Fukushima et cancer de la thyroïde

 

Je cite : « Pour les cinq ans de l’explosion des réacteurs de Fukushima, diverses actions ont été menées vendredi passé à Genève. L’occasion de rappeler que la Suisse n’est toujours pas à l’abri d’accidents nucléaires.« 

Il ne s’agit pas d’un accident nucléaire direct comme Tchernobyl, bien que les conséquences soient catastrophiques. La tragédie de Fukushima a pour cause un séisme et un tsunami en 2011, ayant entraîné alors des dommages au sein d’une centrale nucléaire. Construire des centrales nucléaires dans des régions sismiques comporte un grand risque.

 

Je cite : « D’après une étude de 2015, le risque de développer un cancer de la thyroïde est douze fois plus élevé parmi les résidents de Fukushima, comparé au reste de la population japonaise. »

Le risque est réel, je l’admets. Mais il faut examiner ce que les statistiques nous révèlent vraiment, en évitant certains biais (voir ci-dessous le texte surligné en rouge).

 

Je cite : « L’occasion de rappeler que la Suisse n’est toujours pas à l’abri d’accidents nucléaires. »

 

Le risque zéro n’existe nulle part. Mais cela m’étonnerait que la Suisse soit victime d’un tsunami. Je me répète : la centrale nucléaire de Fukushima n’a pas explosé d’elle-même, la cause est un tsunami ! Mais la Suisse est dans une région montagneuse où le risque sismique existe. Si Tchernobyl a été une catastrophe nucléaire directe, Fukushima est d’abord une catastrophe sismique naturelle ayant entraîné des conséquences radioactives réelles, et cela risque de recommencer si le Japon continue d’utiliser l’énergie nucléaire, le risque est élevé.

Néanmoins, il est opportun d’apporter un complément d’information, avec cette page : http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/enfant-fukushima-vive-polemique-autour-explosion-nombre-cancers-61978/

En effet, les résultats de l’étude sont inquiétants, mais l’étude elle-même est critiquée.

De plus, comme le Japon a été victime des bombes atomiques à Hiroshima et Nagasaki en 1945 (ce qui relève du crime contre l’humanité, à mon avis), les contaminations radioactives antérieures à l’accident de Fukushima peuvent fausser les données lors de l’étude sur les conséquences de Fukushima.

Je ne nie pas les risques réels de contamination radioactive à Fukushima, mais je me contente des faits tels qu’ils sont. Je ne cautionne pas l’idéologie antinucléaire qui ne considère que les données qui l’arrange afin de servir un dogmatisme manichéen aveugle.

Il ne faut pas nier les risques liés au nucléaire, tout comme il ne faut pas diaboliser le nucléaire à outrance.

John Philip C. Manson