André Brahic nous a quitté

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Terrible nouvelle. C’est avec une très profonde tristesse que je viens d’apprendre sur Twitter le décès de l’astrophysicien André Brahic, qui avait lui-même découvert les anneaux de la planète Neptune. Nous perdons un excellent vulgarisateur scientifique.

Avec son talent pour captiver l’attention de son auditoire, avec son éternel sourire, il parlait des étoiles et des planètes avec passion. Il figure parmi ceux qui ont contribué à ma vocation scientifique. Merci, André Brahic.

Décidément, 2016 est une année maudite, nous perdons régulièrement des personnalités que nous aimons.

Une cité maya découverte grâce aux constellations

Lisez d’abord la page du lien ci-dessus. Pour une fois, c’est une info authentique sur un travail réel réalisé par un jeune, et qui a abouti à une découverte. Auparavant, c’était souvent des buzz sensationnalistes sur des jeunes et leurs « théories » qui n’était pas grand chose de concret… Mais là, enfin, on a une info solide.

  • Je cite une phrase essentielle extraite du texte du journal Libération : « Rigel et Alnitak sont représentées par les cités Calakmul (Mexique) et El-Mirador (Guatemala). »

Peut-on potentiellement découvrir d’autres vestiges de cités mayas ? Oui.

J’ai pris comme hypothèse que l’étoile Sirius (de la constellation du Grand Chien) est représentée selon les proportions définies par les mayas sur le globe terrestre.

Pour vérifier cela, on relève les coordonnées géographiques de Calakmul et El Mirador, on les trouve sur Wikipedia. Ces données sont souvent exprimées en degrés, minutes et secondes d’arc, il faut les convertir ensuite en degrés décimaux, puis en radians.

Ensuite, on calcule les coordonnées cartésiennes de chaque point x, y et z qui définit chaque lieu connu.

Voici les équations :

  • x = -R . sin(longitude) . cos(latitude)
  • y = R . sin(latitude)
  • z = R . cos(longitude) . cos(latitude)

Voici les étapes :

  • Rigel est une étoile matérialisée symboliquement par un point sur Terre, situé à Calakmul, coordonnées 18,10539° N et 89,81082° W, soit en coordonnées cartésiennes (en km) :  6055,516 ; 1979,889 ; 19,994.
  • Alnitak est une étoile matérialisée symboliquement par un point sur Terre, situé à El Mirador, coordonnées 17,75505° N et 89,920431° W, soit en coordonnées cartésiennes : 6067,537 ; 1942,825 ; 8,426.
  • Sachant que 40,645 km sépare Calakmul de El Mirador, selon un angle céleste de 9,042° (différent de l’angle terrestre cependant, car les mayas n’ont pas mis à l’échelle naturelle), Sirius a donc pour coordonnées X,Y et Z telles que X²+Y²+Z² = 6371² et 106.4²=(x-6055.516)²+(y-1979.889)²+(z-19.994)² et aussi 97.365²=(x-6067.537)²+(y-1942.825)²+(z-8.426)².
  • Selon le système d’équations à 3 inconnues, il existe deux solutions dont une seule est valable : POINT A = 6059,18 ; 1966,89 ; -85,546, et POINT B = 6075,84 ; 1914,05 ; 101,072.
  • Comme je le disais, les mayas ont calqué le ciel sur le sol terrestre, mais pas à la même échelle angulaire. En effet, le ciel reproduit sur le sol est 24,74 fois environ plus grand que la surface de la voûte céleste. Ainsi, 9,042° sur le globe terrestre correspond à 0,3655° sur le ciel…
  • En convertissant les coordonnées cartésiennes en coordonnées géographiques, afin de définir le point qui correspond à Sirius, le point A est à 17,982438° N et 89,19088° W, et le point B est à 17,483530° N et 89,04667° W.
  • Le point A est situé près d’une zone habitée et un peu fréquentée, je doute qu’il reste des vestiges inconnus là-bas car sinon ils auront été trouvés depuis longtemps. Le point B, en revanche, est situé dans une région très boisée et inhabitée, on devrait aller voir sur place là-bas…

 

Comme vous le voyez, les mathématiques, notamment la géométrie 3D, peuvent permettre de retrouver des cités perdues.

J’ai dit « découverte authentique » plus haut, mais je dois corriger ce que j’ai dit car il y a du nouveau :

 

Il faut toujours rester prudent sur les annonces de découvertes inédites. Il faut garder un certain recul critique et de la rigueur, il ne faut pas céder aux sirènes des médias.

 

© 2016 John Philip C. Manson

 

Bizarre…

Je me préparais à faire du shopping sur Amazon, dont je suis client depuis de nombreuses années, notamment pour faire une commande prioritaire pour acheter des cartouches de couleurs pour ma fidèle imprimante.

En même temps, je voulais acheter un livre, dont j’en avais fait récemment la recommandation lors d’un article précédent.

Mais voila, en arrivant sur la page commerciale de Amazon France à propos du livre intitulé « Arrêtez de décoder », écrit par Pascal Lardellier, aux Editions de l’Hèbe, c’est affiché comme étant « Actuellement indisponible. Nous ne savons pas quand cet article sera de nouveau approvisionné ni s’il le sera. « 

Il est possible que ce livre ait beaucoup de succès, jusqu’à épuisement des stocks. Je voudrais me procurer ce bouquin… Mais comment ?

En tout cas, l’auteur balance et dénonce beaucoup de dérives, j’aurais voulu le lire. Ce livre dérange t-il certains, au point de nuire à sa diffusion ?…

Après renseignement, je constate que les éditions de l’Hèbe sont un éditeur suisse. La Suisse romande, je crois.

Sur le site de l’éditeur suisse, on peut acheter le livre pour 30 francs suisses, soient 27,13 euros : http://www.lhebe.ch/index.php?option=com_virtuemart&view=productdetails&virtuemart_product_id=218&virtuemart_category_id=16

C’est un livre de 160 pages, ISBN 978-2-88485-114-5, sorti en 2008.

 

L’habit fait le moine, dans notre monde névrosé

S’il fallait surveiller nos moindres propres gestes, nous ne vivrions plus, la vie serait impossible…

Une certaine littérature me fait sortir littéralement de mes gonds. Comme le texte de la page citée en lien ci-dessus.

On détermine nos qualités, nos compétences et notre intelligence sur la base de nos résultats. Seuls les résultats comptent. Mais notre univers social est construit sur la dictature des apparences. La société n’est pas intelligente, elle est superficielle, elle porte des jugements hâtifs et arbitraires sur des apparences ou des impressions, voir des préjugés.

La société dans laquelle nous vivons se permet de juger autrui, avec hypocrisie. Nous vivons dans un monde de faux-culs. Pire encore, quand notre société glisse peu à peu vers un certain modèle : celui de la secte…

Contrôler ce que l’on fait soi-même afin d’éviter d’être jugé socialement, ce n’est pas être naturel, ce n’est pas être librement soi-même. Osons être nous-mêmes.

Pourquoi tenir une boisson alcoolisée à la main nous ferait passer pour quelqu’un de moins intelligent, voire pour un alcoolique ? Soyons honnêtes, tout le monde picole !!! Un diplômé qui se présente à un entretien d’embauche, et qui au cours de la discussion, déclare ne jamais boire d’alcool, voila plutôt une déclaration peu anodine, c’est cela qui va paraître suspect. Dire ne jamais picoler, ça cache des choses, c’est suspect. Ne dit-on pas que les hommes qui portent une barbe ont des choses à cacher ? Lol…

Bref, tout le monde picole, même les gens intelligents. J’irai même penser que les surdoués sont prédisposés à l’alcool, parce qu’ils s’emmerdent dans ce monde si banal, morne, merdique où les autres sont si bêtes…  😉

 

A part la consommation d’alcool, marcher lentement ou rapidement laisserait l’impression d’être moins intelligent et moins compétent. Qu’est-ce que c’est que cette connerie de psychologue psychopathe ? Donc marcher au pas, une deux une deux, comme les militaires, ça rendrait les soldats plus intelligents ? Je pense plutôt que marcher à la même vitesse que le troupeau, c’est vivre avec les moutons et être soi-même un mouton.

C’est très superficiel d’évaluer de juger les gens d’après leurs gestes.

 

Mais aussi, éviter le contact visuel, qu’est-ce que ça peut foutre, franchement ? Cela dépend aussi des cultures. Par exemple, au Japon, fixer les japonais droit dans les yeux c’est considéré comme une offense ou une intimidation. Mais d’après certains, regarder un interlocuteur dans les yeux vous fera paraître automatiquement plus intelligent. Mais c’est une impression, une illusion.

Les interprétations des gestes c’est très subjectif, c’est de l’intuition, mais cela peut être lourd de conséquence car le risque d’erreur est élevé. Ce n’est pas fiable pour évaluer les gens. L’intelligence des gens, on l’observe selon des résultats concrets et objectifs.

Jurer sur son lieu de travail ferait paraître moins intelligent ? Je pense plutôt que ne pas exprimer un désaccord, fermer sa gueule, c’est accepter d’être un mouton docile et obéissant…

Froncer les sourcils donnerait l’impression d’être bête ? Froncer des sourcils est une attitude naturelle : quand on lit des conneries, je fronce des sourcils ; quand je découvre un truc louche, je fronce des sourcils. Et si froncer des sourcils fait chier les autres, on n’a plus qu’à se raser les sourcils, comme ça tout le monde sera content…

Être plus expressif dans la voix en évitant d’avoir un ton monotone pour seulement paraître plus intelligent, c’est débile et absurde… Ce n’est pas parce qu’on a été opéré de la thyroïde ou d’un kyste des cordes vocales que cela signifie que votre voix monotone fait de vous quelqu’un de moins intelligent…

L’intelligence est de ne pas écouter certains codes sociaux, surtout les codes sociaux créés de toute pièce par des psys du dimanche. On s’en branle. Il ne faut pas confondre nos compétences avec les apparences, tout comme on ne doit pas confondre ce qui relève de l’INFORMATION avec la COMMUNICATION. En effet, l’information délivre des connaissances utiles, des résultats concrets et factuels, tandis que la communication ne fait qu’entretenir une image fausse, illusoire et superficielle complètement inutile, une image construite sur du mensonge.

Notre monde est bizarre : la communication prédomine la valeur de l’information naturelle, les gens remuent les mains comme le font les politiciens, où les gestes viennent appuyer un message verbal, comme si ce dernier avait moins de valeur que ce montage superficiel que sont les apparences.

C’est comme les recruteurs, il y a malaise. Ils s’en foutent complètement de ce qu’on leur raconte, ils examinent seulement les gestes et l’apparence, et notamment le mouvement des mains. Le culte du superficiel. L’apologie du paraître plutôt qu’être… Tout ça à cause de nouveaux gourous. Un monde absurde où le superficiel a de la valeur. A ce moment-là, si on poussait le raisonnement jusqu’au bout, alors les diplômes ne servent plus à rien, les compétences réelles non plus, on n’a plus qu’à créer une image biaisée de soi pour plaire en société. Franchement, je ne comprends pas notre société et les conseils bidons et stupides de certains.

 

Personne n’est obligé de baisser son froc. Ne laissons pas aux gourous malveillants le soin de fixer les règles. Citoyens, vous devriez lire ce bouquin intéressant, il résume tout à propos de notre monde social malade à la dérive :

 

 

Les dessous obscurs de l’escrologie

Quand je disais depuis quelques années que la taxe sur les quotas du CO2 était une infâme arnaque, qu’il fallait se méfier.

Voila que la vérité éclate :

En résumé : une vingtaine de dossiers sont entre les mains de la justice, essentiellement au parquet national financier.

 

Thalassa

MOON

Il est très compréhensible d’être indignés contre la reprogrammation abusive du magazine TV Thalassa, cette émission qui dure depuis près de 40 ans ne sera désormais diffusé qu’une fois par mois. La culture est peu à peu raccourcie, sacrifiée, pour ne laisser place qu’à du vide dans le paysage audiovisuel. Nous avions déjà perdu le magazine « C’est pas sorcier », la série noire continue…

Mais examinons plus près le texte descriptif de l’émission qui sera diffusée le vendredi 13 mai 2016 sur France 3.

Vendredi 13, comme par hasard…

On y lit le « pouvoir » de la lune, sans que soit désignée explicitement la gravitation. La gravitation existe comme théorie scientifique depuis les travaux d’Isaac Newton, au dix-septième siècle.

Il y est même question de « magie », d’après le texte. Avouons que les mots comme « pouvoir », « magie » et « mystère » n’appartiennent pas au vocabulaire scientifique, et leur présence dans le texte est suspecte. Les tentatives de réenchantement surnaturel du monde par une certaine forme de journalisme sont préoccupantes. Le choix des mots n’est pas anodin.

Et puis, les phénomènes naturels ne sont plus des mystères s’ils sont déjà connus.

Exemple de véritable mystère actuel : il y aurait (selon des indices crédibles) une planète de masse supérieure à la Terre au-delà de la ceinture de Kuyper, et dont on ne connaît rien.

Le journalisme, surtout quand celui-ci mêle un peu de la science, doit toujours consister à informer, pas à distraire et faire rêver de choses qui n’existent pas. Je ne crois pas que l’émission TV se risquerait à évoquer l’astrologie ou l’influence fantasmée de la lune sur les gens, ce ne sont que des croyances.

Il faut resituer les choses dans leur contexte quand on perçoit un risque possible de dérive ou une mésinterprétation du texte..

Ecologisme

Vu sur Twitter :

climatoskeptics

Mettre les climatosceptiques en prison revient à nier le principe démocratique de la liberté d’expression. Et nier la liberté d’expression, c’est se mettre au niveau des totalitarismes. Ce n’est pas avec cette méthode fasciste que l’on construira une société sur la base de faits objectifs, d’arguments rationnels, on ne fera que creuser le fossé entre la science et l’idéologie et désorienter davantage le débat public.

Pourquoi devrait-on intimider des gens qui ne pensent pas comme tout le monde, alors que le meilleur moyen de convaincre un sceptique est de présenter des faits, de montrer des réalités, plutôt que servir une pseudo-écologie fortement politisée et élevée au rang de doctrine irréfutable et autoritaire ?

Le réchauffement climatique est fondé sur une réalité au long des dernières décennies, mais les moyens déployés par certains coreligionnaires, aux arguments moins motivés par la science que par une ambition de conquête, desservent inévitablement une véritable écologie scientifique.

Il est utile de rappeler l’existence d’un livre intéressant écrit par Philippe Verdier : « Climat Investigation », dans lequel le journaliste dénonce la situation actuelle.