Des traces de plutonium dans la Seine

 

Je cite :

«Ces traces de plutonium pour des agriculteurs ayant épandu des boues traitées par la station d’épuration d’Achères (Yvelines) ou par des égoutiers représentent un impact évalué à 0,12 mSv (millisievert) par an, précise l’ASN. À titre de comparaison, explique-t-elle, la radioactivité naturelle reçue par toute personne en France est de 2,4 mSv et celle des examens médicaux de 1,3 mSv.»

 

Évaluons ce que signifient les données quantitatives :

Un débit de dose de 0,12 mSv par an correspond à 1,4 microREM par heure, ce qui est environ 20 fois moindre que le taux de radioactivité naturelle (2,4 mSv par an, soit 27 microREM par heure). Le plutonium est donc bien à l’état de traces, le risque d’irradiation est négligeable. Avec un débit de dose de 0,12 mSv par an, la quantité de plutonium correspondante à ce taux d’irradiation est de l’ordre du milliardième de gramme

Par comparaison, ce que l’on appelle la «zone rouge» en matière de risque est définie en France par un zonage via un arrêté du 15 mai 2006. La zone rouge est définie par un débit de dose supérieur à 100 mSv par heure, lorsque la destruction de l’ADN est supérieure à l’auto-réparation de l’ADN. Ce débit de dose correspond à 10 millions de microREM par heure, donc 10 REM par heure, soit plus de 370 000 fois le taux de la radioactivité naturelle.

© 2014 John Philip C. Manson

 

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