Mathématiques et virus informatiques

Nous le savons tous : les virus informatiques sont un véritable fléau pour les micro-ordinateurs.

Voici un graphique montrant la progression chronologique des programmes informatiques malveillants.

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Pour réaliser un modèle informatique de cela, j’ai pensé que, à un intant T, la vitesse de propagation virale est proportionnelle à la quantité de virus présents.

dy/dt = k * y

J’obtiens alors une équation différentielle du premier ordre :

y(t) = C * e^(k * t)

où C est une constante.

En prenant ensuite t = 1 comme référence pour l’année 2001, et t = 2 pour l’année 2002, et ainsi de suite, je trouve le résultat suivant comme solution :

y(t) = 4547,1 * e^(0,49333 * t)

Sachant que les programmes malveillants augmentent selon une croissance exponentielle et que les antivirus mettent à jour leurs définitions de signatures de virus, alors ces dernières deviendront de plus en plus volumineuses, jusqu’au moment peut-être où ça deviendra un problème pour stocker tout ça… Non ?

Nous atteindrions 1 milliard de programmes malveillants vers 2025 (dans 10 ans), si la croissance exponentielle se poursuit. Puis 10 milliards vers 2030. Et puis 100 milliards vers 2034… Il est clair que sans les précieux antivirus, c’est ce qui risque d’arriver. Sans oublier l’émergence de nouvelles cibles pour les virus : après les micro-ordinateurs, ce sont les smartphones et les objets connectés.

 

 

© 2015 John Philip C. Manson

Lorsque le mot « quantique » est mis à toutes les sauces…

Avec l’outil Google Alertes, j’ai mis le mot « quantique » sur écoute et je reçois de temps en temps un email de notification si ce mot apparaît dans un nouvel article de Wikipedia.

Ainsi, aujourd’hui je constate la suppression (totalement justifiée) de cet article inédit : http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27amour_quantique

L’amour quantique ? C’est quoi ce nouveau délire ?

Il semble que certains confondent Wikipedia avec un bac à sable pour y écrire une forme de poésie dénuée de signification.

Il est toujours utile de faire ce rappel :

  • La physique quantique n’est ni une médecine, ni une psychothérapie, ni une spiritualité, ni une religion, ni un quelconque mysticisme, ni n’a de quelconque rapport avec des critères subjectifs, intuitifs ou émotionnels qui impliquent la conscience ou l’être humain. 
  • La théorie quantique est une théorie scientifique de la physique. Elle décrit un monde paradoxal, mais elle ne prétend pas décrire un monde mystique. La physique quantique (également connue sous le nom de mécanique quantique) concerne les technologies (photovoltaïque, lasers…) et la recherche scientifique (chimie, informatique, ordinateurs quantiques, cryptologie…). La physique quantique est l’étude et la description du mouvement des particules à l’échelle subatomique, une théorie scientifique sur la discontinuité de la matière. La physique quantique (et les autres théories scientifiques) n’a donc absolument rien à voir avec les interprétations saugrenues propres au New Age, aux religieux, aux poètes…

 

 

© 2015 John Philip C. Manson

Les collégiens mauvais en maths : le niveau est en baisse

Les conséquences peuvent être graves. Si 20% des collégiens n’ont pas le niveau requis, que dire des 25% des médecins n’ayant pas les compétences demandées en mathématiques et statistiques ? Et que dire aussi de plus de la moitié des articles universitaires statistiquement faux et aux conclusions biaisées ?

 

C’est le cri d’alarme lancé par le chercheur Américain Alex Reinhart. Dans son livre « Statistics Done Wrong« , il liste les erreurs courantes en statistiques et en mathématiques perpétrées pourtant par ceux qui devraient les éviter.

 

D’après une récente étude, dans les grandes villes universitaires d’Europe, la moitié des étudiants en première année de médecine n’ont pas la moyenne en statistiques. Mais grâce au jeu des coefficients, ils arrivent à valider leurs examens. Même en dernière année, où il ne devrait rester que les meilleurs, 25% n’arrivent pas à avoir la moyenne.

Bordel, mais où va t-on ? Et que fait-on ?

 

Des phénomènes que la science ne parvient pas à expliquer ?

Des phénomènes que la science ne parvient pas à expliquer ?

L’on devrait dire plutôt : des phénomènes que les journalistes ne parviennent pas à expliquer.

Est-ce que ce sont de vraies mystères, ou bien une façon de vendre du mystère en péchant par omission ?

Dans le lien ci-dessus, des lumières associées à des séismes ne trouveraient pas d’explication.

Personne n’a t-il entendu parler de l’effet piézoélectrique ? Lorsque des contraintes mécaniques sont exercées sur des minéraux (comme lors d’un séisme, et comme dans une montre à quartz), un courant électrique (avec parfois émission de lumière) est induit dans les roches. La première démonstration de l’effet piézoélectrique direct est due à Pierre et Jacques Curie en 1880. Les matériaux piézoélectriques sont très nombreux. Le plus connu est sans doute le quartz, toujours utilisé aujourd’hui dans les montres pour créer des impulsions d’horloge. Mais ce sont des céramiques synthétiques, les PZT qui sont le plus largement utilisées aujourd’hui dans l’industrie. Pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pi%C3%A9zo%C3%A9lectricit%C3%A9

 

Dans le lien ci-dessus, l’on essaie d’attribuer des causes différentes pour le triangle des Bermudes par rapport à d’autres lieux, alors que les statistiques révèlent qu’on ne relève pas plus d’accidents dans cette zone qu’ailleurs. Ainsi, pourquoi imaginer des causes bizarres dans ce triangle par rapport au reste des accidents survenus dans le reste du globe ?

En 1975, le cabinet d’assurances Lloyd’s de Londres indiquait (à raison) que le « Triangle des Bermudes » n’était pas plus dangereux que d’autres routes maritimes internationales. En 2006, les compagnies d’assurances ne jugent pas utile de majorer leurs primes pour les navires ou avions amenés à traverser cette zone. Pour vous rafraîchir la mémoire : le triangle des Bermudes est une légende inventée par un journaliste. Il n’y a donc rien à expliquer autour d’un phénomène qui n’existe significativement pas…

 

Dans le lien ci-dessus, personne ne semble n’avoir trouvé d’explication pour un troublant signal venu de l’espace. Un signal envoyé par des extraterrestres intelligents ? Oh que non ! Des explications, il y en a…

En effet, les astronomes (via un autre radiotélescope) ont été mystifiés par le rayonnement d’un four à micro-ondes qui siégeait dans leurs locaux, ce qui produisit la détection d’un faux signal. Le signal fut émis du four à micro-ondes lorsque la porte était ouverte avant même l’arrêt du fonctionnement du four. Tsss, de là à aller jusqu’à croire aux aliens… Mieux vaut vérifier d’abord si ce ne sont pas des rayonnements parasites qui ont été produit par les activités humaines sur Terre… Pour en savoir plus : http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2015/04/29/des-astronomes-mystifies-par-des-fours-a-micro-ondes/

Dans le lien ci-dessus, encore un retour médiatique du suaire de Turin. En 1988, une datation au carbone 14 mis définitivement fin aux espoirs d’authenticité du suaire. Celui-ci a été clairement fabriqué au Moyen-Âge et ne date donc pas de l’époque du Christ. Le suaire est un faux, il restera toujours un faux, même si pour certains c’est dur d’accepter ce fait. Malgré la conclusion livrée par la science, certains restent dans le déni, et l’objet continue d’être vénéré comme une sainte relique.


© 2015 John Philip C. Manson

 

Peut-on observer la Corse depuis les hauteurs de Saint-Tropez ?

 

On peut y lire cette mention suivante : Un vieil oncle m’avait dit un jour qu’il avait vu la Corse aux jumelles depuis les hauteurs de St-Tropez.

J’ai vérifié.

Les coordonnées GPS mènent à un calcul de distance qui indique 212,67 km entre les hauteurs de Saint-Tropez (altitude max = 115 m) et le Monte Cinto (point culminant de la Corse = 2706 m).

La distance critique d’observabilité de la Corse depuis St-Tropez est de 224 km.  Ainsi, oui il est théoriquement possible d’apercevoir le sommet du Monte Cinto depuis St-Tropez (le vieil oncle n’avait pas tort), mais c’est quasiment limite. Si la distance entre St-Tropez et le Monte Cinto avait été de plus de 224 km, il aurait été impossible de pouvoir observer le point culminant de la Corse depuis St-Tropez.

Autre mention dans le forum : Depuis la tour Eiffel et par temps dégagé on peu voir les flèches de la Cathédrale de Chartres mais aussi la flèche de la Cathédrale d’Amiens, ce qui est encore plus loin.

J’ai vérifié aussi.

Les coordonnées GPS indiquent une distance (par calcul) de 74,84  km entre la tour Eiffel (altitude : 31 m, et hauteur de 324 m) et la cathédrale de Chartres (altitude entre 140 et 155 m, et hauteur de l’édifice de 115 m).

La distance critique d’observabilité de la cathédrale de Chartres depuis la tour Eiffel (3e étage) est entre 124,26 et 125,91 km. Oui, on peut voir théoriquement la pointe des flèches de la cathédrale depuis la tour Eiffel. Si l’air est limpide.

Puis concernant la cathédrale d’Amiens, elle est à 115,21 km de la tour Eiffel, donc en-deçà de 126 km (distance critique) : il est possible de voir la cathédrale d’Amiens depuis le sommet de la tour Eiffel, mais c’est presque la distance limite (à ~10 km près).

© 2015 John Philip C. Manson

 

Hollande rencontre Castro : l’UMP crie au scandale

François Hollande rencontre Castro : l’UMP crie au scandale.

Quoi ?? Et quand Sarko avait invité le colonel Kadhafi à l’Elysée en décembre 2007, ce n’était pas un scandale, peut-être ????…

 

97417385

 

Sur la qualité de l’eau du robinet

En voulant me renseigner sur la composition chimique de l’eau potable du robinet selon les communes françaises, j’ai trouvé un site internet intéressant : http://www.sante (point) gouv (point) fr/qualite-de-l-eau-potable

En examinant le cas pour une commune, je constate une composition variée :

  • des traces d’hydrocarbures,dont des hydrocarbures chlorés et bromés,
  • des traces de fréons,
  • des sels minéraux divers, dont les fameux nitrates,
  • la composition bactériologique (bactéries coliformes),
  • puis des infos comme la température de l’eau, son aspect qualitatif et son pH.

Mais il manque une information essentielle…

  • Le mot « aluminium » est totalement absent de la liste sur la composition chimique de l’eau du robinet…
  • De même que la radioactivité

Pourquoi ces omissions ? C’est tabou ?

Le sulfate d’aluminium est utilisé comme agent de floculation afin de facilité la décantation de particules en suspension dans l’eau. La limite maximum autorisée est de 200 microgrammes par litre. Rappelons à raison que l’aluminium en dissolution est un métal neurotoxique, on le soupçonne de provoquer la terrible et atroce maladie d’Alzheimer. Voir ici : http://www.eau-du-robinet.fr/du-poison-dans-eau-du-robinet/

Une teneur de 200 microgrammes par litre, ça équivaut à verser 0,15 g (donc 150 mg) d’aluminium dans une piscine municipale remplie d’eau dont les dimensions sont 15 mètres par 25 mètres par 2 mètres.

Boire de l’eau contenant 200 microgrammes d’aluminium par litre, et au rythme de 1,5 L d’eau par jour, pendant 77 ans, ça fait un cumul de 8,44 grammes d’aluminium si celui-ci n’est pas éliminé par l’organisme… Le problème est bien réel.

Dans l’eau du robinet, la radioactivité, elle, a un seuil maximal autorisé qui est de 0,1 mSv (millième de Sievert) par an. Par comparaison, la radioactivité naturelle que j’ai constaté dans le Bassin parisien est d’environ 0,00096 Sv par an, soit 0,96 mSv par  an (c’est-à-dire 11 microREM par heure). C’est-à-dire que lorsque cela dépasse le seuil de radioactivité naturelle des régions sédimentaires, alors les régions granitiques comme la Bretagne, le Massif Central, sont a priori surveillées en qualité d’eau potable concernant le taux de radioactivité, notamment concernant le radon, gaz radioactif.

Moi je ne bois jamais de l’eau du robinet, par précaution. Je préfère exclusivement l’eau en bouteilles. Mais je viens de m’apercevoir d’un truc : avec quelle eau sont fabriqués les sodas ?… Flûte, je n’avais pas pensé à ça…

© John Philip C. Manson