Comment la lune influe t-elle sur le comportement ?

Avant de dire « comment » la lune influe t-elle sur le comportement, mieux vaut d’abord s’assurer que le phénomène existe.

L’influence de la lune sur le comportement est une croyance ! Le sensationnalisme détruit les efforts de la vulgarisation scientifique, c’est n’importe quoi. Il y a une différence entre connaître des faits et croire des salades.Vérifiez les statistiques, elles contredisent les idées reçues sur la lune !

À lire :

Voici un commentaire d’un internaute sur l’article critiqué. C’est très bien dit :

sexisme

Voici un autre commentaire lucide :

magali

Qu’est-ce qui est plus crédule qu’un mouton ? Deux moutons ! Et plus crédules que deux moutons ? Le troupeau entier ! Et plus crédules encore ? Les moutons qui croient naïvement aux pseudo-sciences et aux superstitions.

beee

Il paraît que l’herbe du Maroc est trop forte à fumer, elle déchire les boyaux de la tête. Il n’y a pas de fumée sans beuh ! 😉

iconlol

© 2013 John Philip C. Manson

Publicités

Un phénomène paranormal en Lozère ?

24/03/2013

Un phénomène paranormal de poltergeist en Lozère ?

J’aimerais avoir connaissance des conclusions du Dr Goulu sur cette affaire qui m’a tout l’air d’un canular. Merci à lui s’il accepte de se pencher sur cette affaire bizarre.

Mais d’abord, je présente ma propre analyse :

J’ai entendu un résumé de l’affaire hier sur la chaîne française de télévision M6.

Il semble que les experts consultés soient des radiesthésistes ou des géobiologistes. (voir Radiesthésie et Géobiologie_(radiesthésie) sur Wikipedia). Mais pas des scientifiques a priori.

Pour un sismologue, une faille sismique est un phénomène géophysique bien réel, mais quand on parle de faille tellurique dans le contexte de la radiesthésie et de la magie, ça concerne plutôt les ondes de forme, c’est-à-dire des ondes dont l’existence reste encore à prouver…

«Esprits frappeurs et autres revenants» : cela s’appelle poltergeist, mais à classer parmi le paranormal, les pseudo-sciences et les délires irrationnels.

L’histoire des géoglyphes «extraterrestres» dans les champs de blé en Angleterre, il y a quelques années, ça a servi de coup de pub marketing pour relancer le tourisme et le commerce dans des régions peu attractives.

La question à se poser en cas de buzz : à qui cela profite t-il ?

Faire appel à la science ? Là encore, il y a méprise. Les ohms désignent la résistance électrique, or pour mesurer des champs électriques, l’unité de mesure est en fait le volt par mètre. Ce n’est pas pareil ! À mon avis, ils n’ont fait appel à aucun physicien authentique…

600 ohms, c’est ce qu’on a avec un secteur à tension de 220 V et d’intensité 0,36 A. Or, plus la résistance est élevée, plus l’ampérage est faible (pour une tension constante). Mais à ampérage constant, il y a surtension. Par exemple, mon PC fonctionne à 3,15 A et 220 V, la résistance vaut 69,8 ohms (si courant continu), donc si la résistance est décuplée, et avec ampérage constant, on décuple aussi la tension. Puis aussi, en cas de courant électrique alternatif sinusoïdal, on ne dit pas résistance, on dit impédance.

Y avait-il un orage et la foudre dans la ville au moment des faits, simultanément avec un séisme de magnitude de 4 à 5 sur l’échelle de Richter ?

Les fusibles ont-ils sauté ? Les fils électriques ont-ils eu leur gaine brûlée ?

On a donc affaire à des témoignages, mais des éléments matériels demeurent assez évasifs, et des explications assez lacunaires incitent au doute.

Un champ électrique peut déplacer des masses chargées électriquement, comme des électrons ou des ions (c’est-à-dire des particules élémentaires), ou des objets légers ayant reçu une charge électrostatique importante.

Pour soulever un meuble de 50 kg à une hauteur de 1 mètre, par exemple, il faut 490,5 joules d’énergie. Mais il faudrait pouvoir transformer l’énergie électrostatique en énergie mécanique sous l’influence d’un champ électrique… Et il faudrait que le meuble soit chargé électriquement (comme quand on frotte une règle en verre ou en plastique, mais avec une charge proportionnellement bien plus élevée).

Mais les meubles et les objets déplacés doivent donc être très chargés électriquement, au point d’électriser ou électrocuter les gens. D’ailleurs, les gens aussi devraient avoir été chargés électriquement en même temps que les meubles. Si on ne déplore aucune victime, alors aucune charge électrostatique n’a intervenu dans l’affaire.

Comment charger électrostatiquement des meubles en bois, sachant que le bois est un matériau isolant ?… Et le problème majeur n’est pas l’action du champ électrique hypothétique sur des masses chargées électriquement, mais sur la question du comment des objets massifs aient pu se charger électrostatiquement avant leur mouvement.

La permittivité, plus précisément permittivité diélectrique, est une propriété physique qui décrit la réponse d‘un milieu donné à un champ électrique appliqué. Un examen prouve que le bois, le papier, l’air et le vide sont les milieux auxquels la permittivité (constante diélectrique) est la plus faible universellement. Un champ électrique aura un effet beaucoup plus significatif et crédible sur des matériaux comme la porcelaine, le sel de cuisine, le sélénium, le PVC (chlorure de polyvinyle), l’ardoise, mais surtout le dioxyde de titane et le titanate de baryum.

Autre chose : le principe de conservation de l’énergie. En effet, si l’on suppose que la résistance soit décuplée sans variation de la tension et de l’ampérage, la puissance électrique délivrée P = U×I = R×I² aura décuplé, ce qui signifiera une augmentation de l’énergie électrique de 900%. Ce qui oblige à se poser cette question : d’où provient l’énergie en excès si cela ne provient pas d’un séisme ni d’un emballement technique du réseau électrique ? L’énergie ne peut pas être créée ni détruite. En regard des lois de la physique, il y aurait dû y avoir un incendie, y en a t-il eu un ?

Histoire très peu crédible. Tout laisse suggérer un canular. Des plaisantins auront intentionnellement déplacé les meubles et autres bricoles (peut-être même à l’insu des propriétaires).
Ce qui est grave, c’est que certains confondent physique et radiesthésie… Ça c’est alarmant. La radiesthésie n’est pas une science.

Un expert qui mesure des ohms pour évaluer un champ électrique qui se mesure habituellement en V/m, n’est pas expert, ni électricien ou physicien…

En revanche, il pourrait y avoir des origines sismiques naturelles (mais absence d’origine électrique) car la ville est située aux alentours du Massif Central, mais cette région montagneuse est une chaîne de volcans éteints depuis longtemps…

Croire aux fantômes est une facilité qui dispense d’apprendre, de connaître et de comprendre les sciences. C’est atterrant.

Le sensationnalisme n’est pas faire de l’information. C’est journalistiquement antidéontologique.

Monter un canular et tromper les journalistes, c’est facile. Un canular est d’autant plus facile et durable tant que des scientifiques n’auront pas été consultés. Quand les scientifiques auront débunké (démystifié) le canular, les médias présenteront-ils leurs excuses pour le manque de recul critique ? Informer n’est pas seulement relayer l’information, mais surtout évaluer objectivement celle-ci.

Si des «experts» prétendent avoir trouvé des explications scientifiques pour légitimer le paranormal et le présenter comme une réalité, alors je les incite à présenter leurs conclusions à James Randi (http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Randi).    🙂

Deux messages postés sur le site :

lozere

Informer, selon moi, c’est diffuser des connaissances objectives.

Informer, ce n’est pas vendre des salades, et ça ne sert à rien puisque c’est déjà fait par les astrologues et les gourous…

L’un des commentaires fait par un internaute sur le site 20minutes.fr est intéressant :

mazal

Un autre commentaire (entre guillemets) est, lui aussi, intéressant :

«Une résistance de terre élevée (c’est-à-dire 600 ohms au lieu de 50 ou 60) est une aberration en terme de sécurité car vous risquez l’électrisation ou l’électrocution au cas ou un appareil électrique est défectueux.»

J’ai réalisé une expérience : avec un ohm-mètre, j’ai mesuré la résistance électrique moyenne entre mes deux mains. Comme j’ai les mains sèches, j’ai mesuré une résistance de 5 mégaohms (5 millions de ohms). C’est bien plus élevé que les 600 ohms de la maison «hantée»… Cela veut-il dire que je suis un puissant médium, les puissances du Mal, l’Oeil maudit de Sauron, Belphégor ou Voldemort ? Non, pas du tout. Une résistance de 5 mégaohms signifie seulement que mon corps est un très mauvais conducteur de l’électricité. Comme la tension électrique moyenne entre mes mains est de 0,08 V, on en déduit d’après la résistance que l’intensité électrique moyenne entre mes mains est de 0,016 microampère (ce qui est très faible).

  • À mon avis, les plaisantins n’ont pas voulu attendre le 1er avril prochain (dans une semaine), peut-être pour rendre les internautes moins méfiants, pour lancer ce canular. Tsss…

  • Le matin du 30 mars 2013, je constate la disparition de l’article de Yahoo News sur la maison hantée en Lozère…

© 2013 John Philip C. Manson

Un résumé sur ce qui distingue la science des pseudo-sciences

Voici un résumé utile pour discerner la science et la non-science :

  • La science procède à l’observation et l’expérimentation de phénomènes réels.
  • La pseudo-science reste indifférente aux faits.
  • La recherche scientifique suit un protocole rigoureux basé sur la méthode scientifique.
  • La «recherche» pseudo-scientifique est systématiquement bâclée.
  • La science débute sur une hypothèse – faisant habituellement appel à la logique et à la raison – et ne cherche ensuite que des éléments observationnels ou expérimentaux pouvant la réfuter.
  • La pseudo-science débute sur une hypothèse – faisant habituellement appel à l’émotion et spectaculairement invraisemblable – et ne cherche ensuite que des éléments ou articles la confirmant, en rejetant arbitrairement tout ce qui pourrait la contredire.
  • La science met l’accent sur des expériences scientifiques, contrôlées et reproductibles.
  • La pseudo-science reste indifférente aux critères de la preuve solide. Pour elle, tout repose sur des témoignages invérifiables, des histoires, des fables et des récits exagérés, des rumeurs et des anecdotes douteuses, et même des fraudes.
  • La science s’efforce d’établir des relations de cause à effet au moyens d’expériences scientifiques rigoureuses.
  • La pseudo-science repose essentiellement et fortement sur la validation subjective.
  • La science est totalement fondée sur les régularités immuables de la nature, et gérée par des experts qui maîtrisent leurs spécialités scientifiques.
  • La pseudo-science fait dogmatiquement confiance aux opinions et aux conventions arbitraires de la culture humaine, à travers un postmodernisme démocratique ou à travers un dogmatisme idéologique.
  • La science est un système interdisciplinaire cohérent dont les hypothèses et les théories sont nécessairement réfutables épistémologiquement.
  • La pseudo-science se termine toujours en absurdité si on l’explore jusqu’au bout. La pseudo-science souvent se contredit, y compris même dans ses propres termes.
  • La science se base toujours sur des phénomènes réels, des faits réels, et exclut tout recours à l’imaginaire et aux croyances.
  • La pseudo-science a délibérément recours aux mystères qu’elle invente, et omet des informations décisives ou des détails importants.
  • La science explique beaucoup de choses, mais elle ne peut pas tout expliquer. En outre, la science évolue en répondant à la question scientifique «COMMENT ?».
  • La pseudo-science n’explique rien. La pseudo-science n’évolue pas, elle invente délibérément des réponses farfelues à la question métaphysique «POURQUOI ?».
  • La science informe plus ou moins bien le grand public en se basant toujours sur des preuves empiriques.
  • La pseudo-science trompe souvent avec succès le grand public en se référant à l’imaginaire et à l’art de la rhétorique. Le succès de la pseudo-science est causé par l’ignorance et le besoin de croire. Les critères de la scientificité reste souvent mal connus du grand public.

Bibliographie recommandée :

Pseudosciences & postmodernisme Alan Sokal
Impostures intellectuelles, de Sokal et Bricmont
L’imposture scientifique en 10 leçons. Michel de Pracontal

Une inexactitude dans un magazine TV

Dans le magazine hebdomadaire TP n°2413 de la semaine du 12 au 18 mai 2012, je constate une inexactitude dans la page 30, dans l’article relatif aux cheveux (dans le cadre de l’émission E=M6).

En effet, à la question selon laquelle la lune a une influence sur la pousse des cheveux, l’article autorise le flou en racontant que la science n’a pas apporté de preuves tout en affirmant que les cycles lunaires déterminent la manière dont les cheveux poussent.

L’influence de la lune sur les cheveux (et aussi sur le taux d’accouchements) est une légende urbaine. Une croyance. Le journaliste qui a écrit l’article aurait dû fouiller mieux le sujet… Car quand on cherche des failles de raisonnement, et quand on cherche des contre-exemples factuels, on trouve.

La seule influence lunaire scientifiquement factuelle, observable et quantifiable, c’est la gravitation. L’attraction gravitationnelle exercée entre la Terre et la lune est la cause des marées des océans mais les marées sont remarquables seulement parce que la masse des océans est très importante par rapport à la seule masse d’un homme ou même la masse d’un cheveu… Mais concernant les cheveux dont la pousse varierait selon l’influence lunaire, ce n’est pas crédible, parce que la masse d’un cheveu est négligeable (environ 50 mg), et l’attraction lunaire n’a quasiment pas d’influence mesurable sur des cheveux. En effet, le taux d’accouchements ne peut pas varier non plus à cause de la gravitation exercée par la lune, car la seule présence d’un médecin dans une salle d’opération représente une attraction gravitationnelle quantitativement supérieure à celle exercée par la lune. De même pour les cheveux, la présence d’un champ électrique (notamment un écran TV cathodique) exerce à distance une attraction quantitativement plus importante que l’influence gravitationnelle lunaire…

Liens :

Moi-même, je ne constate empiriquement aucune relation entre la façon dont poussent les cheveux et les phases lunaires. Sur le plan théorique, j’ai expliqué pourquoi ça ne peut pas marcher. Je donne d’autres détails ci-dessous.

Un cheveu pèse environ 50 milligrammes. Un homme situé à 179 mètres de vos cheveux exercera la même force gravitationnelle attractive que celle de la lune. Et pourtant, quand on rencontre des gens chaque jour, les cheveux ne poussent pas plus vite que si l’on vivait en solitaire. Et quand vous êtes assis dans un bureau face à un micro-ordinateur, l’attraction gravitationnelle exercée entre l’ordinateur et vos cheveux est environ 2000 fois supérieure à l’influence gravitationnelle de la lune. Et cela reste négligeable, insignifiant.

La croyance à l’influence lunaire autre que le phénomène des marées est complètement inepte. Les causes de cette ignorance, je les vois dans les lacunes de l’enseignement élémentaire des sciences. Nombreux ceux qui semblent ne jamais avoir entendu parler d’Isaac Newton en cours de physique au collège. Ces bases élémentaires sont pourtant assez simples et suffisantes pour mettre en échec les croyances superstitieuses. Et pourtant, ces mythes perdurent…

L’attraction gravitationnelle lunaire est négligeable sur les cheveux, par rapport aux objets qui nous environnent quotidiennement. L’effet gravitationnel est même équivalent à vouloir tirer sur les cheveux pour qu’ils poussent plus vite, c’est stupide. Ça ne les fait pas pousser plus vite…

Malgré les arguments scientifiques, il existe encore de nombreuses personnes qui répandent des rumeurs sans fondements. En perpétuant les mythes, les médias se rendent complices de l’obscurantisme. C’est atterrant. INFORMEZ VOUS ! Que la raison vous serve de guide !

«Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt…»

© 2012 John Philip C. Manson

Évaluation de l’esprit critique dans une classe de Seconde en cours de physique/chimie

 

En résumé, certain(e)s enseignant(e)s de physique-chimie tentent d’aiguiser le sens critique de leurs élèves en saupoudrant quelques notions d’esprit critique dans leurs cours.

Une évaluation de l’esprit critique des élèves de Seconde fut réalisée, et la situation n’est guère réjouissante :  http://cortecs.org/images/stories/ExTP/CorteX_cyclezetetique_MP.pdf

Dans ce document PDF indiqué ci-dessus, on constate que les élèves ont des croyances diverses envers le paranormal et les pseudo-sciences. Mais on constate aussi l’incapacité des élèves à distinguer entre la science et la non-science. Cela est l’indice, selon moi, de l’existence de graves lacunes dans l’enseignement des sciences au collège.

L’école primaire a enseigné pendant de longues générations les notions élémentaires que sont la lecture, l’écriture et le calcul. Mais les bases de l’esprit critique sont quasiment absentes dans l’enseignement des sciences, ou (parfois) enseignées de façon plutôt tardive. Il faut réparer cette injustice. Avec la progression de l’obscurantisme et des sectes, c’est criminel de fabriquer des générations de moutons. Il faut préparer les jeunes à réfléchir rationnellement par eux-mêmes. Nos libertés, comme celles des générations futures, dépendent de notre capacité au recul critique.

 

 

© 2012 John Philip C. Manson

Analyse de S&V n°1136 de mai 2012

Analyse critique du magazine Science-et-Vie du mois de mai 2012 :

  • Page 147 : Une colonne publicitaire qui fait la promotion d’un livre sur la prophétie de Saint Malachie qui, selon la pub, annoncerait la fin de l’humanité pour 2012… On se demande ce que fait cette pub obscurantiste dans un magazine de vulgarisation scientifique…
  • Page 22 : L’extrapolation de l’algorithme de Google en chimie est une idée intéressante.
  • Page 74 à 83 : Le sujet parle du sixième sens magnétique des animaux dont l’homme. Excepté les animaux migrateurs comme les pigeons, le sujet doit être considéré avec précaution, surtout en ce qui concerne les humains, d’autant plus que le sujet présente des suggestions douteuses et racoleuses comme par exemple «le paranormal crédibilisé ?». Néanmoins, l’article émet lui-même des réserves : rien ne prouve à ce jour le feng shui ni la sourcellerie. Si la recherche semble avancer dans ce domaine, il reste des hypothèses dans l’attente de vérification et des incertitudes demeurent.
  • Page 27 : Les USA auraient imposé des normes pour limiter les émissions de CO2. Ainsi les centrales à charbon ne pourront pas émettre plus de 454 kg de CO2 par MWh. Mon calcul dit que ça équivaut à une limite de 454 kg pour 1000 kWh, soit 454 g de CO2 par kWh, soit 7,93 kJ par g de CO2. Or, d’après ma base de données (https://jpcmanson.wordpress.com/2011/12/06/thermochimie-etude-de-divers-combustibles/) : la combustion complète du charbon (carbone) dans le dioxygène est exothermique, soit une énergie de 393,5 kJ/mol soit 32,792 MJ par kg de carbone. Et 393,5 kJ par mole de CO2 c’est 393,5 kJ pour 44 g de CO2. Ainsi, la quantité minimale en chimie est 8,94 kJ par g de CO2, ce qui est supérieur à la limite imposée ! C’est impossible à réaliser à cause de la thermodynamique chimique, la combustion du carbone produit une énergie thermique de 8,94 kJ par gramme de CO2 et il est impossible d’aller en-dessous de ce seuil, mais la norme le fait sans discernement… De plus, la norme imposée concerne le kWh thermique, pas le kWh électrique, car ce dernier ne représente qu’un rendement de 33% environ par rapport au kWh thermique ! Mais si la norme impose cette limite en parlant du kWh électrique, c’est impossible, car cela reviendrait à dire que les centrales à charbon doivent atteindre un rendement de 100% (voire 112,8%). Donc si la norme est la moitié des émissions actuelles (d’après l’article), ça veut dire que le rendement des centrales à charbon aux USA est de l’ordre de 50% (il faut 2 kWh thermiques et donc émettre 908 g de CO2 pour produire effectivement 1 kWh électrique). En bref, la norme imposée se trouve à un seuil situé 12,7% en-dessous du minimum de ce que peut produire la réaction de combustion du carbone !
  • Page 27 : Je ne nie pas l’acidification des océans, et je ne connais pas non plus la vitesse d’acidification. Néanmoins j’émets quelques réserves en ce qui concerne la climatologie, notamment la notion du pH dans la façon dont il est parfois utilisé en océanologie : https://jpcmanson.wordpress.com/2012/04/23/est-ce-lacidification-des-oceans-qui-nuit-aux-huitres/ Pour rappel, le pH moyen océanique est de 8,2, c’est alcalin. De plus, l’échelle du pH étant logarithmique, une forte variation de la concentration implique une variation faible du pH (quand la concentration devient 10 fois plus acide, le pH diminue de 1 point). Le pH neutre (7) est presque 16 fois plus acide en concentration que le pH de l’eau de mer.
  • Page 28 : J’approuve le contenu à propos de l’effet des insecticides sur les insectes pollinisateurs. Les insecticides, disons-le avec force, sont un poison ignoble, un crime contre la Nature. Il faut les bannir définitivement. Je n’aime pas les salauds qui font du mal aux bestioles.


Toutefois, dans le rayon des magazines dans le supermarché où j’ai acheté le n° de S&V, j’ai aperçu d’autres magazines au contenu plus inquiétant…

  • Voici deux couvertures d’un magazine qui amalgame abusivement la science avec la spiritualité, l’ésotérisme, le New Age et le développement personnel :

  

Et voici deux couvertures d’un autre magazine dont le contenu est pseudo-scientifique avec des thèmes loufoques comme la médecine quantique et les biophotons (de la même mouture que le mysticisme quantique), les médecines énergétiques (pseudo-médecine), l’homéopathie, le jeûne «thérapeutique», le yin et le yang, médicaments miracles, le champ éthérique… et même l’imposture de la fusion froide. Donc 100% de contenu controversé par rapport à la science…

  

  • Autres revues pseudo-scientifiques : Nexus, Facteur X, Top Secret, Revue de Parapsychologie, Le monde de l’inconnu, Parasciences et Transcommunication, Lumières dans la nuit, Complots et Dossiers Secrets…

Semez le doute. Que la raison vous serve de guide.

© 2012 John Philip C. Manson