Peut-on mesurer mathématiquement et objectivement les compétences des élèves ?

Avec Alfred Binet vers 1905, le concept psychométrique de QI a permis d’évaluer l’âge mental par rapport à l’âge mental moyen scolaire, afin de détecter des retards du développement. Le QI, à la base, ne mesure pas l’intelligence…

Sur un principe similaire (la courbe de Gauss), peut-on évaluer objectivement et mathématiquement les élèves d’une classe ? Je pense que oui, même si actuellement la notation par les profs est souvent subjective…

Comme exemple, je vais me baser sur le concept de QCM, un questionnaire basé sur 30 questions dont chaque question a une seule bonne réponse possible parmi 4 réponses proposées. Bref, un QCM rempli par un élève aura alors entre 0 bonne réponse (devoir noté 0/20) et 30 bonnes réponses (devoir noté 20/20).

Mais doit-on noter le QCM de façon proportionnelle, tel que le nombre de bonnes réponses est proportionnel à la notation sur 20 ? Non, et je vais expliquer pourquoi.

En fait, la conversion du nombre de bonnes réponses en note sur 20 est une loi logarithmique. En effet, à chacune des questions du QCM, il existe une probabilité de 1 chance sur 4 d’avoir une bonne réponse par question. Par conséquent, si un élève répond au hasard complètement au QCM, il aura en moyenne 7 bonnes réponses sur 30, dans ce cas on ne pourra pas lui attribuer une note de 7 sur 30, c’est-à-dire 4,66 sur 20. Obtenir un gain après avoir répondu au hasard, ce n’est pas légitime. Il faut donc prouver que l’on peut réaliser un score meilleur que le pur hasard, pour se démarquer de façon statistiquement significative. D’où une échelle logarithmique de conversion.

 

  • Entre 0 et 7 bonnes réponses sur 30, la note sera de 0/20. Dans cet intervalle, un élève connaît forcément les bonnes réponses mais aura choisi délibérément de mettre des réponses fausses. Même si c’est rare que ça arrive de faire zéro bonne réponse au hasard, sauf si l’élève ne répond pas du tout aux questions, c’est éliminatoire.
  • Avec 7 bonnes réponses, c’est le score le plus fréquent obtenu en moyenne par le hasard. Aucun point n’est attribué : 0/20. La note devient supérieure à zéro sur 20 au-delà de 7 bonnes réponses au QCM. C’est logique.
  • À partir de 12 points sur 30, la différence devient significative statistiquement (p-value = 0,05, distanciation de 2 écarts-types, et d’après la loi binomiale), auquel cas la note sera la moyenne : 10/20. L’écart-type est égal à 2,37.
  • À partir de 14 ou 15 points sur 30,  une nouvelle significativité (p-value = 0,01, distanciation de 3 écarts-types, et selon la loi binomiale), auquel cas la note sera de 12/20.
  • Enfin, avec 30 points sur 30, la note sera évidemment de 20/20. Mais la fonction dans son ensemble dans l’intervalle [7 ; 30] est logarithmique.
  • Équation approximative : note sur 20 = 13,51 * ln (0,1561 * bonnes réponses).
  • Il est possible d’ajuster autrement la notation : on pourrait par exemple attribuer 8/20 pour 12 points sur 30, mais cela ne changera que peu la courbe. Reste à définir correctement ce seuil. Le but de l’évaluation ici, c’est de voir l’effort fourni par rapport au hasard.

 

Voila ce que ça donne graphiquement, en première approximation :

 

L’intérêt d’un QCM correctement calibré est de mesurer le plus fiablement possible la quantité d’effort intellectuel par rapport à ce qu’on obtiendrait au hasard

Tu joues au hasard ? Donc tu n’as fait aucun effort, alors zéro pointé… Un peu d’effort afin de s’éloigner du hasard ? Tu gagnes alors des points. Mais plus l’effort sera important, plus ça devient dur d’essayer d’atteindre 30 bonnes réponses aux 30 questions du QCM (croissance logarithmique). C’est simple. Quel meilleur arbitre existe t-il de mieux que le hasard et de se mesurer contre lui ? C’est mieux que la subjectivité des profs dont les notes données à un élève varient sensiblement d’un prof à l’autre, même quand l’élève ne change pas sa méthode de travail (pour une même matière, aucun prof ne note pareil qu’un autre prof). Le travail ne se mesure que par le seul mérite, par l’effort de l’élève. Établir des quotas arbitraires et aveugles pour favoriser les élèves à avoir le Bac, de façon à ce qu’un maximum d’élèves aient le Baccalauréat, ce n’est pas une évaluation objective, ça ne veut rien dire. Il faut évaluer les compétences des élèves pour ce qu’elles valent réellement. Les mauvaises notes ne servent ni à juger ni à punir, mais à inciter à progresser grâce à des efforts réguliers (cela s’apprend, et peut ainsi devenir une bonne habitude). La réussite ça ne fonctionne pas autrement.

Exercice de maths proposé aux bacheliers écossais

  • Un exercice de mathématiques au Bac en Ecosse a posé tellement de difficultés aux candidats au bac écossais que le barème de l’épreuve a dû être revu…

Jugeant l’exercice du crocodile trop difficile au même titre que l’ensemble de l’examen, les candidats écossais au Higher Maths exam, l’équivalent de l’épreuve de mathématiques du baccalauréat français, ont lancé une pétition en mai 2015. Intitulée « Expliquez-nous pourquoi l’examen de mathématiques a été élevé à un niveau impossible », elle a recueilli plus de 11 000 signatures, aboutissant à un abaissement de la note requise lors de cette épreuve pour obtenir le diplôme.

Je vais démontrer ici pourquoi le niveau en maths a vraiment baissé par rapport à autrefois, par l’examen analytique du problème. C’est catastrophique au même titre que ce qui se passe en France : le nivellement par le bas.

Un exercice de niveau Terminale, croyez-vous ? Non, moi je dirais plutôt de niveau 4e de collège… On va voir pourquoi.

L’exercice demande d’estimer en combien de temps le crocodile atteindra le zèbre, selon s’il se déplace dans l’eau ou sur terre.

« Un crocodile a repéré une proie située à 20 mètres de lui sur la berge opposée d’une rivière. Le crocodile se déplace à une vitesse différente sur terre et dans l’eau. Le temps que met le crocodile à atteindre le zèbre peut être réduit s’il traverse la rivière en visant un certain point P, placé à x mètres du point de départ sur l’autre rive (voir schéma).

Le temps T nécessaire pour faire le trajet est donné par l’équation indiquée ci-dessous (en dixièmes de seconde).

Calculer en combien de temps le crocodile rejoindra le zèbre uniquement à la nage.

Calculer en combien de temps le crocodile rejoindra le zèbre s’il coupe la rivière au plus court.

Entre ces deux extrêmes, il existe une valeur de x qui minimise le temps nécessaire. Trouver cette valeur de x et en déduire ce temps minimum. »

 

Tout d’abord, pour résoudre le problème, on va examiner l’équation et le schéma.

Une vitesse c’est une distance divisée par un temps. Donc le temps est égal à une distance divisée par une vitesse.

Vous remarquez que le trajet dans la rivière est une hypoténuse de triangle-rectangle. Je pose R la largeur de la rivière, puis L la longueur de l’hypoténuse, et on a x (déjà défini) qui est le 3e côté.

On sait avec Pythagore que R² + x² = L². C’est classique.

Je pose T1 tel que T1 = L / V1, où T1 est le temps parcouru exclusivement dans la rivière, et où V1 est la vitesse du crocodile dans la rivière.

Je pose T2 tel que T2 = (20 – x) / V2, où T2 est le temps parcouru exclusivement sur terre, hors de la rivière, et où V2 est la vitesse du crocodile sur la terre ferme.

Je pose T(x) = T1 + T2, pour avoir T(x) qui est la durée total des trajets.

Mais aussi, on a T1 = L / V1 = (x² + R²)^(1/2) / V1. On obtient donc la forme T(x) = [(x² + R²)^(1/2) / V1] + [(20 – x) / V2] qui est exactement la forme de l’équation de l’énoncé : T(x) = 5(36+x²)^(1/2) + 4(20-x).

Pour le calcul du temps le plus court, il est alors exclu que le crocodile se déplace uniquement en rivière, ou uniquement sur terre, il y a obligatoirement une étape en rivière et une étape sur terre ferme.

Pour calculer le temps T(x) le plus court, on remarque que la fonction atteint un point x où T est minimum, alors on calcule la dérivée dT(x)/dx = 0, et je trouve x = 8 mètres. Pour les autres valeurs de x, le temps est plus long.

Si on pose x = 20 mètres, alors le crocodile ne fait que nager, sans étape sur terre ferme. Une partie  de l’équation s’annule, et on aura T(x) = (x²+R²)^(1/2) / V1 = 5(36+20²)^(1/2) = 104,4.

Si on pose x = 0 mètre, alors le crocodile ne fera que marcher sur terre ferme, hors de la rivière (excepté le trajet R), et T(0) = 110.

Tandis qu’avec x = 8 mètres, on aura le temps le plus court : T(8) = 98.

J’ai répondu aux trois questions de l’exercice, cela n’a pris que quelques minutes… Affirmer que l’exercice est insoluble, c’est se foutre du monde, vraiment !

Au fond, le problème n’est pas les maths. Le problème des élèves est simple : ils ne savent pas lire un énoncé, par incompréhension de leur propre langue maternelle, et aussi parce qu’ils n’ont pas appris à réfléchir et à raisonner. Sans ces clés, on ne peut rien produire de bon en maths.

Peut-être que certains trouveront que j’exagère. Non, je suis sérieux.

  • Autre preuve : un exercice ci-dessous datant de 1950, à l’épreuve du certificat d’études, en France, et destiné à des jeunes de 13 ou 14 ans.

« La distance Paris-Reims est de 155 km par le rail. Le train de marchandises Paris-Reims démarre de la gare de l’Est à 8h30 et roule à la vitesse moyenne de 60 km/h. Un express part de Reims en direction de Paris à 9h15 et roule à la vitesse moyenne de 90 km/h. A quelle heure se croiseront-ils et à quelle distance de Paris ? »

Solution : les trains se croisent à 9h59 à 89 km de Paris. La solution tient en une équation assez simple.

Quand on donne cet exercice à des élèves de Terminale, il y a des surprises… Certains n’y parviennent pas. C’est une réalité propre à notre époque. C’est catastrophique…

 

 

Exercice du certif de 1928

  • Exercice : «J’ai trois fois l’âge que vous aviez quand j’avais l’âge que vous avez.
    Quand vous aurez l’âge que j’ai, ensemble nous aurons 98 ans.
    Quels sont nos âges respectifs ?»
  • Cet exercice fut proposé lors du certificat de fin d’études primaires de l’année 1928, les candidats avaient 12 ans.

 

Sauriez-vous trouver la solution ?

J’ai personnellement trouvé la solution par calcul (si cela n’avait pas été le cas, ç’aurait été plutôt inquiétant pour mon niveau, hein).

On peut trouver la solution sur Internet (veuillez ne pas tricher sur Google).  😉

Soumettez des élèves de Terminale à cet exercice de niveau 12 ans, afin de voir ce que cela donne… On aurait des surprises, je vous l’assure. Le Bac actuel se base sur des formules apprises par coeur, ou formules même parfois données dans les énoncés. Le Bac actuel incite de moins en moins à la corvée de la réflexion. Quand il faut réfléchir, c’est considéré comme abusif, alors les jeunes font une pétition en 2014 contre l’épreuve de maths du Bac S (jugées trop difficiles mais qui sont pourtant de leur niveau) et une pétition en 2015 contre l’épreuve de physique-chimie du Bac (j’ai vérifié les pages, or rien n’atteste une difficulté insurmontable).

 

Attention, SPOILER ! (révélation de l’intrigue)

Je livre ci-dessous la solution, avec les détails de l’algèbre.

Comment j’ai fait ? Il faut évidemment de l’algèbre, bien-sûr. Et l’on opère avec des nombres entiers. Il est important de bien lire l’énoncé afin de déceler les détails importants exploitables.

Plus concrètement, j’ai construit deux égalités à 3 inconnues :

  • Avec V l’âge du plus vieux et J l’âge du plus jeune, on a la différence d’âge T = V – J.
  • V = 3(J – T).
  • V + J + 2T = 98.
  • alors T = 14 et V = 42 et J = 28.
  • Vous remarquerez que 3 fois 14 = 42 et 2 fois 14 = 28. Ce sont des multiples. Et cela est l’explication à l’étrangeté de l’énoncé qui mêle le présent, le passé et le futur. La complexité n’était qu’apparente.

Je dois préciser que ma maman, qui n’eut que le certificat de fin d’études primaires comme diplôme il y a bien longtemps, a récemment été capable de trouver en partie la solution, et m’a même fait une remarque sur un petit détail que je n’avais pas remarqué !

Si des élèves de niveau Terminale ne sont pas capables de résoudre l’exercice, honte sur eux, ils ne méritent pas leur Bac.

Faites faire l’exercice à des futurs candidats au Bac (qui sont censés être de niveau supérieur au certif), comme test afin d’évaluer la capacité de réflexion et d’analyse, vous aurez des surprises. Pour la plupart, ils n’ont pas le niveau… C’est dur à entendre cela, mais c’est une réalité.

Je ne dis pas ces choses dures pour dénigrer la jeunesse, je ne fais que dénoncer une réalité, en France les jeunes sont victimes d’un système agonisant dans lequel règne le non-sens et le chaos en matière de pédagogie. Le Bac actuel n’a plus aucune valeur. Savoir compter est une chose, mais comprendre un texte et réfléchir en est une autre…

John Philip C. Manson

 

 

Polémique autour de l’épreuve de physique-chimie du BAC 2015

L’an dernier, en juin 2014, j’avais consacré un article sur la polémique autour de l’épreuve de maths du Bac S 2015, jugé trop difficile par les candidats : https://jpcmanson.wordpress.com/2014/06/20/la-session-2014-de-lepreuve-de-maths-du-bac-un-carnage/

Mais cette année, à l’issue du Bac 2015, une nouvelle polémique éclate :

BAC 2015: l’épreuve de physique-chimie jugée « trop difficile », le barème revu.

Va t-on encore surévaluer les notes des mauvaises copies afin que les recalés obtiennent quand même la moyenne ?

Pfffff… L’Education Nationale n’a pas peur du ridicule… Tant de réformes afin que, finalement, des centaines de milliers d’étudiants fraîchement diplômés bacheliers se plantent complètement à leur première année d’université… Pourquoi une telle stratégie (s’il y en a une) ? Pourquoi s’acharner à survaloriser les candidats et ainsi à donner l’illusion d’une quasi-totalité de candidats ayant réussi ? Je ne comprends pas.

 

Vérification du sujet de l’épreuve de physique-chimie du Bac S 2015 de la métropole française : http://labolycee.org/2015/2015-Metropole-Exo1-Sujet-SautFelix-6-5pts.pdf

  • Exercice 1, partie 1 : des questions classiques en statique des fluides.
  • Exercice 1, partie 2 : le saut de Félix Baumgartner, là aussi ce n’est pas insurmontable. Il suffit de savoir lire des graphiques. Une question demande si l’homme a atteint une vitesse supersonique, la vitesse de l’homme en chute libre est lisible sur le graphique, et pour connaître la vitesse du son, elle dépend de la masse volumique atmosphérique, et donc de l’altitude, et les données utiles sont présentes dans l’énoncé. Ensuite on aperçoit une question ayant un rapport avec l’énergie potentielle et l’énergie cinétique dont la somme correspond à l’énergie mécanique. On peut déterminer l’altitude à laquelle Baumgartner a ouvert son parachute : on connaît la durée de la chute, on connaît les paramètres pour la poussée d’Archimède, donc le calcul est possible.
  • A la fin de la partie 2 de l’exercice 1, il est demandé l’équivalent de combien d’étages aurait sauté le parachutiste. La hauteur étalon d’un étage n’est pas mentionnée dans cette fin d’exercice, mais cela ne doit pas inciter les candidats à s’abstenir d’argumenter. La hauteur des étages la plus standard correspond au type de fonction du bâtiment, tour ou édifice :
    • 2,66 mètres, soit 16 marches pour un immeuble d’habitation récent, hôtel ou parking
    • 3 mètres, soit 18 marches pour un immeuble d’habitation ancien
    • 3,30 mètres, soit 20 marches pour un immeuble de bureaux ou hôpital (espace réservé aux câbles et à la climatisation)

Comme valeur de hauteur d’un étage, je me serais personnellement basé sur la hauteur d’un plafond, dont chacun sait que le plafond est à 2 mètres 50 du sol. J’aurais fait un raisonnement là-dessus. Ensuite, le calcul ne demande qu’une simple division à faire. Le corrigé affirme que Félix aurait pu atteindre la vitesse indiquée en sautant d’une hauteur de 4 mètres, soit approximativement du deuxième étage. En effet, j’ai eu raison de choisir 2,5 m comme étalon, j’aurais même pu choisir 2,66 m voire même 3 m ou 3,3 m (valeurs proches, mais que je ne connaissais pas), mais la réponse aurait été néanmoins correcte : 4 mètres, c’est compris entre 2,5 ou 2,66 m (sol du 2e étage) et 5 ou 5,32 m (plafond du 2e étage, ou sol du 3e étage), et 4 mètres ça colle bien au deuxième étage comme réponse car c’est entre les deux bornes, c’est la bonne réponse.

Il faut quand même être un peu neuneu pour ne pas connaître personnellement la hauteur, même approximative, entre le sol et le plafond, sinon on finirait par croire que ces jeunes sont nés hier ou même ce matin… « Papa, maman, comment on fait les bébés, comment je suis né ? Dans un chou ou sont-ce les cigognes qui m’ont amené ? »… (ironie)

La cinématique et la dynamique de Newton, ça fait bien partie du programme de physique de Terminale S.

En plus, dans le début de l’énoncé de l’exercice 1, on peut lire ceci : « la vitesse d’un mobile dans un fluide est dite supersonique si elle est supérieure à la célérité du son dans ce fluide. »   Le candidat est censé savoir cela avant l’épreuve. Pendant qu’on y est, on livre carrément toutes les réponses aux candidats, pour faciliter les choses…

 

Ensuite, il y a l’exercice 2, qui porte sur la chimie :  http://labolycee.org/2015/2015-Metropole-Exo2-Sujet-Soda-8-5pts.pdf

  • L’exercice 2 commence par demander la formule brute de la caféine (facile car l’énoncé montre la molécule sous sa forme développée). Suivi ensuite par un calcul de concentration molaire (facile aussi).
  • Ensuite : peut-on remplacer la solution aqueuse d’hydroxyde de sodium par des pastilles d’hydroxyde de sodium solide pour réaliser la synthèse ? Non ! C’est pourtant évident : l’hydroxyde utilisé est à l’état ionique, et l’ionisation implique la nécessité d’une solution aqueuse. De plus, la molécule d’eau est nécessaire dans la réaction chimique. Trop simple comme question… Puis ça demande ensuite pourquoi le chauffage à reflux est justifié : il faut contrer la volatilité des réactifs pour ne pas en perdre, et la chaleur accélère la réaction chimique. Tout simple là aussi. Et dans l’étuve il faut éviter le point de vaporisation du produit à sécher, tout comme il faut éviter l’auto-inflammation du produit (qui est une molécule organique), et plus vraisemblablement le point d’éclair (où les vapeurs du produits peuvent s’auto-enflammer en présence d’air). Ainsi, dans l’étuve, la température doit impérativement rester inférieure à 121°C.

Citer deux méthodes permettant de vérifier la nature du produit obtenu (acide benzoïque). Je propose premièrement l’inflammation du produit avec le dioxygène, on récupère et on pèse les gaz obtenus, la proportion des gaz (CO2 et H2O) peut conduire à calculer la formule développée du produit. Deuxièmement, on fond le produit à 122.35°C avec prudence, et on le place dans un réfractomètre adapté aux produits chauds : l’indice de réfraction révèle la nature du produit. Autre méthode, moins risquée que la précédente : on mélange les cristaux avec de la glace pilée, et on utilise la cryoscopie comme moyen de déterminer la masse molaire du produit. Quiconque a étudié la chimie au lycée connaît ces méthodes. Autres méthodes plus simples : vérification de la température de fusion du produit sur un banc Kofler, et la chromatographie.

 

Bilan : l’exercice de physique et l’exercice de chimie ne comportent pas de difficulté particulière. Mais où est donc le problème ? Je n’en vois aucun. J’ai été candidat au Bac dans la filière STL (Sciences et Technologie de Labo), et je vous assure que ce que j’ai eu comme épreuves à mon Bac était bien plus difficile. Je sens la différence. A mon époque, seulement 2 candidats sur 3 obtenait le Bac, pas comme maintenant où l’on dépasse artificiellement les 90% de « réussite », et où près de la moitié des candidats obtient une mention.

 

L’épreuve de physique-chimie de 2015, trop difficile ? Arrêtez de chialer et de dire des conneries…

Les profs de fac n’ont pas fini d’être désabusés devant des milliers d’étudiants contents d’eux mais complètement illusionnés… A croire que la hantise de chaque proviseur de lycée est d’avoir son propre lycée en queue de classement.

Regardez ces documents PDF, voyez à quoi ressemblaient les sujets de maths au Bac S de 1993 : http://www.apmep.fr/Annee-1993-15-sujets   On remarque une nette différence, c’est plus dur.

Si l’on donnait les sujets de maths de 1993 aux candidats du Bac actuel, il n’y aurait pas de pétition de protestation, mais plutôt une révolution…

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  • N’oublions pas qu’autrefois, les correcteurs retiraient un point pour chaque faute d’orthographe ou de grammaire constatée… De nos jours, les zéros pointés pulluleraient si cette technique était encore appliquée… Mais maintenant, le laxisme règne en maître. Des fautes horribles sur les feuilles, des fautes que chacun faisaient mais quand ils étaient au CE1 mais là ils seront bientôt à la fac… Les fautes ça pique les yeux… La moutarde aurait moins fait d’effet. J’ai une cousine qui est ingénieur, le 20 juin dernier elle m’a envoyé une carte avec un texte qu’elle a écrit, belle écriture mais, sans la juger, elle a une écriture avec des fautes d’orthographe atroces, bref elle est ingénieur mais elle écrit avec médiocrité, mais comment une telle anomalie peut-elle être possible, franchement ? Ce ne serait qu’une faute dans un texte d’une page, c’est tolérable, mais des fautes à toutes les phrases c’est abusé… Moralement, écrire avec des fautes, c’est à la fois manquer d’amour-propre et manquer de respect envers les lecteurs à qui les textes sont destinés.

 

Et pour clore ce présent article, voici un texte intéressant de Jean-Paul Brighelli :  http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/bac-2015-brighelli-enseignants-notez-les-copies-ce-qu-elles-valent-vraiment-17-06-2015-1937096_1886.php    Il a raison, il faut s’insurger contre les notes surévaluées, il faut que cette comédie cesse !

J’en suis témoin, le niveau réel au bac ne monte pas, les élèves candidats se montrent parfois incapables de résoudre des exercices qu’ils devraient pourtant savoir faire, et à plus forte raison qu’ils ont choisi le bac scientifique. Notez les copies ce qu’elles valent réellement Seule la politique de l’effort, en versant de la sueur et des larmes, paie vraiment. La (vraie) réussite vient de l’effort. Sans efforts, nous serions pareils à des poissons morts qui flottent et qui sont emportés par le torrent. L’effort, c’est une nécessité qui prouve notre valeur, qui montre qu’on est vivant. Mais les pédagogues ont créé des générations de moutons… Et ça, ce n’est pas du tout rendre service à la jeunesse.

Notez bien que sans efforts, les maths n’existeraient même pas. La logique, la réflexion, la recherche, ça demande des effort et de la persévérance, et sans ça, les maths ne pourraient pas exister. Je me demande si les concernés en ont conscience…

Ecole de la République, tu es tombée bien bas…

La preuve :

  • Selon les derniers chiffres officiels, 40% des jeunes entrant en Sixième au collège n’ont pas acquis, en 5 années d’école primaire, une maîtrise suffisante de la lecture et de l’expression orale et écrite en français afin de pouvoir lire en comprenant ce qu’ils lisent et rédiger en français à peu près correct afin d’être eux-mêmes compris par ceux qui les lisent. Oui, 40%, dont en détail :
    – 15% d’élèves ne sachant pas lire du tout,
    – et 25% qui déchiffrent laborieusement, mais trop mal pour pouvoir comprendre ce qu’ils lisent…
  • Ainsi, comment ces élèves peuvent-ils ensuite suivre normalement le reste de leur scolarité ?

Mais pourquoi fait-on cela à la jeunesse ? Pourquoi en est-on arrivé là ?

Dire que le niveau actuel relève de l’illettrisme est malheureusement vrai. La maîtrise du langage conditionne la capacité de penser. Saborder l’enseignement, c’est sacrifier la pensée de ceux qui nous succéderons, c’est leur nuire. C’est même inciter les gens à préférer la facilité le plus tôt possible, et ça n’est pas leur rendre service. A croire que tout cela a été voulu. Il n’y a pas de logique à ça. Je ne comprends pas.

Quand on voit comment le Bac est bradé actuellement, c’est honteux, il n’y a pas d’autre mot… C’est une honte. Une catastrophe.

A vaincre sans effort, on triomphe sans mérite.

 

Remarque du 4 juillet 2015 : c’est absolument ahurissant ! Non seulement les candidats reverront leur copie revalorisée par 3 points supplémentaires en moyenne, en surnotant les questions les plus faciles de l’épreuve de physique-chimie, mais je viens d’apprendre que les candidats ayant été recalés au Bac 2015 pourront conserver leurs meilleures notes pour passer le Bac 2016. C’est se foutre du monde !

John Philip C. Manson

Pourquoi le taux de réussite au bac est si élevé ?

Mais pourquoi en France le taux de réussite au bac est actuellement le plus élevé depuis toute l’histoire du bac ?

En 1990, le taux de réussite au bac était de 70% Puis 85% en 2012, et 87,9% en 2014.

Pourquoi ce taux devient-il si élevé ?

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C’est ironique.  😉

Plus près de la réalité :

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Une grosse manif’ pour faire pression sur les organisateurs du bac.

  • « Le bac c’est trop dur, allez soyez sympa, donnez nous notre bac pour la valeur d’un euro symbolique ! »

Le pire c’est que c’est un peu vrai : une pétition fit polémique quand des candidats ont trouvé que l’épreuve de maths du Bac S 2014 était trop dure… Le bac ne semble plus fonctionner selon un principe juste et honnête : le mérite. Certains veulent que le bac soit achetable comme un produit de supermarché, ou que le bac soit un droit pour tous en abolissant toute difficulté et tout effort… Pauvre France…

 

 

En 2015, à quoi le Bac sert-il encore ?

Selon un sondage du Point :

SondageBac

Être reçu au Bac ne mène à rien, depuis longtemps. Mieux vaudrait avoir au moins le niveau Licence ou Master (voire même Doctorat) pour élargir sérieusement et réellement les perspectives professionnelles. Mais même si l’on a eu d’excellents résultats : il y a peu de postes à pourvoir, il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus. Des gens très diplômés qui ont jusqu’à Bac +5, beaucoup finissent à la caisse d’un supermarché, ou qui vivent de petits boulots, ou qui n’ont pas de boulot du tout. Quand on est diplômé et qu’on veut réussir, l’expatriation est une solution. Beaucoup de gens pensent qu’il n’y a plus beaucoup de perspectives professionnelles en France. Plus  de 2 millions et demi de français actuellement sont expatriés.

Le Bac comme moyen d’évaluation des jeunes ? Le barême des notes surévalue les candidats, paraît-il. Le Bac n’apparaît pas comme un moyen fiable d’évaluation. Autrefois, peut-être. Aujourd’hui, non.

Être reçu au Bac n’est pas un atout pour entrer dans la vie professionnelle, avoir le Bac ou pas, c’est pareil… Le Bac n’a plus de valeur, mieux vaut de vrais diplômes post-bac. Autrefois on misait sur le Bac et le certificat d’études, mais c’est devenu obsolète depuis des années.

Le Bac un galop d’essai pour les vrais examens à venir ? Le Bac c’est de la rigolade en comparaison avec les épreuves universitaires dont le niveau de difficulté est coriace. Mieux vaut être un cador des maths au Bac si on veut réussir la première année de fac des sciences, sinon on se casse les dents et on mord la poussière… Prendre des maths à la figure, à l’université, c’est comme une prise de karaté.  😉

Cependant, les annales du Bac apparaissent comme un bon moyen pour se remettre dans le bain des équations mathématiques, après avoir quitté l’université depuis si longtemps. Et dire que nombreux ceux qui sortent de Terminale ou de première année d’université qui « oublient » tous ce qu’ils ont appris quand le Bac vécu comme une corvée est passé, j’ai même vu certains élèves tout juste diplômés qui ont jeté leurs cahiers de cours à la poubelle. Personnellement, ça m’a choqué de voir ça… S’ils n’aiment pas la philo ou les maths, pourquoi ont-il choisi cette filière ? Cela défit la logique…

Le Bac 2015 commence dans quelques jours, ça commencera par les épreuves de philosophie. J’ai hâte de connaître les sujets de philosophie cette année, et surtout ceux de mathématiques. On verra bientôt si les maths sont « trop difficiles » par rapport à l’année dernière. 😉

En effet, le Bac est en soldes, et malgré qu’il soit plus facile qu’autrefois, les élèves protestaient en juin 2014 que les maths étaient trop dures, donc qu’il fallait leur donner leur Bac quand même… Mais le Bac ça doit se mériter, non ? Faire une pétition contre le Bac S, en 2014, c’est ahurissant ! Alors que les exercices étaient conformes au programme, je peux l’attester !

J’ai été moyen en maths quand j’avais passé mon Bac il y a longtemps, mais par curiosité j’avais fait les exercices du Bac S de 2014 (qui est une filière réputée plus dure que ma filière F6) et j’avais réussi l’essentiel des exercices, cela ne m’a pas posé des difficultés insurmontables. Autrefois, les maths c’était plus dur. Un diplôme obtenu sans mérite ni difficultés, ce n’est plus un diplôme, mais c’est pareil à un vieux ticket de métro si vous préférez (c’est beau, joli,  mais sans valeur). Et les glandeurs qui ont accusé le Bac S de maths n’ont probablement pas bien révisé les maths ou ont la flemme de réfléchir. Avec des notions de base en maths, on doit pouvoir résoudre des exercices inédits, car sinon savoir résoudre des exercices qui se ressemblent ou qu’on a déjà fait c’est comme du prémâché, comme un réflexe de Pavlov, le principe d’un automate sans âme : électrochoc, puis réaction galvanique des muscles morts, comme dans l’expérience de la grenouille morte… 😉

Les maths doivent inciter à la réflexion, à un véritable effort cérébral, pas seulement fonctionner par la mémoire de quelques identités remarquablesSurtout ceux qui ont choisi la filière scientifique, surtout eux. Si l’on ne promeut pas la réflexion dans les maths, ce ne sont plus des maths, l’on ne ferait alors que réciter des versets « bibliques » de formules… Du « par coeur », quoi. Bref, si des matheux savent résoudre des exercices de géométrie sur des cubes mais pas sur des tétraèdres ou des pyramides, c’est qu’ils ne se sont pas entraînés à réfléchir. La logique est l’essence même des mathématiques.

 

 

Bac 2015 : les sujets probables qui pourraient tomber

Bac 2015 : les sujets probables qui pourraient tomber

 

Voici les sujets qui pourraient sortir lors l’épreuve de mathématiques au Bac S de 2015 :

* Très probable : les suites, la dérivation, les limites de fonctions, la fonction exponentielle, la fonction logarithme népérien, l’intégration

* Probable : le conditionnement, l’indépendance, le théorème des valeurs intermédiaires, l’équation cartésienne d’un plan

Et les épreuves possibles de maths pour la filière ES au Bac 2015 :

* Très probable : les suites, la dérivation, la fonction exponentielle, la fonction logarithme népérien, l’intégration, la primitive d’une fonction continue, les probabilités et les statistiques, la loi binomiale

* Probable : l’algorithmique, le calcul formel, le conditionnement, la loi à densité (à partir d’exemples), les intervalles de fluctuation, les variables aléatoires

  • Remarque : je constate ici  l’absence des équations différentielles dont l’importance est capitale en maths, c’est normal ?…
Voici les thèmes qui pourraient sortir lors de l’épreuve de sciences au Bac 2015 :
* Très probable : le développement durable, la bioéthique, la santé, le bien-être
  • Remarque : euh… je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec les techniques sectaires du développement personnel, les thérapies alternatives, le New Age, les salades pseudoclimatiques des ONG et autres profiteurs… A moins que cela ne soit qu’une impression subjective de ma part… Quoique…

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Donne t-on le Bac trop facilement ?

Donne t-on le Bac trop facilement ?

À l’heure où j’écris, 82,9% des lecteurs ayant lu l’article du Parisien pensent que oui.

Je cite l’article :  «À la session 2013, la réussite au bac avait atteint un taux historique de 92 % au bac général et 86,9 % toutes filières confondues.»

Ces taux contredisent les données suivantes : http://www.contrepoints.org/2012/08/05/92831-30-dillettres-en-france dont je cite : «30% des jeunes de 17 ans ne savent pas lire correctement.»

À lire aussi :  http://www.francesoir.fr/actualite/societe/l-ecole-fabrique-des-illettres-133076.html  C’est le constat d’une réalité, je n’invente rien.

Quand on compare le taux de réussite au bac et le niveau moyen réel des élèves, ça fait peur.

Quand un jeune (pas tous les jeunes, je ne généralise pas) obtient son bac malgré une écriture bourrée de fautes de grammaire et d’orthographe, cela ne fait pas crédible. Il m’est arrivé de lire un texte écrit par un gars de niveau bac +5, dont l’écriture se rapprochait à peine du niveau CE1… Il ne s’agit pas d’une critique virulente, mais d’un constat. Je trouve cela plutôt inquiétant…

L’autre jour, j’ai livré une analyse sur la polémique autour de l’épreuve de mathématique pour la série S, les élèves contestent la difficulté inhabituelle de l’examen : https://jpcmanson.wordpress.com/2014/06/20/la-session-2014-de-lepreuve-de-maths-du-bac-un-carnage/  Bilan : l’exercice incriminé nécessite de la réflexion et du temps, mais il se base sur des connaissances faisant partie du programme de Terminale S. La difficulté apparente ne signifie pas que l’exercice reste insoluble. Les mathématiques c’est du travail cérébral certain, rien à voir avec des leçons apprises « par cœur ».

Les diplômes servent à valider un niveau, ils ont pas à être faciles. Sinon les diplômes ne servent à rien. De plus, des élèves devraient être capables de résoudre des exercices différents ou inhabituels à partir des connaissances de base, c’est-à-dire qu’ils devraient savoir comment résoudre des exercices nouveaux en faisant appel à la réflexion plutôt qu’à la mémoire de quelques formules et de mêmes exercices récurrents.

Par exemple, voici une question posée lors des épreuves du certificat d’études primaires (équivalent au niveau CM2, élèves d’environ 12 ans) en 1928 :  «J’ai trois fois l’âge que vous aviez quand j’avais l’âge que vous avez. Quand vous aurez l’âge que j’ai, ensemble nous aurons 98 ans. Quels sont nos âges respectifs ?»  Je serais curieux de connaître le taux d’élèves de Terminale S qui réussissent à répondre correctement à cette question.

 

Où je veux en venir ? Je n’accuse personne, mais la question est simple : Pourquoi les taux de réussite aux examens ne sont-ils pas cohérents avec le niveau réel des élèves ? Et pourquoi ne pas améliorer concrètement et efficacement le niveau des élèves ?

En constatant certaines solutions proposées, je doute franchement que ce soit de bons choix, je crois qu’on est en train de saborder et de sacrifier le système éducatif : http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20140624.OBS1447/hamon-prone-une-evaluation-des-eleves-qui-soit-bienveillante-et-qui-stimule.html  Je cite : «le sujet peut se révéler délicat à traiter, entre des habitudes qui poussent à l’inertie et la crainte qu’une notation renouvelée n’aboutisse à une baisse des exigences et du niveau des élèves.» Puis cet autre article connexe : http://www.lexpress.fr/education/benoit-hamon-dans-le-guepier-de-la-notation_1553948.html dont je cite : «En 2013, un rapport d’inspection générale sur l’évaluation des élèves dressait un constat inquiétant en pointant l’opacité du système: « On ne sait pas ce qu’on évalue, les niveaux de performance ne sont pas définis. Il est impossible de savoir ce que maîtrisent effectivement les élèves et de comparer les résultats d’une classe à l’autre, d’une école ou d’un établissement à l’autre », soulignait ce rapport. Quant aux classes « sans notes » expérimentées dans certains établissements, elles sont qualifiées de « classe bizarre » et suscite l’incompréhension des enseignants et des élèves, ce qui relevait l’inspection « qui ne manquent pas d’interroger sur le statut de toute innovation dans le système éducatif français ». ». Et notamment dans le même article :  «L’évaluation du baccalauréat, qui a très peu évolué depuis dix ans, et qui reste entièrement dédiée à l’obtention de « bonnes » notes, ou du moins d’une moyenne.»

notes

 

 

© 2014 John Philip C. Manson

Quand Internet résout les DM à votre place

Quand Internet résout les DM (devoirs maison = homework) à votre place.

Analyse de la situation de ceux qui demandent de l’aide ou à faire faire leurs devoirs par autrui sur Internet :

  • Quand vous êtes étudiants, vous apprenez, donc vous cherchez tout seul.
  • Quand vous avez fini vos études, vous avez un travail et vous touchez un salaire.

Il est donc hors de question de vous donner la solution…

  • Soit vous êtes lycéens ou étudiants et ce n’est pas vous rendre service que de faire vos devoirs à votre place.
  • Soit vous n’êtes pas lycéens ni étudiants, et dans ce cas on veut bien donner une solution moyennant un salaire.

Personne ne m’a aidé (c’est-à-dire : personne n’a fait mes devoirs à ma place) pendant toutes mes études scientifiques, et heureusement, car sinon je n’aurais rien appris et je serais toujours un cancre en maths maintenant.

La réussite dans les études se gagne avec notre propre sueur. C’est comme le sport : si vous êtes sportif, c’est vous qui devez pratiquer votre sport, personne ne fait de compétitions sportives à votre place…

Le dopage dans le sport c’est démodé, maintenant on engage une doublure qui fait le boulot à notre place.

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© 2013 John Philip C. Manson

Y a t-il un sens entre la fréquence des prénoms et la réussite au Baccalauréat ?

prenoms-series-2012

La fréquence statistique des prénoms dans un pays, sans relier ceux-ci à rien, sauf d’abord à travers le choix des parents, ça varie selon chaque prénom. Déjà, les fréquences des prénoms entre eux sont inégales. Il y a aussi les effets de mode selon les époques. Les prénoms varient aussi en fonction de l’origine socio-culturelle. Comparer des prénoms majoritaires par rapport à n’importe quoi (comme le Bac par exemple), ça ne veut rien dire.

Après le Bac, il y a l’entrée dans la vie active, enfin, si on peut réussir à trouver un boulot. Quel est le prénom le plus fréquent chez les chômeurs inscrits à Pôle Emploi cette année ?… La réussite est un facteur qui dépend du travail réalisé par chacun, indifféremment selon les prénoms, puisque qu’à la base les prénoms sont chacun déjà plus ou moins fréquents les uns par rapport au autres. avec peut-être l’influence de l’origine socio-culturelle (il est beaucoup plus facile de réussir des études quand on a des parents qui sont profs), mais les prénoms ne sont qu’un critère secondaire et superficiel dont il est vain d’y trouver un sens. Remarque : que des filles en Bac L et aucune en Bac S, l’absence stricte ou l’omniprésence stricte n’est pas statistiquement crédible. En Terminale S, il y a un peu moins de filles que de mecs, mais elles ne sont pas absolument absentes… Souvenons-nous par exemple que notre jolie et adorable miss France 2013 a un Bac S avec mention très bien. En 2009, au Bac S, il y a 47% de filles et 53% de mecs, c’est presque à égalité (source = http://media.education.gouv.fr/file/2011/37/6/Les_resultats_170376.pdf), alors je suis surpris de l’absence de prénoms féminins dans la liste de Bac S ici. Et il y a 79,3% de filles et 20,7% de garçons au Bac L en 2009 (même source), mais dans la liste de 12 prénoms en Bac L ici les mecs sont totalement absents. Pourtant, le taux de réussite au bac, en moyenne, est de 86%.

Je ne conteste pas l’étude sociologique, je veux juste l’explication de la contradiction quantitative.

Autre paradoxe : les prénoms les plus fréquents au bac ne correspondent pas aux prénoms des bébés nés vers 1994 (les bacheliers ayant environ 18 ans au bac 2012). En effet, aucune trace des prénoms féminins Manon, Camille, Marine, Pauline, Léa, Marion, Anaïs, Julie, Chloë et Sarah dans la liste affichée dans l’image ci-dessus. Pareil pour les prénoms masculins Thomas, Alexandre, Nicolas, Kevin, Maxime, Quentin, Julien, Dylan, Antoine et Florian… Pourquoi ?

J’en rigole, je vois mon prénom (Jean-Philippe = John Philip) dans la filière STI2D alors que je n’ai jamais suivi cette voie.

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Yahoo surenchérit sur le thème : http://fr.news.yahoo.com/quels-pr%C3%A9noms-r%C3%A9ussissent-au-bac-115222817.html

Ma nouvelle réponse :

bac-prenoms

 

© John Philip C. Manson