Sur les causes du trou dans la couche d’ozone

Une idée me vint quand le réfléchissais sur la couche d’ozone. Nous savons que le trou dans l’ozone, entre 20 et 50 km d’altitude, est provoqué par les gaz organohalogénés (les CFC). Et depuis longtemps je savais que les CFC sont des gaz plus denses que l’air, or comment ces gaz trop denses peuvent-ils aller jusque dans la stratosphère. J’ai donc cherché cette après-midi un moyen de concevoir un modèle mathématique permettant d’estimer la proportion de CFC (et de tout autre gaz plus  dense que l’air) en fonction de l’altitude, de la pression atmosphérique et de la température.

En effet, que se passe t-il quand je renverse un flacon rempli de chlore, lui-même un gaz plus dense que l’air ? Le chlore se répand au sol, au niveau des pieds. Le chlore ne se dissipe pas en altitude, comme le feraient l’hydrogène et l’hélium, gaz eux-mêmes moins denses que l’air. Alors, comment le chlore fait-il pour parvenir jusque dans la stratosphère ?… Je n’ai pas encore de réponse. Peut-être les mouvements de convexion de l’air ? Mais cela m’a ensuite orienté vers une autre réflexion, ci-dessous.

 

Je suis donc tombé sur une page de Wikipédia, mais j’ai relevé un problème de crédibilité : https://fr.wikipedia.org/wiki/Destruction_de_la_couche_d%27ozone#Causes_climatiques

  • On sait que les CFC sont la cause du trou dans l’ozone. Mais l’article de Wikipédia affirme que le réchauffement climatique y est aussi pour quelque chose. Vrai ou faux ? J’ai trouvé ça louche.
  • On lit dans le paragraphe suspect que, soi-disant, le froid en altitude est un facteur aggravant, car il facilite les réactions chimiques qui aboutissent à un recul du taux d’ozone dans les hautes couches de l’atmosphère polaire. C’est faux, car le froid inhibe les réactions chimiques, c’est la chaleur qui facilite les réactions chimiques. De plus, l’ozone se forme grâce aux rayons UV, tandis que pendant l’hiver sans soleil l’ozone ne se forme plus en l’absence d’UV. Ainsi, vouloir accuser le changement climatique quand la cause majeure sont les CFC, quand l’argument sur la thermodynamique est manifestement faux, c’est suspect.
  • Plus précisément, que sait-on des faits ? L’article de Wikipédia se réfère à une page du journal Le Monde : sous l’effet du froid, la vapeur d’eau et les molécules d’acide nitrique se condensent pour former des nuages dans les couches basses de la stratosphère. Dans ces nuages se forme du chlore, qui aboutit à la destruction de l’ozone. C’est un phénomène de condensation de vapeur (à cause d’un grand froid) qui est la cause ici de l’ozone, mais le froid en lui-même ne facilite pas les réactions chimiques habituellement : en effet, quand on augmente la température de 10°C, les réactions chimiques sont deux fois plus rapides. Mais ni l’anhydride nitrique, ni la vapeur d’eau ne contiennent de chlore dans leurs molécules. S’agit-il de chlore résiduel qui se concentre davantage dans des microgoutelettes nitriques ? Cela ne devrait-il pas se solidifier plutôt, puisque c’est un grand froid ? Ou alors l’acide nitrique aqueux (formé par condensation) agit-il comme un catalyseur ?
  • Je fais cependant remarquer ici que l’étude publiée dans Nature (citée par Le Monde) concerne la période hiver-printemps, dans un intervalle saisonnier pendant lequel l’ensoleillement était fortement réduit par rapport au reste de l’année (printemps-été-automne) : or justement, en l’absence de rayonnement UV par le soleil (ce qui est le cas à l’issue de la longue nuit hivernale en Arctique) il y a plus production d’ozone. L’ozone nous protège des UV, mais a besoin des UV pour produire cet ozone. Il est plutôt normal, par conséquent, que le trou dans l’ozone soit maximum à l’issue de l’hiver, avant de se résorber petit à petit à l’approche de l’été. Evidemment, si le trou post-hivernal est plus grand que celui causé habituellement par le manque d’UV, il y a anomalie. L’étude a t-elle distingué l’ampleur du trou par rapport à une situation normale due à l’absence d’UV ? On ne le sait pas du tout.

 

Ces temps-ci, je lis attentivement le livre « Climat investigation » de Philippe Verdier, j’ai pu me procurer le livre il y a deux jours. Je suis actuellement à la page 61 du livre, et jusque là, l’auteur s’exprime librement et de façon pertinente, en dénonçant les travers d’une climatologie sortie de son contexte scientifique et devenue fortement politisée. S’il arrivait que je rencontre des erreurs dans le livre de M. Verdier, je ne manquerai pas de consacrer un article critique à ce sujet. Mais pour l’instant, le bouquin est intéressant à lire. Philippe Verdier a raison de balancer tout sur ça. Il ne critique pas le climat global mais les incohérences des institutions politico-médiatiques. L’auteur se fait malheureusement des adversaires pour avoir osé remettre en question cette farce onusienne qu’est la problématique sur le climat global. Zéro confiance en la politique. La politique, ce que j’en pense : ça pue. La climatologie doit rester dans son statut de science, hors de toute atteinte idéologique, hors de tout intérêt lié au gros business. Le changement climatique est une réalité qui est trop souvent biaisée à travers les prismes des médias, il est tombé entre les mains des politicards, le matraquage médiatique quotidien a cédé la place à la méfiance et la suspicion. Pas étonnant que certains paranoïaques rejettent complètement tout, en niant (à tort) la réalité du changement climatique, la politique est très mal placée pour faire de la communication scientifique et elle ne dit que ce qui l’arrange. Et les gens en ont marre d’être pris pour des moutons qui payent encore et toujours… 

 

 

 

John Philip C. Manson