Les calculs hasardeux de l’empreinte écologique

Oh putain, c’est la première fois (ou l’une des premières fois) que je rencontre un avis critique sur les calculs de l’empreinte écologique 😉 :

 

Les calculs selon lesquels la planète ne suffira bientôt plus, compte tenu de notre empreinte écologique, ne tiennent pas vraiment la route. Par Bjorn Lomborg, directeur du Copenhagen Consensus Center.

Je cite : «Ce talon d’Achille de l’empreinte écologique a été soulevé depuis plusieurs années dans la littérature académique. En 2002, l’un de ses plus fervents défenseurs affirmait déjà que : « la théorie qui consiste à assimiler l’empreinte écologique des émissions de CO₂ à la superficie terrestre requise pour absorber le carbone émis, est considéré par la plupart des promoteurs d’une empreinte écologique durable – dont nous-mêmes – comme difficile à défendre. » L’article académique « Why the ecological footprint is bad economics and bad environmental science » a été publié dans ce contexte, et selon une critique récente, « les mesures de l’empreinte écologique, telles qu’elles sont établies et présentées actuellement, sont tellement erronées qu’elles ne peuvent être utilisées dans un contexte scientifique ou politique sérieux.« »

 

J’avais moi-même dans mon blog montré en détails l’incohérence des calculs sur l’empreinte carbone : rien ne collait… Même dans un de mes articles récents au sujet de l’annuaire en papier des Pages Jaunes, quelque chose ne collait pas, et je n’ai toujours pas trouvé d’où venait les différences de résultats… Le plus flagrant, c’est les incohérences rencontrées à partir des citations écolos livrées par Pascal Bruckner dans son livre intéressant : «Les fanatiques de l’apocalypse». Cela divergeait quand on comparait les résultats de calculs. Je me demande toujours, à l’heure actuelle, quels sont les détails des calculs réalisés par les spécialistes de l’empreinte écologique, notamment d’après tout ce qu’on peut lire sur le web… C’est un mystère pour moi.

Les mieux placés pour effectuer des évaluations sur le carbone, ce sont les chimistes (plutôt que les économistes ou les militants écolos). Non ? Le carbone comme une fin en soi, c’est excessivement simpliste dans l’écologie, c’est plus une apologie (numérologique ?) à la mode que comme un moyen véritable pour trouver des solutions lucides et urgentes.

Les critiques contre l’empreinte écologique commençaient à se faire attendre… L’écologisme idéologique punitif est une dérive à dénoncer, l’heure est venue pour réhabiliter l’écologie scientifique et la replacer dans son contexte.

En aucune manière je ne conteste ni ne nie la réalité de problèmes environnementaux graves (pollution des océans par le pétrole et les plastiques, braconnage et massacre des espèces en voix de disparition, déforestation intensive, pollution des régions agricoles par les engrais et pesticides, empoisonnement des abeilles, intoxication de l’air à cause des gaz et fumées de combustions, accumulation des déchets nucléaires, accumulation du CO2 dans l’atmosphère terrestre…). Ce sont des réalités préoccupantes auxquelles il faut des solutions intelligentes et adaptées. L’objet de la critique porte sur la pertinence des calculs sur l’empreinte écologique, et cette critique est légitime et nécessaire. Il faut des solutions fiables. Pourquoi nous fierions nous à des calculs erronés ? Pourtant, certains en ont fait l’apologie, voire même un dogme. Soyons lucides, rationnels et logiques.

 

© 2014 John Philip C. Manson

 

P.S. :  Ayant déménagé pour raisons professionnelles, j’utilise actuellement une connexion internet précaire (temporaire) de technologie antérieure à la 3G (connexion de merde ! seulement 5 à 15 Ko/s au lieu de 1 Mo/s). J’ai hâte d’avoir bientôt une box ADSL… L’internet par téléphonie mobile, une horrible abomination, une aberration…

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