Comment la lune influe t-elle sur le comportement ?

Avant de dire « comment » la lune influe t-elle sur le comportement, mieux vaut d’abord s’assurer que le phénomène existe.

L’influence de la lune sur le comportement est une croyance ! Le sensationnalisme détruit les efforts de la vulgarisation scientifique, c’est n’importe quoi. Il y a une différence entre connaître des faits et croire des salades.Vérifiez les statistiques, elles contredisent les idées reçues sur la lune !

À lire :

Voici un commentaire d’un internaute sur l’article critiqué. C’est très bien dit :

sexisme

Voici un autre commentaire lucide :

magali

Qu’est-ce qui est plus crédule qu’un mouton ? Deux moutons ! Et plus crédules que deux moutons ? Le troupeau entier ! Et plus crédules encore ? Les moutons qui croient naïvement aux pseudo-sciences et aux superstitions.

beee

Il paraît que l’herbe du Maroc est trop forte à fumer, elle déchire les boyaux de la tête. Il n’y a pas de fumée sans beuh ! 😉

iconlol

© 2013 John Philip C. Manson

Un phénomène paranormal en Lozère ?

24/03/2013

Un phénomène paranormal de poltergeist en Lozère ?

J’aimerais avoir connaissance des conclusions du Dr Goulu sur cette affaire qui m’a tout l’air d’un canular. Merci à lui s’il accepte de se pencher sur cette affaire bizarre.

Mais d’abord, je présente ma propre analyse :

J’ai entendu un résumé de l’affaire hier sur la chaîne française de télévision M6.

Il semble que les experts consultés soient des radiesthésistes ou des géobiologistes. (voir Radiesthésie et Géobiologie_(radiesthésie) sur Wikipedia). Mais pas des scientifiques a priori.

Pour un sismologue, une faille sismique est un phénomène géophysique bien réel, mais quand on parle de faille tellurique dans le contexte de la radiesthésie et de la magie, ça concerne plutôt les ondes de forme, c’est-à-dire des ondes dont l’existence reste encore à prouver…

«Esprits frappeurs et autres revenants» : cela s’appelle poltergeist, mais à classer parmi le paranormal, les pseudo-sciences et les délires irrationnels.

L’histoire des géoglyphes «extraterrestres» dans les champs de blé en Angleterre, il y a quelques années, ça a servi de coup de pub marketing pour relancer le tourisme et le commerce dans des régions peu attractives.

La question à se poser en cas de buzz : à qui cela profite t-il ?

Faire appel à la science ? Là encore, il y a méprise. Les ohms désignent la résistance électrique, or pour mesurer des champs électriques, l’unité de mesure est en fait le volt par mètre. Ce n’est pas pareil ! À mon avis, ils n’ont fait appel à aucun physicien authentique…

600 ohms, c’est ce qu’on a avec un secteur à tension de 220 V et d’intensité 0,36 A. Or, plus la résistance est élevée, plus l’ampérage est faible (pour une tension constante). Mais à ampérage constant, il y a surtension. Par exemple, mon PC fonctionne à 3,15 A et 220 V, la résistance vaut 69,8 ohms (si courant continu), donc si la résistance est décuplée, et avec ampérage constant, on décuple aussi la tension. Puis aussi, en cas de courant électrique alternatif sinusoïdal, on ne dit pas résistance, on dit impédance.

Y avait-il un orage et la foudre dans la ville au moment des faits, simultanément avec un séisme de magnitude de 4 à 5 sur l’échelle de Richter ?

Les fusibles ont-ils sauté ? Les fils électriques ont-ils eu leur gaine brûlée ?

On a donc affaire à des témoignages, mais des éléments matériels demeurent assez évasifs, et des explications assez lacunaires incitent au doute.

Un champ électrique peut déplacer des masses chargées électriquement, comme des électrons ou des ions (c’est-à-dire des particules élémentaires), ou des objets légers ayant reçu une charge électrostatique importante.

Pour soulever un meuble de 50 kg à une hauteur de 1 mètre, par exemple, il faut 490,5 joules d’énergie. Mais il faudrait pouvoir transformer l’énergie électrostatique en énergie mécanique sous l’influence d’un champ électrique… Et il faudrait que le meuble soit chargé électriquement (comme quand on frotte une règle en verre ou en plastique, mais avec une charge proportionnellement bien plus élevée).

Mais les meubles et les objets déplacés doivent donc être très chargés électriquement, au point d’électriser ou électrocuter les gens. D’ailleurs, les gens aussi devraient avoir été chargés électriquement en même temps que les meubles. Si on ne déplore aucune victime, alors aucune charge électrostatique n’a intervenu dans l’affaire.

Comment charger électrostatiquement des meubles en bois, sachant que le bois est un matériau isolant ?… Et le problème majeur n’est pas l’action du champ électrique hypothétique sur des masses chargées électriquement, mais sur la question du comment des objets massifs aient pu se charger électrostatiquement avant leur mouvement.

La permittivité, plus précisément permittivité diélectrique, est une propriété physique qui décrit la réponse d‘un milieu donné à un champ électrique appliqué. Un examen prouve que le bois, le papier, l’air et le vide sont les milieux auxquels la permittivité (constante diélectrique) est la plus faible universellement. Un champ électrique aura un effet beaucoup plus significatif et crédible sur des matériaux comme la porcelaine, le sel de cuisine, le sélénium, le PVC (chlorure de polyvinyle), l’ardoise, mais surtout le dioxyde de titane et le titanate de baryum.

Autre chose : le principe de conservation de l’énergie. En effet, si l’on suppose que la résistance soit décuplée sans variation de la tension et de l’ampérage, la puissance électrique délivrée P = U×I = R×I² aura décuplé, ce qui signifiera une augmentation de l’énergie électrique de 900%. Ce qui oblige à se poser cette question : d’où provient l’énergie en excès si cela ne provient pas d’un séisme ni d’un emballement technique du réseau électrique ? L’énergie ne peut pas être créée ni détruite. En regard des lois de la physique, il y aurait dû y avoir un incendie, y en a t-il eu un ?

Histoire très peu crédible. Tout laisse suggérer un canular. Des plaisantins auront intentionnellement déplacé les meubles et autres bricoles (peut-être même à l’insu des propriétaires).
Ce qui est grave, c’est que certains confondent physique et radiesthésie… Ça c’est alarmant. La radiesthésie n’est pas une science.

Un expert qui mesure des ohms pour évaluer un champ électrique qui se mesure habituellement en V/m, n’est pas expert, ni électricien ou physicien…

En revanche, il pourrait y avoir des origines sismiques naturelles (mais absence d’origine électrique) car la ville est située aux alentours du Massif Central, mais cette région montagneuse est une chaîne de volcans éteints depuis longtemps…

Croire aux fantômes est une facilité qui dispense d’apprendre, de connaître et de comprendre les sciences. C’est atterrant.

Le sensationnalisme n’est pas faire de l’information. C’est journalistiquement antidéontologique.

Monter un canular et tromper les journalistes, c’est facile. Un canular est d’autant plus facile et durable tant que des scientifiques n’auront pas été consultés. Quand les scientifiques auront débunké (démystifié) le canular, les médias présenteront-ils leurs excuses pour le manque de recul critique ? Informer n’est pas seulement relayer l’information, mais surtout évaluer objectivement celle-ci.

Si des «experts» prétendent avoir trouvé des explications scientifiques pour légitimer le paranormal et le présenter comme une réalité, alors je les incite à présenter leurs conclusions à James Randi (http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Randi).    🙂

Deux messages postés sur le site :

lozere

Informer, selon moi, c’est diffuser des connaissances objectives.

Informer, ce n’est pas vendre des salades, et ça ne sert à rien puisque c’est déjà fait par les astrologues et les gourous…

L’un des commentaires fait par un internaute sur le site 20minutes.fr est intéressant :

mazal

Un autre commentaire (entre guillemets) est, lui aussi, intéressant :

«Une résistance de terre élevée (c’est-à-dire 600 ohms au lieu de 50 ou 60) est une aberration en terme de sécurité car vous risquez l’électrisation ou l’électrocution au cas ou un appareil électrique est défectueux.»

J’ai réalisé une expérience : avec un ohm-mètre, j’ai mesuré la résistance électrique moyenne entre mes deux mains. Comme j’ai les mains sèches, j’ai mesuré une résistance de 5 mégaohms (5 millions de ohms). C’est bien plus élevé que les 600 ohms de la maison «hantée»… Cela veut-il dire que je suis un puissant médium, les puissances du Mal, l’Oeil maudit de Sauron, Belphégor ou Voldemort ? Non, pas du tout. Une résistance de 5 mégaohms signifie seulement que mon corps est un très mauvais conducteur de l’électricité. Comme la tension électrique moyenne entre mes mains est de 0,08 V, on en déduit d’après la résistance que l’intensité électrique moyenne entre mes mains est de 0,016 microampère (ce qui est très faible).

  • À mon avis, les plaisantins n’ont pas voulu attendre le 1er avril prochain (dans une semaine), peut-être pour rendre les internautes moins méfiants, pour lancer ce canular. Tsss…

  • Le matin du 30 mars 2013, je constate la disparition de l’article de Yahoo News sur la maison hantée en Lozère…

© 2013 John Philip C. Manson

Un résumé sur ce qui distingue la science des pseudo-sciences

Voici un résumé utile pour discerner la science et la non-science :

  • La science procède à l’observation et l’expérimentation de phénomènes réels.
  • La pseudo-science reste indifférente aux faits.
  • La recherche scientifique suit un protocole rigoureux basé sur la méthode scientifique.
  • La «recherche» pseudo-scientifique est systématiquement bâclée.
  • La science débute sur une hypothèse – faisant habituellement appel à la logique et à la raison – et ne cherche ensuite que des éléments observationnels ou expérimentaux pouvant la réfuter.
  • La pseudo-science débute sur une hypothèse – faisant habituellement appel à l’émotion et spectaculairement invraisemblable – et ne cherche ensuite que des éléments ou articles la confirmant, en rejetant arbitrairement tout ce qui pourrait la contredire.
  • La science met l’accent sur des expériences scientifiques, contrôlées et reproductibles.
  • La pseudo-science reste indifférente aux critères de la preuve solide. Pour elle, tout repose sur des témoignages invérifiables, des histoires, des fables et des récits exagérés, des rumeurs et des anecdotes douteuses, et même des fraudes.
  • La science s’efforce d’établir des relations de cause à effet au moyens d’expériences scientifiques rigoureuses.
  • La pseudo-science repose essentiellement et fortement sur la validation subjective.
  • La science est totalement fondée sur les régularités immuables de la nature, et gérée par des experts qui maîtrisent leurs spécialités scientifiques.
  • La pseudo-science fait dogmatiquement confiance aux opinions et aux conventions arbitraires de la culture humaine, à travers un postmodernisme démocratique ou à travers un dogmatisme idéologique.
  • La science est un système interdisciplinaire cohérent dont les hypothèses et les théories sont nécessairement réfutables épistémologiquement.
  • La pseudo-science se termine toujours en absurdité si on l’explore jusqu’au bout. La pseudo-science souvent se contredit, y compris même dans ses propres termes.
  • La science se base toujours sur des phénomènes réels, des faits réels, et exclut tout recours à l’imaginaire et aux croyances.
  • La pseudo-science a délibérément recours aux mystères qu’elle invente, et omet des informations décisives ou des détails importants.
  • La science explique beaucoup de choses, mais elle ne peut pas tout expliquer. En outre, la science évolue en répondant à la question scientifique «COMMENT ?».
  • La pseudo-science n’explique rien. La pseudo-science n’évolue pas, elle invente délibérément des réponses farfelues à la question métaphysique «POURQUOI ?».
  • La science informe plus ou moins bien le grand public en se basant toujours sur des preuves empiriques.
  • La pseudo-science trompe souvent avec succès le grand public en se référant à l’imaginaire et à l’art de la rhétorique. Le succès de la pseudo-science est causé par l’ignorance et le besoin de croire. Les critères de la scientificité reste souvent mal connus du grand public.

Bibliographie recommandée :

Pseudosciences & postmodernisme Alan Sokal
Impostures intellectuelles, de Sokal et Bricmont
L’imposture scientifique en 10 leçons. Michel de Pracontal

Une inexactitude dans un magazine TV

Dans le magazine hebdomadaire TP n°2413 de la semaine du 12 au 18 mai 2012, je constate une inexactitude dans la page 30, dans l’article relatif aux cheveux (dans le cadre de l’émission E=M6).

En effet, à la question selon laquelle la lune a une influence sur la pousse des cheveux, l’article autorise le flou en racontant que la science n’a pas apporté de preuves tout en affirmant que les cycles lunaires déterminent la manière dont les cheveux poussent.

L’influence de la lune sur les cheveux (et aussi sur le taux d’accouchements) est une légende urbaine. Une croyance. Le journaliste qui a écrit l’article aurait dû fouiller mieux le sujet… Car quand on cherche des failles de raisonnement, et quand on cherche des contre-exemples factuels, on trouve.

La seule influence lunaire scientifiquement factuelle, observable et quantifiable, c’est la gravitation. L’attraction gravitationnelle exercée entre la Terre et la lune est la cause des marées des océans mais les marées sont remarquables seulement parce que la masse des océans est très importante par rapport à la seule masse d’un homme ou même la masse d’un cheveu… Mais concernant les cheveux dont la pousse varierait selon l’influence lunaire, ce n’est pas crédible, parce que la masse d’un cheveu est négligeable (environ 50 mg), et l’attraction lunaire n’a quasiment pas d’influence mesurable sur des cheveux. En effet, le taux d’accouchements ne peut pas varier non plus à cause de la gravitation exercée par la lune, car la seule présence d’un médecin dans une salle d’opération représente une attraction gravitationnelle quantitativement supérieure à celle exercée par la lune. De même pour les cheveux, la présence d’un champ électrique (notamment un écran TV cathodique) exerce à distance une attraction quantitativement plus importante que l’influence gravitationnelle lunaire…

Liens :

Moi-même, je ne constate empiriquement aucune relation entre la façon dont poussent les cheveux et les phases lunaires. Sur le plan théorique, j’ai expliqué pourquoi ça ne peut pas marcher. Je donne d’autres détails ci-dessous.

Un cheveu pèse environ 50 milligrammes. Un homme situé à 179 mètres de vos cheveux exercera la même force gravitationnelle attractive que celle de la lune. Et pourtant, quand on rencontre des gens chaque jour, les cheveux ne poussent pas plus vite que si l’on vivait en solitaire. Et quand vous êtes assis dans un bureau face à un micro-ordinateur, l’attraction gravitationnelle exercée entre l’ordinateur et vos cheveux est environ 2000 fois supérieure à l’influence gravitationnelle de la lune. Et cela reste négligeable, insignifiant.

La croyance à l’influence lunaire autre que le phénomène des marées est complètement inepte. Les causes de cette ignorance, je les vois dans les lacunes de l’enseignement élémentaire des sciences. Nombreux ceux qui semblent ne jamais avoir entendu parler d’Isaac Newton en cours de physique au collège. Ces bases élémentaires sont pourtant assez simples et suffisantes pour mettre en échec les croyances superstitieuses. Et pourtant, ces mythes perdurent…

L’attraction gravitationnelle lunaire est négligeable sur les cheveux, par rapport aux objets qui nous environnent quotidiennement. L’effet gravitationnel est même équivalent à vouloir tirer sur les cheveux pour qu’ils poussent plus vite, c’est stupide. Ça ne les fait pas pousser plus vite…

Malgré les arguments scientifiques, il existe encore de nombreuses personnes qui répandent des rumeurs sans fondements. En perpétuant les mythes, les médias se rendent complices de l’obscurantisme. C’est atterrant. INFORMEZ VOUS ! Que la raison vous serve de guide !

«Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt…»

© 2012 John Philip C. Manson

Évaluation de l’esprit critique dans une classe de Seconde en cours de physique/chimie

 

En résumé, certain(e)s enseignant(e)s de physique-chimie tentent d’aiguiser le sens critique de leurs élèves en saupoudrant quelques notions d’esprit critique dans leurs cours.

Une évaluation de l’esprit critique des élèves de Seconde fut réalisée, et la situation n’est guère réjouissante :  http://cortecs.org/images/stories/ExTP/CorteX_cyclezetetique_MP.pdf

Dans ce document PDF indiqué ci-dessus, on constate que les élèves ont des croyances diverses envers le paranormal et les pseudo-sciences. Mais on constate aussi l’incapacité des élèves à distinguer entre la science et la non-science. Cela est l’indice, selon moi, de l’existence de graves lacunes dans l’enseignement des sciences au collège.

L’école primaire a enseigné pendant de longues générations les notions élémentaires que sont la lecture, l’écriture et le calcul. Mais les bases de l’esprit critique sont quasiment absentes dans l’enseignement des sciences, ou (parfois) enseignées de façon plutôt tardive. Il faut réparer cette injustice. Avec la progression de l’obscurantisme et des sectes, c’est criminel de fabriquer des générations de moutons. Il faut préparer les jeunes à réfléchir rationnellement par eux-mêmes. Nos libertés, comme celles des générations futures, dépendent de notre capacité au recul critique.

 

 

© 2012 John Philip C. Manson

Analyse de S&V n°1136 de mai 2012

Analyse critique du magazine Science-et-Vie du mois de mai 2012 :

  • Page 147 : Une colonne publicitaire qui fait la promotion d’un livre sur la prophétie de Saint Malachie qui, selon la pub, annoncerait la fin de l’humanité pour 2012… On se demande ce que fait cette pub obscurantiste dans un magazine de vulgarisation scientifique…
  • Page 22 : L’extrapolation de l’algorithme de Google en chimie est une idée intéressante.
  • Page 74 à 83 : Le sujet parle du sixième sens magnétique des animaux dont l’homme. Excepté les animaux migrateurs comme les pigeons, le sujet doit être considéré avec précaution, surtout en ce qui concerne les humains, d’autant plus que le sujet présente des suggestions douteuses et racoleuses comme par exemple «le paranormal crédibilisé ?». Néanmoins, l’article émet lui-même des réserves : rien ne prouve à ce jour le feng shui ni la sourcellerie. Si la recherche semble avancer dans ce domaine, il reste des hypothèses dans l’attente de vérification et des incertitudes demeurent.
  • Page 27 : Les USA auraient imposé des normes pour limiter les émissions de CO2. Ainsi les centrales à charbon ne pourront pas émettre plus de 454 kg de CO2 par MWh. Mon calcul dit que ça équivaut à une limite de 454 kg pour 1000 kWh, soit 454 g de CO2 par kWh, soit 7,93 kJ par g de CO2. Or, d’après ma base de données (https://jpcmanson.wordpress.com/2011/12/06/thermochimie-etude-de-divers-combustibles/) : la combustion complète du charbon (carbone) dans le dioxygène est exothermique, soit une énergie de 393,5 kJ/mol soit 32,792 MJ par kg de carbone. Et 393,5 kJ par mole de CO2 c’est 393,5 kJ pour 44 g de CO2. Ainsi, la quantité minimale en chimie est 8,94 kJ par g de CO2, ce qui est supérieur à la limite imposée ! C’est impossible à réaliser à cause de la thermodynamique chimique, la combustion du carbone produit une énergie thermique de 8,94 kJ par gramme de CO2 et il est impossible d’aller en-dessous de ce seuil, mais la norme le fait sans discernement… De plus, la norme imposée concerne le kWh thermique, pas le kWh électrique, car ce dernier ne représente qu’un rendement de 33% environ par rapport au kWh thermique ! Mais si la norme impose cette limite en parlant du kWh électrique, c’est impossible, car cela reviendrait à dire que les centrales à charbon doivent atteindre un rendement de 100% (voire 112,8%). Donc si la norme est la moitié des émissions actuelles (d’après l’article), ça veut dire que le rendement des centrales à charbon aux USA est de l’ordre de 50% (il faut 2 kWh thermiques et donc émettre 908 g de CO2 pour produire effectivement 1 kWh électrique). En bref, la norme imposée se trouve à un seuil situé 12,7% en-dessous du minimum de ce que peut produire la réaction de combustion du carbone !
  • Page 27 : Je ne nie pas l’acidification des océans, et je ne connais pas non plus la vitesse d’acidification. Néanmoins j’émets quelques réserves en ce qui concerne la climatologie, notamment la notion du pH dans la façon dont il est parfois utilisé en océanologie : https://jpcmanson.wordpress.com/2012/04/23/est-ce-lacidification-des-oceans-qui-nuit-aux-huitres/ Pour rappel, le pH moyen océanique est de 8,2, c’est alcalin. De plus, l’échelle du pH étant logarithmique, une forte variation de la concentration implique une variation faible du pH (quand la concentration devient 10 fois plus acide, le pH diminue de 1 point). Le pH neutre (7) est presque 16 fois plus acide en concentration que le pH de l’eau de mer.
  • Page 28 : J’approuve le contenu à propos de l’effet des insecticides sur les insectes pollinisateurs. Les insecticides, disons-le avec force, sont un poison ignoble, un crime contre la Nature. Il faut les bannir définitivement. Je n’aime pas les salauds qui font du mal aux bestioles.


Toutefois, dans le rayon des magazines dans le supermarché où j’ai acheté le n° de S&V, j’ai aperçu d’autres magazines au contenu plus inquiétant…

  • Voici deux couvertures d’un magazine qui amalgame abusivement la science avec la spiritualité, l’ésotérisme, le New Age et le développement personnel :

  

Et voici deux couvertures d’un autre magazine dont le contenu est pseudo-scientifique avec des thèmes loufoques comme la médecine quantique et les biophotons (de la même mouture que le mysticisme quantique), les médecines énergétiques (pseudo-médecine), l’homéopathie, le jeûne «thérapeutique», le yin et le yang, médicaments miracles, le champ éthérique… et même l’imposture de la fusion froide. Donc 100% de contenu controversé par rapport à la science…

  

  • Autres revues pseudo-scientifiques : Nexus, Facteur X, Top Secret, Revue de Parapsychologie, Le monde de l’inconnu, Parasciences et Transcommunication, Lumières dans la nuit, Complots et Dossiers Secrets…

Semez le doute. Que la raison vous serve de guide.

© 2012 John Philip C. Manson

La science et les blogs de WordPress

Ceci est une rapide étude statistique portée sur les blogs du site WordPress.

  • Pour rappel, depuis décembre 2011, j’ai créé un blog miroir contenant mes articles les plus intéressants (une centaine à ce jour) : https://jpcmanson.wordpress.com. Ceci pour deux raisons : début décembre, une panne ou une maintenance a rendu hors service tous les blogs chez http://www.unblog.fr pendant plusieurs heures ; et mon blog a déjà plus de 40% de son espace disque occupé et j’envisage déjà la succession du blog avant la saturation future qui se produira très vraisemblablement avant 2015.

Une série de recherche sur Google montre qu’il existe 9 210 000 pages de blogs chez WordPress avec le mot-clé “science”. Lorsqu’on y ajoute le mot-clé “épistémologie”, ça descend à 5990 pages… Puis avec l’ajout du mot-clé “réfutabilité”, on n’a plus que seulement 525 pages… C’est affligeant. En effet, les mots les plus importants de la définition de la science sont très minoritaires par rapport à la masse énorme des médias.

  • D’une part, relayer la science, c’est bien, quand l’information découverte par les scientifiques est diffusée par les journalistes.
  • Aussi, et c’est encore mieux, c’est très bien que certains vulgarisateurs daignent présenter ce qu’est la science à travers les critères épistémologiques de la scientificité.
  • Et d’autre part, hélas, l’immense majorité médiatisée se consacre à un amateurat qui délivre une conception simpliste, naïve, approximative, voire totalement faussée, de ce qu’est concrètement la science. J’ai été horrifié de constater que beaucoup de blogs, autoproclamés scientifiques, se consacrent essentiellement aux pseudo-sciences comme l’ufologie, ou à une sorte de pseudo-philosophie qui s’apparente à la langue de bois, ainsi qu’à une usurpation scandaleuse de la science à travers des doctrines affiliées à la secte New Age ou autres mouvances, ainsi que les abus répétés de l’idéologie écologiste (à distinguer fermement de l’écologie scientifique).

Les blogs autoproclamés “science” sont la plupart du temps souvent ineptes : «conscience quantique», «montée IRRÉVERSIBLE des mers». L’usurpation sectaire de la science comme l’alarmisme idéologique, c’est du brouillage mental, un scandale, une imposture sans causalité avec les FAITS !

Lien interne :  http://jpmanson.unblog.fr/la-physique-quantique-usurpee/

 

 

 

 

 

 

 
© 2011 John Philip C. Manson

L’échec de la communication scientifique

Liens connexes :

La science actuelle souffre d’un gros problème de communication à travers la vulgarisation. Tout le problème, ou la majeure partie, prend sa source dans la médiatisation. J’observe un fossé entre les professionnels de la science et les vulgarisateurs amateurs avec le grand public. Néanmoins il existe des émissions de vulgarisation intéressantes, comme «C’est pas sorcier» sur France 3, ainsi que l’émission «Prouve-le» sur la chaîne Gulli. Ces exceptions montrent l’insuffisance d’émissions de vulgarisation scientifiques.

D’un côté, il y a ceux qui savent chercher et trouver, c’est le travail ou la passion de ceux qui s’adonnent à la science. Mais qui ne savent pas forcément communiquer.

D’un autre côté, il y a les orateurs habiles, ceux qui savent capter l’attention des foules, qui savent utiliser les médias à leur profit. Mais un grand charisme journalistique ou télévisuel ne signifie pas forcément des compétences en sciences… À mon avis, il manque trop de journalistes scientifiques pour les sujets scientifiques traités, tout me paraît confié à des personnes plus littéraires de formation plutôt qu’étant de formation scientifique.

Réunir ces deux facettes (la maîtrise des sciences + la communication) est un atout imparable. Savoir communiquer la science, partager une passion et des connaissances, et faire naître des vocations, voila une qualité rare. Qui a ce talent parmi nos contemporains ? Je me souviens de Michel Chevalet comme d’un journaliste scientifique brillant, avec sa fameuse phrase qui a marqué durablement les mémoires : «Comment ça marche ?». Sans oublier Richard Feynman, professeur et prix Nobel de physique, il a publié des livres qui font de lui un grand vulgarisateur scientifique. Ils ont mon éternelle reconnaissance.

À l’opposé de la démarche honnête et louable des vulgarisateurs scientifiques, il existe une autre facette, le côté obscur de la science. Bien souvent, la véritable information scientifique donnée par les travaux de vulgarisation est noyée dans une grande masse de désinformation et de déformation de la «vérité» scientifique. Cette noyade a pour cause l’utilisation outrancière et efficace des médias par des individus qui ne montrent pas ce qu’ils sont vraiment : des imposteurs.

L’imposture en science se reconnaît aisément : un imposteur publie des croyances, ou des thèses philosophiques ou métaphysiques, ou des considérations pseudo-scientifiques et fait abusivement passer celles-ci pour de la vraie science en utilisant le plus souvent possible les médias (TV, radio, internet, presse…) comme s’il recherchait la reconnaissance, l’admiration et l’amour du public et sans jamais passer par une publication scientifique à comité de lecture comme arxiv.org, sciencemag.org, pourlascience.fr, cnrs.fr, cern.ch…

Bref, en dehors du circuit scientifique, les théories sont sans garantie. Les comités de lecture par des pairs sont un garde-fou afin de préserver la science de divers abus. Cela réduit ainsi de beaucoup le risque d’erreurs, mais l’absence absolue d’erreurs est un mythe. Comme l’argument d’autorité n’est pas un critère de scientificité, cela veut dire qu’une référence ayant un statut scientifique crédible ne signifie pas qu’elle soit exempte d’erreur, ni qu’elle soit dispensée de toute critique et de réfutabilité. Ne jamais oublier ça… Même le système de régulation dans la communauté scientifique a ses failles, notamment via l’attribution controversée de thèses (cf. Mme Tessier, astrologue, à la Sorbonne ; et l’affaire des célèbres frères B.)

L’imposture scientifique se reconnaît dans son impossibilité ou son refus de se soumettre à la réfutabilité des affirmations que l’imposture prétend. L’imposture se reconnaît aussi à son langage flou, abscons, à l’utilisation d’anecdote et de témoignages, ainsi que par l’absence de référence directe à des faits.

La confusion du public entre la vraie science et l’imposture vient de ce que le grand public ne comprend pas ce que les scientifiques racontent, tout simplement parce que souvent le grand public n’a pas les bases requises pour comprendre les sujets scientifiques abordés. Quand la chimie ou la physique ne passionnent pas forcément les jeunes, les sciences sont rapidement oubliées avec le temps qui passe, abandonnées comme de vagues souvenirs. L’école ne sait pas susciter l’éveil ou la curiosité, ni des vocations scientifiques. L’école ne sait, encore moins, éveiller à un recul critique et analytique, et ça ne fait qu’accroître l’abîme.

Pour exemple, quand le web fait une propagande médiatique sur le moteur Pantone, l’attitude du public est souvent l’absorption passive et crédule de l’info, sans la moindre attitude sceptique, en prenant même (à tort) l’info pour vraie, comme ça. D’une part, le niveau scientifique requis pour comprendre pourquoi le moteur Pantone ne peut pas marcher est celui du lycée (niveau 1ère ou Terminale S), mais pourtant, de nos jours, beaucoup de gens passent leur Bac (et avec statistiquement plus de 85% de succès)…

Ou le grand public est crédule, ou il n’a aucune envie de comprendre comment ça marche parce que ça ne l’intéresse pas. Quand une chose intéresse quelqu’un, la personne cherche à comprendre tous les mécanismes, à essayer et à explorer. Un bidouilleur en informatique qui s’intéresse aux ordinateurs et à la programmation finit par cumuler de grandes connaissances à travers son expérience du domaine. Pour un passionné de mobylettes ou de motos, c’est pareil, il devient souvent un bon mécanicien car il aura tout appris à démonter et monter et réparer par lui-même ces mécaniques. Pareil pour un maître verrier qui apprend à sculpter dans le cristal.
Mais lorsqu’un thème excite les passions et provoque l’émerveillement chez autrui, mais sans que ces personnes ne s’y intéressent pour en savoir plus, de façon concrète, ce n’est pas de la curiosité ni de l’éveil actif, c’est de la crédulité passive.

Pour le grand public, la science se résume à devoir faire rêver avec des mots. Et moins le public comprend, à travers des mots compliqués, mieux le mystère capte leur émotion pour leur procurer une sorte de bien-être quasi-spirituel. Et dans cet état d’esprit troublé, le public trouve ça génial, mais sans vraiment avoir saisi le sens correct et adapté des mots scientifiques.
Il faut rester prudent en se souvenant que la science n’a pas à s’adapter au grand public pour faire connaître ses travaux, c’est au public qui doit s’efforcer de s’adapter à la science pour la comprendre. Si le grand public veut comprendre, il lui faudra d’abord s’instruire en apprenant à connaître les bases élémentaires nécessaires qui concernent les différentes sciences. J’ai longtemps connu les bases des théories scientifiques avant même de connaître les critères épistémologiques de la scientificité, c’est un peu comme mettre la charrue avant les bœufs (qui peut conduire à des absurdités si l’on n’y fait pas gaffe), mais l’essentiel c’est de connaître autant les critères de la science que les bases des théories scientifiques.

Interpréter soi-même des théories scientifiques avec son propre vocabulaire, mais sans connaître les définitions précises des mots du jargon scientifique, voila ce qui est à l’origine des délires mystiques et/ou pseudo-scientifiques des adeptes de la mouvance New Age, cette secte qui mélange abusivement les sciences avec les courants spirituels pour mieux tromper. La rigueur dans le respect des critères épistémologiques qui définissent la science est ce qui conduit à une attitude scientifique saine, ouverte et objective, sans intrusion idéologique de l’irrationnel, de l’imaginaire, de la politique et du spirituel, et des comportements émotionnels en général.

La vulgarisation scientifique ne consiste pas à simplifier ni à introduire des raccourcis, ni à faire du sensationnalisme. S’engager dans la voie de la simplification par des raccourcis réducteurs c’est conduire à un non-sens, une dénaturation dangereuse de la science, et le public croira comprendre, il croira s’instruire, et le cumul des simplifications et des raccourcis fait que les métaphores et les analogies ne correspondent pas au sens du thème scientifique qu’elles étaient sensées expliquer et décrire. Et plus cette simplification est importante avec le temps, devenue une habitude et un standard, plus les connaissances apparentes et vagues constitueront un désastre intellectuel et un échec didactique… Sans recul critique, tout type d’instruction est un gâchis. Mais c’est heureusement réversible, parfois, quand les gens trouvent le courage de TOUT remettre leurs acquis en question, en devant tout réapprendre par eux-mêmes avec un nouvel outil d’analyse : l’esprit critique.

 Le public se distingue par 3 types d’attitudes :

  1. Les indifférents et les désinvoltes (du style : «bof, j’m’en fous de tout»). C’est leur droit. L’ignorance n’est pas un mal quand il n’y a pas d’idéologie ni de croyances derrière.
  2. Les avaleurs de couleuvres (du style : «hey, c’est passé à la TV donc c’est vrai : la marmotte elle met le chocolat dans le papier alu»). Eux doivent faire un très gros effort d’adaptation au réel…
  3. Les sceptiques (du style : «je gratte le vernis, je creuse, je pioche, je vérifie la marchandise, mouarfff iconsceptique.gif je m’en doutais t’es un escroc !»). But de l’évolution intellectuelle.

L’idéal est que le droit à l’ignorance et à la croyance doit s’équilibrer avec le devoir de s’informer objectivement.

À ces trois types d’attitudes, il faut y adjoindre divers comportements opposés :

  1. Ceux qui vendent des couleuvres (du style : «voici mon livre qui contient la Vérité hypercosmique sur le secret de la Création, bon ça fait 25 € merci ô pigeon…»)
  2. Ceux qui vulgarisent la science, avec conscience professionnelle et déontologie (du style : «Comment ça marche ? Voila je vous explique des trucs concrets avec l’appui d’expériences et des données quantitatives expérimentales, et en formulant des hypothèses réfutables donc testables par l’expérimentation ou l’observation»)
  3. Ceux qui rendent la science vulgaire, en la dénaturant, et en lui ôtant tout son sens (du style : «je ne comprends rien en science mais je vous expliquerai tous les secrets du pré-Univers qui a existé avant l’apparition de l’espace-temps, et dans l’univers rien n’est impossiiiiible»)
  4. Le cas n°1 peut coïncider parfois avec le cas n°3…
  5. Le cas n°2 est strictement distinct des autres cas. On ne peut pas être à la fois un honnête vulgarisateur et un odieux imposteur, ou alors il faut vraiment être sournois pour mélanger le vrai et le faux…

Pour conclure :

  • Les meilleurs vulgarisateurs scientifiques sont ceux qui enseignent les bases des théories scientifiques et qui enseignent les définitions des mots du jargon scientifique, et qui donnent des définitions précises de ce qu’est la scientificité et la méthode scientifique.
  • Quiconque veut comprendre des travaux scientifiques, de chimie par exemple, doit nécessairement connaître les bases de la chimie. C’est le strict minimum. La compréhension est impossible sans un minimum de notions élémentaires. Sans ces notions, toute interprétation du jargon scientifique lu conduit toujours à des inepties.
  • La science n’est pas de la culture, c’est-à-dire qu’elle ne consiste pas à mémoriser des lectures diverses ni à les utiliser comme étant des vérités fixes et définitives, voire comme un roman. La culture scientifique a un socle qui est la connaissance des bases théoriques ainsi que la connaissance des critères de la scientificité (la définition de la science). Mais pour le reste, c’est-à-dire les travaux scientifiques, la publication de recherches, ce qui est le critère le plus important c’est la démarche critique et le raisonnement (appuyés par les notions de base)
  • Au lieu de vulgariser la science, il faudrait s’efforcer de faire faire des sciences quand cela est possible, afin de donner aux gens le goût du raisonnement et de la recherche par eux-mêmes à travers des expériences et des observations. Aujourd’hui, il existe un mépris honteux envers le grand public parce que le message scientifique est souvent dénaturé et déformé. Parfois même à la limite de la malhonnêteté, surtout par le journalisme peu déontologique sur certains portails du web quand ceux-ci prétendent être un relais pour faire connaître des sciences qui, pour ces médias, se résument douteusement et abusivement à la climatologie et les secteurs de l’énergie, voire le paranormal quand l’occasion se présente… Et il existe aussi un mépris du public pour les sciences qu’ils connaissent finalement mal (il n’y a qu’à examiner un forum classique du web pour en évaluer le niveau scientifique général). Par exemple, je me souviens des gros délires qui ont été proférés à la fois par les journalistes et par les internautes à propos du LHC du CERN, répandant ainsi des rumeurs ineptes de fin du monde (par ignorance, crédulité ou par hostilité idéologique au projet). De plus, un bon nombre d’articles écolos du web présentent une quantification de l’impact en CO2 selon divers comportements consuméristes, mais une vérification par calculs montrent que ces articles sont souvent faux (http://jpmanson.unblog.fr/2011/09/21/megaoctet-et-co2/ https://jpcmanson.wordpress.com/2012/04/27/analyse-de-sv-n1136-de-mai-2012/).
  • La folie irrationnelle du web, et dans la vie courante en général (souvent à cause de la presse), c’est un fait qui incite à tirer la sonnette d’alarme. Il faut contrer l’obscurantisme avant qu’il ne fasse reculer l’esprit scientifique et critique.
  • Le mépris du public à l’égard de la science peut s’expliquer par certaines dérives de la science (OGM, armes nucléaires, molécules toxiques…) et par l’apparente «froideur inhumaine» de la méthode scientifique. Les émotions n’ont rien à voir avec une attitude objective : pour observer, les yeux seuls comptent, mais pas ce que l’on ressent émotionnellement. Et en ce qui concerne l’apparente immoralité de la science, mieux vaut définir la science comme un outil neutre et amoral, car les responsables de méfaits ce sont les hommes, pas la science : https://jpcmanson.wordpress.com/2012/04/10/les-derapages-de-la-science-et-le-principe-de-lethique/

 

Promouvoir le scepticisme est un acte politique, une lutte pour la liberté de tous contre la montée en puissance de l’obscurantisme, des superstitions, du développement des pseudo-sciences, etc. Ces aberrations intellectuelles sont clairement des instruments idéologiques réactionnaires dont le but est le pouvoir et l’argent par le maintien du public dans l’ignorance, la crédulité et la peur. La science est un atout que le peuple doit se réapproprier !

Semez le doute. Que la raison vous serve de guide.

© 2011-2012 John Philip C. Manson

La TV, le sensationnalisme et la science

Je viens de tomber sur un article fort intéressant :

En résumé, le scepticisme et la rigueur scientifique sont peu représentés dans les différents médias. Au contraire, une place importante y est souvent donnée à la pensée paranormale et aux théories alarmistes sous couvert de sensationnalisme. Pourtant, la science authentique, avec transparence, peut donner lieu à des émissions fort intéressantes, c’est mal connaître la science que travestir la réalité pour attirer les téléspectateurs. Pourtant, jamais l’obscurantisme n’a servi l’intérêt public, bien au contraire. Il faut trouver l’équilibre sain : faire de l’audience et informer véritablement. Ce qui serait plus logique, c’est que les émissions TV à caractère scientifique doivent être encadrées par des scientifiques.

 

La science ne consiste pas à démontrer la réalité d’un dogme préétabli, mais à invalider ou à corroborer une hypothèse neutre. Par exemple, on croit que les ondes radio sont dangereuses, on croit que le danger est réel, on en fait une vérité, et on demande à la science de le prouver en ce sens, mais ce n’est pas comme ça qu’on fait de la science. En science, on formule une hypothèse qui est plus une question à évaluer qu’un préjugé dogmatique que l’on cherche à prouver.
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© 2011 John Philip C. Manson