Le mercure rouge

Une question a été posée plus d’une fois sur Internet : quel est le prix du mercure rouge ?

Vu sur Google : 600 000 € le gramme…

Pendant la guerre du Golfe, certains ont fait croire (à tort) aux Irakiens que l’antimoniate de mercure irradié aux neutrons devenait miraculeusement un puissant explosif nucléaire. Evidemment, inutile d’acheter ce produit, c’est une escroquerie. Mieux vaudrait acheter de la came, car au moins, elle est réelle, elle… (De toute façon, la drogue c’est comme le terrorisme : c’est de la merde).

L’appellation « mercure rouge » depuis la fin du XXe siècle désigne une substance imaginaire, présentée, dans une variété de contextes, comme un matériau stratégique rentrant dans la construction des armes nucléaires, un explosif surpuissant. Heureusement que cela n’existe pas…

Source : le magazine Science-et-Vie n°924, de septembre 1994, page 98.

Autre forme de mercure rouge : le cinabre (sulfure de mercure) qui est un joli minéral rouge cristallisé naturel, qui n’a rien à voir avec l’antimoniate évoqué ci-dessus.

Autres formes de minéraux rouges composés de mercure : l’iodure de mercure et l’oxyde mercurique.

Le mercure et ses sels sont toxiques.

Le mercure rouge comme produit miracle, ça ne concerne pas seulement la naïveté des apprentis chimistes qui veulent foutre le bordel dans des pays en guerre. Cela concerne aussi ceux qui pratiquent la sorcellerie. D’autres s’improvisent comme alchimistes, en prenant le mercure rouge pour la pierre philosophale. Mais purs délires, tout ça…

Pour devenir riche, inutile de fabriquer de l’antimoniate de mercure en laboratoire, trop toxique à manipuler. L’ocre rouge (oxyde ferrique, minéral inoffensif) peut imiter le mercure rouge, et tromper les crédules. 😉

 

Copyright 2015 John Philip C. Manson

 

Advertisements