La science et les blogs de WordPress

Ceci est une rapide étude statistique portée sur les blogs du site WordPress.

  • Pour rappel, depuis décembre 2011, j’ai créé un blog miroir contenant mes articles les plus intéressants (une centaine à ce jour) : https://jpcmanson.wordpress.com. Ceci pour deux raisons : début décembre, une panne ou une maintenance a rendu hors service tous les blogs chez http://www.unblog.fr pendant plusieurs heures ; et mon blog a déjà plus de 40% de son espace disque occupé et j’envisage déjà la succession du blog avant la saturation future qui se produira très vraisemblablement avant 2015.

Une série de recherche sur Google montre qu’il existe 9 210 000 pages de blogs chez WordPress avec le mot-clé “science”. Lorsqu’on y ajoute le mot-clé “épistémologie”, ça descend à 5990 pages… Puis avec l’ajout du mot-clé “réfutabilité”, on n’a plus que seulement 525 pages… C’est affligeant. En effet, les mots les plus importants de la définition de la science sont très minoritaires par rapport à la masse énorme des médias.

  • D’une part, relayer la science, c’est bien, quand l’information découverte par les scientifiques est diffusée par les journalistes.
  • Aussi, et c’est encore mieux, c’est très bien que certains vulgarisateurs daignent présenter ce qu’est la science à travers les critères épistémologiques de la scientificité.
  • Et d’autre part, hélas, l’immense majorité médiatisée se consacre à un amateurat qui délivre une conception simpliste, naïve, approximative, voire totalement faussée, de ce qu’est concrètement la science. J’ai été horrifié de constater que beaucoup de blogs, autoproclamés scientifiques, se consacrent essentiellement aux pseudo-sciences comme l’ufologie, ou à une sorte de pseudo-philosophie qui s’apparente à la langue de bois, ainsi qu’à une usurpation scandaleuse de la science à travers des doctrines affiliées à la secte New Age ou autres mouvances, ainsi que les abus répétés de l’idéologie écologiste (à distinguer fermement de l’écologie scientifique).

Les blogs autoproclamés “science” sont la plupart du temps souvent ineptes : «conscience quantique», «montée IRRÉVERSIBLE des mers». L’usurpation sectaire de la science comme l’alarmisme idéologique, c’est du brouillage mental, un scandale, une imposture sans causalité avec les FAITS !

Lien interne :  http://jpmanson.unblog.fr/la-physique-quantique-usurpee/

 

 

 

 

 

 

 
© 2011 John Philip C. Manson

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La déontologie de la vulgarisation scientifique

Voici un sujet intéressant et important qui vaut d’être traité : la déontologie de la vulgarisation scientifique.

J’en résume les enjeux :

  • Si l’information n’est pas correctement transmise – complète, honnête, compréhensible par un profane – le mot information perd tout son sens.
  • La qualité de l’information que les scientifiques se doivent de transmettre à la société doit constamment être améliorée.
  • Il est important que le public ait la garantie que l’information qui lui parvient via différents médias soit validée. Or personne n’est mieux placé que le chercheur lui-même pour valider une information scientifique (référence à des sources provenant de publications scientifiques à comité de lecture).
  • Il y a la responsabilité de devoir adapter le langage scientifique au niveau de compréhension des interlocuteurs, en évitant cependant le jargon scientifique ou technique, sans pour autant galvauder ni rendre approximative l’information ; c’est un équilibre souvent difficile à trouver. 
  • Il est extrêmement souhaitable que l’information transmise, en général par un journaliste, ait été, chaque fois que possible, validée par le chercheur lui-même quant à sa signification et quant à l’importance qu’elle revêt pour le public.
  • La vulgarisation scientifique ne doit pas dériver vers le publireportage ni vers le sensationnalisme pour propager un contenu faux ou caricaturé par rapport à ce qu’on attend de l’information scientifique. Dans le feu de l’action et du direct on peut comprendre quelques dérives, mais dans la presse, elles paraissent plus suspectes. Ce phénomène peut être renforcé par le fait que nombre de bons scientifiques, échaudés par des communications mal faites, mal comprises ou mal rapportées par les médias venus les interroger peuvent ensuite éviter de réitérer l’exercice.
  • La vulgarisation scientifique présentant des enjeux éthiques particulièrement forts dans certains domaines sensibles comme la médecine, la santé, la climatologie, les secteurs de l’énergie, etc, avec d’une part le poids de certains lobbies et d’autre part des risques de dérive liées à l’amateurisme ou à la non mise-à-jour de certains sites et autres supports d’information, cela peut conduire à des abus, et c’est à éviter.

 Texte susceptible de compléments

© 2011 John Philip C. Manson

Une momie extraterrestre ?

Une momie extraterrestre ? Ou comment ne plus respecter les devoirs déontologiques du journalisme…

Critique de l’article http://fr.news.yahoo.com/momie-prouve-lexistence-extraterrestres-091000002.html

Honteux que cette mystification soit classée parmi les News…

Le squelette (et non la momie) est celui d’un jeune humain atteint d’hydrocéphalie ou de macrocéphalie. C’est honteux de faire un buzz pour légitimer la désinformation ufologique, c’est contraire à l’anthropologie, c’est trahir la science. Demandez vous pourquoi seule la presse en parle, de même que les forums et blogs de partisans du paranormal, mais pas les références scientifiques… Concernant Riquelme, je ne trouve pas de sources sur scholar.google.com ni sur nature.com, ni sur sciencemag.org, ni sur arxiv.org. Les médias c’est n’importe quoi, on dirait que c’est de pire en pire. « La sphère scientifique en ébullition » ? Pas du tout, la science ne cautionne pas les canulars, et la mystification n’a pas été publiée dans un site scientifique à comité de lecture, ce qui laisse des doutes sur son authenticité. Le crâne de l’hydrocéphale ou du macrocéphale existe peut-être, mais l’interprétation qui en est faite est complètement fantaisiste. Concernant l’anthropologie, les médias feraient mieux de demander par exemple l’avis de l’anthropologue Yves Coppens à propos de la momie, et lui demander aussi si Riquelme est bien un chercheur…

La science se base d’abord sur des hypothèses réfutables soigneusement vérifiées. L’article partisan se base sur une idée préconçue, comme si l’objet de recherche était les extraterrestres exclusivement, mais ça n’a rien à voir avec la méthode scientifique, c’est malhonnête. Ces conneries sont une perte de temps. Pourquoi ne pas parler de VRAIES infos ?

De vraies infos comme celle-ci par exemple :

http://www.dinosoria.com/cranes_mystere.htm   (des crânes affreusement déformés, mais 100% humains)

Maladie rare ? Non. L’hydrocéphalie touche environ 1 à 4 enfants sur 1000.

La réponse brillante de Djamel s’oriente dans le sens de mes propos : «Encore des bobards qui, bien entendu, ne reposent sur aucune preuve scientifique, d’abord ce n’est pas un crâne momifié, on ne momifie pas les os, mais les chairs ! De plus, la présence de fontanelles indique bien que c’est le crâne d’un bébé, qui était probablement atteint d’hydrocéphalie à sa naissance et en est mort. D’où la taille de la tête, par rapport au corps ! Rien d’extraordinaire, il n’y a qu’à se référer aux annales de médecine, ce n’est pas les cas bizarres qui manquent !»

Le dénommé Luz a affirmé : «Il y a tant de choses que nous ignorons s’agissant de l’univers, de nous-mêmes aussi. Ne soyons pas bornés. Un esprit ouvert est un esprit qui avance. Qu’est-ce qui nous interdit de nous poser toutes ces questions qui dérangent de toute évidence les cerveaux cartésiens ? La réponse est rien. Soyons curieux et tant pis si on se trompe. N’oublions pas que si des “farfelus” aux yeux des scientifiques de leur époque n’avaient pas émis des hypothèses qui les faisaient passer pour fous (toujours à leur époque), notre science n’aurait jamais évolué. Comment croyez-vous que des hommes ont découvert : l’électricité, la téléphonie, la radiologie, etc. ? Ils ont ouvert leur esprit ce qui a permis de faire germer des idées nouvelles. Ils ont eu foi en leurs idées. Et ils ont eu l’audace de les présenter à des gens moins inspirés, moins doués, qui les prenaient pour des illuminés. Vouloir voir au-delà de ce qu’on nous présente comme vrai et immuable, est indispensable pour faire avancer le monde (et pour avancer soi-même)»

Le texte de Luz est un exemple typique de l’argument du syndrome de Galilée… Le syndrome de Galilée c’est l’attitude réactionnaire selon laquelle toute personne crédule qui adhère à une pseudo-théorie la considère presque toujours comme révolutionnaire, et en outre s’estime persécutée par la “science officielle”. La science est ouverte mais elle exige des preuves. Pour envisager l’hypothèse extraterrestre, il faut s’assurer d’abord que l’ADN n’est pas humain, que le crâne déformé ne soit pas dû à une malformation de type macrocéphalie ou hydrocéphalie. On commence d’abord par les hypothèses réfutables les plus simples et les plus plausibles. La science ne collecte pas des certitudes, elle procède (sur l’appui des faits) par élimination méthodique des hypothèses fausses. Un esprit qui avance est un esprit scientifique, dont la démarche repose sur le critère de réfutabilité, pas sur la seule crédibilité. Ce qui est borné c’est de soutenir aveuglément l’hypothèse extraterrestre en niant les hypothèses plus simples, comme les maladies humaines congénitales par exemple. Vérifions d’abord si ce sont des malformations pathologiques avant de déclarer voir des aliens partout…

De plus, en Amérique précolombienne certaines castes nobles déformaient volontairement les crânes pour des raisons rituelles et sociales. Il faut se renseigner d’abord auprès de la médecine et de l’Histoire avant de faire le jeu de la propagande ufologique.
Quelqu’un a dit qu’il était absurde de ne pas envisager l’existence des extraterrestres. Ce qui est absurde c’est de répondre à la question «Sommes-nous seuls dans l’univers» alors que personne n’en sait rien. Il est donc aussi stupide de croire aux extraterrestres que d’affirmer qu’ils n’existent pas. La connaissance ne dépend pas des opinions mais des faits, et on ne connaît pas ces faits, et ça peut durer longtemps, très longtemps… Dans le doute, il n’y a pas grand chose à raconter, puisqu’on ne sait rien. Affirmer sans l’appui des faits, c’est croire. Et croire n’a rien de scientifique.

Il n’y aurait pas de vacarme médiatique si les gens n’étaient pas crédules. La malhonnêteté intellectuelle des uns profite de la misère intellectuelle des autres. Existe t-il encore une once de déontologie dans le journalisme ?

Avec une base d’esprit critique, on peut constater que les ingrédients de l’imposture sont réunis dans l’article critiqué :

  • L’argument d’autorité : Riquelme présenté comme un anthropologue donc comme un scientifique, gage de crédibilité. Est-ce le cas ?
  • L’effet boule de neige (ou effet Popeye) : le bouche à oreille répand la croyance et la rumeur que le crâne péruvien est extraterrestre.
  • L’effet petits ruisseaux (les petits oublis et les erreurs fines donnent les grandioses théories) : Riquelme (ou le journaliste qui déforme ses propos) admet l’hypothèse extraterrestre sans évoquer d’autres hypothèses plus simples et plus probables, comme la macrocéphalie et l’hydrocéphalie.
  • L’effet cerceau (cercle vicieux consistant à admettre ou faire admettre au départ ce que l’on entend prouver) : à l’inverse de la méthode scientifique, l’article critiqué admet une conclusion et décrit des faits à partir de celle-ci. L’article critiqué préconçoit ad hoc la thèse extraterrestre comme une vérité et recherche des faits qui y ressemblent, au lieu d’examiner d’abord des faits puis d’en tirer des conclusions objectives impartiales.

L’ufologie et le créationnisme, même méthode. Mais pas celle de la science.

Je complète mon article par une remarque sur les devoirs du journalisme.

À ma connaissance, le journalisme est encadré par une charte de déontologie : la déclaration des devoirs et des droits des journalistes (Munich, 1971).

Je donne la liste des devoirs qui ont été enfreints dans l’article que j’ai critiqué :

  1. Le premier devoir des journalistes est de respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public à de connaître.
  2. Le troisième devoir stipule qu’il faille publier seulement les informations dont l’origine est connue ou les accompagner, si c’est nécessaire, des réserves qui s’imposent ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents.
  3. Le neuvième devoir est ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs.

Au moment où je rédige, je découvre un code déontologique de la société des journalistes professionnels. J’en souligne ci-dessous les points essentiels :

  1. Un journaliste doit tester l’exactitude de l’information et de ses sources et être prudent afin d’éviter toute erreur d’inattention. Il n’est jamais permis de délibérément déformer les faits.
  2. Un journaliste doit identifier ses sources, lorsque c’est possible. Le public à droit à toute l’information possible afin de juger de la crédibilité des sources.
  3. Un journaliste doit s’assurer que les titres, les flashs et les promotions, les photos, les images, le son, les graphiques et les extraits d’entrevue ne sont pas présentés sous un faux jour. Les journalistes ne devraient pas simplifier outre mesure ou souligner certains événements hors de leur contexte.
  4. Un journaliste ne doit jamais fausser le contenu des photos ou des images. Améliorer la qualité technique des images est toujours permis. Un journaliste doit identifier les montages et les illustrations.
  5. Un journaliste doit examiner ses propres valeurs culturelles et éviter de les imposer au public.
  6. Un journaliste doit éviter de stéréotyper par race, genre, âge, religion, ethnie, géographie, orientation sexuelle, infirmité, apparence physique ou rang social.  (l’article critiqué a présenté un squelette d’enfant péruvien comme étant un vestige extraterrestre, c’est avoir commis un stéréotype)

On le constate, il y a eu une inversion générale des devoirs déontologiques.

La désinformation est un comportement qui porte atteinte à la profession, une telle dérive n’est plus du journalisme.

Le sujet de la « momie extraterrestre », ou plutôt le squelette humain hydrocéphale, est débattu chez les Sceptiques du Québec : http://www.sceptiques.qc.ca/forum/un-crane-extraterrestre-t9562.html   L’un des sceptiques a fait une marque autant humoristique que perspicace : «les propos journalistiques qui entourent les photos de la “momie” sont très certainement plus déformés que le crâne…»   iconlol.gif

CONCLUSION :

  • Je pense que la plupart des internautes se seront doutés que la presse grand public est dépourvue de fiabilité scientifique. Néanmoins, si je persiste à écrire de temps en temps des articles qui forment à l’esprit critique, c’est parce que certains lecteurs se retrouvent démunis et vulnérables face à l’irrationnel. Le recul critique est un effort constant de lucidité, ce n’est pas spontané ni automatique, et parfois on ne peut pas toujours garder la tête froide. N’empêche que beaucoup de crédules ont foi dans le paranormal et le surnaturel à notre époque, et les médias comme la TV et la presse grand public qui répandent l’obscurantisme tendent à ne plus respecter la moindre déontologie à notre époque. Il fallait dénoncer cela. 
  • Un dénommé Buckwild pense que je me révolte pour pas grand chose. Je respecte son point de vue. Mais s’il explorait toutes les facettes de l’obscurantisme contemporain, il serait outré et verrait comme un devoir la dénonciation des pseudo-journalistes qui font honte à la profession de journalisme, parce que l’obscurantisme va beaucoup trop loin et il devient nécessaire de réagir.

Mise à jour du 15/12/2011 : n’ayant pu rééditer le présent article chez unblog.fr dans mon premier blog (à cause de leur putain de maintenance), la mise à jour de l’article se fera seulement ici dans mon nouveau blog.

Voici une image plus précise du squelette (et non pas une momie) :

Ma description :

  • Le squelette est celui d’un vertébré (c’est évident).
  • L’implantation des yeux montre que c’est un primate (tous les singes dont les hommes modernes en font partie).
  • Le maxillaire inférieur est en forme de V et non en forme de U : les singes anthropoïdes ont une implantation dentaire en forme de U, et le genre Homo c’est en forme de V, de toute évidence c’est un squelette humain.
  • Ce squelette est d’origine strictement terrestre : l’évolution des espèces est aléatoire et n’a pas de but, et si les extraterrestres existent ils ne peuvent pas avoir suivi exactement le même parcours évolutif que l’humanité.
  • Les fontanelles sont caractéristiques d’un sujet très jeune, c’est un enfant. De même, le crâne est proportionnellement grand par rapport au corps, quand il s’agit d’un enfant. Je pense me souvenir que le rapport crâne/corps est de 1/4 à la naissance, et de 1/8 à 1/9 à l’âge adulte.
  • Les molaires d’un enfant sont assez grosses et larges, par rapport aux molaires plus fines d’un adulte. Détail bizarre : les incisives sont absentes du squelette de l’enfant, comme pour cacher que c’est explicitement un enfant humain.
  • Le crâne d’un enfant (avec fontanelles creuses) est plus facile à déformer volontairement qu’un crâne adulte dont les os sont soudés.
  • La déformation crânienne est trop régulière pour être due à une maladie. La déformation est d’origine culturelle, et c’était le cas en Amérique précolombienne.
  • Le reste du squelette est absent. Le bassin et les jambes sont manquants : comment peut-on donc prétendre que le crâne est proportionnellement aussi grand que le reste du corps alors qu’il en manque une partie ?
  • Pour finir, se souvenir de la fraude scientifique concernant l’affaire de l’Homme de Piltdown

© 2011 John Philip C. Manson

La TV, le sensationnalisme et la science

Je viens de tomber sur un article fort intéressant :

En résumé, le scepticisme et la rigueur scientifique sont peu représentés dans les différents médias. Au contraire, une place importante y est souvent donnée à la pensée paranormale et aux théories alarmistes sous couvert de sensationnalisme. Pourtant, la science authentique, avec transparence, peut donner lieu à des émissions fort intéressantes, c’est mal connaître la science que travestir la réalité pour attirer les téléspectateurs. Pourtant, jamais l’obscurantisme n’a servi l’intérêt public, bien au contraire. Il faut trouver l’équilibre sain : faire de l’audience et informer véritablement. Ce qui serait plus logique, c’est que les émissions TV à caractère scientifique doivent être encadrées par des scientifiques.

 

La science ne consiste pas à démontrer la réalité d’un dogme préétabli, mais à invalider ou à corroborer une hypothèse neutre. Par exemple, on croit que les ondes radio sont dangereuses, on croit que le danger est réel, on en fait une vérité, et on demande à la science de le prouver en ce sens, mais ce n’est pas comme ça qu’on fait de la science. En science, on formule une hypothèse qui est plus une question à évaluer qu’un préjugé dogmatique que l’on cherche à prouver.
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© 2011 John Philip C. Manson