Renouveau de la propagande sur le climat à l’approche de COP21

A l’approche de la COP21, je constate que la TV, sur certaines chaînes, fait renaître des fantasmes à propos du climat, non en se basant sur des observations, mais en parlant d’un avenir lointain que nous ne verrons pas. Pfff, des vignes du vin de Bordeaux qui apparaîtront dans quelques décennies dans le nord de la France, ce n’est qu’une hypothèse, ce n’est pas un fait.

La presse aussi s’y met, avec des fantasmes climatiques, sur un ton menaçant et culpabilisateur, en annonçant l’apocalypse…

Voici un scan d’une page d’un magazine TV sur une émission qui sera diffusée à la télévision française dans la semaine du 14 au 20 novembre 2015 :

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On y lit que les tempêtes se multiplient. Donc que cela va s’aggraver. Des réfugiés climatiques en France ? Alors que la France est l’un des pays du monde les moins exposés au réchauffement climatique… Des réfugiés il y en a : ils viennent d’orient pour fuir l’horreur de la guerre. Pas à cause du climat…

 

Voici un tableau sur les tempêtes en France entre 1950 et 2005 :

 

Statistiquement aucune tendance significative à un emballement des tempêtes en France lors des 55 années jusqu’à 2005.

 

Puis en examinant soigneusement les températures des « 9 octobre » pour chaque année de 1965 à 2014 dans une ville du Bassin parisien :

Dans cette ville du Bassin parisien, les températures ne s’emballent pas. Plutôt une fluctuation thermique aléatoire sur une période de 49 années.

Ensuite, il n’existe pas de preuve scientifique qu’il y ait un lien entre les intempéries et les inondations qui ont tragiquement frappé la Côte d’Azur et le réchauffement climatique, il ne faut pas confondre météo et climat. De plus, l’urbanisation s’est excessivement rapprochée trop près du lit des rivières, ce qui favorise le risque d’être inondé. Même le climatologue Jean Jouzel relativise : « Attribuer l’intensité de cet épisode cévenol au changement du climat n’est qu’une intuition, pas une démonstration scientifique. »

Un « épisode cévenol » est le terme générique qui regroupe les épisodes de pluies brèves et intenses, et de crues rapides, qui surviennent sur tout l’arc méditerranéen, depuis l’Espagne jusqu’à l’Italie et la Croatie, particulièrement à la fin de l’été et au début de l’automne. Sous l’effet d’une dépression qui vient de la péninsule Ibérique, un air chaud chargé d’humidité remonte vers l’Europe en provenance de la Méditerranée. Il se heurte aux barrières montagneuses des Alpes, du Massif central et des Pyrénées. Quand il rencontre ces reliefs, l’air monte et se refroidit, entraînant la formation de précipitations. Cela déclenche des orages répétés et de fortes accumulations de pluie, souvent plus de 100 mm en une journée. ers temps ? Ces phénomènes liés aux crues du sud méditerranéen ont toujours existé : les conditions d’automne ont toujours été favorables pour amener de l’air humide sur les contreforts alpins. Mais pour l’instant, on ne dispose pas de statistiques suffisamment robustes pour conclure à une augmentation de ce genre d’épisodes ces dernières années.   (Lire « Le Monde », 4 octobre 2015)

Pour conclure sur l’alarmisme de circonstance, à l’approche de la COP21, le journalisme tend à déformer ou cacher sensiblement les données scientifiques disponibles, et préfère abusivement diffuser des choses non alléguées de façon alarmiste et futuriste, sans preuves. (« Oh oui ça s’accélère, ça s’aggrave, c’est de plus en plus violent ! »). Peu avant la COP21, le journaliste Philippe Verdier se faisait virer, car on lui reproche d’avoir écrit un livre lucide et sensé sur le climat, livre qui relativise l’alarmisme climatique.

On ne peut pas accepter ça. La climatologie est devenue trop politisée, et le journalisme est antiscientifique à travers son alarmisme sensationnaliste.

 

John Philip C. Manson