Les français fâchés avec l’orthographe et la grammaire

En lien, encore un article récurrent concernant l’éducation. Cela laisse l’impression que tout va mal en France, que c’est le bordel, que ça empire de jour en jour, le merdier.

La baisse du niveau se constate dès l’école. En cause, la diminution des horaires et du changement des programmes à l’école ou au collège pour l’apprentissage de la grammaire et de l’orthographe. On n’enseigne plus l’orthographe et la grammaire pour elles mêmes, comme autrefois.

Avec la chienlit qui encrasse de plus en plus le système scolaire français qui fabrique avec inconscience des générations sacrifiées, on ne peut plus se fier à ce système tel qu’il est devenu. Ce n’est pas forcément la faute des enseignants, ils ne font que subir des contraintes venues d’en haut. On ne peut que réagir en mettant à profit les activités extra-scolaires, mais sous-entendu : des activités utiles pour l’apprentissage. Je trouve que les activités extra-scolaires sont excessivement portées sur la pratique des sports, c’est mon point de vue. Pourquoi les sports intellectuels ou cérébraux n’auraient-ils pas droit à une place eux aussi ? A la télévision, beaucoup de temps est consacré aux sports, à la politique, et l’on constate avec impuissance l’insuffisance d’émissions télévisées littéraires et scientifiques.

  • J’ai appris très tôt à lire, avant même d’entrer à l’école, j’avais environ 5 ans. Je lisais facilement parce que je considérai cela comme un jeu. Juste parce l’on a eu la bonne idée de me montrer des livres assez tôt. Lire dès l’âge de 5 ans, ou même avant, ce n’est pas être surdoué, c’est plutôt avoir eu l’opportunité de découvrir des choses un peu plus tôt. Et quand on est gamin, on est animé d’un énorme appétit intellectuel, une curiosité sans bornes, et c’est toujours la meilleure période pour apprendre, et le plus tôt possible.
  • La maîtrise de l’orthographe et de la grammaire, on la développe en lisant souvent des dictionnaires (ils sont très utiles, afin d’améliorer et enrichir le vocabulaire), en lisant des auteurs (Guy de Maupassant est mon écrivain préféré, tout comme le genre littéraire qu’est la nouvelle), en lisant des encyclopédies académiques (version papier, I do not trust Wiki (oh yes, aï dou note treuste Wiki, pheuque it)). 😉
  • C’est la LECTURE assidue qui permet d’apprendre à bien écrire. L’habitude est une seconde nature. C’est en lisant que l’on devient lettré. Lire est un plaisir, une utilité absolue surtout, et non une corvée.
  • Ne jamais prendre le temps de lire et d’écrire, ou de le faire peu souvent, c’est le meilleur moyen pour ne pas progresser. Mais bien apprendre implique de commencer tôt. Il est plus difficile d’apprendre quand on est plus vieux.
  • Il faut prendre le temps de bien lire et de bien écrire, le langage SMS (devenu si courant à notre époque) a trop poussé à la vitesse et donc à (très) mal écrire. Aller vite n’est pas de l’intelligence, car la véritable pensée prend justement du temps pour réfléchir.

 

Pour terminer, j’ai vu la photo de l’article d’Europe 1 : on voit des élèves en train d’écrire sur leur feuille, mais ils ont carrément la tête collée sur la table… Pourquoi ? Ils ont besoin d’un oreiller ? Auquel cas c’est la nuit qu’il faut dormir, alors que pour écrire il est préférable d’avoir le dos bien droit (raide comme un piquet). Être mal assis, le dos courbé ou tordu, ça conduit à des mal de dos récurrents plus tard, surtout en pensant aussi à la surcharge des cartables actuels… Ou ont-ils besoin d’un opticien pour avoir des lunettes ? Auquel cas c’est révélateur d’un problème de vue : les élèves ne voyant pas ce qu’ils écrivent sur leur feuille. Non ?

John Philip C. Manson

 

Advertisements