Nibiru la cause du réchauffement climatique ?

Point par point, je donne une réponse à chaque affirmation :

  • Les comètes et météorites se multiplient au fur et à mesure que les années passent.

C’est faux, c’est même le contraire, selon une décroissance exponentielle. On peut même supposer que cela suit la loi exponentielle de la forme N(t) = k.e^(-k.t)  où N désigne le nombre de météorites en fonction du temps (t), et selon la constante k. Les météorites finissent un jour ou l’autre à tomber sur une planète ou sur le soleil : il y en a donc de moins en moins en mouvement dans l’espace, car une fois qu’une météorite se consume dans l’atmosphère d’une planète elle est détruite, ou bien la météorite forme un cratère au sol. Une fois tombée, chaque météorite reste là où elle est…

 

  • De plus , ce n’est pas une coïncidence si elle arrivent de la même direction. 

Il existe divers type de météorites selon leur origine : les perséides, les céphéides, les géminides, les léonides, et caetera… C’est souvent d’après le nom d’une constellation du zodiaque. Normal car les météorites ont une orbite autour du soleil, et en ce sens elles font partie du système solaire, et leur orbite peut faire intersection avec l’orbite terrestre circumsolaire. Et comme il s’agit d’une orbite, c’est évident que cela provienne en apparence de la même direction, ce que l’on appelle le radiant.

Une image montrant des orbites elliptiques qui coupent l’orbite de la Terre. Mais non pas une direction, mais plusieurs directions qui font la distinction entre les perséides, les céphéides, les géminides, les léonides, et caetera…

perseids

 

  • Les orbites irrégulières des planètes. Elles ont convaincu les astronomes de l’existence de la Planète X , tellement que le directeur de la NASA a déjà déclaré ceci : « Les astronomes sont tellement certains que la 10 ème planète existe qu’ils pensent qu’il ne reste plus qu’à lui donner un nom. »

La planète X, ou dixième planète, est une appellation obsolète… Après la découverte de Pluton (en 1930) et celle de sa lune Charon (en 1978), on a découverte des planètes naines transneptuniennes : Varuna (découvert en 2000), Ixion (2001), Quaoar (2002), Sedna (découvert en 2003), Orcus (2004), Eris et Makémaké (découverts en 2005).

Cependant, aucune trace de Nibiru. Cette pseudoplanète qui se dirigerait vers la Terre est une fiction.

La citation que l’auteur dans le site Wikistrike attribue au directeur de la NASA, si elle est authentique, doit probablement dater d’avant les années 2000… (En effet, elle date de 1992)

Il serait enfin temps de t’intéresser à la vraie astronomie plutôt que s’accrocher aveuglément à des mythes pseudoscientifiques… Non ?

  • Le symptômes sont tellement nombreux que la conclusion s’impose par elle-même.

Absolument pas. J’ai montré le contraire…

  • Augmentation de la quantité de volcans , tremblements de terre , météorites , etc. 

Le volcanisme et les séismes montrent que la Terre est durablement active. Mais en aucun cas ces mécanismes naturels sont en augmentation. Le noyau de la Terre refroidit même peu à peu, et l’activité tectonique ralentit : il y a de moins en moins de séismes et de volcanisme, mais cette décroissance est très lente, ça prend des milliards d’années.

  • On ne peut pas voir Nibiru à l’œil nu , tout simplement parce qu’il arrive de la direction d’ou se trouve le soleil.

Bin voyons ! Cela t’arrange bien, hein ? Mais alors, si on y réfléchit : si Nibiru vient vers nous, et que le soleil est sur son chemin, c’est le soleil qui sera percuté par Nibiru, donc la Terre sera épargnée.

Ensuite, la probabilité pour un astre de rayon r entre en collision avec un autre astre de taille similaire situé à une distance R est de P = (1/4) * arcsin ² (r/R). Grosso modo, il y a un risque de 1 sur 10 millions de  milliards pour qu’un tel événement survienne, parce que les distances entre les astres sont significativement plus grandes que la taille des astres.

 

  • Il y a aussi la possibilité souvent évoquée qu’il pourrait s’agir d’une naine brune.

Tiens ? Une naine brune ? D’autres versions du mythe affirment que c’est une planète. Ou un éléphant rose, ou une licorne en plastique…

Nibiru désigne en réalité une divinité secondaire de la mythologie babylonienne, Nibiru est un dieu parfois associé au dieu Marduk.

L’écrivain de science-fiction Zecharia Sitchin, autoproclamé « historien » a écrit en 1976 un livre de science-fiction dans lequel il fait l’amalgame entre le dieu babylonien Nibiru/Marduk et une planète fictive qu’il a inventée. Dans leur délire, les fans de Sitchin ont détourné la science-fiction de son contexte pour en construire un mythe moderne. Depuis l’émergence d’Internet, les versions de ce mythe se sont multipliées, selon les concepts subjectifs délirants de chaque internaute.

Certains ont fait du roman de Sitchin une sorte de théorie, laquelle a été reprise par plusieurs mouvements New Age (dont certains ont la caractéristique d’une secte) qui associent la succession des différentes « ères » au passage de la planète Nibiru près de la Terre, et pour lesquels l’avènement du « Nouvel âge » correspondra donc à un nouveau rapprochement entre notre planète et l’astre mythique. La date de décembre 2012, fut présenté comme une date-clé, mais le 21 décembre 2012 n’a rien à voir avec le mythe babylonien mais a plutôt un rapport avec l’un des différents calendriers de la civilisation maya, ce qui est complètement hors contexte.  Le New Age a tendance à tout mélanger pour faire monter la mayonnaise, sans crainte des contradictions par conséquent à travers des concepts entremêlés et complètement déconnectés de leur réel contexte.

Sur Google Trends on peut visualiser l’historique du mot Nibiru comme critère de recherche sur Google depuis 2004. En gros, le mythe se répand sur Internet au début des années 2000, puis le buzz démarre vers août 2008. Et ensuite les journalistes exploitent le buzz, pour vendre du vent évidemment. Et le buzz atteint son paroxysme fin 2012, pour ensuite choir soudain, parce qu’il ne s’est rien passé le jour de la fin du monde, faisait perdre définitivement toute crédibilité sur Nibiru… Un mythe peut mentir à beaucoup de monde, mais un mythe ne peut pas durer tout le temps.

La pièce de théâtre est terminée, tirez le rideau !

Au fait, quel rapport entre le volcanisme qui s’emballerait (ce qui est faux), l’accroissement présumé (mais faux) de la quantité de météorites et une naine brune (…fictive, ou une planète fictive aussi, selon les délires divergents) ? Aucun…

Mais continuons à lire l’auteur de Wikistrike :

  • Nibiru est un système solaire ( plus petit que le nôtre ) composé de 7 planètes. La taille de la planète principale – Nibiru – est indéterminée , certaines sources mentionnent 3 ou 4 fois la masse de Jupiter , d’autres 3 ou 4 fois la masse de la Terre. 

Les sources ne sont pas fiables, car il y a une contradiction : comment peut-on observer des détails sur Nibiru en temps que système planétaire si Nibiru arrive de la direction où se trouve le soleil ?

De plus, comme la Terre tourne autour du soleil en une année, la trajectoire de Nibiru doit nécessairement être spiralée et non rectiligne afin que Nibiru, le soleil et la Terre restent alignés ! Et une spirale comme trajectoire, ça implique de fournir une énergie au lieu d’une trajectoire rectiligne ou parabolique ou hyperbolique due à la seule inertie.

Autre contradiction : Nibiru est redevenue une planète, ce n’est déjà plus une naine brune ? Nibiru est le foyer du système ou n’est-il qu’une planète en orbite autour de sa propre étoile ? C’est à n’y plus rien comprendre !

 

  •  La magnétosphère – le bouclier magnétique de la terre qui nous protège contre les rayons du soleil – est de plus en plus faible.

Il n’y a que toi qui l’affirme… Mais il n’y a pas fallu attendre Nibiru pour qu’il y ai inversion des pôles magnétiques terrestres : le phénomène s’est produit des centaines de fois dans l’histoire géologique de la Terre, et il n’y a pas eu la fin du monde à cause de cela…

  • l’héliosphère – le bouclier magnétique qui protège non seulement le soleil , mais notre système solaire au complet contre les rayons cosmiques – est lui aussi en train de se modifier. 

L’héliosphère n’a rien d’un bouclier. Le vent solaire est un flux de particules dont la pression est très faible. En train de se modifier ? Pure invention…

Les rayons cosmiques atteignent la Terre quand même, rien ne les arrête. Mais les rayons cosmiques ne sont pas une menace.

  • le noyau de fer qui est au centre de la terre s’est mis à tourner plus vite. Le noyau de la terre a accéléré sa rotation , donc création de plus de chaleur au centre de la terre. Et puisque la chaleur monte … plus d’activité volcanique et sismique.

Friction, oui, mais quand les milieux sont solides. Mais le noyau est solide, et il tourne sur lui-même dans un milieu plus fluide. L’activité volcanique concerne le manteau supérieur et la croûte terrestre.

Personne n’a observé une augmentation de l’activité sismique et du volcanisme.

Il n’existe aucun rapport entre l’activité tectonique terrestre et l’arrivée (fictive) de Nibiru, cela n’a aucun sens…

  • Imaginez un nouvel arrivant dans notre système solaire qui serait bourré de force électromagnétique. 

En elle-même, l’expression semble remplie de mysticisme et de magie, dénotant une méconnaissance de la physique. Une planète et une étoile, c’est d’abord une masse dont la propriété principale est un champ de gravitation. Mais comme cela ne suffit pas pour les ignorants, il faut y introduire de la magie et du merveilleux : une force mystérieuse, des lumières bizarres, et pourquoi pas le bruissement des sabrolasers de Starwars ? « Rrr shhhh rrr shh (respiration de Dark Vador), Luke ! Je suis ton père ! »

 

  • En traversant la Ceinture de Kuiper et le Nuage d’Oort , 2 immenses zones de débris qui sont aux confins de notre système solaire, Nibiru a poussé devant lui quelques objets – comme Elenin et Lovejoy , ainsi que et la météorite qui est tombée en Russie – qui avaient la même polarité. (puissance électromagnétique) 

Mais combien de temps a t-il fallu pour Elenin et Lovejoy pour provenir du fond du système solaire jusqu’à nous ? Des millénaires.

Mais les comètes ne sont pas poussées vers nous en une trajectoire unique : elles ont une orbite, longue certes, mais elles vont et elles viennent, en tournant autour du soleil depuis des milliers d’années. Si Nibiru avait perturbé l’orbite des comètes, ça se serait produit il y a des milliers d’années, il y a longtemps. Elenin a déjà fait plusieurs fois le tour du soleil, sachant qu’il faut plus de 10000 ans pour faire un tour complet autour du soleil.

Ainsi, si Nibiru avait perturbé les comètes, cela aurait été le cas il y a bien longtemps, et Nibiru nous aurait déjà anéanti depuis longtemps…

Quant à la « polarité électromagnétique » est une foutaise. Pffff, comme si les comètes et les planètes étaient des bornes Wi-Fi ou des antennes relais des télécommunications… Si les comètes avaient des champs électromagnétiques, alors la comète Tchouri auraient grillé l’équipement électronique de la sonde Philae et la sonde Rosetta depuis longtemps…

 

Bon, on arrête maintenant, c’est l’indigestion…

 

John Philip C. Manson

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Une planète géante avalée en direct par un trou noir ?

On lit dans l’article en lien que des astronomes ont auraient observé un trou noir qui avale une planète géante.

L’examen de la vidéo montre que c’est une simulation, c’est-à-dire une sorte de dessin animé ou une «vue d’artiste» comme on en voit habituellement dans la presse de vulgarisation scientifique. Je trouve que les vues d’artiste sont des représentations vulgaires et biaisées de la réalité ; je préfère de loin les photographies ou les images du spectre infrarouge qui sont fidèles à la réalité (surtout quand il s’agit des images prises par le télescope spatial Hubble).

Le premier paragraphe de Maxisciences décrit le trou noir comme si c’était un volcan en réveil, c’est ce que cela suggère implicitement. La description ne correspond donc pas à l’astrophysique des trous noirs telle qu’on la connaît dans le cadre de la relativité générale. Un trou noir absorbe la matière à sa portée dès que ce trou noir s’est formé par effondrement gravitationnel sur lui-même, l’assimilation de matière par un trou noir est continuelle, elle n’a aucun phase de repos ni de réveil…

Dans le deuxième paragraphe, cela parle du satellite INTEGRAL. Celui-ci existe bien : c’est le «International Gamma Rays Astrophysics Laboratory», un satellite de 3 tonnes et demie. (http://fr.wikipedia.org/wiki/International_Gamma-Ray_Astrophysics_Laboratory). Il faut préciser que ce satellite ne permet pas des observations dans le spectre visible, il est un détecteur de rayons gamma et X.

Détection de planète avalée par un trou noir, ou alors il s’agit d’un autre événement ?

La chronique récente de l’astrophysique a évoqué l’hypothétique découverte de la matière noire sur la base de détection de positrons (anti-électrons = antimatière). Mais pas de planète géante a priori. L’instrument SPI du satellite  INTEGRAL a permis de réaliser une carte de la distribution des émissions de rayons gamma à 511 keV (kilo-électronvolts) qui sont produits lors de l’annihilation positron/électron. Les scientifiques ont ainsi pu déterminer qu’environ la moitié de l’antimatière produite dans la galaxie l’était par des trous noirs ou étoiles à neutrons arrachant de la matière à un compagnon de masse inférieure ou égale à celle du Soleil. Concernant la matière noire, toujours hypothétique, il faudra des preuves convaincantes. INTEGRAL, à ma connaissance, n’a pas détecté de planète géante. Et j’apprends aussi que la détection récente des positrons concerne le centre de notre propre Galaxie, donc pas NGC 4845. (http://smsc.cnes.fr/INTEGRAL/Fr/lien3_res.htm)

Marek Nikolajuk est authentiquement un physicien polonais. Via le site internet de l’ESA, j’en apprends davantage : la galaxie NGC 4845 (à 47 millions d’années-lumière de nous) a émis des rayonnements à haute énergie. C’est cet événement inhabituel qui suggère l’idée inadaptée d’un «réveil». Les astronomes affectés à l’étude ont conclu à un objet substellaire comme cause du rayonnement, un objet ayant 14 à 30 fois la masse de la planète Jupiter. Ils n’évoquent pas une planète géante, ils décrivent l’objet comme étant plutôt une naine brune (une étoile avortée car peu suffisamment massive). (http://www.esa.int/Our_Activities/Space_Science/Black_hole_wakes_up_and_has_a_light_snack?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+google%2FqkAO+%28Science%29) Mais l’hypothèse d’une super-Jupiter n’est pas écartée.
Il est question ici d’un trou noir galactique de 300 000 masses solaires. Le retard de 2 ou 3 mois entre la brillance et l’atténuation des rayons gamma, selon moi cela pourrait peut-être dû à l’objet orbital qui perd peu à peu sa grosse atmosphère dans le trou noir, ce dernier subirait alors une augmentation de son moment cinétique, et dont la conséquence est un éloignement progressif de l’objet en orbite, augmentant du coup peu à peu sa période orbitale.
En savoir plus avec le spectre visible ? Très peu envisageable, étant donné la distance (47 millions d’années-lumière). On sait que le télescope spatial Hubble a une résolution d’image de 0,1 seconde d’arc. Si Hubble observait la galaxie NGC 4845, un zoom sur une distance de 47 millions d’années-lumière permettrait de pouvoir pixeliser des objets dont l’envergure est supérieure ou égale à 22,8 années-lumière. Une naine brune a un diamètre de plusieurs milliers de km, c’est ponctuel par rapport au pixel critique de 22,8 années-lumière. Il est donc impossible d’observer directement (dans le spectre visible) l’image de l’objet substellaire qui orbiterait autour du trou noir.
Le rayon de Schwarzschild du trou noir de NGC 4845 est d’environ 890 000 km, très inférieur aux 22,8 années-lumière qui forment le côté d’un pixel d’une image que pourrait faire le télescope spatial Hubble.
En revanche, on peut mesurer les rayons gamma. L’énergie d’un seul rayon gamma ou X suffit, à elle seule, d’avoir une information sur un événement en astrophysique qui soit capable d’initier une énergie élevée. Les rayons gamma ne sont pas là pour structurer une image comme une photo d’un objet lointain. L’info essentielle ici c’est l’énergie du rayonnement électromagnétique et celle des positrons mesurés.
Remarque : l’ESA indique que le trou noir aurait une masse de 300 000 masses solaires, tandis que Maxisciences rapporte qu’il serait de 100 000 masses solaires. Il y a une erreur. Pourquoi les rédacteurs ne se relisent-ils pas ? Bon allez, je l’avoue : j’aurais adoré être journaliste scientifique, l’astronomie est un sujet que je connais par cœur depuis 1985, je maîtrise l’astronomie même mieux que mon métier de formation (la chimie). J’estime que la rigueur, la passion des sciences et le sens critique font partie du métier de journaliste scientifique, c’est indispensable. Le mieux serait que les scientifiques eux-mêmes communiquent sur leurs propres découvertes, sans faire relayer les informations par des intermédiaires… Mais les scientifiques sont déjà très occupés.
Tout cela me fait penser à un jeu amusant : le téléphone arabe. (http://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9l%C3%A9phone_arabe) Le jeu du téléphone arabe consiste à faire circuler rapidement de bouche à oreille à travers une file de joueurs, une phrase inventée par le premier d’entre eux puis récitée à voix haute par le dernier. L’intérêt du jeu est de comparer la version finale de la phrase à sa version initiale. En effet, avec les éventuelles erreurs d’articulation, de prononciation, les confusions entre des mots et des sons, la phrase finale peut être tout à fait différente de la phrase initiale. (« Nous sommes l’élite de la nation » pouvant devenir « Nous sommes l’hélice de la passion »). L’intérêt du jeu croît avec le nombre de joueurs et la complexité du message à échanger.
J’imagine une variante du téléphone arabe : le téléphone scientifique. Les règles sont les mêmes : on transmet la parole de bouche à oreille, mais en racontant à son voisin un résumé d’article scientifique, en prenant une source officielle (par exemple, l’ESA) comme texte d’origine. L’évolution de l’info retransmise d’une personne à l’autre est peu à peu dénaturée, le sens général du texte scientifique devient confus, évasif, abscons, simpliste, réducteur. Au pire, il devient bourré d’erreurs scientifiques. La perte de qualité de l’info dans le jeu du téléphone scientifique est proportionnelle à la complexité de la source d’origine et inversement proportionnelle au degré de connaissances scientifiques des participants du jeu.  Avec les médias modernes (notamment sur le web) qui s’improvisent dans le journalisme scientifique, la variante scientifique du téléphone arabe c’est ce qui se passe tous les jours. Sans recul critique, les lecteurs (et les rédacteurs aussi) peuvent ne pas déceler des erreurs, et considérer celles-ci comme étant des infos fiables… Pourtant, et j’ai des preuves dans mon blog, l’information est faillible : lire ceci https://jpcmanson.wordpress.com/2012/12/28/une-erreur-dans-un-livre-de-thermodynamique-pour-ingenieurs/ et cela https://jpcmanson.wordpress.com/2011/12/03/les-encyclopedies-sont-elles-sans-erreurs-et-infaillibles/ L’erreur est humaine, persévérer est diabolique.  🙂
L’information scientifique c’est faillible, c’est comme la viande de cheval dans les lasagnes de bœuf. C’est pour cela qu’il faut toujours faire des analyses.
cheval
© 2013 John Philip C. Manson