Statistiques de mon blog

En ayant réalisé récemment une sauvegarde zip de mon blog, voici de nouvelles statistiques.

Du 30 avril 2007 jusqu’au 18 décembre 2017 :

  • le blog contient 135 345 lignes réparties dans 4022 pages de format A4 (taille des caractères : 12 pixels),
  • soit au total 865 287 mots (soit 10 067 433 lettres et chiffres) d’un poids de 2,64 Mo.
  • le débit moyen est de 223 mots par jour environ.
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Blog et statistiques

Je viens d’examiner l’interface de statistiques concernant mon blog, en examinant les données s’échelonnant à partir de décembre 2011 jusqu’à fin 2014.

J’ai modélisé une fonction : le nombre cumulé de visites sur mon blog depuis le 3 décembre 2011 en fonction du nombre cumulé d’articles publiés dans mon blog.

Le résultat est intéressant :

statsblog

Le nombre de visites (et non le nombre de visiteurs) sur mon blog est proportionnel au nombre d’articles publiés.

L’équation affine suggère qu’il faut au moins 127 articles pour commencer à avoir des visites via un référencement naturel via Google, et il y aurait en moyenne 195 visites sur le blog par nouvel article publié. Ces données sont spécifiques à mon blog, les données peuvent être différentes pour les autres blogs.

  • Donc pour avoir plus de visites, il faut publier de nouveaux articles, c’est logique. Il va falloir bosser.  😉
  • La proportionalité entre les visites et les articles publiés dépend de la qualité du contenu des articles ainsi que l’intérêt que peuvent susciter ces articles auprès des lecteurs qui cherchent souvent des trucs précis via Google. Cela dépend sans doute aussi de la structure HTML du blog lui-même, ayant une incidence sur la qualité du référencement.

Ceux qui monétisent leur blog : leurs revenus sont théoriquement proportionnels au nombre d’articles publiés, si le paiement dépend directement du nombre de visites.

Je pense qu’un blog à l’abandon, sans de nouveaux articles, ou à force de rebloguer les mêmes vieux articles, attirent de moins en moins de visiteurs, au point de stagner.

En parlant maintenant du nombre de visiteurs à la place du nombre de visites (un visiteur pouvant visiter plusieurs fois le blog), voici ce que je découvre :

visitors

C’est à peu près linéaire. Vaguement une légère croissance exponentielle. Là aussi, le nombre cumulé de visiteurs est proportionnel au nombre d’articles publiés dans le blog.

John Philip C. Manson

La vulgarisation scientifique, entre consternation et inquiétude

Analyse du lien sur NouvelObs : http://positioncritiqueastrophysique.blogs.nouvelobs.com/archive/2013/01/22/117-du-mythe-de-la-genese-en-astrophysique.html

  • Je cite : «Au temps de Planck notre Univers n’a que environ 10-33 cm de diamètre, c’est-à-dire 10 millions de milliards de fois plus petit qu’un atome d’hydrogène».

Faux. L’erreur se trompe d’un facteur de 1 milliard… Comme l’atome d’hydrogène a un diamètre d’environ 1,05×10⁻¹⁰ m, ou 0,105 nanomètre, la longueur de Planck est donc 1,05×10²⁵ fois (soit 10 millions de milliards de milliards) plus petit qu’un atome d’hydrogène.

En continuant à lire le blog de NouvelObs, je constate des incohérences :

  • Je cite : «Passons sur l’aberration qui consiste à affirmer que notre univers est 1O millions de fois plus petit qu’un atome d’hydrogène pour constater que sa température est 10.32 k»

10 millions est en contradiction avec les 10 millions de milliards cités plus haut, alors qu’en réalité le facteur est de 10 millions de milliards de milliards…

La température de Planck n’est pas 10,32 k mais de 10³² K (dix puissance 32, et l’unité kelvin avec un K majuscule).

  • En continuant la lecture du blog, je cite : «alors que dans les 15 milliards d’années suivantes».

L’univers est âgé de 13,82 milliards d’années avec une marge de 200 millions d’années. Le nombre de 15 milliards d’années est faux.

Ensuite, l’article semble considérer le Big Bang comme un sommet de l’imaginaire mathématique.
Ce qui est contredit par les scientifiques :

Plus on se rapproche chronologiquement du Big Bang, plus l’univers est chaud. C’est un fait.

Toutefois, une précision est nécessaire :

  • En cosmologie, les hypothèses sont réfutables lorsque les observations concernent l’univers âgé d’au moins 380 000 ans (époque du découplage du rayonnement électromagnétique).
  • Entre l’instant du Big Bang et les premiers 380 000 ans, l’univers était opaque, et il est donc complètement inobservable et invérifiable à cause de l’interaction des rayonnements électromagnétiques avec la matière.

Puis en cliquant sur un article voisin : http://positioncritiqueastrophysique.blogs.nouvelobs.com/archive/2013/03/28/128-anthropophagie-stellaire.html je m’étonne de l’usage du mot «anthropophagie» en astrophysique. L’anthropophagie est clairement définie dans les dictionnaires comme l’acte de manger des êtres humains. Les étoiles ne mangent pas les humains, à moins que les étoiles soient humaines elles-mêmes… Le mot «cannibalisme» est plus approprié. Mais le cannibalisme désigne l’acte de manger les individus de sa propre espèce : un homme qui mange un homme, un corbeau qui déguste un corbeau… Mais les étoiles ne sont pas des organismes vivants…

Mais le comble de la consternation est atteint ici, avec une étrange façon d’aborder l’épistémologie de Karl Popper : http://positioncritiqueastrophysique.blogs.nouvelobs.com/archive/2012/10/09/72-karl-popper-ou-l-epistemologie-hallucilogene.html

La science n’est pas une Église absolutiste. L’approche épistémologique de Popper est fondée sur la fragilité des hypothèses et non sur le dogmatisme. L’épistémologie poppérienne se base sur la faillibilité des hypothèses et des théories, elle ne les érigent pas en vérités. En ce sens, l’épistémologie de Popper n’est pas une idéologie qui ne dicte pas à quelles vérités qu’il faut adhérer, c’est une épistémologie qui conduit à adopter un regard critique sur la solidité apparente des connaissances. Rejeter l’épistémologie de Popper tout en rejetant une quelconque idéologie dans la science, c’est un paradoxe, c’est se tirer une balle dans le pied… C’est plutôt le déni de la réfutabilité qui peut conduire à de graves dérives idéologiques, par l’intrusion de concepts mystiques et occultistes (comme le New Age) dans les sciences… Le critère de réfutabilité est un garde-fou contre ces dérives.

© 2013 John Philip C. Manson

Les défis mathématiques du Monde : les palindromes

Au cours de la nuit dernière, je tombe sur une vidéo de Dailymotion dans laquelle le grand mathématicien Cédric Villani présente la définition d’un palindrome, et nous invite à trouver la quantité de palindromes à 351 chiffres (en base décimale), et à déterminer l’écart minimal entre deux palindromes à 351 chiffres.

Les défis mathématiques du Monde, épisode 1… par lemondefr

Ce 22 mars 2013, il est 10 heures au moment où j’écris. Dès mon retour sur le web, j’étais sur le point de réfléchir et d’écrire un article pour présenter mes propres calculs, mais je constate qu’un internaute a été plus rapide que moi, et celui-ci a publié son résultat dans son blog.

Voici le lien de sa démonstration : http://guitarizon.over-blog.com/article-les-defis-du-monde-palindromes-reponse-et-correction-cedric-villani-116409907.html

Dans ce lien, l’auteur a suivi le même raisonnement que moi. Un palindrome à 351 chiffres peut s’analyser comme étant en 3 parties. Et 351 est impair. Le palindrome a donc un chiffre central qui se place symétriquement entre les deux parties longues placées en miroir entre elles.

Exemple avec un nombre palindrome à 5 chiffres :    12321.  Le chiffre central est 3, et les deux parties en miroir sont 12 et 21.

Donc pour un palindrome à 5 chiffres, il y a un chiffre central intercalaire, et un nombre à deux chiffres placé en deux exemplaires en miroir de chaque côté du chiffre central. Donc avec 12 et 21, on voit que le nombre de palindromes à 5 chiffres est égal à 99 × 10 = 990.

Pour les palindromes à 5 chiffres :  n = 5, et Q = nombre de palindromes à n chiffres.

Q = (10^((n-1)/2) – 1) × 10. Cette équation vaut pour tous les palindromes à n chiffres, où ‘n’ est strictement impair.

Donc pour n = 351, je vais vérifier le calcul du blogueur Guitarizon ayant présenté sa démonstration avant la mienne.

Q = (10^175 – 1) × 10 = 10^176 – 10

Littéralement : dix puissance cent soixante-seize, auquel on retranche dix.

Plus précisément, je trouve 9,999999…×10^175. Le dernier chiffre est un zéro.

Plus direct, j’écris le nombre de palindromes à 351 chiffres avec tous les chiffres en intégralité :
99 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 999 990.
Le blogueur Guitarizon affirme qu’il y a 9×10^175 palindromes à 351 chiffres en base décimale. Quelques minutes plus tôt, je m’attendais à trouver la même conclusion que lui, mais je trouve 9,9999999…99999×10^175 palindromes à 351 chiffres, le dernier chiffre étant un zéro. Mon résultat présente donc une valeur presque 10 fois supérieure à celle de Guitarizon.

Guitarizon et moi sommes dans le même ordre de grandeur. Qui est dans l’erreur ?

Je vais écrire un programme informatique en langage Perl, afin de calculer informatiquement de façon sûre le nombre de palindromes pour n > 5. Je vais ensuite comparer le résultat avec mon équation. Je saurai si je me suis trompé. Je rééditerai mon présent article d’ici quelques heures. 😉

  • Réédition à 11h40 : au moment de l’écriture du programme en langage Perl, je me suis aperçu que le premier et le dernier chiffre sont identiques et doivent nécessairement être supérieur à 0, contrairement aux autres chiffres composant le palindrome (chaque chiffre étant compris dans l’intervalle [0;9]). Cette remarque va donc diminuer la valeur de mon résultat exposé ci-dessus. Le moment est venu d’exécuter le programme. Les résultats ne devraient pas tarder pour n = 5.
  • Réédition à 11h45 : il existe 900 palindromes à 5 chiffres (dans la base décimale). La liste complète de ces palindromes à 5 chiffres a été générée par mon programme Perl. Par conséquent, l’équation Q(n) devra comporter une soustraction. Le programme Perl va maintenant être modifié pour n = 7.
  • Réédition à 11h55 : il existe 9000 palindromes à 7 chiffres (en base décimale). Intéressant. On dirait que l’équation exacte serait Q = 9×10^((n – 1)/2). Donc mon hypothèse la plus récente devient la suivante : pour n = 351, alors Q = 9×10^175. Ce résultat confirme le calcul du blogueur Guitarizon. J’ai compris mon erreur : le premier chiffre d’un palindrome (de même que le dernier chiffre) n’est pas un zéro, mais entre 1 et 9.
  • Réédition à 12h15 : pour un palindrome à 7 chiffres en base décimale, l’écart minimum vaut 1000 et l’écart maximum vaut 1100. Ainsi, je suppose que l’écart s’exprime selon l’égalité suivante : E = 10^((n – 1)/2), tel que Q = 9×E. Donc l’écart minimum entre deux palindromes à 351 chiffres chacun serait de 10^175. Et ce résultat confirme celui de Guitarizon.

Bilan : nous sommes finalement d’accord.  🙂

© 2013 John Philip C. Manson

Statistiques du blog de décembre 2011 au 25 juin 2012

Voici les statistiques de mon blog sur WordPress entre fin décembre 2011 et le 25 juin 2012, le top 20 :

Remarques :

  • L’affaire Shouryya Ray, les citations d’Einstein et la géométrie sont les articles qui rencontrent le plus de succès dans mon blog.
  • Ensuite, plus secondairement, se place l’un de mes articles qui critique la fin du monde de décembre 2012, particulièrement la critique de la planète fictive Nibiru.
  • La critique de la neutralité de Wikipedia intéresse un peu de monde.
  • Ensuite, dans le classement vient en position les thèmes du paranormal…
  • La climatologie, elle, se classe bien au-delà du top 20 d’ici, il semble que ce thème n’intéresse presque personne.

Puis en ce qui concerne les mots-clés utilisés dans les recherches réalisées par les visiteurs, en général il s’agit de mots-clés relativement neutres. À quelques exceptions près, comme par exemple le mot-clé d’aujourd’hui qui est le suivant : «tokamak et expérience parapsychologique». Le tokamak est une réalité technologique, mais la parapsychologie est une pseudo-science…

© 2012 John Philip C. Manson