Humeur…

Tout d’abord, je ne suis pas climato-sceptique. Le changement climatique est une réalité. Mais il y a des points à remettre à leur place.

En lisant le journal Le Point, je constate ceci. Dans le thème des réfugiés climatiques, avant la conférence sur le réchauffement climatique, Hubert Reeves rappelle la responsabilité des pays riches et fait valoir le principe « pollueur égale payeur».

Déjà, la France, un pays riche ? C’est sûr que si on ajoute deux douzaines de milliardaires parmi une population nombreuse en-dessous du seuil de pauvreté, ça rehausse la moyenne… La France un pays riche ? Allez affirmer ça devant un SDF, ou un retraité qui touche le minimum vieillesse, ou à un senior ou un jeune sans emploi…

Je vois en photo les inondations qui ont touché l’Indonésie, en mai 2013. Comment peut-on assimiler un climat tropical qui existe depuis des millions d’années avec les effets négatifs hypothétiques du changement climatique ? (voir ici : https://jpcmanson.wordpress.com/2012/12/30/philippines-typhons-et-cyclones-le-rechauffement-climatique/ et ici : https://jpcmanson.wordpress.com/2012/12/30/des-catastrophes-climatiques-en-polynesie/ )  En clair, les inondations font partie des caractéristiques liées au climat tropical, et cela n’a pas attendu le changement climatique pour exister.

Le rapport du GIEC en septembre 2013 était plus pertinents que d’habitude, plus réaliste. Mais voila qu’un nouveau rapport, au printemps 2014, fait revenir les discours de cassandres, à travers un certain manichéisme mêlés de certitudes irréfutables, par une écologie punitive et culpabilisatrice. Qu’y a t-il de constructif derrière ce montage ?

On nous parle de la montée du niveau des océans, des dizaines de milliers de personnes, vivant dans des contrées de basse altitude, assistent impuissantes à l’inondation de leurs territoires. Certes, il y a la montée du niveau moyen de la mer, qui est de 3 mm par an. Mais les effets dûs aux cyclones c’est distinct de la dilatation thermique des océans. D’autres facteurs importants sont cependant oubliés ou niés : la surexploitation du sable sur l’ensemble du littoral pour les métiers du bâtiment. À trop urbaniser n’importe où, il devient naturel que les inondations (par la mer ou les fleuves) deviennent un risque accru… N’oubliant pas non plus la subsidence (l’affaissement) des atolls dans l’océan (ce cas particulier signifie que ce n’est pas la mer qui monte, mais les terres qui s’enfoncent). (voir ici : https://jpcmanson.wordpress.com/2013/01/31/le-niveau-de-la-mer-monte-t-il-a-kiribati/ et ici : https://jpcmanson.wordpress.com/2013/05/21/lengloutissement-des-iles-pas-systematiquement-du-au-changement-climatique/ )

Je m’étonne du prosélytisme pour le GIEC, alors qu’en même temps il existe beaucoup de choses à dénoncer en matière de sauvegarde de l’environnement.
Pourquoi ne pas protester contre la Chine, qui est le plus gros pollueur de la planète, avec ses 3 milliards de tonnes annuelles de CO2 ? Pourquoi ne pas vociférer contre le lobby chimique qui empoisonne les abeilles et trouvent des excuses pudiques avec des rapports qui pèchent par omission ? (voir ici : https://jpcmanson.wordpress.com/2014/04/08/le-declin-des-abeilles/ ) Pourquoi ne pas accuser aussi les Yankees et leurs puits de pétrole, ainsi que les gazoducs de Russie ? Hein ?

Le CO2, c’est le Mal à combattre ? Est-ce que ce combat est la cause de la destruction de l’industrie en France ? Les usines ferment les unes après les autres.
Voici quelques exemples ci-dessous :

http://www.ecodunord.fr/index.php/eco-du-nord-fr/20-histoires-de-villes-et-d-entreprises/299-sca-ferme-son-usine-de-linselles-et-supprime-280-emplois-directs
http://www.franceinfo.fr/economie/candia-ferme-trois-usines-et-supprime-20-de-ses-emplois-795811-2012-11-08
http://www.cb1000r.org/t7203-yamaha-supprime-1000-emplois-et-ferme-sept-usines
http://www.usinenouvelle.com/article/trois-sites-fermes-et-889-emplois-supprimes-malgre-le-sauvetage-de-gad.N208356
http://www.challenges.fr/entreprise/20120712.CHA8994/psa-supprime-8-000-emplois-et-ferme-l-usine-d-aulnay.html
http://www.usine-digitale.fr/article/alcatel-lucent-supprime-900-emplois-et-ferme-5-sites-en-france.N207018

Et ça : http://www.trendeo.net/2011/12/28/desindustrialisation-les-fermetures-dusines-en-france-2009-2011/

Conséquence : le chômage, donc la baisse du pouvoir d’achat, et donc moins d’achats, c’est la réaction en chaîne, et donc les commerces réalisent moins de ventes car les gens dépensent moins…
Mais l’écologisme se fiche complètement de l’économie. Le peuple est dans la merde, mais le peuple doit quand même payer, l’écologisme l’a décidé…

Pourquoi racketter les français dans un écologisme punitif et culpabilisateur quand on sait que l’impact environnemental de la France représente seulement 1% de la planète ?
Pourquoi l’écologisme consiste t-il à payer, toujours et encore, quand on sait qu’il existe des solutions qui n’engendrent pas de coût. Cela ne coûte rien d’interdire des pesticides qui anéantissent impunément les insectes pollinisateurs. Cependant, l’empoisonnement par les pesticides a un impact grave et durable sur l’environnement et notre santé, et se faire lentement empoisonner aura un coût, en frais de chimiothérapie par exemple… Des enfants meurent de cancer, les allergies aussi se multiplient de façon anormale, on nous raconte que c’est le pollen printanier… Pourquoi pas l’hypothèse des pesticides qui imprègnent le pollen, plutôt ?

Mais non, on préfère diaboliser le CO2. Et racketter les contribuables…

L’écologisme propose (ou impose !) des solutions pécuniaires… L’écologisme semble ne pas se soucier des conséquences qu’il implique : la montée explosive du chômage, la précarité. Payer pour l’écotaxe, payer pour utiliser du photovoltaïque ou de l’éolien (il existe déjà une contribution pour le renouvelable dans les factures d’électricité). Cela va jusqu’au harcèlement par des entreprises douteuses qui surfent sur la mode écolo. (voir ici : https://jpcmanson.wordpress.com/2014/04/08/la-reglementation-thermique-de-lhabitat-en-france/ )

Bien des choses me consternent dans l’écologisme, cela peut aboutir sur des discours bizarres, comme je l’explique ici : https://jpcmanson.wordpress.com/2014/04/01/nimporte-quoi/ et le pire c’est qu’il semble que cela ne soit pas un poisson d’avril (le contraire aurait été rassurant). Puis aussi, l’écologisme s’appuie plus sur l’émotionnel, le mentalisme, plutôt que sur une véritable volonté d’agir concrètement : https://jpcmanson.wordpress.com/2014/03/29/ecologie-entre-agir-concretement-et-creer-des-contraintes-par-des-gestes-symboliques/

Quand des personnalités connues se font l’écho de la planète, cela s’apparente plus à une posture, une image, du militantisme, de la croyance, plutôt qu’un certain recul critique qui est pourtant nécessaire dans un pareil contexte. Surtout quand il s’agit de personnalités scientifiques. Cela semble proche de l’argument d’autorité (un scientifique qui est porte-parole) qu’à une véritable et objective mise à plat.

Il faut être sacrément culotté pour oser prévoir ce qui se passera dans plusieurs décennies ou plusieurs siècles, et oser présenter cela comme des faits scientifiques, alors que les effets climatiques suggérés par le GIEC sont des hypothèses (et surtout que l’organisation s’est quelquefois trompée : la fonte de l’Himalaya d’ici 2035, et dont la source provient d’une ONG et non des chercheurs ; voir ici : http://rue89.nouvelobs.com/planete89/2010/01/20/fonte-de-lhimalaya-pourquoi-le-giec-sest-plante-134677 et ici : http://www.arretsurimages.net/breves/2010-01-20/Les-glaciers-de-l-Himalaya-ne-sont-pas-menaces-en-2035-id6866 ).

Mon point de vue ne cautionne absolument pas la pollution, bien au contraire. Je suis scandalisé par la surmortalité des abeilles, les causes sont connues, mais c’est l’immobilisme !
Et pendant ce temps, on taxe ici et là sous prétexte d’émettre du CO2. La mort des abeilles c’est un fait observé (jusqu’à 90% de mortalité en Europe), ce n’est pas une conjecture sur les décennies à venir… C’est bien plus urgent. Mais pendant ce temps, des personnalités se font l’écho du GIEC, en le portant comme parole d’Évangile… Quand on sait que l’Union européenne vise à réduire de 30% ses émissions de CO2, l’Allemagne ne montre pas l’exemple en sortant du nucléaire et en mettant en activité ses centrales à charbon… Voir ici : https://jpcmanson.wordpress.com/2012/04/24/lenergie-en-allemagne-dont-le-nucleaire/    Recourir au charbon, c’est importer des milliers de fois plus de matière première que d’utiliser l’uranium. Avec cette conséquence que personne ne daigne faire remarquer : chaque kilogramme d’uranium 235 auquel on renonce équivaut à préférer émettre 46,8 à 74,9 tonnes de CO2 par la combustion de combustibles fossiles. Voila la réalité.

Pour en revenir aux gaz à effet de serre dont le CO2, oui c’est un problème. Mais pour parler de pollution, il existe bien des désastres actuels, comme la dissémination océanique mondiale des déchets en plastique : les dauphins, les tortues, les oiseaux avalent des plastiques et meurent par étouffement ou indigestion. Le nord de l’océan pacifique, par exemple, est une vaste poubelle, des plastiques flottent en surface, sur une grande étendue. Voir ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Vortex_de_d%C3%A9chets_du_Pacifique_nord Un autre problème fréquent est celui du naufrage de pétrolier qui déverse de grandes nappes de pétrole dans l’océan, avec des conséquences tragiques pour l’environnement…

Mais d’aucuns préfèrent l’apologie du CO2, source de profits… Tout cela me révolte.

Un autre truc qui n’est pas cohérent et que je ne comprends pas. Voila, on dit aux gens de trier leurs déchets, leurs plastiques et de composter. Mais les gens qui habitent en immeuble, ils n’ont pas de jardin… Pour ceux qui peuvent trier, et quand ils le font, cela représente beaucoup de temps, et beaucoup de pertes aussi, quand on voit tout ce qui est jeté. Regardons par exemple des produits conservés au frais : j’ouvre la boîte, je mange le gâteau, et je jette la boîte, bientôt il y a plus d’emballage plastique que de bouffe elle-même… C’est lamentable, mais c’est la réalité. On dit aux gens de trier les plastiques, et du plastique il n’y a presque que ça… Ne serait-il pas plus logique et plus cohérent que l’écologie agisse sur la source de ce problème ? C’est-à-dire en obligeant les industriels à réduire les emballages plastiques et de préférer des matériaux biodégradables et même réutilisables ? Pourquoi ce serait les consommateurs d’agir quand il serait plus économique d’intervenir au niveau de la source du problème ? C’est comme pour les sacs plastiques : ça sert à transporter quelques bricoles, le sac ne sert que quelques minutes, puis il est jeté, et certains indélicats jette le sac plastique dans la nature. Il suffit par exemple de regarder derrière les buissons des supermarchés : c’est une poubelle, une décharge sauvage. Les gens se fichent de l’existence de poubelles laissées à leur disposition. Ils jettent. Mieux vaudrait changer la nature des matériaux que la nature ingrate des gens…

L’écologie est devenue trop politisée, elle est aussi devenue trop un réseau d’influences diverses. De la propagande. Et l’argent est roi…

Je ne mets pas tout dans le même panier. Il y a du bon comme du mauvais. Il y a les écolos sincères comme il y a des idéologues et des gourous, et des intérêts (surtout). Il y a de tout.

Comment s’en sortir ?

Pensez-vous qu’on sauvera la planète ? Je crois qu’à cause du profit ou de l’idéologie, les ingrats laisseront crever les abeilles, les écureuils, les dauphins, jusqu’aux derniers.

Une chose que j’ai remarqué au début du mois d’avril. J’ai traversé l’ouest du Bassin parisien en voiture. J’ai aperçu des champs de colza, avec d’innombrables fleurs jaunes, bien fleuries. C’est coloré, c’est magnifique. Mais j’ai pris peur quand je me suis aperçu qu’il n’y avais aucun insecte ni d’abeilles qui butinait dessus. C’était comme cela sur des centaines d’hectares, en parcourant plus de 100 kilomètres. Pourtant il faisait soleil, le temps était assez doux. Mais aucun insecte. C’est très préoccupant… Pendant ce temps, quand on veut entrer à Paris, on se prend des amendes à la figure parce que le véhicule n’est pas autorisé sous prétexte d’émanations de CO2… (voir le dernier paragraphe de ça : https://jpcmanson.wordpress.com/2014/03/29/ecologie-entre-agir-concretement-et-creer-des-contraintes-par-des-gestes-symboliques/ )
Dites, monsieur l’agent, et si vous passiez plutôt les menottes aux salopards qui font crever les abeilles ?

Pour cent euros, je préfère donner sans regret cent euros s’ils peuvent servir réellement à protéger les abeilles ou les autres animaux en péril, avec une contribution réellement utile. Mais je reste méfiant s’il faut être taxé de cent euros, et qu’on ne sait pas ce que cela devient… Dans la poche à qui ? Pour quoi ?

Être tondu sans même s’en apercevoir, sans savoir réellement pourquoi… Et ce sont les smicards qui payent et payeront sur les autoroutes, les routes départementales, les routes nationales. Pas les milliardaires qui voyagent en avion privé…

beee

 

Oh !    ^^

http://www.leparisien.fr/politique/je-me-tire-vous-me-faites-chier-la-colere-de-jean-vincent-place-sur-canal-13-04-2014-3764887.php      🙂

 

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© 2014 John Philip C. Manson

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