Une planète géante avalée en direct par un trou noir ?

On lit dans l’article en lien que des astronomes ont auraient observé un trou noir qui avale une planète géante.

L’examen de la vidéo montre que c’est une simulation, c’est-à-dire une sorte de dessin animé ou une «vue d’artiste» comme on en voit habituellement dans la presse de vulgarisation scientifique. Je trouve que les vues d’artiste sont des représentations vulgaires et biaisées de la réalité ; je préfère de loin les photographies ou les images du spectre infrarouge qui sont fidèles à la réalité (surtout quand il s’agit des images prises par le télescope spatial Hubble).

Le premier paragraphe de Maxisciences décrit le trou noir comme si c’était un volcan en réveil, c’est ce que cela suggère implicitement. La description ne correspond donc pas à l’astrophysique des trous noirs telle qu’on la connaît dans le cadre de la relativité générale. Un trou noir absorbe la matière à sa portée dès que ce trou noir s’est formé par effondrement gravitationnel sur lui-même, l’assimilation de matière par un trou noir est continuelle, elle n’a aucun phase de repos ni de réveil…

Dans le deuxième paragraphe, cela parle du satellite INTEGRAL. Celui-ci existe bien : c’est le «International Gamma Rays Astrophysics Laboratory», un satellite de 3 tonnes et demie. (http://fr.wikipedia.org/wiki/International_Gamma-Ray_Astrophysics_Laboratory). Il faut préciser que ce satellite ne permet pas des observations dans le spectre visible, il est un détecteur de rayons gamma et X.

Détection de planète avalée par un trou noir, ou alors il s’agit d’un autre événement ?

La chronique récente de l’astrophysique a évoqué l’hypothétique découverte de la matière noire sur la base de détection de positrons (anti-électrons = antimatière). Mais pas de planète géante a priori. L’instrument SPI du satellite  INTEGRAL a permis de réaliser une carte de la distribution des émissions de rayons gamma à 511 keV (kilo-électronvolts) qui sont produits lors de l’annihilation positron/électron. Les scientifiques ont ainsi pu déterminer qu’environ la moitié de l’antimatière produite dans la galaxie l’était par des trous noirs ou étoiles à neutrons arrachant de la matière à un compagnon de masse inférieure ou égale à celle du Soleil. Concernant la matière noire, toujours hypothétique, il faudra des preuves convaincantes. INTEGRAL, à ma connaissance, n’a pas détecté de planète géante. Et j’apprends aussi que la détection récente des positrons concerne le centre de notre propre Galaxie, donc pas NGC 4845. (http://smsc.cnes.fr/INTEGRAL/Fr/lien3_res.htm)

Marek Nikolajuk est authentiquement un physicien polonais. Via le site internet de l’ESA, j’en apprends davantage : la galaxie NGC 4845 (à 47 millions d’années-lumière de nous) a émis des rayonnements à haute énergie. C’est cet événement inhabituel qui suggère l’idée inadaptée d’un «réveil». Les astronomes affectés à l’étude ont conclu à un objet substellaire comme cause du rayonnement, un objet ayant 14 à 30 fois la masse de la planète Jupiter. Ils n’évoquent pas une planète géante, ils décrivent l’objet comme étant plutôt une naine brune (une étoile avortée car peu suffisamment massive). (http://www.esa.int/Our_Activities/Space_Science/Black_hole_wakes_up_and_has_a_light_snack?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+google%2FqkAO+%28Science%29) Mais l’hypothèse d’une super-Jupiter n’est pas écartée.
Il est question ici d’un trou noir galactique de 300 000 masses solaires. Le retard de 2 ou 3 mois entre la brillance et l’atténuation des rayons gamma, selon moi cela pourrait peut-être dû à l’objet orbital qui perd peu à peu sa grosse atmosphère dans le trou noir, ce dernier subirait alors une augmentation de son moment cinétique, et dont la conséquence est un éloignement progressif de l’objet en orbite, augmentant du coup peu à peu sa période orbitale.
En savoir plus avec le spectre visible ? Très peu envisageable, étant donné la distance (47 millions d’années-lumière). On sait que le télescope spatial Hubble a une résolution d’image de 0,1 seconde d’arc. Si Hubble observait la galaxie NGC 4845, un zoom sur une distance de 47 millions d’années-lumière permettrait de pouvoir pixeliser des objets dont l’envergure est supérieure ou égale à 22,8 années-lumière. Une naine brune a un diamètre de plusieurs milliers de km, c’est ponctuel par rapport au pixel critique de 22,8 années-lumière. Il est donc impossible d’observer directement (dans le spectre visible) l’image de l’objet substellaire qui orbiterait autour du trou noir.
Le rayon de Schwarzschild du trou noir de NGC 4845 est d’environ 890 000 km, très inférieur aux 22,8 années-lumière qui forment le côté d’un pixel d’une image que pourrait faire le télescope spatial Hubble.
En revanche, on peut mesurer les rayons gamma. L’énergie d’un seul rayon gamma ou X suffit, à elle seule, d’avoir une information sur un événement en astrophysique qui soit capable d’initier une énergie élevée. Les rayons gamma ne sont pas là pour structurer une image comme une photo d’un objet lointain. L’info essentielle ici c’est l’énergie du rayonnement électromagnétique et celle des positrons mesurés.
Remarque : l’ESA indique que le trou noir aurait une masse de 300 000 masses solaires, tandis que Maxisciences rapporte qu’il serait de 100 000 masses solaires. Il y a une erreur. Pourquoi les rédacteurs ne se relisent-ils pas ? Bon allez, je l’avoue : j’aurais adoré être journaliste scientifique, l’astronomie est un sujet que je connais par cœur depuis 1985, je maîtrise l’astronomie même mieux que mon métier de formation (la chimie). J’estime que la rigueur, la passion des sciences et le sens critique font partie du métier de journaliste scientifique, c’est indispensable. Le mieux serait que les scientifiques eux-mêmes communiquent sur leurs propres découvertes, sans faire relayer les informations par des intermédiaires… Mais les scientifiques sont déjà très occupés.
Tout cela me fait penser à un jeu amusant : le téléphone arabe. (http://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9l%C3%A9phone_arabe) Le jeu du téléphone arabe consiste à faire circuler rapidement de bouche à oreille à travers une file de joueurs, une phrase inventée par le premier d’entre eux puis récitée à voix haute par le dernier. L’intérêt du jeu est de comparer la version finale de la phrase à sa version initiale. En effet, avec les éventuelles erreurs d’articulation, de prononciation, les confusions entre des mots et des sons, la phrase finale peut être tout à fait différente de la phrase initiale. (« Nous sommes l’élite de la nation » pouvant devenir « Nous sommes l’hélice de la passion »). L’intérêt du jeu croît avec le nombre de joueurs et la complexité du message à échanger.
J’imagine une variante du téléphone arabe : le téléphone scientifique. Les règles sont les mêmes : on transmet la parole de bouche à oreille, mais en racontant à son voisin un résumé d’article scientifique, en prenant une source officielle (par exemple, l’ESA) comme texte d’origine. L’évolution de l’info retransmise d’une personne à l’autre est peu à peu dénaturée, le sens général du texte scientifique devient confus, évasif, abscons, simpliste, réducteur. Au pire, il devient bourré d’erreurs scientifiques. La perte de qualité de l’info dans le jeu du téléphone scientifique est proportionnelle à la complexité de la source d’origine et inversement proportionnelle au degré de connaissances scientifiques des participants du jeu.  Avec les médias modernes (notamment sur le web) qui s’improvisent dans le journalisme scientifique, la variante scientifique du téléphone arabe c’est ce qui se passe tous les jours. Sans recul critique, les lecteurs (et les rédacteurs aussi) peuvent ne pas déceler des erreurs, et considérer celles-ci comme étant des infos fiables… Pourtant, et j’ai des preuves dans mon blog, l’information est faillible : lire ceci https://jpcmanson.wordpress.com/2012/12/28/une-erreur-dans-un-livre-de-thermodynamique-pour-ingenieurs/ et cela https://jpcmanson.wordpress.com/2011/12/03/les-encyclopedies-sont-elles-sans-erreurs-et-infaillibles/ L’erreur est humaine, persévérer est diabolique.  🙂
L’information scientifique c’est faillible, c’est comme la viande de cheval dans les lasagnes de bœuf. C’est pour cela qu’il faut toujours faire des analyses.
cheval
© 2013 John Philip C. Manson
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Les ondes électromagnétiques des radars routiers sont-elles cancérogènes ?

Question intéressante : les ondes électromagnétiques des radars routiers sont-elles cancérogènes ?

Pour les fréquences électromagnétiques plus faibles que les rayons ultraviolets, il n’existe pas de risque cancérogène.

Une onde électromagnétique doit avoir une énergie suffisante pour radiolyser la molécule d’ADN (via l’énergie d’ionisation de liaisons chimiques).

L’énergie d’ionisation la plus faible, dans l’ADN, est de 10,49 eV. Seule une onde électromagnétique d’au moins 2,54 millions de GHz (longueur d’onde 0,118 µm (micromètre), soit 118 nm (nanomètres)) est susceptible d’endommager l’ADN et donc de provoquer un cancer.

Les ondes radio, micro-ondes, infrarouges et la lumière visible ne sont pas des rayonnements ionisants et ne peuvent donc pas être cancérogènes, contrairement aux UV, rayons X et gamma.

La peur et la psychose, qui expliquent tout sans rien expliquer, dispensent de réfléchir et d’argumenter avec des bases scientifiques…

J’ajoute un complément au présent article, parce qu’un deuxième internaute se marrait sous prétexte que je disais que les ondes radio et les micro-ondes sont inoffensives. Il a dit que même si ils sont non ionisants, ils ont des effets certains sur la santé.

Des effets certains ? Ou seulement une prudence motivée par un principe de précaution ?

Réfléchissons un peu :

Des effets sur la santé, cela peut être un échauffement des tissus vivants, mais la question du premier internaute parle d’effet cancérogène et ma réponse se base sur les effets cancérogènes seuls. Si le débat s’orientait vers les effets sur la santé dans un sens plus général, et pas uniquement le risque de cancer, là à ce moment-là j’aurais évoqué les effet thermiques puisque ceux-ci sont réels (notamment avec les micro-ondes) mais tout dépend du flux reçu. Alors quand je dis qu’il n’y a pas de risque de cancer avec les ondes non ionisantes, cela ne concerne pas les autres effets sur la santé (dont les effets thermiques). À ce moment-là, il aurait fallu poser une question plus générale, et pas seulement sur le risque de cancer.

Effet ionisant (cancérogène) et effet thermique, ce n’est pas la même chose.

L’ionisation détruit des molécules (comme l’ADN). La chaleur (effets thermiques) c’est l’augmentation de la vitesse des molécules (notamment les molécules d’eau des tissus vivants) mais sans ionisation.

Selon ce deuxième internaute : des effets certains sur la santé ?

Il ne m’a pas cité de sources, et il a préféré insinuer que j’étais un guig’ au lieu de présenter un argumentaire scientifique… L’injure n’est pas de l’argumentaire.

Pour les effets thermiques : les technologies employant des micro-ondes peuvent s’avérer dangereuses lorsqu’elles dépassent une certaine puissance. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Micro-ondes)

J’ajoute aussi ceci :
«Le 31 mai 2011, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Centre international de recherche sur le cancer basé à Lyon (CIRC) ont déclaré par communiqué de presse que les ondes électromagnétiques à hyperfréquence utilisées notamment dans la téléphonie mobile et le Wi-Fi étaient « peut-être cancérogènes »».
Ils ont dit «peut-être». Il s’agit d’un principe de précaution, pas d’une observation empirique certaine, puisque le doute subsiste. Et toi tu parlais d’effets certains ?

Le WiFi a une fréquence allant jusqu’à 5 GHz, cette fréquence est environ 500000 fois plus faible que celle nécessaire pour provoquer l’ionisation de l’ADN. La puissance du WiFi est comprise entre 0,1 et 0,2 W, c’est un flux assez faible (400 fois moindre que celui d’une ampoule électrique de 40 W). http://www.lesondesenquestions.fr/index.php/rubric/3/
Un four à micro-ondes, lui, c’est plusieurs centaines de watts, voire plus de 1 kW. Ceux qui assimile un radar de 0,1 W à un four à micro-ondes vachement dangereux ne savent pas calculer, pour eux c’est pareil, selon eux il faut tout interdire, à commencer par leur propre connexion WiFi, tiens… 😉

Je termine par un dernier argument : le fond cosmologique fossile (CMBR) est un flux micro-onde naturel, vestige du Big Bang. http://fr.wikipedia.org/wiki/Fond_diffus_cosmologique  Ce flux a une fréquence de 100 GHz, soit 20 fois celle du WiFi. On baigne dans ce fond diffus cosmologique dès notre naissance, et pourtant toi et moi ne sommes pas malades…

Les radio-fréquences ont des effets thermiques, c’est vrai, effets significatifs à partir d’une certaine puissance. Pas vraiment avec les radars routiers, le WiFi ou le bluetooth. Des présomptions sont seulement des hypothèses, et des hypothèses (même crédibles) ne sont pas des certitudes. On affirme sur la base de faits observés ou expérimentés. Je ne nie pas le risque de danger, je dis seulement que des preuves scientifiques sont manquantes… pour l’instant. Les micro-ondes des WiFi, bluetooth et téléphonie mobile ont un effet thermique, c’est vrai, mais quantitativement (par unité de masse corporelle), l’élévation de température est faible. Rien d’équivalent à ce qu’on observe avec un four à micro-ondes. Un dixième de watts par rapport à un kilowatt, ce n’est pas pareil comme effet thermique. Faites une expérience : dans un four micro-ondes de 1 kW, une tasse de thé chauffe rapidement de façon significative, mais si vous mettez des téléphones mobiles qui sonnent en même temps autour d’une barquette d’œufs frais, il ne se passe rien. Le deuxième internaute a dû croire aux canulars grotesques sur Youtube ou Dailymotion sur ce thème, peut-être.

Le risque ne dépend pas seulement de la fréquence électromagnétique, mais aussi de la puissance. Des présomptions, même crédibles, sont des hypothèses dans l’attente d’une confirmation (ou d’une réfutation). C’est comme devant une cour d’Assises : un présumé innocent n’est pas forcément déclaré innocent à l’issue du procès, en fonction des preuves objectives.

Les discussions sur le thème des ondes électromagnétiques peuvent souvent déraper dans la peur irrationnelle et la psychose.

  • http://fr.wikipedia.org/wiki/Sensibilit%C3%A9_%C3%A9lectromagn%C3%A9tique dont je cite : « La quasi-totalité des essais cliniques réalisés en double aveugle, où les patients sont exposés à des champs tantôt réels, tantôt factices, ont démontré que les personnes se jugeant hypersensibles étaient incapables de distinguer une exposition aux champs électromagnétiques réels d’une exposition simulée.»

Puis aussi, au lieu de fantasmer sur les dangers électromagnétiques imaginaires des radars routiers, les gens feraient mieux de respecter le code de la route. Les chauffards sont encore trop nombreux sur les routes…

 

Bilan :

  • Je maintiens ce que j’ai dit sur les rayonnements ionisants. Les rayons ionisants provoquent le cancer (c’est le cas des UV, des rayons X, des rayons gamma).
  • Les effets thermiques sont une réalité (micro-ondes, infrarouges), il s’agit d’autre chose que les rayons ionisants. On connaît mal les effets thermiques, bien que des présomptions laissent suggérer un danger. Mais c’est un risque qui dépend de la puissance de la source émettrice.
  • Il faut continuer l’expérimentation afin de mieux connaître les effets des ondes électromagnétiques sur les tissus vivants. On ne peut guère se contenter d’un principe de précaution qui alimente la peur et la psychose chez les personnes mal informées.
  • L’eau est un liquide dangereux, des gens s’y noient, donc il va falloir interdire l’eau au nom du principe de précaution… (ironie)   

Il faut des solutions adaptées et proportionnées au risque considéré. Il faut veiller à ce que le principe de précaution ne dérape pas dans l’absurde. On a vu ce qui s’est passé avec les concombres espagnols lors de la contamination par E. Coli alors que le soja était le vrai coupable. Le principe de précaution peut entraîner des drames, des gens qui perdent leur travail à cause d’une suspicion non prouvée, par exemple…

Je cite : «Le « concombre tueur » (tueur car porteur de la bactérie E.coli) était né suite à une enquête par questionnaire auprès de proches des victimes. Scientifiquement, on n’a rien trouvé sur les concombres.»   Source : http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2011/06/06/2515428_le-concombre-tueur-serait-du-soja-allemand-le-pic-epidemique-est-derriere-nous.html

© 2013 John Philip C. Manson

Une découverte hors de notre portée technique est-elle une preuve indirecte d’une civilisation extraterrestre technique ?

Une chose qui est hors de notre portée ne peut pas être découverte…
Une preuve matérielle (atomes, molécules, champs, forces, spectre électromagnétique…) est ce qui est nécessairement à la portée de nos yeux ou de nos instruments de mesure (observations + expériences).«Une découverte hors de notre portée», dans le sens d’impossibilité de l’observer ou de l’expérimenter, est une contradiction.

Vivre dans la contradiction sans éprouver la moindre gêne, c’est une bizarrerie. Les contradictions incitent au doute.

Une chose qui existe doit nécessairement pouvoir être prouvée. On peut disposer des moyens d’observation pour cela, ou savoir comment faire mais ne pas pouvoir le faire, tout est question de temps et d’argent et de moyens parfois difficiles à mettre en œuvre.
Mais l’inexistence d’une chose ne peut pas être prouvée, c’est un non-sens. Mais quiconque affirme l’existence de X doit prouver lui-même que X existe. Ce n’est pas aux sceptiques de prouver que X n’existe pas, parce que c’est un non-sens logique.

L’exemple de l’étoile à neutrons a de particulier que celui-ci est un concept a priori crédible, mais techniquement on n’a aucune observation ni aucune expérimentation en ce qui concerne une masse compacte de neutrons à l’échelle macroscopique (techniquement on ne connaît que les neutrons individuels et très rapides, comme ceux émis par certains corps radioactifs). L’étoile à neutrons est un objet théorique mais on n’a aucune preuve de ce que c’est concrètement et de ce qui s’y passe. Donc je maintiens mes propos : une découverte repose nécessairement sur des preuves observationnelles ou expérimentales. Un concept crédible peut précéder une découverte, mais il n’y a de découverte que si le modèle est validé par des preuves. Autrement, ça ne reste qu’une hypothèse. Tout ce que nous avons actuellement au sujet des étoiles à neutrons, ce sont les «vues d’artiste», et l’on a d’observation que les rayons X que ces étoiles émettent… (exemple ici : http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=4434 ) L’imaginaire ne doit pas remplacer la méthode scientifique.

Dans tout ce que je dis, je ne nie rien. Je ne nie pas par exemple l’existence des étoiles à neutrons. En science, les preuves se révèlent nécessaires, c’est tout. À propos de l’invisibilité, si ce phénomène paraissait impossible autrefois, et qu’il commence à devenir crédible techniquement, on commence alors à disposer de preuves que cela commence à devenir une réalité. Mais tant que les travaux sur l’invisibilité n’étaient pas encore développés, nous ne pouvions pas savoir d’avance si cela était possible ou pas. Une découverte ne se devine pas d’avance par télépathie ni par la voyance… Exiger des preuves et nier quelque chose, ce sont deux choses différentes. On ne peut pas deviner ce que sont les choses tant qu’on ne les aura pas encore observées ou expérimentées. Ce serait périlleux de croire que des modèles théoriques sont des faits.

  • «Toute connaissance accessible doit être atteinte par des méthodes scientifiques ; et ce que la science ne peut pas découvrir, l’humanité ne peut pas le connaître.»    (Bertrand Russell / 1872-1970 / Religion et Science / 1957)