Scoop de la NASA : découverte d’eau salée sur la planète Mars

 

La NASA a découvert des écoulements de saumure (eau salée liquide saturée en sels). En voici une photo :

7012763 Photo : NASA

 

Les sels se composent de perchlorates. Le perchlorate, un type de sel, est très absorbant et abaisse le point de congélation de l’eau, de sorte qu’elle reste liquide à des températures plus froides.

Etant moi-même chimiste de formation, j’atteste que les perchlorates sont des sels oxydants. D’ailleurs, le perchlorate d’ammonium est très utilisé pour les munitions des armes à feu pour la déflagration, pour propulser les projectiles. Comme les perchlorates sont oxydants, corrosifs, ils sont donc toxiques et nocifs à la vie.

La présence des perchlorates était fortement suspectée depuis 2008 lors des premières analyses de la sonde Phoenix sur Mars.

Selon ma propre opinion, la planète Mars est stérile. De la saumure de perchlorates c’est pire que l’eau de Javel, ça ne laisse aucune chance aux micro-organismes s’il y en avait.

John Philip Manson

 

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On saura bientôt à quoi ressemble la planète Pluton

Le matin du 14 juillet 2015, la sonde spatiale New Horizons de la Nasa devrait passer «relativement» près de Pluton et en photographier la surface pour la première fois ! La sonde spatiale, qui a quitté la terre en janvier 2006, parviendra à destination dans un an.

J’ai déjà hâte d’examiner les premières photos.   ^^

 

 

À propos de l’exoplanète plus petite que Mercure

J’ai lu un intéressant article sur une exoplanète plus petite que la planète Mercure : http://www.directmatin.fr/technologie/2013-02-26/decouverte-dune-exoplanete-plus-petite-que-mercure-403137 Mais j’ai aussi examiné une des sources principales : http://www.nasa.gov/mission_pages/kepler/multimedia/images/kepler-37-lineup.html     Bilan : je constate une erreur quantitative qu’on ne peut pas négliger.

Chez Directmatin, il y est fait mention que la distance de l’exoplanète par rapport à nous est de 210 000 années-lumière. Mais le site de la NASA mentionne une grandeur mille fois plus faible : 210 années-lumière. Je ne comprends pas pourquoi une pareille erreur puisse se produire. Le site a été informé récemment de cette erreur. Puis aussi les commentaires des autres internautes sur l’article sont intéressants.

Dans la presse quotidienne, faire des erreurs quantitatives ne sont pas des exceptions. Je le rappelle encore : les médias sont faillibles et on a le devoir de tout vérifier.

Découvrir l’erreur n’était pas le but de mon présent article, j’avais en fait consulté la page de la NASA afin de trouver des infos complémentaires pour l’orbite de l’exoplanète Kepler-37b. On apprend alors que Kepler-37b orbite autour de son étoile hôte en 13 jours à une distance de moins d’un tiers de la distance qui sépare Mercure du soleil. J’avais besoin de ces données afin de calculer la masse de l’étoile hôte.

m = (0,387 × 0,3333)³ / (13/365,25)² = 1,69

Ainsi, l’étoile hôte de Kepler-37b a une masse d’environ 1,69 masse solaire au maximum. Mon calcul se base sur la troisième loi de Kepler.

 

 

© 2013 John Philip C. Manson

La Nasa aurait découvert une exoplanète habitable ?

Je cite les informations les plus essentielles : «2,4 fois plus massive que la Terre, se trouve à une distance d’environ 600 années-lumière (1 année-lumière = 9.460 milliards de km) et tourne autour de son étoile en 290 jours. La température près de sa surface serait de 22 degrés Celsius.»

Aucune description et définition de l’étoile n’est donnée…
En utilisant la loi de Kepler, la période orbitale de 290 jours ça correspond à une orbite de rayon orbital de 0,926 UA, ce qui fait 1,08 fois plus de rayonnement stellaire reçue par l’étoile si celle-ci était identique au soleil. Une température de 22°C ça correspond à 1,101 fois plus de rayonnement reçu que pour une température moyenne de 15°C. La différence au niveau de l’intensité du rayonnement reçu par l’exoplanète montre que l’étoile n’est pas identique au soleil.

  • Après un calcul je pense que le rayon orbital est de 0,953 UA et la masse de l’étoile vaut 1,37 masse solaire. Il n’y a plus qu’à comparer avec les données manquantes de la NASA afin de voir si l’info est cohérente.

Affaire à suivre…
J’apprends le lendemain que Kepler-22 est l’étoile, située dans la constellation du Cygne. La planète, Kepler-22 b, a un rayon 2,4 fois plus grand que celui de la Terre (ce coefficient concernait le rayon et non la masse).

On ignore si la planète a de l’eau. Si elle n’a pas d’eau, toute vie y est impossible.

  • Calcul : l’angle d’envergure de l’exoplanète observée à 600 années-lumière est de l’ordre de 1,1 millionième de seconde d’arc.
  • Un autre de mes calculs indique que la puissance surfacique du rayonnement thermique de l’exoplanète, reçu sur Terre, est de l’ordre de 1,25×10⁻²⁰ W/m². D’ailleurs, mieux vaudrait que les journalistes publient les données brutes plutôt qu’une vue d’artiste simpliste qui ne prouve rien.

 

Ici on en apprend bien plus : http://blogues.cyberpresse.ca/sciences/2011/12/06/une-exoplanete-a-22%C2%B0c-vraiment%C2%A0/

  • En résumé, 22°C en moyenne c’est seulement dans le cas d’une atmosphère comme la nôtre mais à l’état d’équilibre thermique (rayonnement reçu = rayonnement réémis) c’est-à-dire sans l’effet de serre par CO2. Avec un taux de CO2 actuel (390 ppm), la température de l’atmosphère (s’il y en a une) de Kepler-22 b serait de 50°C et non pas 22°C…

 

Mais pour connaître la température de l’atmosphère d’une planète (quand il y a évidemment une atmosphère), il faut connaître nécessairement la luminosité de l’étoile par rapport au soleil (ça c’est mesurable), ainsi que la distance entre l’exoplanète et son étoile, ce qui implique de connaître la masse de l’étoile pour calculer la distance à partir de la période orbitale planétaire. Je vérifierai prochainement si toutes ces données sont connues par la NASA.

 

 

 

© 2011 John Philip C. Manson