Qu’est-ce qui provoque les tsunamis ?

Voici un encadré concernant un documentaire TV :

On y lit que la force du vent est une cause de tsunami. C’est inexact.

Un tsunami, par définition, est une série d’ondes de très grande période se propageant à travers un milieu aquatique (océan, mer ou lac), issues du brusque mouvement d’un grand volume d’eau, provoqué généralement par un séisme, un glissement de terrain sous-marin ou une explosion volcanique. Mais pas à cause du vent. Des tempêtes peuvent cependant provoquer des inondations sur le littoral, notamment pendant de fortes marées, mais le vent n’entre pas dans le cadre de la définition d’un tsunami.

Et bonne année 2021 à tous, avec mes meilleurs vœux.

Climatologie : science ou politique ?

Je cite :  « A Lima, la réunion des ministres des Finances du G20 sur le climat, les banques ont promis environ 15 milliards de dollars supplémentaires qui s’ajoutent aux 61,8 milliards comptabilisé à fin 2014 pour lutter contre le réchauffement climatique. »

Je cite :  « Nicolas hulot a affirmé que « c’était le moment de réagir », demandant aux jeunes et aux moins jeunes de signer la pétition pour sauver la planète qui sera remise aux chefs de l’Etat pour qu’ils débloquent les fonds nécessaires. L’objectif est de 100 000 milliards d’euros, et à ce jour seuls 63 milliards ont été trouvés. L’ancien animateur a affirmé que « la tribu humaine était au pied du mur ». «C’est étonnant qu’il faille dépenser autant d’énergie pour convaincre la planète de se sauver elle-même », a-t-il affirmé. »

 

Chaque fois qu’il est question de « sauver » la planète, il est question d’accumuler beaucoup de fric grâce aux contribuables et donateurs, malgré la crise économique qui frappe l’Union européenne. La climatologie est fortement politisée, beaucoup trop politisée, et elle ressemble plus à de la propagande anxiogène et punitive qu’à de la science, ça ne m’inspire pas confiance. Va t-on ruiner les nations avant même de « sauver » la planète ? Les fonds ne serviraient-ils pas plutôt à entretenir les administrations politiques ?

La hausse limite du réchauffement de la Terre à 2 degrés supplémentaires, c’est une invertion administrative, ce n’est pas un seuil fixé arbitrairement par la science. Le coût de l’échec du sommet de Copenhague a été évalué à mille milliards de dollars. Chacune des conférences internationales réunissant des représentants de centaines de pays a un coût faramineux. Chaque fois il y est question de récolter des fonds.

Le magazine Marianne n° 963 du 2 au 8 octobre 2015 le dit clairement en couverture : « COP 21 : la conférence sur le climat. Comment les lobbies ont déjà tout décidé ».

Marianne

J’ai ce n° du magazine. Vous devriez lire ce dossier.

Voici la première page du dossier, à défaut de diffuser le dossier en entier…

COP21-Marianne

Il faut vraiment être naïf et c… de croire que les politiciens sont sincères, animés des meilleures intentions et qu’ils vont agir avec désintéressement et objectivité. Business is business…

 

Relevés météorologiques d’une ville sur 49 années

Cherchant à mettre en évidence le réchauffement climatique localement en m’appuyant sur les données thermiques d’une ville française située à environ 48 degrés de latitude nord, près de Chartres, sur une période allant de 1965 à 2014, j’ai obtenu ce tracé :

9_octobre-1965-2014

Chaque année, à la date du 9 octobre à chaque fois, on relève la température maximum de la journée concernée.

Le tracé montre qu’il a existé des 9 octobre relativement frais, et aussi des 9 octobre doux. Cependant, on ne remarque aucune tendance à un réchauffement significatif, ni non plus un refroidissement. La fluctuation des températures maximales semblerait aléatoire.

Ce tracé ne remet pas en question le réchauffement climatique global. Peut-être qu’on observerait un tracé différent si l’on prend en compte la température moyenne annuelle de la ville étudiée. J’ai ici la possibilité de comparer l’année 1999 et l’année 2014, mais cet intervalle est trop court pour observer une tendance.

MaxT1999-2014

Là on voit que les deux courbes sont à peu près équivalentes. A part peut-être des automnes légèrement plus souvent doux.

Même constat pour les températures minimales :

MinT1999-2014

 

Et en ce qui concerne les records météorologiques :

Records-climat

Les records de chaleur et de froid n’ont pas sensiblement évolué dans la ville étudiée, entre 1999 et 2014. On peut cependant noter que les records de précipitations sont moindres en 2014 par rapport à ceux de 1999, et le record de vitesse du vent a diminué en 2014 par rapport à 1999. On ne peut pas vraiment spéculer sur le climat ici, car l’intervalle n’est que de quinze années.

On peut ajouter aussi ces informations :

  • La durée d’ensoleillement en 1999 était de 1771 heures, et 1785 heures en 2014. Ce qui signifie que la couverture nuageuse reste stable depuis 15 ans, il n’y a pas évolution de la durée de beau temps ou de durée du ciel couvert.
  • Les précipitations annuelles restent à peu près stables : 782 mm en 1999 et 711 mm en 2014.

 

 

 

John Philip C. Manson

 

 

Probabilités et applications

Un peu de maths aujourd’hui. Désolé pour la migraine que je vous inflige.  😉

La loi binomiale est un outil intéressant. Dans les cours de maths, je comprends l’ennui des élèves lorsque la leçon manque d’imagination et de créativité. En effet, les cours sur les probabilités font souvent références à un tirage aléatoire de boules colorées.

Pour éveiller l’intérêt et l’éveil des élèves envers les maths, il faut montrer les maths sous une forme attractive, non pas en versant dans la science fiction ou la science fictive, mais par des exemples concrets et compréhensibles.

Que peut-on découvrir au moyen de la loi binomiale ?

Voici l’exemple n° 1 :

Des psychologues, fatigués à examiner les boyaux de la tête de leurs patients, décident de faire une pause, et décident donc de réaliser une expérience statistique.

Les psychologues observent que le taux général de surdoués dans la population en âge scolaire est de 2%. Ensuite, sur la base d’un échantillon de 25 élèves qui composent une classe, ils déterminent que, pour un taux de P de surdouance chez les jeunes (on a dit 2%, soit 0,02), on a la probabilité T pour qu’il y ait K élèves surdoués dans la classe composée de N élèves. Cette loi probabiliste est valable si la distribution est aléatoire (donc naturelle, quand les surdoués ne sont pas dépistés par exemple), et cette loi binomiale n’est pas pertinente quand les élèves surdoués ont été placés en classe délibérément par la direction de l’école (car les données deviendraient faussées et biaisées).

Loi binomiale :      T = [N!/(K!(N – K)!)] × P^K × (1 – P)^(N – K)

  • Le cas de l’absence de surdoués dans la classe de 25 élèves est de probabilité 0,603 (soit 60,3%).
  • La présence d’un seul surdoué dans la classe de 25 élèves est de probabilité 0,308 (soit 30,8%).
  • La présence de 2 surdoués dans la classe de 25 élèves est de probabilité 0,075 (soit 7,5%).
  • La présence de 3 surdoués dans la classe de 25 élèves est de probabilité 0,018 (soit 1,18%).
  • Si la classe de 25 élèves est composée (heureux hasard !) de 25 surdoués, cela est de probabilité 0,000000000000000000000000000000000000000000335 (c’est-à-dire 3,35×10⁻⁴² , soit très proche de 0%). Autrement dit, la probabilité est nulle, l’événement est impossible.

Exemple n°2 :

Supposons que chacune des prédictions météo ait une fiabilité de 60%. Est-il possible d’avoir 7 prédictions journalières exactes pour les 7 prochaines jours ? Est-il possible que toutes les prédictions des 7 prochains jours soient fausses ?

  • Réussir les 7 prédictions météo de la semaine prochaine, c’est probable à 2,8%.
  • Échouer toutes les prédictions météo de la semaine prochaine, c’est probable à 1,6 pour mille.

Qu’obtiendrait-on comme résultats en jouant à pile ou face plutôt qu’à utiliser des instruments de météorologie ?  😉 Environ 8 chances sur mille de faire des prédictions exactes à 7 jours (au hasard, sans instruments météorologiques), et autant (~8/1000) pour échouer complètement les prédictions à 7 jours. On ne peut donc pas prédire (au hasard ou avec instrumentation scientifique) de façon absolument certaine, et en même temps on ne peut pas tout échouer, ainsi les réussites et les échecs sont nuancés. C’est pour cela que les astrologues et les voyantes ont du succès : parfois ça marche (grâce au hasard), mais rarement l’on réussit totalement comme l’on ne peut pas totalement foirer, car il est rarement probable de tout réussir comme de tout échouer. Le hasard n’implique donc pas 100% d’échec, car des succès moyens, mitigés, nuancés (donc des demi-réussites qui sont rarement totalement absentes) sont fréquemment des biais statistiques qui laisse croire à tort qu’il existe des pouvoirs occultes…

Exemple n°3 avec la loi de Poisson :

En explorant plus loin, avec la loi de Poisson qui, elle aussi, peut être intéressante, j’ai pu déterminer sur la base d’un taux moyen de 1,66 scan par heure du port HTTP sur un ordinateur cible par des pirates informatiques du monde entier (oui, les pirates scannent des IP au hasard), qu’il est rigoureusement impossible statistiquement (et aléatoirement) que toutes les IP du réseau mondial viennent soudain scanner la machine ciblée en une heure. Mais que si l’événement se produisait quand même malgré tout, cela signifie qu’il n’aura pas du tout été aléatoire, mais pleinement intentionnel.

Exemple de scans reçus, via un serveur web honeypot :

honeypot

Comme on l’a vu, avec la loi binomiale et avec la loi de Poisson, on peut trouver des exemples assez intéressants. À vous aussi d’imaginer d’autres exemples qui pourraient favoriser à éveiller l’intérêt des lycéens pour les mathématiques.  😉

Exemple n°4 avec les gains multiples au Loto :

On joue au Loto avec 7 grilles (N), ci-dessous les probabilités respectives en fonction du nombre (K) de grilles gagnantes (chacune avec 6 numéros exacts).

Loto-chancedecocu

Ce n’est pas une surprise : les chances de perdre (aucune grille gagnante) sont très élevées.

Plus le nombre de grilles gagnantes est grand, moins cela est probable que ledit événement survienne.

Si on joue 7 grilles de Loto pour 7 tirages et que ces 7 grilles soient gagnantes, la probabilité pour que cela arrive est de 1 chance sur 9,944019051×10⁴⁹. C’est-à-dire, sous forme littérale : une chance sur 9 944 019 051 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000 000. Oui, une chance sur 9944 milliards de milliards de milliards de milliards de milliards !

Oui mais quid des gains plus petits ? La probabilité est de 1/61 d’avoir 3 bons numéros au lieu de 6 bons numéros (voir le livre Quid 2006, page 1419b). Ainsi, si on joue 36 grilles, on a un peu plus d’une chance sur 2 (55%) de perdre à toutes les 36 grilles, et on a environ une chance sur 3 de gagner une seule grille (sur les 36) avec 3 numéros gagnants. Enfin, il y a environ 12% de chances de gagner au moins 2 grilles (ou plus) avec 3 numéros gagnants par grille. De plus, avec 36 grilles, on a théoriquement plus de chances de gagner jusqu’à 7 grilles gagnantes (avec 3 n° gagnants par grille) que de gagner avec une seule grille avec 6 n° gagnants.

Exemple n°5 :

Cas insolite : http://www.insolite.ca/2013/08/09/toujours-pas-de-fille-apres-12-enfants/

Un couple engendre une fratrie de 12 enfants du même sexe. Fatalité ? Rareté ?

La loi binomiale montre que la probabilité d’avoir 12 enfants du même sexe (garçons ou filles) si l’on a 12 enfants est de (1/2)¹² = 1 / 4096.

Ce n’est pas rare en soi, mais comme les familles de 12 enfants ne sont pas si nombreuses, cela rend le phénomène plus marginal.

Les heureux parents peuvent continuer de procréer, ils ne peuvent pas indéfiniment engendrer uniquement des garçons. Au-delà du 23e enfant né, ils auront moins de chances d’avoir encore un garçon en comparaison d’un gagnant du Loto (49 boules) avec 6 bons numéros (1 chance sur 13 983 816).

Mes arguments ne valent que si le phénomène est dû au hasard. Il existe cependant des cas particuliers (génétiques peut-être) où l’homme ne peut engendrer qu’un seul sexe, et auquel on n’y peut rien. Je cite : «Les statistiques signalent aussi que 6% des hommes n’ont qu’une seule sorte de spermatozoïdes donc ne peuvent engendrer qu’un seul sexe». Mais je crois que dans ce cas, il y a prédominance de naissances de filles et non de garçons. Mais l’info d’origine est à vérifier, je pense avoir lu ça dans le livre Quid 2006.

 

Exemple n°6 :

 

En examinant un relevé d’abonnement téléphonique (téléphonie mobile) avec les détails des appels, j’ai établi un graphe (histogrammes) présentant une fonction : le nombre d’appels en fonction de la durée par appel. À partir de la moyenne (1,78 minute par appel), j’ai constaté que la fonction suivait remarquablement bien la loi de Poisson dans l’intervalle de 2 minutes par appel à 6 minutes par appel, cet intervalle montrant que ces durées était le fait du hasard. En revanche, pour une durée d’au moins de 6 minutes par appel (jusqu’à 14 minutes par appel), j’ai pu conclure que cet événement n’était pas dû au hasard, puisque cela s’éloignait de la loi de Poisson.

 

Cela change des cours de probabilités sur les boules rouges, bleues et vertes tirées au sort, hein ?  :p

Un autre exemple à méditer : sachant qu’avant les droits de l’Homme et avant les lois favorables au mariage gay, les homosexuels devaient malheureusement se cacher, nombreux ceux qui s’affichaient souvent comme des hétérosexuels pour ne pas être inquiétés par les «normes» sociales et les autorités de l’époque… (à lire : https://jpcmanson.wordpress.com/2012/06/23/centenaire-de-la-naissance-dalan-turing/) De nos jours, encore trop de pays intolérants et obscurantistes classent l’homosexualité comme passible de la peine de mort… 😦 Ce dont je veux en venir, et pour évoquer le rapport que cela peut avoir les maths, c’est que chacun de nous a au moins un ancêtre homosexuel. Pour moi, cela ne pose aucun problème, je suis gay-friendly. 🙂  Avoir au moins un ancêtre gay (père, grand-père, mère, grand-mère, arrières-grands-parents, et autres ascendants directs) lors des 500 dernières années est une certitude. Oui je sous-entends que même les homophobes ont un ancêtre homosexuel, car c’est la vérité.

Faites le calcul : P = 1% à 5% de personnes homosexuelles, puis 500 ans en arrière ça fait environ 20 générations qui précèdent chacun (soient environ N = 2097150 ancêtres par personne). Ensuite, on calcule la probabilité qu’il n’y ait aucun ancêtre gay, avec la loi binomiale (cette probabilité est égale à (1 – P)^N quand on a fixé K = 0. alors la probabilité de ne pas avoir d’ancêtre gay sur les 20 dernières générations est de comprise entre 0,95^2097150 et 0,99^2097150, soient respectivement 10 puissance moins 46717 et 10 puissance moins 9154.

Par conséquent, la probabilité d’avoir au moins 1 ancêtre gay (1 au minimum) sur les 20 dernières générations (sur environ 500 ans) est égale à 1 – (1 – P)^N, ce qui frôle la probabilité 1 (donc 100%) de très près.    😉

Le même genre de calcul peut prouver aussi que nous sommes tous métis, d’une façon ou d’une autre, à travers le brassage des gènes (cf. la génétique des populations). Le concept de «race pure», que je ne cautionne absolument pas et que je rejette, est une imposture et une mystification idéologique qui ne repose sur aucune réalité.

Les maths peuvent contribuer à rendre les gens tolérants et réalistes.  🙂

À lire sur le web :  http://fr.openclassrooms.com/sciences/cours/nous-descendons-tous-de-gengis-khan

© 2013 John Philip C. Manson

Météorologique vs climatique

Vous l’aurez peut-être remarqué aussi, mais j’ai constaté que le mot «météorologique» est progressivement remplacé par le mot passe-partout «climatique». Or c’est un abus sémantique, car ces deux mots ne sont pas strictement équivalents, ils n’ont pas rigoureusement le même sens.

Voici un moyen de prouver la mise en désuétude du mot «météorologique» par les médias :

Maintenant, examinons les définitions :

Pour être clair, «climatique» n’équivaut pas à «météorologique». Il existe une distinction entre ces deux termes. Les médias ont choisi de moins utiliser le mot «météorologique», peut-être pour simplifier, mais la simplification par l’emploi de mots réducteurs et moins nuancés peut changer le sens des phrases, et cela est abusif. Bientôt la « novlangue » du roman « 1984 » de George Orwell ?…

Pourquoi la simplification linguistique est dangereuse ? Plus on diminue le nombre de mots d’une langue et plus on fusionne les mots entre eux, plus on diminue le nombre de concepts avec lesquels les gens peuvent réfléchir en éliminant les finesses du langage, plus on rend les gens incapables de réfléchir, et plus ils raisonnent à l’affect. La mauvaise maîtrise de la langue rend ainsi les gens stupides et manipulables par les instruments de propagande massifs tels que la télévision.

Un truc intéressant à faire serait d’établir la liste des mots qui tombent peu à peu en désuétude chez les médias. Ça pourrait en dire long sur l’indépendance et la neutralité des médias…

© 2013 John Philip C. Manson

Une fonte rapide des glaces en Antarctique ?

Ce qui est écrit dans la page du lien soulève des questions. Je ne nie pas ce qui est relaté, je soulève des interrogations.

Voici mes arguments :

antarctique

antarctique2

© 2013 John Philip C. Manson

Contradiction apparente à propos du Sahara

 

Comparaison entre deux liens :

 

Le premier lien parle du changement climatique abrupt du Sahara survenu il y a 4900, en passant du vert des prairies au désert.

Le second lien parle de l’ancienneté du Sahara, le désert serait âgé d’au moins 7 millions d’années.

La contradiction apparente disparaît quand on s’aperçoit que le Sahara a connu des cycles de périodes humides et de climat désertique. D’autres épisodes désertiques antérieurs ont existé, le plus vieux remontant à 86 000 ans.

 

© 2013 John Philip C. Manson

Paléoclimatologie

Quelques caractéristiques climatiques dans le passé de la Terre :

  • Au cours de l’Ordovicien (vers -450 millions d’années), il y eut une glaciation.
  • Au cours du Silurien (-435 Ma à -408 Ma), le continent Gondwana était centré sur le pôle sud.
  • À la fin du Permien (-250 Ma), 96% des espèces vivantes disparurent à cause de l’aridité du continent Pangée, et à cause d’une crise volcanique majeure (trapps de Sibérie).
  • Au cours du Mésozoïque (de -248,2 Ma à -65 Ma; du Trias au Crétacé, en passant par le Jurassique), le climat était à peu près uniforme et tropical, 22°C.
  • À la fin du Crétacé (-65 Ma), extinction des dinosaures et de 80% des espèces vivantes.
  • Lors du Cénozoïque (-65 Ma à -1,9 Ma), le climat a refroidi et les climats se différencient entre eux.
  • Au cours de l’Éocène (-55 Ma à -33,7 Ma), sous-climat chaud plus ou moins humide, de 20 à 25°C, l’océan Arctique est à 20°C (donc pas de glaces).
  • Au cours de l’Oligocène (-33,7 Ma à -23,8 Ma), sous-climat tropical ou tempéré chaud, de 18 à 25°C.
  • Lors du Miocène (-23,8 Ma à -5,23 Ma), l’Antarctique se couvre de glace à l’ouest. Glaciation à son maximum lors du Messinien il y a 6 millions d’années.
  • Au cours du Pliocène (-5,23 Ma à -1,9 Ma), climat océanique tiède et humide (16 à 18°C).
  • Le Pléistocène est marqué par des glaciations il y a 2,7 millions d’années.
  • Le Paléolithique supérieur débute il y a 20 000 ans (au maximum de la glaciation de Würm), et s’achève il y a 10 000 ans (début de l’Holocène, début de l’ère interglaciaire dont réchauffement à son maximum il y a 5000 ans).
  • Actuellement, la Terre a une température moyenne de 15°C, donc plus froide que les ères interglaciaires antérieures.

Source : Quid 2006, page 250.

© 2011 John Philip C. Manson