Les Français nuls en maths

Pourquoi les français sont nuls en maths… Fait naturel ou méthode d’enseignement inadaptée ? Est-ce spécifique aux français ou à l’humanité en général ? Vaste question.

Les maths, comme la maîtrise de l’orthographe et de la grammaire, impliquent un effort important de réflexion et de raisonnement. C’est aussi une question d’habitude et de pratique. C’est surtout une question de volonté.

Quand j’étais à l’école primaire, j’ai connu des difficultés avec les maths en ce qui concerne le calcul des divisions à la main, bien que je me débrouillais bien avec les tables de multiplication. Je ne comprenais pas ce que l’on essayait de m’expliquer. L’effort par la pratique d’un effort personnel est plus déterminant que les discours d’un instituteur. Il faut savoir aussi être patient. Malgré mes premières difficultés en maths, je ne me définissais pas comme nul mais perdu devant mes efforts pour comprendre. J’ai toujours voulu comprendre les maths, et c’est cette motivation qui m’a permis de progresser. J’ai fait un DEUG de maths et informatique appliquées en sciences. Quelqu’un qui est motivé par un intérêt pour un domaine finit par y réussir, même si le passé ne semblait pas conjecturer une réussite future. N’être intéressé par rien est le meilleur moyen de rater sa vie.

Qui ne compte ni calcule jamais ne saura jamais faire des maths. Qui ne lit ni n’écrit jamais restera illettré. Les efforts finissent toujours par payer. J’admets qu’il existe des troubles comme la dyscalculie,l’innumérisme et la dyslexie, mais cela ne doit pas devenir une généralité, ni un prétexte, ni une excuse bidon pour déresponsabiliser ni dédouaner un manque flagrant de travail.

Beaucoup de personnes n’aiment pas les maths, je les comprends, parce que les maths c’est assez difficile. Ceux qui aiment les maths ou ceux qui les utilisent pour la vie courante ne peuvent pas ne pas progresser. Ceux qui n’aiment pas les maths et qui ne s’y intéressent pas, c’est compréhensible, mais la vie courante abonde d’arithmétique : les transactions commerciales, les pourcentages dans les soldes, les emprunts bancaires… Savoir calculer est indispensable.

Je ne fustige pas ceux qui ont des difficultés en maths, j’ai connu moi-même des difficultés il y a longtemps. Cependant, je tiens à souligner qu’il existe un gros problème actuellement en France : si chacun de nous fait passer un test de maths, de culture générale et de français à nos enfants et petits-enfants, on s’aperçoit qu’il existe un problème d’assimilation des connaissances de base. Le problème n’existe pas qu’avec les maths. Un constat avec effroi… La faute à qui ?

Ma scolarité se résume à 17 années complètes d’études. En primaire, je ne me prédestinais pas à faire des études. Comme quoi on peut changer. Je viens d’accomplir ma 17e année d’études, en reprenant mes études bien longtemps après avoir quitté la fac des sciences. Avec autant d’années de pratique, j’ai pu retenir deux ou trois bonnes idées pour en tirer un avantage :

  1. ne pas hésiter à expérimenter plusieurs méthodes pour cerner un même problème (en maths comme en français), en sachant que la meilleure méthode est celle qui marche et qui assure les meilleurs résultats ;
  2. ensuite, la gestion du temps est un critère essentiel (il faut dormir et s’alimenter suffisamment (et faire un sport adapté), ni trop ni trop peu, et il est recommandé de fractionner le temps de travail en prenant des pauses régulières plutôt que bosser en continu sans faire un break) ;
  3. puis aussi, suivre des cours à domicile par un prof que l’on aura payé (j’aurais dû, ça m’aurait mieux aidé…).

 

Apprendre est une entreprise difficile. Enseigner en est une bien plus ardue. Comprendre et faire comprendre, voila une priorité, un enjeu auquel avoir des solutions concrètes et cohérentes devient une urgence. Il y a beaucoup à faire pour réformer enfin la pédagogie…

Mais la France, c’est comme pour le Concours de l’Eurovision pour la Chanson, c’est une machine à perdre, et elle y réussit…

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© 2014 John Philip C. Manson

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