Une cité maya découverte grâce aux constellations

Lisez d’abord la page du lien ci-dessus. Pour une fois, c’est une info authentique sur un travail réel réalisé par un jeune, et qui a abouti à une découverte. Auparavant, c’était souvent des buzz sensationnalistes sur des jeunes et leurs « théories » qui n’était pas grand chose de concret… Mais là, enfin, on a une info solide.

  • Je cite une phrase essentielle extraite du texte du journal Libération : « Rigel et Alnitak sont représentées par les cités Calakmul (Mexique) et El-Mirador (Guatemala). »

Peut-on potentiellement découvrir d’autres vestiges de cités mayas ? Oui.

J’ai pris comme hypothèse que l’étoile Sirius (de la constellation du Grand Chien) est représentée selon les proportions définies par les mayas sur le globe terrestre.

Pour vérifier cela, on relève les coordonnées géographiques de Calakmul et El Mirador, on les trouve sur Wikipedia. Ces données sont souvent exprimées en degrés, minutes et secondes d’arc, il faut les convertir ensuite en degrés décimaux, puis en radians.

Ensuite, on calcule les coordonnées cartésiennes de chaque point x, y et z qui définit chaque lieu connu.

Voici les équations :

  • x = -R . sin(longitude) . cos(latitude)
  • y = R . sin(latitude)
  • z = R . cos(longitude) . cos(latitude)

Voici les étapes :

  • Rigel est une étoile matérialisée symboliquement par un point sur Terre, situé à Calakmul, coordonnées 18,10539° N et 89,81082° W, soit en coordonnées cartésiennes (en km) :  6055,516 ; 1979,889 ; 19,994.
  • Alnitak est une étoile matérialisée symboliquement par un point sur Terre, situé à El Mirador, coordonnées 17,75505° N et 89,920431° W, soit en coordonnées cartésiennes : 6067,537 ; 1942,825 ; 8,426.
  • Sachant que 40,645 km sépare Calakmul de El Mirador, selon un angle céleste de 9,042° (différent de l’angle terrestre cependant, car les mayas n’ont pas mis à l’échelle naturelle), Sirius a donc pour coordonnées X,Y et Z telles que X²+Y²+Z² = 6371² et 106.4²=(x-6055.516)²+(y-1979.889)²+(z-19.994)² et aussi 97.365²=(x-6067.537)²+(y-1942.825)²+(z-8.426)².
  • Selon le système d’équations à 3 inconnues, il existe deux solutions dont une seule est valable : POINT A = 6059,18 ; 1966,89 ; -85,546, et POINT B = 6075,84 ; 1914,05 ; 101,072.
  • Comme je le disais, les mayas ont calqué le ciel sur le sol terrestre, mais pas à la même échelle angulaire. En effet, le ciel reproduit sur le sol est 24,74 fois environ plus grand que la surface de la voûte céleste. Ainsi, 9,042° sur le globe terrestre correspond à 0,3655° sur le ciel…
  • En convertissant les coordonnées cartésiennes en coordonnées géographiques, afin de définir le point qui correspond à Sirius, le point A est à 17,982438° N et 89,19088° W, et le point B est à 17,483530° N et 89,04667° W.
  • Le point A est situé près d’une zone habitée et un peu fréquentée, je doute qu’il reste des vestiges inconnus là-bas car sinon ils auront été trouvés depuis longtemps. Le point B, en revanche, est situé dans une région très boisée et inhabitée, on devrait aller voir sur place là-bas…

 

Comme vous le voyez, les mathématiques, notamment la géométrie 3D, peuvent permettre de retrouver des cités perdues.

J’ai dit « découverte authentique » plus haut, mais je dois corriger ce que j’ai dit car il y a du nouveau :

 

Il faut toujours rester prudent sur les annonces de découvertes inédites. Il faut garder un certain recul critique et de la rigueur, il ne faut pas céder aux sirènes des médias.

 

© 2016 John Philip C. Manson

 

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Comment savoir si un signal extraterrestre est artificiel ou d’origine naturelle

J’ai vu récemment le film « Contact », avec Jodie Foster.

Au début du film, Jodie reçoit un signal en provenance de l’espace, mais le rythme régulier montra qu’il s’agissait d’un pulsar. Mais ensuite, elle reçut un signal qui reproduisait peu à peu les 26 premiers nombres premiers :  2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29, 31, 37, 41, 43, 47, 53, 59, 61, 67, 71, 73, 79, 83, 89, 97, 101.

J’ai trouvé que c’était intéressant car cela mène à un questionnement mathématique : quelle est la probabilité pour que des phénomènes naturels génèrent au hasard les nombres premiers de 2 à 101 ?

On peut comparer cela au jeu du Loto, où l’on choisit 6 nombres parmi 49, à cocher dans une grille. Au tirage, 6 boules numérotées sortent, et le gagnant du gros lot est celui qui a la même série de numéros.

Pour le contexte du Loto, on a une chance sur 49!/(43! * 6!), soit une chance sur 13 983 816 d’avoir les 6 bons numéros.

Par conséquent, la probabilité de sortir 26 nombres premiers parmi les 101 premiers nombres naturels (de 1 à 101) est de 1 sur 101!/(75! * 26!), soit 1 chance sur 9,42*1023. Il est ainsi très peu probable de générer une série de 26 nombres premiers au hasard, cela implique qu’un tel signal contenant une série de 26 premiers nombres premiers exacts n’est pas un hasard, et que c’est une preuve d’existence d’une vie extraterrestre.

John Philip C. Manson