Ma position par rapport au mouvement des Brights

Le Mouvement des brights regroupe des individus qui portent sur le monde un regard « naturaliste », c’est-à-dire libre de tout élément surnaturel ou mystique ; les brights fondent leur éthique et leur comportement sur une compréhension naturaliste de l’univers. S’inscrivant dans la continuité des Lumières, le réseau international des brights s’est constitué comme mouvement de visibilité de celles et ceux qui portent un regard « naturaliste » sur le monde ; le mode d’existence du réseau est basé sur l’utilisation d’internet.

  • Le naturalisme philosophique est la position selon laquelle rien n’existe en dehors de la nature : il n’y a rien de surnaturel ou, à tout le moins, que le surnaturel est sans influence sur le naturel.
  • Le siècle des Lumières est un mouvement intellectuel initié en Europe du XVIIIe siècle, dont le but était de dépasser l’obscurantisme et de promouvoir les connaissances; des philosophes et des architectes intellectuels, encourageaient la science et l’échange intellectuel, en s’opposant à la superstition, l’intolérance et les abus de l’Église et de l’État.

Voici ma vision des choses ci-dessous (c’est identique à la science actuelle, quand la méthode scientifique est respectée avec intégrité, professionnalisme et transparence) :

En ce qui me concerne, ma philosophie se base sur un naturalisme atomiste, matérialiste, mécaniste et empiriste. Je me base sur la méthode scientifique à travers le critère de la réfutabilité, dans le sens donné par Karl Popper. Le principe de réfutabilité en science a pour conséquence que la science n’établit pas des vérités inébranlables, mais des vérités faillibles fondées sur des représentations faillibles de l’univers et de la nature, à travers la recherche empirique. Ce qu’on appelle vérité est quelque chose de relatif. En revanche, des hypothèses fausses qui sont réfutées par des faits, sont infirmées définitivement. C’est la fausseté réelle des choses fausses qui est une vérité bien tranchée. Ainsi, à la lumière des faits, des connaissances peuvent être soit a priori vraies, soit certainement fausses. Une hypothèse (ou même une théorie scientifique) ne s’érige pas en vérité ; une hypothèse ou théorie est évaluée selon sa solidité par confrontation aux faits.

En physique et dans les autres sciences de la nature, une connaissance est faillible : si elle est fausse en soi, sa fausseté peut être définitivement établie, tandis que si elle est vraie en soi, on ne pourra pas prouver qu’elle est absolument vraie, on pourra juste corroborer la connaissance, on remarquera sa cohérence. Ce qu’on appelle la vérité, en sciences, ne se trouve que dans les mathématiques. Les maths sont indépendantes du monde matériel, elles sont abstraites, leurs lois leur sont propres. C’est étonnant que les maths soient autonomes par rapport au monde matériel, et qu’en même temps les maths peuvent expliquer de nombreux phénomènes matériels. Je suppose que le grand mathématicien Cédric Villani est de mon avis.   😉  Et désolé si je ne dis pas «LA mathématique», au singulier, question de (mauvaise) habitude.  🙂

De plus, les maths ont un avantage : il suffit d’un crayon et d’un papier, ou d’une craie et d’un tableau noir (mais un superordinateur pour les calculs longs c’est bien mieux). Les sciences expérimentales, elles, sont plus contraignantes : il faut un budget pour les instruments scientifiques, il faut faire un montage expérimental rigoureux (c’est facile de foirer une expérience), et parfois ça explose à la figure.

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  • Question métaphysique : la matière précède t-elle les mathématiques ? L’homme pensant invente ou crée les maths et les utilisent. Les cerveaux préexistent par rapport à l’existence des maths. Les maths existeraient-elles s’il n’existait pas d’hommes pensants ?

Je pense que les maths sont une extension de notre propre conscience. Peut-être que la conscience elle-même est un calcul auto-référent, mais je préfère vous éviter la migraine.

Retour sur ce qu’est une théorie scientifique :

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Pour faire une métaphore, une théorie est comme la sculpture d’une statue : on n’ajoute pas du matériau à l’ouvrage, mais on procède par élimination, on enlève ce qui est superficiel, comme si on taillait un roc informe, et l’ouvrage qui reste est ce qui est a priori vrai, sinon crédible. Mais c’est un ouvrage crédible qui ne sera jamais achevé définitivement, car il est sans cesse affiné petit à petit. A contrario, les hypothèses et théories douteuses, dans le contexte de la fraude scientifique, ou de la science fringe, ou de la pseudo-science, se caractérisent par des rustines multiples ajoutées ad hoc selon les faits nouveaux, sans même corriger ni remettre en question l’hypothèse ou la théorie érigée en dogme… Plus on rajoute des rustines sur les roues d’une théorie pour sauver celle-ci, moins le vélo roulera bien…

Ma vision naturaliste est caractérisée par des critères précis : un naturalisme scientifique dépourvu autant que possible de toute forme de subjectivité, un naturalisme fondé sur l’expérimentation et la réfutabilité. Une conception fondée sur l’utile et le nécessaire, tout en ayant conscience des incertitudes inévitables.

Jamais il ne faudrait dire qu’une théorie scientifique est vraie. Elle peut être vraie et cohérente mathématiquement, mais la physique comporte des incertitudes quantitatives que les mathématiques strictes ignorent. Par exemple, l’infini existe en maths, mais pas en physique. Une théorie scientifique n’est donc pas une vérité absolue, on dit plutôt que la théorie est crédible, à la fois par rapport aux maths, et à la fois par rapport aux expériences ou observations. Et cette crédibilité se mesure sur la cohérence propre de la théorie (accord entre les maths et l’expérience du réel) mais aussi sur la cohérence par rapport à l’édifice scientifique établi et par rapport aux sciences interdisciplinaires. Par exemple, en électrochimie, par exemple en réalisant une électrolyse : les lois de la physiques (électrostatique, électrodynamique, électromagnétisme) ne doivent pas entrer en contradiction avec les lois de la chimie (théorie de l’atome, modèle atomique, réactions chimiques).

Ensuite, jamais je n’accepte de voir la science associée à la pseudo-science et au mysticisme. Karl Popper avait posé un principe de démarcation épistémologique. Cette démarcation est une nécessité.

Et jamais je n’accepte de voir la science récupérée abusivement par des idéologies politiques ou religieuses dont la finalité est le pouvoir et le profit au mépris de la démocratie et de la liberté des peuples. La science doit rester indépendante de toute influence subjective. Le lyssenkisme sous l’idéologie soviétique par exemple. Le créationnisme par l’intégrisme chrétien ou autre, aussi, par exemple.

La désinformation est inacceptable. Tout citoyen a droit à l’information et à l’éducation. Les journalistes ont des devoirs déontologiques (Charte de déontologie du journalisme) : devoir de vérité, devoir de rectifier ce qui est inexact, devoir de rester critique, refus du sensationnalisme.

De même, le naturalisme non plus ne doit pas dénaturer la science pour servir l’athéisme. Ce que l’on croit ou ce que l’on ne croit pas ne fait pas partie de la science. Si j’avais des croyances, je les aurais mises au vestiaire quand j’entre dans l’arène de la science. En tant qu’athée ou agnostique, cela importe peu sur le suivi de la démarche scientifique. Les émotions aussi, il faut les laisser au vestiaire. Je n’ai besoin que d’un cerveau frais pour faire un raisonnement logico-mathématique, des yeux pour observer et expérimenter, et l’absence de subjectivité afin d’interpréter sans superficialité les données quantitatives des phénomènes observés.

La connaissance est un édifice faillible fondé sur une méthode qui a fait ses preuves. La science, ça marche, mais des conditions sont à respecter.

Si dépasser l’obscurantisme et promouvoir les connaissances sont l’objectif des Brights, je vais plus loin que ça. Comment ça ? La connaissance pourrait être vue comme une vérité qui abolit les mensonges de l’obscurantisme. Dans mon blog, j’ai montré que même des connaissances à l’apparence scientifique, à travers les médias de tous les jours, sont matière à tromperies, erreurs, lacunes et croyances… Le scepticisme scientifique, selon moi, doit s’appliquer aussi sur la (mauvaise) vulgarisation scientifique via le journalisme grand public. Depuis une dizaine d’années, et avec l’influence d’Internet, la vulgarisation perd en qualité (certains magazines, mais surtout dans le web), ça devient comme la malbouffe… On remplit le cerveau vite, mais mal, et inutilement. Mieux vaut former le cerveau au doute. L’émergence de magazines pseudo-scientifiques aggrave les choses.

J’ai ouvert une porte, d’autres devraient me suivre. Il n’existe pas d’information infaillible, le taux d’erreurs quantitatives dans le mauvais journalisme des sciences est plus grand qu’on ne l’avait pensé. La méthode scientifique et le raisonnement logico-mathématique c’est plus important que le concept de naturalisme, bien que les sciences tendent à montrer que l’univers est naturel et que l’hypothèse d’un Dieu est inutile. La science n’a pas à s’embarrasser de mysticisme. La rigueur dans la méthode scientifique, à travers la réfutabilité des hypothèses et des théories, c’est plus important que la crédibilité des théories elles-mêmes. En gros, peu importe la laideur de la destination, pourvu que le voyage ait été bon, Voila.

Tout doit être autopsié (tout doit-il disparaître ?). De quoi être indécis entre l’autopsie et la boucherie… Toubib or not toubib, that is the question.

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© 2013 John Philip C. Manson

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Nul n’est censé ignorer la loi…

À un quidam qui faisait la promotion du mouvement spirite, de la réincarnation et du karma, je me suis exprimé avec les arguments suivants.

Je remets en question la notion de loi spirituelle.
Devant la progression toujours plus forte de l’obscurantisme, je ne connais qu’une loi : le devoir de recul critique.

Le karma est-il une hypothèse ayant la possibilité d’être réfutable ? On ne peut pas construire des connaissances sur la base de croyances invérifiables et irréfutables.

Le progrès est le renoncement à la crédulité et l’apprentissage du doute. Et ce nouveau point de vue donne des résultats, tandis que l’ancien point de vue n’explique rien puisqu’il ne se base sur aucune preuve vérifiable, matérielle ni quantitative.

Les connaissances fondées sur le critère épistémologique de réfutabilité ne consistent pas en un cumul des savoirs, mais à une élimination du superficiel. Mais des croyances irréfutables et invérifiables ne sont que des croyances, pas des connaissances.

Le recul critique et l’objectivité sont nécessaires. C’est un devoir qui permet un droit fondamental : la liberté. Sans le doute, les hommes seraient des moutons crédules, manipulés et dociles, et ils ne seraient pas libres.

  • «Oser savoir en utilisant sa raison critique c’est le fondement de notre modernité, cela reste la condition de son avenir.» (Emmanuel Kant)
  • «La science ne cherche pas à énoncer des vérités éternelles ou de dogmes immuables ; loin de prétendre que chaque étape est définitive et qu’elle a dit son dernier mot, elle cherche à cerner la vérité par approximations successives.»  (Bertrand Russell / 1872-1970 / ABC de la relativité / 1925)
  • «Toute connaissance accessible doit être atteinte par des méthodes scientifiques ; et ce que la science ne peut pas découvrir, l’humanité ne peut pas le connaître.»   (Bertrand Russell / 1872-1970 / Religion et Science / 1957)

© 2012 John Philip C. Manson

De la difficulté de la vulgarisation scientifique pour un journaliste

Voici un exemple d’article sur l’astronomie :

La moindre des choses pour informer le public ce serait d’écrire des articles plus conformes par rapport aux faits. En effet, en science, on ne peut pas employer les faux synonymes. Par exemple, il est erroné d’employer les mots “météorites”, “astéroïdes” et “Big Bang” (cf. “13 milliards d’années” dans l’article) comme synonymes car c’est dénaturer tout le sens de ce que l’on y explique.

L’ensemble de l’article en question est convenable, mais je tiens à citer ce sous-titre fortement litigieux :

  • “Depuis qu’une météorite a impacté la surface de la terre il y a 13 milliards d’années, aucun astéroïde n’a de nouveau heurté la terre.”

Une météorite confondue avec le Big Bang, c’est le comble… Je sollicite votre bienveillance compréhensive en vous suggérant de corriger l’erreur dans l’article, svp…

Rappel de cosmologie et d’astronomie :

  • Le Big Bang est un événement qui coïncide avec la naissance de l’Univers (dans la physique telle qu’on le connaît), c’est un instant duquel la température était très élevée (cent mille milliards de milliards de milliards de degrés Celcius, en langage littéral) à partir duquel s’est poursuivi un refroidissement depuis 13,7 milliards d’années. Bref, le Big Bang est à l’origine de l’univers tel qu’on le connaît avec ses galaxies, ses étoiles et ses planètes. En parlant en termes de thermodynamique, l’énergie de masse de l’univers observable est d’un ordre de grandeur comme 1,5*10^70 J (soit environ 4,2*10^63 kWh)
  • Un astéroïde est un gros caillou, de forme irrégulière, et de diamètre approximativement kilométrique (grosso modo 1 à 30 km, voire jusqu’à 300 km comme dernière limite). Lorsqu’un tel corps s’écrase sur Terre, c’est parce qu’il n’a pas été désintégré par le frottement de l’air de l’atmosphère terrestre à cause de sa grande taille. L’énergie cinétique d’un astéroïde est (avec une certaine marge) de l’ordre de 9*10^23 J, soit environ 2,5*10^17 kWh. Ainsi, le Big Bang est un événement qui mobilise une quantité d’énergie environ 20 milliards de milliards de milliards de milliards de milliards de fois supérieure à celle de la chute d’un astéroïde !
  • Une météorite est elle aussi un gros caillou de l’espace, mais plus petit qu’un astéroïde. Une météorite a une taille de quelques mètres ou dizaines de mètres, et elle est désintégrée dans l’atmosphère terrestre avant même de percuter le sol. La désintégration de la météorite c’est ce qui laisse une trainée lumineuse visible dans le ciel (mieux vue de nuit) et on surnomme ceci sous le nom impropre d’étoile filante.

Pour résumer, quand je formule une critique, ce n’est pas pour le plaisir d’engueuler les gens, ni pour établir un quelconque rapport de force. Mon seul but c’est que c’est un devoir moral de signaler des inexactitudes involontaires qu’il faut corriger, par respect envers le public et envers les faits.Mon but est aussi de montrer que tout le monde a un droit : le droit de connaître les faits, lesquels doivent être présentés au public du mieux que nous le pouvons pour informer de façon la plus pertinente. L’erreur est humaine, mais les erreurs sont un enseignement. La meilleure façon de procéder c’est de reprendre mot pour mot les explications des astrophysiciens interviewés. Remplacer les mots du jargon scientifique par des synonymes quand on est un littéraire, pour la musicalité des mots, voila une erreur, car cela change souvent le sens du texte.

 


Le problème récurrent des données quantitatives fournie par le journalisme dans le domaine scientifique, c’est exactement le même que celui des agences de notation financière ou la climatologie d’opérette : une situation complexe et multidimensionnelle (ou multifactorielle) est ramenée et réduite à une évaluation unidimensionnelle, simpliste, globalisée, et donc en partie fausse, voire complètement fausse. Le pire dans le journalisme c’est la répétition de cette erreur de globalisation simplificatrice et réductrice ! En effet on élève ces simples opinions, hypothèses ou conjectures au niveau de faits établis, puis on les utilise pour établir une politique, comme si c’était pour orienter le public. Messieurs et mesdames les lecteurs, ne croyez pas tout ce qu’ils vous racontent. À vos calculettes !

Conclusion : ne jamais se fier à votre fascination ou votre peur pour les chiffres cités dans les médias.

 

© 2011 John Philip C. Manson

Comment faire un exposé de science à l’école ?

Pour faire un exposé de science, il faut connaître au minimum quelques bases scientifiques.

Comme genre d’exposé intéressant, il y a l’astronomie, ce serait l’occasion de présenter cette science afin de montrer aux plus jeunes que l’astrologie est une ânerie.

Et comme premier chapitre dans l’exposé scientifique, un rappel utile de la définition de la science : le critère déterminant qui définit la science, ce n’est pas la crédibilité d’une connaissance scientifique, mais la réfutabilité de cette connaissance. C’est-à-dire que pour qu’une connaissance ait un intérêt scientifique, il faut pouvoir tester cette connaissance en la comparant avec des observations afin de réfuter ou de confirmer des hypothèses. Quand une connaissance ne peut pas être remise en question, donc quand elle ressemble à un dogme qui n’évolue pas, ce n’est pas de la science. Un tel rappel de la scientificité est très intéressant, car c’est son oubli qui est la cause de la progression de l’obscurantisme.
Dans l’exposé, après cette courte introduction sur le principe de réfutabilité, on peut expliquer ce qu’est la méthode scientifique :

Une théorie scientifique est un groupe cohérent d’affirmations réfutables qui décrit et explique un phénomène observable, quantifiable et reproductible.

Ainsi, si une connaissance ne peut pas être mesurée par des instruments de mesure, ne peut pas être observée et ne peut pas donner lieu à des expériences que l’on peut répéter à volonté, ce n’est ainsi pas de la science, c’est une croyance.

Faire un exposé sur les étoiles et les planètes, avec une projection de diapositives sur le mur de la classe, voila une idée intéressante. Mais expliquer la différence entre l’astronomie (science) et l’astrologie (croyance), c’est encore mieux.

http://jpmanson.unblog.fr/2011/02/26/la-methode-scientifique-en-schema/
http://jpmanson.unblog.fr/definition-de-la-science/
http://jpmanson.unblog.fr/2011/03/06/astrologie-mensongere/

 

 

© 2011 John Philip C. Manson

 

Que penser de la véracité des publications scientifiques ?

Vu sur Yahoo QR :

  • Que penser de la véracité des publications scientifiques ? Les médias nous abreuvent d’études démontrant ceci ou cela ; sont-elles toutes valables ? Je parle au sens général, pas pour un domaine particulier.

 

Ne pas confondre les médias pour grand public avec les publications scientifiques à comité de lecture. Ce n’est pas du tout la même chose.

D’autre part, la véracité est synonyme de crédibilité et de vérité, mais la science ne consiste justement pas à croire mais à réfuter et à remettre en question des résultats.

Ce qui définit la scientificité d’une publication, ce n’est pas sa crédibilité théorique, c’est sa réfutabilité. Avant de connaître des théories scientifiques ou des découvertes, il est important de connaître d’abord ce qui définit la science.

Une piqûre de rappel :

http://jpmanson.unblog.fr/definition-de-la-science/
http://jpmanson.unblog.fr/2011/02/26/la-methode-scientifique-en-schema/
http://jpmanson.unblog.fr/2011/03/10/la-verite-scientifique-nest-pas-absolue-mais/
http://jpmanson.unblog.fr/2011/03/09/les-encyclopedies-sont-elles-sans-erreurs-et-infaillibles/

 

  • Une théorie scientifique est un groupe cohérent d’affirmations réfutables qui décrit et explique un phénomène observable, quantifiable et reproductible. Le critère déterminant qui définit la science, ce n’est pas la crédibilité d’une connaissance scientifique, mais la réfutabilité de cette connaissance. La science se distingue de tous les autres modes de transmission des connaissances, par une règle de base : l’erreur est humaine donc les experts et les crédules sont faillibles, les connaissances transmises peuvent contenir toutes sortes de fables et d’erreurs, et qu’il faut prendre la peine de vérifier, par des expériences.

 

© 2011 John Philip C. Manson