Pesticides et chiffre bidon…

Cash

 

En effet, très gros problème, car il existe une différence entre marteler que « Il y a un chiffre qui est vraiment le point de départ de notre enquête : 97 % des aliments que nous consommons contiennent des résidus de pesticides » (sous-entendu que les 3% restants sont du « bio » sain) et le texte (d’origine) de l’étude qui précise que « Plus de 97 % des aliments contiennent des résidus de pesticides dans les limites légales» Tout est dans la fin du titre, «dans les limites légales», ce que les journalistes ont tronqué… mais qui est loin d’être un détail. Cela change le sens exact. En fait, l’étude écrit clairement dès son introduction que 97,4 % des échantillons ne dépassent pas les limites de pesticides autorisées par l’UE (maximum residue level, MRM) alors que 2,6 % les dépassent. Ainsi, les 3% restants sont loin d’être du « bio »…

Pfff, aucune déontologie, quelle honte…

 

John Philip C. Manson

 

Un acarien tueur d’abeille : le varroa

Contrairement à ce qu’affirme le titre du lien cité ci-dessus, il ne s’agit pas de la découverte d’un nouvel acarien. Le varroa est connu déjà depuis des décennies. Le varroa, je connais, j’en ai déjà vu dans des ruches, c’est un fléau, mais je me demande si le traitement chimique anti-varroa ne serait pas toxique, voire pire que le varroa lui-même, quand on sait que les insectes dont les abeilles sont particulièrement fragiles vis à vis des produits chimiques. Il ne m’a pas fallu chercher longtemps, là je découvre que par exemple le coumaphos, un produit chimique organophosphoré interdit en Union Européenne, est utilisé contre le Varroa… Les organophosphorés ne font pas la distinction entre les bons insectes (abeilles) et les parasites indésirables, les produits toxiques tuent tout de façon aveugle. Les organophosphorés, comme le gaz sarin, une arme chimique, est un neurotoxique pour l’homme et l’animal, même à très faible dose (10 parties par milliard) ça peut être fatal…

 

La véritable nouveauté annoncé dans l’article cité en lien, c’est la découverte que le varroa peut imiter l’odeur de la colonie d’abeilles et devenir ainsi invisible chimiquement pour les autres abeilles. Il aurait mieux valu titrer ainsi en une phrase tout aussi longue : découverte du mode opératoire biochimique du varroa qui parasite les abeilles.

Une chose à rappeler : le varroa est aussi ancien que les différentes espèces d’abeilles. Les abeilles ayant une bonne santé générale ne sont pas affectées par le varroa qui reste bénin bien que ce soit un parasite. Il suffit que les abeilles sont perturbées de façon chronique par un agent chimique par exemple (pesticides) pour qu’elles soient affaiblies, en mauvaise santé, et c’est ainsi que le varroa en tire profit et affaiblit encore plus les abeilles et les fait mourir. Le varroa a une part importante de responsabilité dans la mortalité des abeilles, tout comme il existe aussi des causes multiples, mais les pesticides sont la cause primaire de cette mortalité.

Il faut rapidement en finir avec les pesticides, avant qu’il ne soit trop tard… La situation est déjà très grave. Assassins…

 

Article intéressant de Wikipedia : atmosphère de Mars

  • Cet article du 11 juillet 2011, issu de mon ancien blog disparu, est restauré ici le 30 janvier 2013.

Voici la copie en images d’une section intéressante de l’article de Wikipedia : atmosphère de Mars.

marsclimatechange

marsclimatechange2

Hypothèse selon le raisonnement par l’absurde :

  • Puisqu’il n’y a pas encore d’hommes sur Mars actuellement, alors d’après vous, c’est fou ce que les martiens peuvent brûler comme pétrole, non ?  iconlol
  • Un réchauffement climatique martien avec une atmosphère ténue de 6 millibars (en moyenne) et composée déjà à 98% de CO2, l’hypothèse du CO2 n’est pas crédible (que ce soit du CO2 anthropique ou du CO2 dû aux martiens) iconlol
  • Puisque Mars se réchauffe selon des causes qui ne sont pas anthropiques, ne devrait-on pas remettre en question l’hypothèse de l’effet de serre des gaz à effet de serre anthropique ? J’emploie le mot hypothèse car entendre affirmer qu’il y a 90% de chances que l’homme soit la cause de l’effet de serre sur Terre ce n’est pas une certitude scientifique c’est seulement une hypothèse statistique qui nécessite un approfondissement.

Il convient néanmoins d’être prudent. J’examinerai soigneusement les sources de l’article de Wikipedia, mais je déclare toutefois que les sites utilisés comme sources sont fiables, dont celui de la Nasa.

Le cas de Mars illustre bien que le réchauffement climatique peut avoir d’autres causes que celle d’un effet de serre d’origine humaine. La question à se poser : et si le climat n’était pas de la faute de l’homme ? Il existe cependant de nombreux autres problèmes qui accablent l’humanité car la responsabilité de l’homme est avérée : l’emploi des pesticides qui a des effets très graves sur les insectes pollinisateurs, l’invasion des déchets en plastique partout (dans la mer notamment), et d’autres choses.

——————————————————————————————————————–

Addendum du 16 juillet 2011 :

Un dossier complet pourrait être réalisé sur la planète Mars dans ce blog, mais ça risque de prendre beaucoup de temps. Les sources les plus intéressantes sont anglophones.

Voici un lien francophone :

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/univers/d/mars-son-atmosphere-se-rechauffe-aussi_10658/
Voici un exemple que j’ai traduit en français :  http://www.timesonline.co.uk/tol/news/uk/article1720024.ece  (voir ci-dessous)
Article du The Sunday Times

29 avril 2007

Climate change hits Mars / Le changement climatique frappe Mars

 

Mars est en train d’être frappé par un changement climatique rapide et il se passe tellement vite que la planète rouge pourrait perdre sa calotte glaciaire sud, écrit Jonathan Leake.

Des scientifiques de la Nasa disent que Mars s’est réchauffée d’environ 0,5°C depuis les années 1970.  Cela est similaire au réchauffement expérimentés sur la Terre pendant environ la même période.

Comme il n’y a pas de vie connue sur Mars il suggère que des changements rapides dans les climats planétaires pourraient être des phénomènes naturels.

Le mécanisme à l’œuvre sur Mars semble, toutefois, être différent de celui sur Terre. Un des chercheurs, Lori Fenton, pense que des variations dans le rayonnement et la température sur la surface de la planète rouge génèrent des vents forts.

 

 

Liens Internet connexes

Dans un article publié dans la revue Nature, il est suggéré que de tels vents peuvent attiser les tempêtes de poussière géante, piégeant la chaleur et d’élever la température de la planète.

L’équipe de Fenton a déterré des cartes thermiques de la surface martienne de la mission Viking de la NASA dans les années 1970 et les a comparées avec des cartes rassemblées plus de deux décennies plus tard par Mars Global Surveyor. Ils ont trouvé qu’il y avait eu des changements très étendus, avec quelques zones de plus en plus sombres.

Quand une surface s’assombrit elle absorbe plus de chaleur, éventuellement en rayonnant de la chaleur en retour pour réchauffer l’atmosphère ténue de Mars : des surfaces plus lumineuses ont l’effet inverse. Les différences de température entre les deux sont soupçonnées de remuer des vents et la poussière, la création d’un cycle qui est le réchauffement de la planète.

En date du 16 juillet 2011, il existe une documentation anglophone intéressante à ce sujet. D’autres addenda suivront pour compléter ce présent article.

Addendum du 18 juillet 2011 :

L’une des sources de l’article de Wikipedia est ce lien : http://www.canada.com/nationalpost/story.html?id=edae9952-3c3e-47ba-913f-7359a5c7f723&k=0

Il y est écrit ceci :

«Mars connaît un réchauffement climatique, mais sans effet de serre et sans la participation des Martiens. Ces réchauffements globaux parallèles — observées simultanément sur Mars et sur Terre — ne peuvent être qu’une conséquence directe du même facteur : un changement de longue date dans le rayonnement solaire. »

Voici ce que l’on trouve dans le web anglophone :

http://www.sciencedaily.com/releases/2007/05/070527101114.htm

ScienceDaily (28 mai 2007) – Depuis les 30 dernières années, les scientifiques de la NASA ont utilisé l’équipement de haute technologie par satellite pour étudier les caractéristiques de la surface de Mars. Il apparaît un léger changement dans l’éclat de la surface de la planète ayant causé une hausse de sa température.

Plus loin dans l’article, on peut lire ça : « En particulier, la légère augmentation de la température de l’air en surface est similaire aux variations climatiques vus sur Terre, même si les processus impliqués sont très différents, a ajouté Fenton. »

On peut retrouver un article sur ce sujet ici : http://www.nasa.gov/centers/ames/research/2007/marswarming_prt.htm
Ici : http://www.nature.com/news/2007/070402/full/070402-5.html l’on peut lire ceci :

Publié le 4/04/2007 sur Nature

Mars se réchauffe

 

Les tempêtes de poussière et les roches sombres font que la planète rouge se réchauffe. Mars devient plus chaude. Les mesures de la luminosité de surface de la planète Mars montrent que le thermomètre a augmenté d’environ 0,65 °C en moyenne en quelques décennies.

© 2011 John Philip Manson

La lutte pour la protection des abeilles : pesticides et… OGM

 

Il y a une facette de l’écologie que je soutiens, et je vais en parler ici car cela concerne la lutte pour la protection des abeilles. Mais j’expliquerai cependant un petit bémol en-dessous de l’image vue sur Google Plus.

 

La lutte pour protéger les abeilles, voila un engagement que j’approuve sur le fond, mais pas complètement sur la forme telle qu’on la voit présentement.

Pourquoi seulement les OGM ? L’INRA a prouvé récemment la toxicité des pesticides : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/dacclin-des-abeilles-les-pesticides-naconicotinoades-reconnus-coupables_37838/#xtor=AL-26-1[ACTU]-37838[declin_des_abeilles_:_les_pesticides_neonicotinoides_reconnus_coupables] Le rôle nocif des pesticides est enfin prouvé (on avance enfin), mais le rôle des OGM reste à prouver, et concernant ces OGM il faut nécessairement plusieurs études scientifiques indépendantes et impartiales afin d’établir objectivement la nocivité ou l’innocuité des OGM (et ça dépend aussi des différents OGM). Mais une chose est sûre, je soutiens les précieuses abeilles, pas les empoisonneurs et leur mafia.

Ceux qui veulent signer la pétition, qu’ils le fassent, ils sont libres de le faire. Mais il s’agit d’une motivation qui devrait plutôt nécessairement s’appuyer sur des preuves objectives. Mieux vaudrait d’abord exiger des expériences le plus tôt possible afin de disposer de preuves favorables ou défavorables à propos de l’influence des OGM sur l’environnement. Je mets le doigt sur des dangers avérés et reconnus : les pesticides, mieux vaudrait faire pression pour les interdire puisqu’on sait qu’ils sont vraiment nocifs contre les abeilles. Les OGM, eux, on ne sait pas s’ils sont toxiques, il vaut mieux donc exiger des expertises plutôt que de décider de les interdire arbitrairement par idéologie. Mais en cas de doute, il faudrait suspendre l’exploitation des OGM par principe de précaution jusqu’à ce que nous connaissions concrètement les résultats d’analyses toxicologiques, voila qui est mieux.

Mon présent article n’est pas une critique, mais un rappel du bon sens : les preuves scientifiques doivent précéder l’action. Par exemple, ce serait une erreur de faucher préventivement les OGM si on découvrait plus tard qu’ils étaient inoffensifs (c’est un contexte qui pourrait arriver). L’action pourrait en effet être inadaptée s’il y a des incertitudes.

Protégeons les abeilles avec lucidité.

 

Voici un de mes anciens articles : http://jpmanson.unblog.fr/2011/04/14/le-phenomene-de-surmortalite-des-abeilles/

Je le reproduis ci-dessous :

Voici une liste des différentes causes de surmortalité des abeilles :

  • le varroa (un acarien parasite)
  • des virus (dont l’APV)
  • des bactéries (dont la loque américaine)
  • des champignons (dont le Nosema)
  • les insecticides
  • les herbicides
  • les fongicides
  • certains prédateurs

 

Comment aider les abeilles à survivre ? En appliquant des mesures multifactorielles :

  • planter plusieurs variétés de fleurs dans les jardins (aussi bien en ville qu’à la campagne)
  • ne jamais employer d’insecticides, et encore moins pendant la période de floraison (les larves de coccinelles savent éradiquer les pucerons, les insecticides sont inutiles et dangereux)
  • l’emploi de fongicide sur le toit de la maison ou sur les terrasses est à proscrire pendant la période de floraison (risque de contamination du jardin proche), et en outre, il ne faut pas laisser d’eau contaminée dans les gouttières qui risquerait d’être bue par les abeilles
  • les abeilles doivent boire de l’eau propre (eau de pluie), il faut éviter l’eau croupie, ainsi que l’eau de rinçage contenant des détergents ou autres polluants
  • il faut éviter même aussi les insecticides « bio » conçus avec de la nicotine de cigarettes : les nicotinoïdes sont des neurotoxiques mortels pour les abeilles

 

 

© 2012 John Philip C. Manson