En 2015, à quoi le Bac sert-il encore ?

Selon un sondage du Point :

SondageBac

Être reçu au Bac ne mène à rien, depuis longtemps. Mieux vaudrait avoir au moins le niveau Licence ou Master (voire même Doctorat) pour élargir sérieusement et réellement les perspectives professionnelles. Mais même si l’on a eu d’excellents résultats : il y a peu de postes à pourvoir, il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus. Des gens très diplômés qui ont jusqu’à Bac +5, beaucoup finissent à la caisse d’un supermarché, ou qui vivent de petits boulots, ou qui n’ont pas de boulot du tout. Quand on est diplômé et qu’on veut réussir, l’expatriation est une solution. Beaucoup de gens pensent qu’il n’y a plus beaucoup de perspectives professionnelles en France. Plus  de 2 millions et demi de français actuellement sont expatriés.

Le Bac comme moyen d’évaluation des jeunes ? Le barême des notes surévalue les candidats, paraît-il. Le Bac n’apparaît pas comme un moyen fiable d’évaluation. Autrefois, peut-être. Aujourd’hui, non.

Être reçu au Bac n’est pas un atout pour entrer dans la vie professionnelle, avoir le Bac ou pas, c’est pareil… Le Bac n’a plus de valeur, mieux vaut de vrais diplômes post-bac. Autrefois on misait sur le Bac et le certificat d’études, mais c’est devenu obsolète depuis des années.

Le Bac un galop d’essai pour les vrais examens à venir ? Le Bac c’est de la rigolade en comparaison avec les épreuves universitaires dont le niveau de difficulté est coriace. Mieux vaut être un cador des maths au Bac si on veut réussir la première année de fac des sciences, sinon on se casse les dents et on mord la poussière… Prendre des maths à la figure, à l’université, c’est comme une prise de karaté.  😉

Cependant, les annales du Bac apparaissent comme un bon moyen pour se remettre dans le bain des équations mathématiques, après avoir quitté l’université depuis si longtemps. Et dire que nombreux ceux qui sortent de Terminale ou de première année d’université qui « oublient » tous ce qu’ils ont appris quand le Bac vécu comme une corvée est passé, j’ai même vu certains élèves tout juste diplômés qui ont jeté leurs cahiers de cours à la poubelle. Personnellement, ça m’a choqué de voir ça… S’ils n’aiment pas la philo ou les maths, pourquoi ont-il choisi cette filière ? Cela défit la logique…

Le Bac 2015 commence dans quelques jours, ça commencera par les épreuves de philosophie. J’ai hâte de connaître les sujets de philosophie cette année, et surtout ceux de mathématiques. On verra bientôt si les maths sont « trop difficiles » par rapport à l’année dernière. 😉

En effet, le Bac est en soldes, et malgré qu’il soit plus facile qu’autrefois, les élèves protestaient en juin 2014 que les maths étaient trop dures, donc qu’il fallait leur donner leur Bac quand même… Mais le Bac ça doit se mériter, non ? Faire une pétition contre le Bac S, en 2014, c’est ahurissant ! Alors que les exercices étaient conformes au programme, je peux l’attester !

J’ai été moyen en maths quand j’avais passé mon Bac il y a longtemps, mais par curiosité j’avais fait les exercices du Bac S de 2014 (qui est une filière réputée plus dure que ma filière F6) et j’avais réussi l’essentiel des exercices, cela ne m’a pas posé des difficultés insurmontables. Autrefois, les maths c’était plus dur. Un diplôme obtenu sans mérite ni difficultés, ce n’est plus un diplôme, mais c’est pareil à un vieux ticket de métro si vous préférez (c’est beau, joli,  mais sans valeur). Et les glandeurs qui ont accusé le Bac S de maths n’ont probablement pas bien révisé les maths ou ont la flemme de réfléchir. Avec des notions de base en maths, on doit pouvoir résoudre des exercices inédits, car sinon savoir résoudre des exercices qui se ressemblent ou qu’on a déjà fait c’est comme du prémâché, comme un réflexe de Pavlov, le principe d’un automate sans âme : électrochoc, puis réaction galvanique des muscles morts, comme dans l’expérience de la grenouille morte… 😉

Les maths doivent inciter à la réflexion, à un véritable effort cérébral, pas seulement fonctionner par la mémoire de quelques identités remarquablesSurtout ceux qui ont choisi la filière scientifique, surtout eux. Si l’on ne promeut pas la réflexion dans les maths, ce ne sont plus des maths, l’on ne ferait alors que réciter des versets « bibliques » de formules… Du « par coeur », quoi. Bref, si des matheux savent résoudre des exercices de géométrie sur des cubes mais pas sur des tétraèdres ou des pyramides, c’est qu’ils ne se sont pas entraînés à réfléchir. La logique est l’essence même des mathématiques.

 

 

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