La météo pour 2050 est-elle crédible ?

Comment évaluer une pareille prédiction ?

L’on sait pertinemment que la température moyenne globale a augmenté de 0,6°C en un siècle, avec une marge d’incertitude de 0,2°C. Je vais baser mes calculs suivants sur la prédiction selon laquelle le taux de CO2 va croître de 2,2% par an (hypothèse du GIEC) à compter de maintenant.

Or nous savons qu’il existe quelques milliers de stations météo réparties à travers le monde, majoritairement sur les continents plutôt qu’en milieu océanique. Il y aurait 6000 stations seulement. Comme la température moyenne globale a augmenté de 0,6°C en un siècle, avec une marge d’incertitude de 0,2°C, on peut dire que la courbe est une fonction de Gauss, centrée sur la moyenne, avec un écart-type de 0,2°C. D’après la dispersion des données autour de la moyenne, alors l’on peut dire que parmi les 6000 stations, pour le 19e et le 20e siècle, l’augmentation de  température maximum relevable dans une de ces stations est +1,47°C, tandis que la majeure proportion des données sont autour de la valeur moyenne (+0,6°C).

Maintenant, on considère les températures moyennes du mois d’août en France pour la période 1981-2010 dont voici un bref aperçu ci-dessous :

moyenne-aug-1981-2010

Et on compare avec la météo-fiction insolite :

2050

On constate près de 15 degrés d’écart (de 25°c environ à 40°C environ) par rapport à la « normale » actuelle du mois d’août, ce qui est énorme.

Or, si on se base sur un accroissement du taux de CO2 de 2,2% par an, cela nous conduit à une augmentation de température théorique en moyenne de 0,77°C avec une marge d’incertitude de 0,26°C, et dont le seuil maximum pour une station météo sur 6000 stations dans le monde est de +1,88°C. Mais pas environ 15°C de plus…

Gauss2050

A moins de décider d’incendier toutes les forêts mondiales pour libérer tout le CO2 ou presque, ou en ayant un nombre infini de stations météo dans le monde (en effet, avec 100 milliards de stations météo dans le monde, l’on ne rencontrerait qu’une station avec un maximum de +2,64°C comme variation thermique extrême bien au-dessus de la moyenne de +0,77°C).

Mais 15 degrés Celsius de plus, cela ne colle absolument pas avec les outils mathématiques que sont la loi de Stefan-Boltzmann, le forçage radiatif du CO2, la formule d’Arrhenius et la courbe normale de Gauss exprimant des probabilités autour d’une élévation thermique moyenne en fonction de l’élévation de température. Il y a quelque chose qui cloche. Quinze degrés de plus, cela arrive dans des épisodes de canicule, comme celle de l’été 2003 en France, mais ces 15°C de plus ne paraissent pas crédibles comme phénomène constant pour chaque mois d’août dès 2050.

Je ne fais qu’apporter un raisonnement avec l’appui des statistiques. Je ne prétends pas avoir raison. Je veux juste dire que quand je vérifie un truc, comme ici, ça ne colle pas avec ce que les médias veulent nous faire avaler… Ce qui est fort probable, c’est qu’en 2050 je ne serai plus là pour vérifier afin de comparer la « prophétie » avec les observations… Ben voyons, on spécule sur un futur suffisamment lointain afin d’éviter les critiques en cas d’échec de la prédiction…

L’erreur est de considérer ces spéculations comme des certitudes. Des hypothèses doivent pouvoir être comparées avec des observations factuelles, et cela pose un problème si ceux qui veulent effectuer ces observations ne vivront pas assez longtemps afin de pouvoir les faire le moment venu…

 

Ironie : C’est cela ouiiii, dans ma boule de cristal, je vois l’avenir du futur, et même si je me trompe, mes clients ne seront plus là dans quelques décennies car ils seront morts naturellement avant…

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irma

 

© 2014 John Philip C. Manson

 

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