Physique quantique, mysticisme et métaphysique

Bonjour à tous. Ceci n’est présentement pas un article, mais une réponse de dialogue via Facebook, étant donné que mon blog a cessé son activité depuis fin décembre 2013. Au fait, bonne et heureuse année 2014 à tous !

SP
Bonjour. Ayant interrompu mon activité de blogueur, je vous réponds avec un peu de retard. Actuellement en déplacement pour cause de début de projet professionnel, je n’ai pas de ligne internet permanente, je surfe très occasionnellement sur internet via téléphonie mobile qu’environ 5 à 10 minutes par jour (les tarifs de la 3G sont prohibitifs et dissuasifs, oouuuhhh !). Mais j’ai pris exceptionnellement le temps de répondre à votre message.

Tout d’abord, je partage complètement votre point de vue sur l’état actuel de la vulgarisation scientifique, il existe comme un recul, une démission, par rapport à cette démarche importante. La perte d’intérêt des jeunes pour les sciences sont la cause et la conséquence de cet échec. Il faudrait enrayer cet échec. Mais on ne peut pas non plus forcer les jeunes à aimer ce qu’ils n’aimeront pas ni ce qu’ils ne voudront jamais aimer.

La science était autrefois perçue comme le moteur du progrès, de l’émancipation, une victoire contre l’ignorance et les dogmes. De nos jours, la science tend à être soit décrédibilisée (parce qu’elle est parfois instrumentalisée par la politique), soit rejetée parce qu’elle est perçue comme une menace contre les ressources naturelles à cause de l’ère industrielle, voire même dénaturée de son contexte par les charlatans qui se proclament de la « science » pour vendre leurs doctrines fantaisistes. Je pense personnellement qu’il faut un nouveau souffle : un renouveau du siècle des Lumières, le retour à la raison pour contrer les superstitions et l’aliénation de l’esprit humain victime de l’emprise des croyances inégalitaires et liberticides.

Je constate notamment une baisse de qualité de la vulgarisation depuis les années 1980, mais il existe cependant des exceptions, comme le livre de Normand Baillargeon (« Petit cours d’autodéfense intellectuelle») qui présente un contenu assez intéressant. Le tort de l’enseignement est de présenter les mathématiques comme une discipline incontournable pour la sélection tout en laissant penser que c’est une discipline inutile. Or les maths sont loin d’être inutiles : pour ne citer que quelques exemples, elles permettent par exemple la sécurité des systèmes bancaires grâce à la cryptographie, elles permettent de déchiffrer le code Enigma pendant la Seconde Guerre Mondiale contre les nazis grâce aux talents du mathématicien Alan Turing, et aussi les maths permettent de détecter des contre-vérités dans les médias. Il faut rendre les sciences plus attractives sans risquer de dénaturer le sens de leur contenu, ni sans prendre le risque de prendre une quelconque indépendance avec la méthode scientifique (à moins d’avoir innové dans une méthode plus efficace, mais j’en doute).

L’enseignement des sciences doit permettre de créer des vocations scientifiques, cela est impératif à l’heure actuelle où les effectifs dans les facultés des sciences sont en baisse depuis une quinzaine d’années. Créer des vocations sans pour autant dénaturer les critères qui définissent la science. La vulgarisation scientifique comporte parfois des maladresses qui entraînent des erreurs d’interprétation chez le public. Un exemple classique : le Big Bang est souvent présenté à tort comme une explosion de matière qui remplit un espace vide, alors que le Big Bang concerne l’expansion de l’espace.

Vulgariser la science est une mission très difficile. Avoir des connaissances ne suffit pas, il faut avoir un certain talent pour communiquer des savoirs au public, être compris sans trop simplifier ni dénaturer le sens des théories scientifiques.

Le scepticisme scientifique part d’une bonne intention, comme vous le dites, mais ce scepticisme scientifique fait partie de la méthode scientifique, c’est une nécessité, et vous le savez. On formule une hypothèse, puis on réalise une expérience pour évaluer l’hypothèse, l’hypothèse est ensuite confortée par l’expérience ou bien elle est infirmée par l’expérience. Le caractère potentiellement réfutable d’une hypothèse définit son caractère scientifique. C’est un critère épistémologique, défini par Karl Popper, et parmi d’autres épistémologies possibles, mais c’est actuellement la méthode la plus pertinente et la plus efficace, parce que ça marche.

S’il est vrai que certaines associations ou lobbies peuvent être motivés par l’appât du gain, la notoriété, la mystification ou la manipulation, il ne faut guère généraliser non plus, et il faudrait donner une argumentation plus claire en citant des exemples concrets. L’erreur est humaine, les êtres humains sont faillibles, même les scientifiques les plus intègres peuvent commettre eux-mêmes des erreurs méthodiques. Nul n’est à l’abri des erreurs et de la tromperie. En ce sens, l’esprit critique peut s’appliquer aussi bien à l’encontre des sceptiques qu’aux cibles des sceptiques, les êtres humains sont égaux.

Si au premier abord, la zététique se présente comme une méthode intéressante, elle reste cependant circonscrite à un domaine d’études trop restreint : le surnaturel et le paranormal. Je suis plutôt favorable à une palette beaucoup plus large de sujets d’études : pas seulement le paranormal, mais aussi d’autres thématiques comme par exemple les fraudes scientifiques, les contre-vérités véhiculées par le journalisme (dont les tentatives de vulgarisation scientifique peuvent être très maladroites).

Bien des publications se limitent à la vulgarisation scientifique de théories connues, en décrivant les grandes lignes. Mais il faut surpasser cela. Il faut présenter des analyses critiques objectives de ces théories. C’est-à-dire que les théories scientifiques sont présentées à tort comme des vérités, alors qu’au sens épistémologique elles ne sont qu’une représentation faillible et provisoire de la réalité physique. De même, il faut réinventer le journalisme : la presse grand public diffuse quotidiennement des « informations » plus ou moins en rapport avec les sciences, et lorsque l’on vérifie les chiffres, les données quantitatives (quand il y en a), l’on constate souvent des erreurs que beaucoup de lecteurs ne daignent pas signaler parce qu’ils auront interprété les textes comme des vérités qu’ils ne pensent pas à les remettre en question.

Le scepticisme scientifique, à travers les évaluations des connaissances par des outils efficaces (comme les mathématiques et les expériences scientifiques), est une démarche légitime et nécessaire.

Mais lorsque ce scepticisme devient hypercritique quand la subjectivité remplace l’objectivité, ce scepticisme devient abusif quand il cherche à tout nier.
Mais le scepticisme scientifique, lorsqu’il est bien conduit, à travers une démarche rigoureuse et objective, vient souvent à réfuter des « théories », celles-ci s’écroulant comme des châteaux de cartes. Et ceux qui ont pris le parti de croire à ces théories (ou plutôt ces croyances) en gardent fréquemment un goût amer et vindicatif. Ainsi, je suis surpris et étonné lorsque vous citez l’AFIS et les Sceptiques du Québec comme faisant partie d’une mouvance caricaturale et pernicieuse. Je lis occasionnellement le magazine de l’AFIS, et en général leurs textes sont de qualité et font souvent un résumé détaillé des problématiques. Cependant, il existe d’autres magazines de vulgarisation scientifique (avec des titres racoleurs) qui sont plus appropriés à recevoir un blâme (j’en ai parlé à plusieurs reprises dans mon blog).

Le scepticisme scientifique ne consiste pas à nier et tout rejeter en bloc. Le scepticisme ne combat pas des idées a priori. Le doute fonctionne selon un principe clair : si une hypothèse ne colle pas avec des observations ou des expériences, l’hypothèse est rejetée et abandonnée ; mais l’hypothèse est retenue comme crédible (sans pour autant passer pour une Vérité) si elle reste cohérente avec les faits (à condition qu’il y ait une causalité). Je comprends bien la situation des croyants qui se sentent lésés par des critiques, parce que leurs croyances auront été mise en échec face à la méthode scientifique. Les connaissances sont accessibles au moyen de la méthode scientifique, tandis que les croyances (souvent bourrées de contradictions) sont une option qui donne le meilleur moyen de se tromper…

En ce qui concerne la physique quantique, j’ai écrit plusieurs articles à ce sujet dans mon blog. En résumé, la physique quantique est une théorie scientifique crédible qui décrit la dynamique des particules à l’échelle subatomique. C’est une théorie qui peut conduire à de nombreux débats philosophiques, c’est vrai. En science, on teste des hypothèses pour construire une théorie, ou pour la modifier, ou même parfois pour l’invalider. La science procède par élimination, par tri, par une constante remise en question, et cela est nécessaire, sinon il n’existerait pas de théories scientifiques, ni même d’évolution des connaissances.

Vous percevez la physique quantique comme devant prouver un concept métaphysique. Vous évoquez ici du problème de la dualité esprit/matière. Sur le plan philosophique, je suis plutôt en faveur du matérialisme, non pas par choix esthétique, mais par tout ce que je connais actuellement des sciences depuis de longues années. Philosophiquement, d’autres points de vue sont plausibles, mais je ne vois de connaissances objectives qu’à travers des faits observables, au moyen de preuves directes ou indirectes, car la réflexion et la raison seules ne suffisent pas. Philosophiquement, je considère l’esprit (ou plutôt la conscience) comme une conséquence, un effet, de la matière. Certains affirment que l’esprit précède la matière tandis qu’il ne peut a priori exister d’esprit sans matière. Mais un argumentaire a peu de valeur en l’absence de preuves concrètes. Pour parler des faits : plus un cerveau (réseau de neurones) est lésé et endommagé, plus la conscience est gravement altérée, voire détruite, c’est ce que l’on observe. Quant aux phénomènes de dédoublement de la conscience à travers ce qu’on appelle le «voyage astral», cela est expliqué par la chimie : la kétamine et les endorphines peuvent produire des modifications de la conscience. Récemment, j’ai eu connaissance d’une étude publiée par des chercheurs de l’université du Michigan à propos des cas de décorporations lors de «mort imminente» et qui met en évidence un comportement du cerveau qui pourrait générer cette impression paranormale, rapprochée du « paradis » par des milliers de patients « ressuscités » après une mort clinique. Un phénomène chimique fait que le cerveau mélange tout, générant une expérience unifiée et homogène. La réaction cérébrale découlerait du choc physiologique provoqué par l’arrêt cardiaque. En analysant l’activité cérébrale de rats au moment de leur mort, les chercheurs se sont aperçus que l’activité cérébrale, loin de s’arrêter net par manque d’oxygène, s’intensifiait de façon exceptionnelle dans les trente secondes qui suivent l’arrêt du cœur.

En bref, j’ai évoqué la physique quantique selon le plan scientifique, puis son implication avec la conscience sur le plan philosophique. Ce que je peux dire de la théorie quantique, c’est qu’elle est en accord avec les expériences et les observations ; je n’ai pas d’avis tranché sur le plan philosophique sur la question : il existe plusieurs interprétations sérieuses et crédibles de la physique quantique. Laquelle de ces interprétations est la bonne ? Je n’en ai pas la moindre idée. Mais concernant les interprétations mystiques et irrationnelles de la physique quantique, on sort complètement du cadre de la science et cela ne sert à rien.

Mais lorsque vous affirmez que la physique quantique est en accord avec une conception métaphysique, on sort du cadre de la méthode scientifique pour entrer dans celui de la métaphysique. Que vaut la métaphysique ? Quelles connaissances (ou au contraire quelles réfutations) la métaphysique peut-elle apporter ? C’est une question à laquelle je n’ai pas vraiment de réponses.

Quand vous dénoncez des charlatans du mysticisme quantique, vous avez raison sur ce point. J’ai évoqué le thème du mysticisme quantique dans le but de dénoncer les interprétations farfelues de la physique quantique, interprétations qui relèvent du mysticisme, de la pseudo-science ou de la métaphysique. Ce qui fait l’intérêt de la science, sa valeur, c’est le caractère potentiellement réfutable d’une hypothèse pour que celle-ci ait une nature scientifique. En ce sens, je suis en faveur de l’épistémologie de Karl Popper, sans pour autant me ranger dans un dogmatisme illusoire. Sur le thème du mysticisme quantique, j’ai voulu dénoncer les interprétations farfelues qui entraînent des dérives idéologiques. Ces dérives surfent sur la mode actuelle du New Age. Le New Age a l’une des caractéristiques suivantes : tout se vaut, malgré les contradictions ; cette mouvance crée des amalgames inadaptés et inappropriés, en formant des syncrétismes religieux, mystiques, idéologiques. Ainsi, le New Age ne craint pas de mélanger abusivement la science avec les croyances les plus diverses, elle crée des amalgames fantaisistes, elle dénature la science.

Je pensais que vous étiez d’accord avec moi quand vous dénoncez les charlatans du mysticisme quantique. Mais vous-mêmes faites l’amalgame entre la physique quantique et le phénomène de la conscience. Peut-être qu’à l’avenir les ordinateurs quantiques pourront permettre de construire une intelligence artificielle équivalente à l’esprit humain pour que la question soit prise au sérieux, mais pour le moment cela relève de la spéculation et non d’une véritable théorie quantique de la conscience. On ne sait pas ce que le futur réserve.

La physique quantique ne prétend pas décrire un univers mystique, ni métaphysique, ni même spiritualiste, et n’est pas non plus en rapport avec la psychologie et la place de l’Homme dans l’univers. Je fais franchement la distinction entre le contentement des connaissances actuelles que nous avons (sans nier de nouvelles hypothèses réfutables, ni sans nier qu’un jour il existera une véritable théorie quantique scientifique de la conscience car on n’est sûr de rien) et l’espoir de voir d’éventuelles croyances validées par la science un jour (croire n’est pas nécessaire, mais (pour citer Henri Poincaré) j’admets que c’est par l’intuition que nous trouvons MAIS (et surtout) c’est par la logique et les expériences que nous prouvons). Pour résumer, je prend au sérieux le critère épistémologique de démarcation (entre la science et la non-science), parce qu’à travers mon parcours personnel il m’a démontré son utilité et sa nécessité. Il y a rupture entre science et croyance.

Évidemment, je ne mets pas au même niveau les métaphysiciens (qui sont des philosophes) et les gourous qui récupèrent et dénaturent la science dans le but de tromper. Les métaphysiciens ne sont pas des gourous ni des charlatans. Ce sont des penseurs. L’attitude scientifique, c’est vouloir tester une idée et la comparer avec des phénomènes physiques. Je ne fais que rappeler la nécessité d’une démarcation, parce que la spéculation métaphysique, la science et l’imposture du New Age ne se basent pas du tout sur la même méthode ni la même approche. Il existe une différence entre CONCEPT et OBSERVATION. J’oriente mes concepts philosophiques selon les connaissances actuelles données par la science. J’aurais beaucoup de mal à me satisfaire de concepts (esthétiques ou élégants) qui n’auront pas été comparés avec des connaissances scientifiques, car sinon ces concepts s’apparenteraient à des croyances. Un concept abstrait comme les nombres premiers par exemple, est indépendant des phénomènes de la physique, cela ne pose pas de problème. Mais lorsque qu’un concept a un lien avec la physique ou les sciences de la nature, par exemple la sourcellerie et la radiesthésie, on se doit de comparer ces concepts avec la réalité présentée par le terrain. J’avais personnellement expérimenté la radiesthésie il y a plus de 20 ans, d’abord avec enthousiasme, puis le scepticisme a pris le dessus, parce que l’expérimentation m’a appris une bonne leçon : la radiesthésie est la conséquence de l’effet idéomoteur, et des tests comparatifs avec le hasard m’ont montré que la radiesthésie ne fait pas de meilleur score que le hasard. On ne naît pas sceptique, on le devient. Il devient plus dur ensuite de redevenir un croyant, voire même que c’est devenu impossible. Le doute n’est pas un choix arbitraire, ni dogmatique, ni sectaire ; le doute est la conséquence d’observations. Apprendre à observer, et avoir le courage de remettre des concepts en question. C’est un travail difficile, mais cela en vaut la peine. Le doute m’a permis d’en apprendre plus,  plutôt qu’à travers l’espoir que suscitent les concepts s’ils avaient été (désirés comme) vrais a posteriori.

Comme le disait Philip K. Dick : la réalité c’est ce qui reste et subsiste quand on cesse d’y croire. J’ai personnellement appris à me méfier des concepts. La vraie valeur de la construction des connaissances n’existe qu’à travers la méthode expérimentale. Isaac Newton disait que la conviction n’est le fruit que de la preuve… malgré le fait que Newton eut toutefois pratiqué l’alchimie… (mais au moins il a essayé). Il faut pouvoir évaluer des concepts, tester leur solidité par rapports aux faits. Les mathématiques peuvent n’avoir qu’elles-mêmes comme objet d’étude, indépendamment des phénomènes physiques, elles sont une pure abstraction non dénuée d’intérêt. Mais des théories scientifiques, en physique, en chimie, ou en biologie, cela repose essentiellement sur des observations et des expériences, c’est une contrainte à laquelle l’on ne peut pas s’en affranchir. Il faut nécessairement du concret dans les sciences de la nature. Si la métaphysique et la physique quantique sont cohérentes entre elles, il faut pouvoir le prouver avec des liens de causalité. La conscience est-elle quantique ? C’est une question à caractère scientifique car il est possible de concevoir des expériences pouvant conduire à des tests d’hypothèses réfutables (via les ordinateurs quantiques, avec des simulations informatiques). Mais c’est un domaine qui émerge à peine, c’est encore trop tôt, il va falloir patienter peut-être quelques décennies. L’avenir nous le dira (peut-être).

La science se base sur une méthode rigoureuse et exigeante, mais cela n’empêche pas de voir apparaître de nouvelles théories crédibles et intéressantes à travers une diversité d’hypothèses, pourvu que ces hypothèses-là aient la possibilité d’être réfutables (il faut pouvoir les réfuter, donc permettre qu’elles puissent être a priori fausses). De plus, il ne faut jamais nier l’existence d’incertitudes.

En ce qui concerne Jacques Lavau, je l’ai cité à travers sa citation suivante : «La science se distingue de tous les autres modes de transmission des connaissances, par une croyance de base : nous croyons que les experts sont faillibles, que les connaissances transmises peuvent contenir toutes sortes de fables et d’erreurs, et qu’il faut prendre la peine de vérifier, par des expériences.»   Sa citation est pertinente, elle résume la méthode scientifique à travers une attitude prudente et un certain recul. Mais si monsieur Lavau faisait polémique, je n’en ai pas eu connaissance, et je ne le connais pas personnellement. Là aussi, comme votre avis pour l’AFIS, je suis un peu étonné de votre point de vue. Cela m’aurait été plus clair si je savais ce que vous reprochez à monsieur Lavau, aux zététiciens et à l’AFIS.

Éprouveriez-vous un rejet du scepticisme scientifique parce que vos idées n’auraient pas été prises au sérieux ? Il peut arriver que des sceptiques commettent des maladresses. C’est humain. On ne peut pas toujours rester constamment objectif. Les sceptiques ne sont pas vraiment supérieurs aux crédules, ils essaient juste d’être plus prudents mais certains sceptiques peuvent basculer dans la paranoïa aussi bien que les gourous qui, eux aussi, se sentent persécutés. 😉  Je ne serai pas étonné que des scientifiques pratiquent une activité artistique parallèlement. Les êtres humains ne sont pas formés que de raison (il m’arrive de prendre du recul même par rapport à la science, et c’est ce que j’ai fini par faire récemment). Mais la raison manque cependant à beaucoup d’humains…

Comme le disait Blaise Pascal : « Deux folies : exclure la raison, et n’admettre que la raison ».

Cordialement.

John Philip C. Manson, le 12 janvier 2014.

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