einstein, il faudrait la présenter de façon attrayante pour susciter une forte curiosité qui incite les élèves à développer leurs raisonnements, et les inciter à faire des recherches et des calculs. Cela vaut pour des élèves de Terminale.

L’école primaire est d’une importance fondamentale : on y apprend les bases de la lecture, de l’écriture et du calcul. Enseigner la théorie d’Einstein en CM1 est sûrement prématuré, mais cela n’empêche pas de résumer la théorie de façon à créer des vocations scientifiques, c’est le point le plus important. Il serait opportun notamment d’expliquer ce qu’est la physique quantique, qui est une théorie scientifique de la physique, appuyée par des faits, dont le fond concerne la dynamique des particules subatomiques, et qui n’a rien à voir avec le mysticisme, ni avec la spiritualité ou la médecine ou la religion ou la science-fiction (la physique quantique est dénaturée et récupérée par la secte New Age, une forme de propagande existe via Internet à travers certaines vidéos pseudoscientifiques). Expliquer ce que sont exactement certaines théories scientifiques auprès d’élèves de CM1 permettrait d’éviter des malentendus conceptuels et d’éviter certaines dérives…

Le risque à éviter concernant le CM1, c’est de parler de théories scientifiques en les présentant maladroitement comme compliquées et insolubles, rebutantes, chiantes… Il ne faut pas prendre le risque de dégoûter les élèves des mathématiques et des sciences pour longtemps, cela ne ferait qu’aggraver la crise des vocations scientifiques… Il faut du temps pour apprendre. Brûler les étapes découragerait les élèves qui ne sont pas préparés à un tel contraste entre leur niveau et celui d’élèves de Terminale…

Cela se discute : les décisions en matière de pédagogie sont-elles déconnectés des réalités et des véritables priorités ?

Plus efficace que ls gousses d’ail, l’eau bénite, le crucifix et le soleil levant ? Une page remplie de mathématiques ! Redoutable contre les vampires et les gens normaux… Effet de recul immédiat.

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Copyright 2015 John Philip C. Manson

La vulgarisation galvaudée de la science – Zoom sur un magazine TV

  • Analyse du magazine TV Télé Poche de la semaine du 9 au 13 mars 2015.

 

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« La science de l’étrange »… L’évocation de titulaires du prix Nobel pour tenter de cautionner l’irrationnel et le paranormal, c’est faire un argument d’autorité. http://fr.wikipedia.org/wiki/Argument_d%27autorit%C3%A9

Ce ne sont pas les diplômes et titres académiques des scientifiques qui font la crédibilité de ce que certains essaient de cautionner, ce sont les preuves objectives seules qui établissent la crédibilité factuelle des choses.

L’inconcevable et l’inexplicable ? Par définition, ce qui n’est pas concevable ni explicable n’est pas connaissable, comme les questions métaphysiques. Par conséquent, ce qui n’est pas connaissable n’entre pas dans le cadre des hypothèses scientifiques, puisque le critère de réfutabilité implique que les hypothèses soient connaissables à travers des observations ou des expériences. En science, une hypothèse réputée réfutable a la possibilité d’être confortée ou invalidée. Cela n’est pas le cas des choses inconcevables et inexplicables qui sont de nature métaphysique, car ce qui n’est pas connaissable est dépourvu de caractère scientifique.

Des nouveaux concepts qui pourraient bouleverser nos connaissances ? C’est contradictoire, car dans le même texte, il y est explicité des choses inconcevables et inexplicables, ainsi comment pourrait-on forger de nouveaux concepts à partir de choses inconcevables ? C’est contradictoire.

La télépathie, la clairvoyance et la télékinésie sont des croyances. Jusqu’à présent, aucune expérience depuis plus de 150 ans n’a révélé de façon objective et certaine une quelconque existence du paranormal… L’absence de preuves ne signifie évidemment pas que le paranormal n’existe pas, mais cela ne signifie pas non plus que le paranormal soit une réalité. Le paranormal et l’irrationnel bénéficie à notre époque d’une importante propagande médiatique (cela fait vendre aussi longtemps que les crédules manqueront de recul critique), on sous-estime souvent la force incommensurable des croyances. Il est plus facile de désintégrer des atomes que des idées préconçues…

La science de l’étrange ? Plutôt des élucubrations métaphysiques…

Maintenant, regardez attentivement l’image ci-dessous. Cela a l’air éducatif ? Moi je vois un détail choquant. (Veuillez lire l’explication en-dessous de cette image)

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Le 20 mars 2015, il se produira en effet un événement. Mais pas une éclipse de lune, mais une éclipse de soleil. Une pareille erreur sur ce détail est inadmissible en matière de vulgarisation scientifique…

« Tout sur l’éclipse de lune du 20 mars 2015″ est un titre maladroit, c’est une grosse bourde… Qui s’est trompé ? Le journaliste ou l’éditeur du DVD ? Peu importe, le mal est fait…

  • Les éclipses lunaires se produisent lors de certaines pleines lunes, quand l’ombre de la Terre est projetée sur la surface lunaire.
  • Les éclipses solaires se produisent lors de certaines nouvelles lunes, quand la lune vient occulter le soleil. Cela arrive quand l’ombre de la lune est projetée sur la Terre.

Ensuite, le même texte évoque l’éclipse totale de 1999, celle du 11 août 1999, le texte aurait dû préciser que c’était une éclipse totale de soleil observable depuis la France… Mais en 2085, il y aura deux éclipses solaires annulaires (donc pas totales). Et quant au 20 mars 2015, ce sera une éclipse solaire totale pour les observateurs situés au sud du Groenland et dans la mer du Nord, ainsi que l’océan Arctique, mais l’éclipse ne sera pas vue comme totale en France.

 

En conclusion :

Encore des preuves de plus qui incitent à adopter un esprit critique en éveil constant. Ne jamais croire toute information pour vraie. Les textes doivent être analysés car les erreurs font partie de la nature humaine (mais pour certains cas, la production d’erreurs est un véritable sport d’élite, on dirait qu’ils en font exprès !).

 

© 2015 John Philip C. Manson

 

 

La Science et l’Inexpliqué : étude de théories fumeuses

Science et inexpliqué n°39 :

Science et Inexpliqué n°39

 

Science et inexpliqué est un magazine au contenu peu factuel.

  • « L’homme va t-il devenir un mutant ? » :  l’évolution des espèces implique toujours des changements génétiques, des mutations naturelles aléatoires, ces mutations ont toujours existé et existeront aussi longtemps que la vie existera sur Terre. Certains croyaient-ils que les hommes ne mutaient plus et qu’ils avaient atteint un but évolutif achevé ? L’espèce humaine n’est pas un but, elle n’est qu’une étape comme toute autre espèce.
  • « Le FBI craignait le passage à l’an 2000 » :  ça m’étonnerait. Croire à la fin du monde et au bug informatique de l’an 2000 (qui n’ont pas eu lieu) est stupide.
  • « La Bible, le livre qui ne venait pas de Dieu » :  c’est évident, ce livre a été écrit très majoritairement par des hommes (et par peu de femmes, voire aucune). Mais ni dieux, ni extraterrestres, ni le père Noël, restons sérieux…

 

Science et inexpliqué n°40 :

Science et Inexpliqué n°40

 

  • Sur les chemtrails :  lire mon avis ici :  https://jpcmanson.wordpress.com/2014/04/15/chemtrails/
  • « Enigme de la mémoire de l’eau » :   une énigme, non, mais une mystification, oui. Il est facile de voir une expérience biaisée devenir une controverse… et une pseudo-science qui essaie maladroitement de légitimer l’homéopathie.
  • « Léonard de Vinci, faux génie mais vrai initié » :  Léonard de Vinci était certainement plus intelligent et plus génial que les propagandistes de l’irrationnel qui amoncèlent leurs âneries dans certains magazines douteux…
  • « Les véritables origines de la civilisation » :  … ou comment certains réécrivent et réinventent l’Histoire, en se prenant pour des historiens ou des archéologues sans jamais utiliser la méthode scientifique…
  • « L’énigme de la Terre creuse » :  si la surface terrestre se limitait à une épaisseur de 570 km, elle aurait la densité de l’osmium (le métal le plus dense, soit 22,6 fois plus dense que l’eau liquide), et la Terre creuse imploserait sur elle-même sous son propre poids… Sans oublier qu’une Terre creuse ne peut pas avoir de champ magnétique… Le champ magnétique terrestre est engendré par les mouvements du noyau métallique liquide des couches profondes de la Terre. Ainsi, la Terre n’est certainement pas creuse, elle est bien pleine. Les théories de la Terre creuse sont mêlées au mysticisme nazi… De plus, il ne faudrait jamais oublier que les racines du nazisme sont concentrés pour une bonne part sur un ensemble de mythes raciaux et occultistes (mythes du Nouvel âge, ou de l’âge du verseau : les racines du New Age) développés à la fin du XIXe siècle et au début XXe siècle…

Une autre couverture du magazine :

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  • La thématique classique de l’astrologie… Et encore une surenchère sur la fin du monde de décembre 2012… Puis en bas de la couverture, on reconnaît un écrivain populaire dont la fameuse encyclopédie fait réfléchir :  https://jpcmanson.wordpress.com/2014/09/09/comment-realiser-une-recherche-documentaire-le-cas-de-lesra/

 

Autre exemple de couverture :

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De l’inexpliqué, paraît-il ? En grattant le vernis, on découvre quantité d’inepties sur les thèmes récurrents de l’irrationnel… Là, c’est l’indigestion…

Pourquoi cumuler des contre-vérités dans un magazine pour en faire de la science fictive ? C’est sans intérêt réel… C’est nous prendre pour des imbéciles. Pour 0,70 euro de moins, je peux m’acheter un numéro du magazine « Pour La Science », hautement mieux instructif !

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Hummm… Et si les soucoupes volantes pilotées par les extraterrestres avaient la forme d’un plug anal ? Oui oui, j’ai de l’imagination, mais certains essaieront ensuite de prouver (ou plutôt de croire) que les plugs interstellaires existent.

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Oh ! Un OVNI !

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© 2014 John Philip C. Manson

 

Albert Einstein tourné en dérision par un « documentaire » TV

N’importe quoi…

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Certains « documentaires » racontent des âneries. Ici, Einstein est considéré comme un extraterrestre, comme si les auteurs du « documentaire » rejetaient le fait que le cerveau humain est suffisant pour apprendre les mathématiques…

Les maths et les sciences, ce n’est pas insurmontable : il faut être motivé, intéressé par cela, et se mettre au travail. Il n’existe pas d’aptitude aux maths sans efforts.

Croire que les extraterrestres sont à l’origine des connaissances les plus complexes, c’est faire le déni de l’intelligence humaine, c’est insulter l’espèce humaine. Mais quand je vois le niveau polémique du synopsis de ce « documentaire », je crois plutôt à la connerie humaine, là…

La TV c’est de pire en pire…

(c) 2014 John Philip C. Manson

N’importe quoi…

Journée spéciale que celle d’aujourd’hui, ce premier avril.

Oh putain… De l’empathie pour rééquilibrer le climat global ? La théorie Gaïa ? L’hormone du bien-être ? Fumer de l’herbe aussi pendant qu’on y est ? C’est une idéologie, une religion, ce n’est plus de la science. C’est n’importe quoi… Le pire serait d’entendre annoncer que ce n’était pas un poisson d’avril… Mais j’en ai déjà vu, des dérives, grosses comme des couleuvres…

Flash back sur tout ce que j’ai analysé depuis 2007 : les inexactitudes, les erreurs, les omissions, les contre-vérités et autres mystifications que j’ai dénoncées, ce sont des choses qui n’arrivent pas spécialement le premier avril, ça arrive tous les jours. Des âneries auxquelles presque tout le monde croient, par manque de recul critique… Selon moi, des poissons d’avril, j’en vois pratiquement toute l’année ; le monde scientifique et connexe, notamment à travers le journalisme approximatif concernant les thèmes scientifiques, c’est un éternel bêtisier.

À partir de la fin de ce mois, avril/mai 2014, mon blog verra son activité suspendue ou très ralentie. C’est prévu depuis plus d’un an, et je l’avais annoncé fin décembre dernier. Mon projet professionnel qui est en train de se mettre en place va occuper tout mon temps libre. Mon activité de blogueur depuis avril 2007 m’a apporté autant de plaisir que de prise de tête… Un «au revoir» ou un adieu, je ne tranche pas quelle issue ce sera. Je me dis que le temps est venu de s’occuper l’esprit à d’autres choses. Mon métier sur le point de commencer portera sur du concret au service des gens qui le veulent, tandis que mon blog actuel était un loisir dans lequel j’ai souvent pensé que je perdais mon temps auprès de gens inintéressés.

Peut-on convaincre tout le monde à faire l’effort d’esprit critique ? Ou la vraie question serait-elle plutôt : pourquoi laisse t-on entretenir la crédulité, l’ignorance et la déraison malgré la modernité des moyens efficaces dont nous disposons actuellement (écoles, internet, bibliothèques publiques…) ? Je pense que l’éducation traverse une crise. Il faut encourager les activités extrascolaires qui forment à l’éveil critique. Bon sang ! La France n’a pas vocation à engendrer des générations de moutons… Enfin, peut-être… C’est inquiétant. L’avenir est vraiment inquiétant. Je ne crois pas que l’on doit rester indifférents quand un élève sur 5 présente un problème d’illettrisme au collège à notre époque. Pas seulement l’illettrisme, mais aussi les difficultés dans les maths, même les règles élémentaires de calcul. Je constate personnellement une différence préoccupante entre les cahiers d’élèves d’il y a 25 ou 30 années et les cahiers des élèves actuels. Il existe un réel problème. On ne devrait pas gâcher la scolarité des jeunes, sinon ça peut avoir des répercussions sur leur avenir. Quel avenir ? Il ne faut pas compter sur les institutions de l’État, l’avenir il faut le construire soi-même dans cette Europe en crise. C’est le bordel avec ce siècle qui commençait à peine… Mieux vaut bien avoir les nerfs solides à notre époque vérolée par les charlatans et les petits chefs sadiques qui font pression contre leurs employés. Après l’euphorie des Années Folles dans les années 1920, maintenant l’aliénation avec les Années connes ? «Le changement c’est maintenant», il paraît. Mieux vaut compter sur vous-mêmes que sur l’espoir des promesses et des réformes pendant que vous êtes rackettés de partout. Par exemple, l’écotaxe, puis la réforme qui visait à supprimer le statut des auto-entrepreneurs, ça a failli devenir une catastrophe, mais on n’est pas complètement tirés d’affaire, et en plus les partis politiques derrière les politicards candidats aux récentes élections municipales ont même cru que le peuple allait leur dire «merci» ??? Les défaites subies par certains étaient prévisibles, le ras-le-bol dure depuis longtemps. D’où le vote-sanction par les citoyens désabusés. Les entreprises françaises (TPE, PME, AE) ont beaucoup de mal à s’installer et se développer, elles sont accablées de charges et de taxes. Le danger est l’ascension d’un certain parti aux idées très nationales… Ça va de mal en pis…

La question à se poser : comment construire l’avenir sans se faire rouler dans la farine ? L’esprit critique ne doit pas servir que pour les sciences, mais à la politique aussi. Les sciences (et l’éducation en général), la politique et le marché économique, ce sont des points vitaux de la société. Le sectarisme entretenant l’ignorance et l’obéissance des peuples, la dictature politique, une crise économique mondiale majeure, voila des choses auxquelles on doit faire de la prévention. Mieux vaut prévenir que guérir. Car quand le mal est là, il n’est pas toujours possible de se sortir du merdier…

Il faut faire confiance à la jeunesse, leur livrer un enseignement qui supplée celui de l’école faillible, et donner aux jeunes la possibilité de se rendre intellectuellement indépendants et curieux d’esprit. C’est ne pas avoir d’avenir quand la jeunesse reste sans soutien, sans confiance, sans culture… Je ne me limite pas aux professions libérales mais à tous les corps de métiers, il faut aussi valoriser les métiers manuels. On ne construit l’avenir qu’avec des moyens et surtout un investissement de soi, et c’est pourquoi il est vital de susciter des vocations scientifiques lorsque l’on sait qu’en France les effectifs universitaires dans le domaine des sciences a diminué de moitié depuis les 20 dernières années.

Quand mon blog s’arrêtera, il sera vite oublié. Ce sera comme si je n’avais rien dit. Je ne me fais aucune illusion. Moi, je m’en fous de la popularité, ce n’est pas mon truc, je déteste même ça. J’ai juste montré une voie d’investigation qui se distingue de la lecture crédule des informations à travers les divers médias. Le journalisme, quand celui-ci se mêle de sujets compliqués comme les sciences, se mêle souvent les pinceaux. J’ai montré que les infos à connotation scientifique sont souvent biaisées. Depuis les années 90, et notamment avec l’essor d’internet, la vulgarisation scientifique est à recadrer et à replacer dans son contexte. Il fallait montrer cette réalité, pour tenter de provoquer un déclic chez autrui. Je ne sais pas si j’ai pu convaincre des personnes qui étaient crédules jusqu’à présent, mais j’entre dans une période où je dois faire autre chose. Je n’ai aucun regret dans ce changement.

 

© 2014 John Philip C. Manson

 

 

P.S. :  Ça fait chier ce changement d’heure pour passer à l’heure d’été, tout le monde râle à ce sujet, où est la démocratie dans cette mode inutile et complètement injustifiée que les oligarches nous imposent ?

La science est la croyance en l’ignorance des experts

  • Mon blog touche à sa fin. Je publie ici le dernier article dont le thème est un lien ci-dessous : c’est une traduction par le Dr Goulu d’un texte du professeur Richard P. Feynman. 

Le texte de Feynman est relatif à la faillibilité des savoirs et ce qui fait la science. Ce qui fait la science, ce ne sont pas les mots que l’on met sur les choses, mais l’expérience des choses.

Ce que montre Feynman est formulé différemment par rapport à l’épistémologie de Karl Popper (sur la potentialité de réfutabilité des hypothèses scientifiques), mais c’est sur le même principe. C’est très bien que le Dr Goulu ait publié ce texte.

Feynman explique que l’on est jamais sûrs de rien. En ce sens, comme je l’avais déjà raconté dans mon blog : la science est fondée sur des expériences et des observations, mais pas sur la confiance envers des opinions, ou des experts, ou des idéologues. Cela peut paraître choquant pour certaines personnes qui ont une préférence pour des vérités définitives et immuables, mais c’est la Nature qui fait ce que les choses sont (et on apprend à mieux connaître la Nature si possible, avec des expériences), ce ne sont pas les experts qui décident ce que doit être la Nature. Ce n’est pas le jargon qui fait la science, mais ce que l’on fait sur le terrain. Cela ne signifie pas la relativité des savoirs où toutes les opinions se valent (comme le pensait Feyerabend et le postmodernisme intellectuel et, aujourd’hui, un certain négationnisme antiscientifique), l’expérimentation a prévalence sur les mots eux-mêmes. Des mots sans exploration du problème, sans l’approfondissement d’une idée, sans des observations concrètes, ne veulent rien dire et n’enseignent rien.  «Qu’est-ce qui fait bouger ce jouet ?» «L’énergie». Mettre le mot « énergie » sur une chose n’apporte guère la compréhension du phénomène.

Les mots sont le propre de l’Homme, et l’être humain est faillible.

Selon moi-même, ce qui fait un livre de science ou de vulgarisation scientifique, c’est un livre qui montre comment réaliser des expériences ou qui explique comment des expériences ont été conduites (c’était le cas de Science-et-Vie jusqu’à la fin des années 1990, avec les rubriques «l’informatique amusante» et la «chimie amusante» et la «biologie amusante»). Mais un livre rempli uniquement de mots, sans inciter et encourager à expérimenter par nous-mêmes, n’est pas vraiment un livre de science.

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« Nous ne pouvons pas définir n’importe quoi précisément. Si nous y tentons, nous allons dans cette paralysie de la pensée qui vient des philosophes…  L’un qui dit à l’autre : vous ne savez pas de quoi vous parlez ! Le second dit : que voulez-vous dire par parler ? que voulez-vous dire par « vous » ? que voulez-vous dire par savoir ? »

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« Vous pouvez connaître le nom d’un oiseau dans toutes les langues du monde, mais quand vous avez terminé, vous ne saurez absolument rien du tout de l’oiseau. Alors regardons l’oiseau et observons ce qu’il fait — c’est ce qui compte. J’ai appris très tôt la différence entre connaître le nom de quelque chose et savoir quelque chose. »

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« Ce n’est pas important combien votre théorie est belle, ce n’est pas important combien vous êtes intelligent. Si ce [votre théorie] n’est pas en accord avec l’expérience, elle est fausse. »

Bonnes fêtes de fin d’année à tous. 🙂

© 2013 John Philip C. Manson

L’Histoire accessible au public, même enjeu que la vulgarisation de la science

J’ai longtemps évoqué la nécessité de l’esprit critique dans les sciences. Cet esprit critique s’applique aussi dans d’autres domaines importants, comme l’histoire.

J’ai trouvé une page très intéressante : http://lmsi.net/Sous-le-signe-de-l-Hexagone

Dans l’exercice de l’esprit critique, ce qui compte avant tout, ce sont les faits.

Le principe de la vulgarisation, que cela soit en science ou en histoire, ainsi que tout autre domaine, c’est de livrer au public un format didactique attractif, mais sans corrompre la réalité.

Ni la science ni l’histoire ne doivent être «réécrites» pour attirer le public. Ces domaines ne sont pas des spectacles. Ils doivent rester fidèles aux faits. On ne peut guère se permettre de créer des mythes pour attirer un auditoire.

Il est vrai et juste que la science et l’histoire sont des enjeux, qu’il faut les faire connaître au public, mais on ne doit pas trahir la vérité (scientifique ou historique). L’histoire comme la science se subdivisent entre conjectures, faits, démentis, incertitudes, et toute distinction entre ces subdivisions doit être clairement connue du public.

Dites vous bien quels peuvent être les divers domaines comme la science et l’histoire sont susceptibles d’être manipulés et dénaturés. Le domaine de la santé aussi par exemple…

  • « La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n’est aux faits eux-mêmes ; parce que pour elle, se soumettre, ce serait cesser d’exister »     Henri Poincaré

© 2013 John Philip C. Manson

L’expérimentation scientifique, un échec

Je découvre quelque chose sur Yahoo qui confirme ce que je pensais au sujet de l’enseignement des sciences.

Voici une copie d’écran :

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Autre copie d’écran :

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Les lycéens savent résoudre des exercices vus dans des livres, après avoir suivi un cours sur des connaissances de base. Les livres scolaires sont alors assimilables à des vérités immuables prédigérées. Mais les livres ne sont qu’un moyen indirect d’accès aux connaissances scientifiques. On ne devrait connaître que ce que on a expérimenté soi-même. La démarche scientifique est l’expérimentation : on observe des phénomènes et on réalise des mesures quantitatives, on teste des hypothèses. La science c’est cela. Mais réduire la science à des cours dirigés par des livres, c’est dénaturer ce qu’est vraiment la science. On ôte aux lycéens l’accès aux définitions de base de ce qu’est la science. Ainsi je ne suis pas étonné dans un pareil contexte que les lycéens soient si démunis quand leur professeur leur demande de réaliser un devoir basé sur des exemples de démarche scientifique. Parce que les élèves, bien qu’ils sachent faire des exercices classiques, ne savent pas ce qu’est la science par définition, à travers les critères épistémologiques. C’est une lacune que l’Éducation Nationale devrait s’efforcer de combler… Avant même d’enseigner certaines théories scientifiques, l’école devrait d’abord décrire en quoi consiste la méthode scientifique et inciter les élèves à expérimenter eux-mêmes !

© 2013 John Philip C. Manson

Une nouvelle exoplanète découverte grâce à la théorie d’Einstein

L’article des deux liens ci-dessus semble décrire une méthode souvent utilisée pour la détection des exoplanètes : l’interférométrie, et cela concerne la physique quantique plutôt que la théorie de la relativité. Mais en fait, ce n’est pas l’interférométrie comme l’article de Yahoo le laisse croire. Je confirme finalement l’info de l’article par une source plus précise, je vais dire pourquoi ci-dessous.
Sur le site allemand « Welt der Physik » dans les news de l’astrophysique (http://www.weltderphysik.de/gebiet/astro/news/2013/einsteins-planet/), et désolé c’est écrit en allemand, on en apprend plus : on a mesuré la déformation de la luminosité stellaire par l’attraction gravitationnelle de l’exoplanète proche, et des variations supplémentaires dues au déformations du reflet de la planète. Il s’agit bien d’une méthode authentique basée sur la théorie d’Einstein, mais l’article de Yahoo et de 20minutes.fr n’en donne pas les détails essentiels. Il ne s’agit pas seulement de détecter des luminosités, mais surtout d’en analyser les variations dans un contexte de déformations de l’espace-temps. Et en effet, c’est une méthode très intéressante.

L’article de Yahoo et de 20minutes.fr manquait de précision. Il faut toujours faire l’effort de rechercher d’autres sources pour essayer de mieux comprendre et de vérifier l’authenticité.

Un internaute s’est écrié en ces termes : «Un grand BRAVO à vous, les astrophysiciens et un grand MERCI à notre Cerveau du Siècle, Mr Einstein !!! C’est encore, (jusqu’à preuve du contraire de certains démolisseurs de théories) grâce à vous que nous avançons !!!…»

J’y ai répondu en donnant un rappel essentiel de la scientificité :

L’information sur la théorie d’Einstein à propos de l’exoplanète est authentique, j’ai pu vérifier cela dans le site allemand « Welt der Physik » (« Le monde de la physique ») dans la rubrique des news sur l’astrophysique. Cependant un rappel d’épistémologie est nécessaire. Le critère principal de la méthode scientifique, c’est la réfutabilité des théories. La science ne consiste pas à accumuler des « vérités », mais à invalider des hypothèses quand elles sont fausses. C’est là toute la nuance, et nombreux ceux qui ne connaissent pas ce qui définit la science. On reconnaît une bonne expérience au nombre de théories qu’elle fait tomber. Une théorie peut être très crédible, mais cela ne signifie pas qu’elle est absolument la vérité. Au mieux, on peut invalider des hypothèses en prouvant leur fausseté (à travers la mise en évidence d’une contradiction entre l’hypothèse et les observations), mais on ne peut pas prouver que des hypothèses sont absolument et définitivement vraies, au mieux on dit qu’elles sont crédibles. Corrélation ne signifie pas systématiquement causalité. Les théories sont des représentations faillibles de la nature. La faillibilité implique la prudence, en vérifiant par des expériences quantitatives reproductibles. C’est par le doute que la science avance, en remettant les choses en question, mais pas en instituant des dogmes immuables et irréfutables. Depuis 4 siècles environ, la science évolue, pas les religions. Le but même de toute théorie scientifique est d’essayer d’être démolie afin d’en évaluer sa solidité.

Mais toutefois, je ne donne pas de conclusion définitive à propos de l’exoplanète découverte au moyen de la théorie d’Einstein, mieux vaut rester prudent, je vais rechercher d’autres sources complémentaires à ce sujet afin que l’authenticité de la découverte ne laisse plus de doute.

Entre-temps, un internaute prénommé Éric a affirmé mot pour mot que «La gravité n’a aucune influence sur la luminosité (c’est une onde électromagnétique) et ne peut pas la déformer. La déformation qu’on observe est un effet optique très connu, qui a été rendu célèbre par les « trous de Young ».»

Je lui ai répondu ainsi :

La gravitation dévie la lumière, comme la célèbre expérience réalisée lors d’une éclipse de soleil en 1919 avec l’observation de la déviation de la lumière d’étoiles en arrière plan, leur lumière étant presque tangente à la surface du soleil. (Lire la page Wikipedia sur les tests expérimentaux de la relativité générale : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tests_exp%C3%A9rimentaux_de_la_relativit%C3%A9_g%C3%A9n%C3%A9rale#Courbure_des_rayons_lumineux). La gravitation peut même diminuer la fréquence des ondes électromagnétiques (cas d’un faisceau laser émis depuis un champ gravitationnel).

J’ai même vu une simulation de la proximité de l’horizon des événements d’un trou noir, avec des explications données par le docteur Alain Riazuelo, astrophysicien : la simulation montrait que la lumière des étoiles était tellement déviée pour se concentrer en un point. Voir la vidéo ayant pour titre «Reportage complet Voyage Au Coeur D Un Trou Noir» sur Youtube.

Bref, la gravitation a des effets sur la lumière.

Tandis que les changements observés dans les franges d’interférences via les fentes de Young est un phénomène quantique qui montre l’existence du mouvement de la source lumineuse par rapport au montage expérimental. Les trous de Young relèvent de la physique quantique, pas de la théorie de la relativité. Non ?

Éric a donné une nouvelle réponse, je la cite mot pour mot : «Désolé John, c’est faux… La gravité n’a AUCUNE influence sur la luminosité ! La déformation qu’on observe dans ces cas est un effet optique très connu, qui s’appelle la DIFFACTION…  Les « trous de Young », eux, mettent en évidence la nature « ondulatoire » de la lumière (c’est bien une « onde » électromagnétique). La théorie quantique de la lumière, quant à elle, est un concept mathématique très pratique pour quantifier l’énergie véhiculée par la lumière, mais elle n’est pas pertinente du point de vue de la physique. La théorie de la relativité, est justement une « théorie » qui cherche à « globaliser » les différentes interactions (éléctrostatique, magnétique, gravitationnelle) qui n’ont forcément pas d’effet l’une sur l’autre. Elle est (donc) très facile à utiliser, mais totalement aberrante pour de nombreux scientifiques. (désolé pour le premier message que j’ai supprimé)»

J’ai donné ma réponse :

La diffraction, tu veux dire, pas la « diffaction »… Avant de dire que j’ai faux, relis toi. Et quel rapport avec la théorie de la relativité ?

Ce que j’ai dit sur la luminosité provient de la traduction du site allemand « Welt der Physik » dans la rubrique astrophysique. Il y est question de variation de luminosité dans le cadre de la théorie de la relativité générale. Ce n’est pas moi qui le dit, mais le CFA par la médiation de « Welt der Physik ». Ce site allemand dit que la méthode habituelle consiste à l’effet Doppler dans le spectre électromagnétique mais cette méthode est coûteuse et ne permet pas d’analyser simultanément un grand nombre d’étoiles. La nouvelle méthode basée sur la théorie d’Einstein dit que la théorie de la relativité prédit que le mouvement de l’étoile conduit également à des changements de luminosité (je note : rien n’empêche d’observer des phénomènes de la relativité générale au moyen de l’interférométrie). Les étoiles se déplacent vers nous, de sorte que leur rayonnement est concentré, et qu’il sera affaibli si les étoiles s’éloignent de nous. Les chercheurs ont pu montrer que ces fluctuations sont de l’ordre du dix-millième de pourcent de la luminosité pour l’étoile Kepler-76 (similaire au soleil) située à 2000 années-lumière de nous. Pour s’assurer que la planète est à l’origine du phénomène, l’équipe a démontré deux effets : la déformation de l’étoile par l’attraction gravitationnelle d’une planète proche et des variations supplémentaires de la planète par le reflet de la lumière reçue de l’étoile.
Je note que c’est cela, l’effet relativiste. Déformation spatio-temporelle très faible mais mesurable de corps matériels, ce qui a une incidence sur la luminosité. La déformation affecte les distances, pas directement la lumière elle-même (mais cela a néanmoins des conséquences quantitatives comme les variations de la longueur d’onde et d’autres paramètres physiques liés à l’espace et le temps ; seule la vitesse de la lumière dans le vide est constante). Voila ce qui était à préciser.
C’est la gravitation exercée entre la planète et son étoile qui provoque une déformation des surfaces, ce qui fait varier la luminosité. Il s’agit donc bien d’un phénomène de la théorie de la relativité.

Ce texte est traduit de l’allemand, ce qui m’est difficile car je ne connais pas cette langue. De plus, impossible de citer un lien hypertexte ici (sur Yahoo) parce que c’est un motif de suppression du commentaire, ça ne facilite rien.

Puis sur un autre sujet, la théorie quantique n’est pas qu’un concept, elle se base sur des phénomènes observés. C’est bizarre que tu dises qu’elle n’est pas pertinente… Pourtant une théorie scientifique se base sur des faits. Non ?

Puis quand tu dis que la relativité englobe l’électrostatique, magnétique, gravitationnelle, c’est faux. Tu confonds avec la «théorie du Tout» (theory of everything) qui essaie de concilier la relativité et la théorie quantique…

Dans un tout autre contexte, je m’inquiète des dérives antisémites dans les commentaires d’article à chaque fois que le sujet fait référence à Albert Einstein… Voir ci-dessous, j’ai exprimé un avis méprisant sur les haineux, et un imbécile est venu s’éprendre avec une voix un peu nazillarde :

rac

Les racistes, les sectes et les homophobes, ils viennent m’emmerder parce que ce que je dis ne leur plaît pas, tout cela commence sérieusement à me casser les couilles, ces crétins n’ont vraiment rien dans la cervelle, à part une moelle épinière pour marcher en rythme comme des moutons avec la mentalité de loups prêts à tout… Ce ne sont pas ces individus-là qui font avancer la science ni la société… Quelle misère !

Info complémentaire du 22 mai 2013 :

L’article de Futura parle bien de déformation de la surface des astres par effet de marée due à la gravitation, mais nulle part on ne trouve de référence à Einstein ni la théorie de la relativité. Soit Futura n’a pas d’info plus précise, soit les sources qui parlent de la relativité exagèrent un peu en faisant un scoop sur Einstein. Comme je l’avais dit plus haut, il faut des infos complémentaires pour connaître le contexte exact de la découverte. Effet classique de marée ou distorsion de l’espace-temps dans un contexte de la théorie de la relativité ?

© 2013 John Philip C. Manson