L’aîné de la famille est-il plus intelligent que son petit frère ?

Je cite, en titre : « QI : l’aîné des frères et soeurs plus intelligent que les autres ».

Une équipe de chercheurs (du département de psychologie des Université de Mainz et Leipzig, en Allemagne) a effectué des tests sur 20 000 personnes. Tests de QI et tests de personnalité ont ainsi été soumis à plusieurs fratries.

Il a été découvert, selon la conclusion des chercheurs, que la majorité des aînés avait un QI plus élevé que les plus jeunes. Une différence minime, puisqu’elle se joue à 1,5 points de différence.

Etant moi-même sceptique, et comme cette étude présente des données précises exploitables, j’ai conçu un programme informatique qui montre ce qui se passe quand la distribution des divers QI au sein d’une fratrie se produirait au HASARD, tout en tenant compte de la probabilité que chaque QI peut avoir.

Mon programme informatique a livré un résultat intéressant autant qu’étonnant : lorsque l’aîné a un QI plus élevé que celui de son petit frère, la différence moyenne de QI, selon le pur hasard, est de 1,06 plus ou moins 0,02 points de QI. Néanmoins, avec une p-value de 0,05, et même aussi avec p=0,01, un écart expérimental de 1,5 points par rapport à la marge normale de l’intervalle [1,007 ; 1,123] est statistiquement significatif.

 

John Philip C. Manson