Les psychopathes ne bâilleraient pas

 

Ma remarque :

Pour faire une étude statistique crédible, appuyée par la significativité d’un résultat pour conforter une hypothèse, on doit se baser sur :

  • Une comparaison entre un échantillon de psychopathes par rapport à un échantillon témoin de population.
  • Une comparaison quantitative qui conforte ou qui réfute une hypothèse.

Mais tout ce que nous savons, c’est qu’il existe un échantillon de 135 personnes pour cette étude. Avec apparemment l’absence d’échantillon témoin. Et surtout l’absence de données quantitatives. Ici l’étude est complètement biaisée : elle s’exprime selon un résultat qualitatif et non quantitatif, on ne peut même pas établir si l’hypothèse des psychopathes qui ne bâilleraient pas est valide ou non puisqu’il n’y a pas de comparaison quantitative possible…

 

Ce qu’il aurait fallu faire pour réaliser l’étude :

  • Constituer un premier échantillon : l’échantillon témoin.
  • Constituer un second échantillon : un échantillon composé de personnes ayant été diagnostiquées médicalement comme psychopathes.
  • Combien de personnes par échantillon :   n =1.96²*x(1-x)/0.05² , où 1,96 désigne l’indice de confiance à 95% et où 0,05 désigne la marge d’erreur de 5%, et où p est la probabilité normale de l’événement (bâillement) dans l’échantillon témoin, et où p est comprise entre 0 et 1. La valeur de n est maximum lorsque p=0,5. Ainsi, pour que l’étude ne soit pas biaisée statistiquement, il faut prévoir que chaque échantillon soit composé d’au moins 384 personnes, mais pas 135.
  • Le calcul de la significativité d’un test n’est possible que si l’on connaît à la fois le taux de bâilleurs dans l’échantillon témoin (valeur inconnue) et le taux de bâilleurs parmi l’échantillon de psychopathes (valeur inconnue). Sans comparaison quantitative, on ne prouve rien.

 

John Philip C. Manson