Le gobiez-vous ? (suite)

  • Ceci est la suite de l’analyse du thème «Le saviez-vous».

Ce matin, en ouvrant la page Facebook, je tombe sur ça :

rabbitearless

Les dangers de la radioactivité sont un fait. Cela dépend à quelle dose. Mais l’histoire de lapins sans oreilles, c’est à vérifier.

Des mutations génétiques à cause de la radioactivité, c’est possible, mais on doit avoir quand même la garantie que certaines rumeurs soient fondées, et les vérifier au cas par cas.

A t-on retrouvé réellement des lapins sans oreilles au Japon ? C’est ce que l’on va voir.

Affirmer sans preuves que des lapins sans oreilles sont nés au Japon et que leur particularité physique soit associée à la radioactivité de Fukushima,  ça fait vendre, mais c’est de la désinformation, c’est de la malhonnêteté.

De plus, l’image ci-dessus parle de lapins sans oreilles (lapins, au pluriel) alors que le buzz parle d’un seul lapin.

Loin de moi la volonté de nier quoi que ce soit à propos des dangers de la radioactivité. Il suffit de se renseigner sur la catastrophe de Tchernobyl (1986) et de constater des faits réels de malformations chez les enfants (comme le spina bifida, le tératome, la microcéphalie, la microphtalmie ainsi que des maladies de la thyroïde) dues à la radioactivité. Si le nucléaire est très rentable pour produire de l’électricité, le risque zéro n’existe pas, il y a un risque qu’une tragédie puisse arriver. Le nucléaire est une énergie temporaire, on ne pourra pas indéfiniment utiliser l’énergie nucléaire, du fait de la fission qui produit des radio-éléments dangereux à longue période, et l’on devra forcément réussir à domestiquer la fusion thermonucléaire de l’hydrogène (qui ne produit pas de déchets radioactifs).

Mais concernant les lapins sans oreilles (et seulement ce cas précis), ils peuvent exister par d’autres causes que ce qui est arrivé au Japon. Une vidéo diffusée sur Youtube ne prouvent rien (c’est là d’où commença le buzz, mais on ne connaît pas sa provenance). Puis ce n’est pas à la presse de «confirmer» ou démentir une info, mais aux scientifiques.

Le nucléaire c’est dangereux, comme on l’a vu à propos des maladies infantiles survenue après la catastrophe de Tchernobyl. Maladies établies à partir de faits. Mais fabriquer un faux lien de causalité entre Fukushima et un lapin sans oreilles (anomalie congénitale naturelle, ou oreilles mangées entre lapins, ou trucage Photoshop, ou a priori des oreilles coupées au cutter…), c’est un procédé malhonnête que l’on ne peut pas cautionner.  

Des lapins sans oreilles, on l’a vu, il y a un cas en Allemagne, un dans le Yorkshire, et un cas dans un lieu indéterminé. Il peut y avoir un cas au Japon selon les mêmes raisons que dans les autres pays. Ce qui peut établir le fait que la radioactivité de Fukushima soit la cause de la malformation, c’est la fréquence statistique par rapport à la moyenne qui fait la différence. En effet, supposons que dans le monde, il y ait un cas pour 10000 qu’un lapin naisse sans oreilles (taux servant d’exemple, on ne connaît pas le taux réel exact). Alors ce n’est pas parce qu’un lapin naisse sans oreilles au Japon que cela signifie directement que la radioactivité est en cause. Si la radioactivité est en cause, alors il faudrait statistiquement et significativement plus d’un cas de lapin sans oreilles pour 10000 lapins (par exemple 30 cas pour 10000, et à condition que ce taux soit en dehors de la marge d’incertitude !). Mais s’il n’existe pas d’écart statistique significatif, on ne prouve rien, et les journalistes comme le public prennent à tort les apparences pour des réalités. Actuellement, aucune comparaison statistique n’a été effectuée, et aussi longtemps que l’on n’étudiera pas les fréquences statistiques des naissances de lapins nés sans oreilles (entre un échantillon proche de Fukushima comparé à d’autres échantillons du reste du monde), on ne saura rien. Mais la rumeur continuera de se répandre…

Un lien de causalité ne s’établit pas au moyen d’au moins un cas observé. Un lien de causalité s’établit par la comparaison entre plusieurs fréquences statistiques, afin de vérifier si deux événements sont liés ou indépendants entre eux.

La science s’appuie sur des faits, pas sur des apparences. Douter n’est pas nier quoi que ce soit, douter c’est vérifier. Le journalisme contemporain ne fonctionne pas sur le critère du doute (et pourtant la charte déontologique du journalisme l’y incite), mais sur le potentiel de diffusion d’un buzz auprès d’un public qui tend à prendre pour vrai tout ce qu’il lit… N’est-ce pas, Cécilia ?  😉

En recherchant des indices plus détaillés sur la rumeur du lapin sans oreilles au Japon, j’ai découvert cet article : http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2011/06/18/01006-20110618ARTFIG00579-fukushima-un-lapin-sans-oreilles.php

Je cite : «Un lapin est né sans oreilles le 7 mai dernier dans la ville de Namie située à la lisière de la zone d’exclusion de 30 km autour de la centrale nucléaire de Fukushima. L’éleveur Yuko Sugimoto a dit qu’en dix ans d’activité, c’était la première fois qu’une telle naissance se produisait dans son exploitation. Namie est une des communes où les radiations produites par les réacteurs accidentés sont les plus élevées.»

En me renseignant sur Yuko Sugimoto, on apprend vite que c’est une femme japonaise, et celle-ci avait déjà été médiatisée par une image qui a fait le tour du monde : http://blog.miscellanees.net/public/62938247.jpg http://www.lexpress.fr/pictures/546/279651_la-photo-de-yuko-sugimoto-prise-le-13-mars-2011-a-ishinomaki-juste-apres-le-tsunami-et-qui-a-fait-le-tour-du-monde.jpg http://static2.stuff.co.nz/1330461376/085/6498085.jpg  «Une jeune femme enveloppée dans une couverture, le regard perdu au milieu des ruines de son quartier».

Bizarre comme coïncidence, non ?

© 2013 John Philip C. Manson

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L’âge de la Terre et l’âge de l’Univers

Quel est l’âge de la Terre et l’âge de l’Univers ? J’ai aperçu cette question posée sur Yahoo QR, mais je fut stupéfait des réponses qu’elle a suscité. Un internaute a affirmé que personne n’est en mesure de connaître exactement cette âge, et un autre a dit que Dieu seul connaît la vérité… Des réponses toutes faites, mais qui n’expliquent rien.

La vulgarisation scientifique reste très insuffisante, il faut trouver des solutions pour une meilleure transmission de la culture scientifique. Écrire un article sur cette question se montre nécessaire.

Dans l’état actuel de la science, et sur ce que nous pouvons au moins savoir d’après les observations, nous pouvons affirmer sérieusement que nous connaissons une estimation de l’âge de l’univers avec une incertitude de 1%. L’âge exact, à une année près ou une seconde près, en effet, est inconnaissable, c’est évident. Mais les données quantitatives existent néanmoins. L’âge de la Terre, lui, est connu (a priori au million d’années près) par la comparaison et le recoupement (entre elles) des datations des radio-isotopes naturels à longue période de demi-vie. (voir : Datation radiométrique)

Âge de la Terre (formation depuis la nébuleuse solaire) : 4 567 000 000 années.

(source)

Âge de l’univers : 13,7 milliards d’années plus ou moins 200 millions d’années. L’incertitude est de 1%.

(source)

  • L’âge de l’univers est connu depuis juin 2003 grâce aux résultats de WMAP : «Age of the universe is estimated from the cosmological model based on Hubble constant, as per this model the age of universe will be 13.7 ± 0.2 GYR ie 13.7 billions years old», «L’âge de l’univers est estimé d’après le modèle cosmologique basé sur la constante de Hubble, d’après ce modèle l’âge de l’univers sera de 13,7 ± 0.2 milliards d’années, in extenso 13,7 milliards d’années.» (source)

© 2013 John Philip C. Manson

De l’impossibilité des voyages interstellaires à la vitesse de la lumière

Le présent article est la suite de celui-ci : https://jpcmanson.wordpress.com/2012/04/09/lideologie-ufologiste-sinvite-dans-un-article-scientifique-insolite/

C’est aussi une extension de l’article externe suivant : http://www.gurumed.org/2012/11/06/comment-un-voyage-la-vitesse-de-la-lumire-vous-tuerait-presque-instantanment/

Beaucoup fantasment sur la possibilité théorique des voyages interstellaires à une vitesse proche de la célérité de la lumière. Bien que le vide interstellaire soit poussé, il n’est pas absolu. D’après Gurumed, un voyage à la vitesse de la lumière nous tuerait instantanément. J’admets que ce site a raison.

D’après Gurumed, le vide interstellaire contiendrait 1,8 atome d’hydrogène par cm³. C’est-à-dire 1 800 000 atomes d’hydrogène par mètre cube.

Lorsqu’un vaisseau spatial se déplace à une vitesse très élevée proche de celle de la lumière, ces atomes d’hydrogène percutent la paroi du vaisseau spatial au point de désintégrer le vaisseau et l’équipage en un instant !

Comment quantifier le problème ?

m = masse d’un atome d’hydrogène = 1,67×10⁻²⁷ kg
v = vitesse du vaisseau spatial
S = surface frontale du vaisseau spatial
E = énergie cinétique relativiste d’un atome d’hydrogène
P = puissance énergétique du flux d’atomes d’hydrogène
c = vitesse de la lumière = 299 792 458 m/s
n = nombre d’atomes d’hydrogène par mètre cube

E = (1/2) m v² / √(1 – v²/c²)

P = E×S×v×n

Bon, qu’est-ce qu’on obtient concrètement ?

Je choisis un vaisseau spatial dont la surface frontale est S = 100 m². Mon vaisseau va se déplacer à 50% de la vitesse de la lumière.

Quelle est l’énergie cinétique relativiste d’un seul atome d’hydrogène qui percute la paroi de mon vaisseau ?

E = 0,5 × 1,67×10⁻²⁷ × (0,5 × 299792458)² / √(1 – 0,5²)

E = 2,166×10⁻¹¹ J = 135,375 MeV

Conséquence : à 50% de la vitesse de la lumière, un vaisseau spatial fonçant dans l’espace interstellaire est irradié par un flux d’atomes d’hydrogène qui percute la paroi du vaisseau (mieux vaut avoir un bouclier hors normes). Chaque atome d’hydrogène qui frappe la paroi émet un rayonnement gamma dont la longueur d’onde est de 2,29 femtomètres (soit à peu près la taille d’un proton), et l’énergie est d’environ 135 MeV, ce qui est un peu plus de 14% de l’énergie de masse d’un proton.

Ensuite, quelle est la puissance du flux d’hydrogène subi par le vaisseau spatial ?

P = 2,166×10⁻¹¹ × 100 × (0,5 × 299792458) × 1800000

P = 584 415,4 W

P = environ 584,4 kW

Cela correspond à un flux de 27 millions de milliards d’atomes d’hydrogène (de 135 MeV chacun) par seconde.

Même à 50% de la vitesse de la lumière, un voyage interstellaire est irréaliste…

On peut même évaluer la température atteinte par la surface frontale du vaisseau spatial : on a un flux de 584,4 kW sur une superficie de 100 m². Cela correspond à une température absolue de 566,6 K, soit presque 300°C.

Si le bouclier ne filtre pas les rayons gamma, alors en supposant qu’un pilote du vaisseau soit debout face au mouvement du vaisseau à 50% de la vitesse de la lumière, alors ce pilote expose 1 m² de son corps, il reçoit donc un flux de 5844 W de rayons gamma à 135 MeV. Si le pilote pèse 80 kg, il reçoit donc 73 W/kg de radiations. Par conséquent, le pilote subit une dose de 73 Sv/s (donc 7300 rem/s), soit une dose de 262800 Sv/h. Cette dose équivaut à 2305 milliards de fois (~2,3×10¹² fois) la dose tolérable de radioactivité (radioactivité naturelle = 0,114 µSv/h).

En conclusion : même à 50% de la vitesse de la lumière, les voyages interstellaires sont inévitablement mortels. Pour un homme, le flux d’hydrogène (bien que ce soit un vide interstellaire poussé) est mortel en moins d’un tiers de seconde…

© 2013 John Philip C. Manson

Mesure du taux de radioactivité dans le Bassin parisien

 

  • Article originellement publié en 2011 dans mon ancien blog désormais disparu, et restauré ici le 30 janvier 2013.

 

Avec mon compteur Geiger, voici les résultats des mesures du taux de radioactivité le soir du 19 novembre 2011.

  • 10 mesures au total (avec 1 mesure toutes les 40 secondes) :  15, 10, 12, 12, 8, 13, 6, 14, 8, 13  (en µrem/h)
  • Taux moyen de radioactivité : 11 ± 5 µrem/h  soit  0,11 µSv/h
  • Le taux mesuré correspond à la radioactivité naturelle. Tout est normal, rien à signaler.

 

Note du 30/01/2013 : je renouvellerai l’expérience dès que possible.

 

© 2011 John Philip Manson

Un nouvel antidote contre les radiations mortelles ?

 

 

Je suis sceptique. La radioactivité a des effets ionisants délétères absolument irréversibles. L’argument qui affirme une protection contre la radioactivité avec un médicament est aussi douteux que prétendre faire revivre les cellules d’un corps incinéré… De la prévention par des caisses de plomb de plus de 30 cm d’épaisseur, ok, et des équipements de radioprotection dans l’industrie nucléaire, ok, mais un médicament quand le mal est fait, alors là non, ce n’est pas crédible, surtout avec une dose de 7 grays. Avec une dose de 7 grays, le taux de mortalité humaine est supérieur à 50%, alors avec des souris le taux de mortalité est plus fort. Le gray est une unité de dose reçue basée sur une quantité d’énergie reçue par unité de masse corporelle. Une dose de plus de 10 grays est mortelle à 100% pour les humains. Ainsi, des souris présentant seulement 20% de mortalité pour un taux de 7 grays, c’est incohérent. Le circuit habituel et normal de la science, ce sont les publications à comité de lecture, pas la presse grand public. À ce propos, que disent les autres études expérimentales indépendantes ?

  • Je suis personnellement pour l’énergie nucléaire, parce que c’est une réalité et une nécessité économique. Sans le nucléaire, il n’y a plus d’industries, il n’y a plus d’économie, il n’y a plus rien. Revenir à un développement antérieur ne ferait que précipiter la crise économique et l’aggraver. Mais tout secteur industriel possède ses propres inconvénients et ses risques, comme le gros problème des déchets nucléaires et les menaces d’accident, ça on ne peut pas le nier. À terme, la fission nucléaire doit évoluer pour laisser place à la fusion thermonucléaire (deutérium/tritium), solution réputée sans déchets radioactifs et il faut suivre cette voie (on ne peut évidemment pas se résigner indéfiniment à la production de déchets nucléaires). Mais même si l’on est pour le nucléaire, il est inadmissible d’entendre des arguments douteux qui minimisent les dangers et qui prennent des libertés par rapport aux réalités. En science, on ne peut absolument pas se permettre de déformer la vérité.

 

Si le plomb absorbe les radiations nucléaires (notamment les rayons gamma), c’est à cause de sa grande masse atomique (207), à comparer avec la faible masse atomique des atomes des tissus biologiques (de l’hydrogène (1) à l’oxygène (16), en passant par le carbone (12) et l’azote (14)). Ainsi, des molécules comme des protéines ne peuvent pas prétendre à une quelconque efficacité en radioprotection. Les rayons gamma, du fait de leur grande énergie, sont des rayonnements pénétrants et ionisants qui détruisent les molécules (lésions dans les protéines). Pour rappel, la macromolécule d’ADN (acide désoxyribonucléique) est composée des mêmes atomes qu’une protéine, et les rayons gamma endommagent l’ADN. Pour rester sain, il faut une combinaison radioprotectice (on ressemble à un cosmonaute) ou alors vivre une vie souterraine dans un abri anti-atomique… Mais quand l’on aura été irradié, c’est trop tard, c’est irréversible. Mieux vaut prévenir que guérir.

 

 

© 2011-2012 John Philip C. Manson

Encore une erreur dans les chiffres d’un magazine TV

Bonne année 2012 à tous.

Ceci est le premier article de l’année 2012. Je pensais ne plus écrire de nouveaux articles ici, mais j’ai été motivé par une raison qui ne pouvait pas être négligée et je me devais d’en parler.

Dans le magazine Télépoche n°2395 (semaine du 7 au 13 janvier 2012), page 133, dans la rubrique «Le pourquoi du comment» avec S&V, je relève une erreur dans les chiffres, et ce n’est pas la première fois dans cette rubrique.

Je cite le magazine : «pour que la radioactivité du plutonium 239 diminue de moitié (on parle de demi-vie) il faut patienter 240 000 ans».

  • Premièrement, je pensais que le mot «demie-vie» s’écrivait avec un ‘e’ à la fin de l’adjectif puisque le mot «vie» est un mot féminin. Mais après renseignement, le mot demi reste invariable dans le mot composé. En effet, «demi» s’accorde généralement en genre avec le nom qu’il détermine quand il est placé immédiatement après lui et reste invariable quand il le précède. Exemple : une heure et demie, une demi-heure. Il n’y a donc pas de faute de grammaire dans l’article critiqué.
  • Deuxièmement, et c’est là la vraie bourde, la période radioactive (donc la demie-vie) du plutonium 239 n’est pas de 240 000 ans, mais de 24000 ans, soit 10 fois plus courte. Une période de 24 110 années plus précisément.

Voici mes sources :

Plutonium239

Photo de la page en question

Autres erreurs du même magazine :

© 2011-2012 John Philip C. Manson

Combattre le charlatanisme et ses dangers

« Poudre Tho-Radia, à base de radium et thorium, selon la formule du Dr Alfred Curie… ».

Le charlatanisme, outre ses effets de délestage sur les portefeuilles des citoyens crédules, peut se montrer dangereux pour la santé. Le texte ci-dessous est un exemple authentique extrême de ce que peuvent causer les charlatans et l’obscurantisme. On peut perdre la vie pour avoir cru.

  • Avant que les effets biologiques des radiations ne soient connus, des médecins et des sociétés attribuaient aux matières radioactives des propriétés thérapeutiques : le radium, en particulier, était populaire comme tonifiant, et fut prescrit sous forme d’amulettes ou de pastilles. Marie Curie s’est élevée contre cette mode, arguant que les effets des radiations sur le corps n’étaient pas encore bien compris. Durant les années 1930, les nombreuses morts qui ont semblé pouvoir être reliées à l’utilisation de produits contenant du radium ont fait passer cette mode.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Radioactivité#Historique

On remarquera le nom de Dr Alfred Curie sur la boîte de radium “curatif”, mais c’est un pseudonyme abusivement attribué par les publicitaires pour vanter ce produit radioactif et lui donner une crédibilité. Des charlatans qui tuent des gens au moyen d’un produit que l’on a découvert, ça indigne forcément, mais de là à ce qu’ils prennent le nom de Curie, il y a de quoi se révolter. Marie Curie devait être en furie contre cet obscurantisme extrême, on la comprend.

Dans le même registre (le charlatanisme dangereux pour la santé), voici un article sur un remède homéopathique parmi d’autres : Le kalium bichromicum (nom fantaisiste et euphémistique pour le dichromate de potassium)   ainsi que cette analyse. Le lien vers unblog est mort, voir l’article dupliqué ici : https://jpcmanson.wordpress.com/2011/12/03/homeopathie-le-kalium-bichromicum-en-examen/


© 2011 John Philip C. Manson