La Journée de la Terre ?

Le Jour de la Terre est un truc pour se donner bonne conscience… Il sera vite enterré le reste de l’année.

Pourquoi obéir à des inconnus qui décident que tu dois soudain faire la fête, alors qu’il faut agir rationnellement pour l’environnement ?

Cela me fait penser à Robespierre (ou un autre) qui avait institué la fête de l’Être Suprême. Révolution ou ancien régime, des dieux remplacent d’anciens dieux, pour maintenir les populations dans l’obéissance et la bien-pensance…

L’écologie n’est pas une religion ni une fête religieuse, nom d’un chien. Leur fête ne sert à rien. L’écologie est une science, un devoir d’agir sur le terrain, pour comprendre et aider la nature de façon lucide, rationnelle et objective. Mais une fête, drôle d’idée. C’est comme la journée mondiale qui consiste à éteindre tout appareil électrique (Earth Hour), parce qu’un beau jour un idéologue l’a décidé ; ça ressemble au réflexe de Pavlov, à un conditionnement d’humains manipulés. On n’est pas des moutons. On doit s’inquiéter de ce détournement opéré par un organisme politique, c’est une dérive qui éloigne d’une attitude raisonnée et critique.

Il faut AGIR pour sauvegarder l’environnement, pas CÉLÉBRER ni prier. Nuance ! L’écologie, la vraie, est une action rationnelle sur le terrain, l’écologie n’est ni un mysticisme ni une religion par laquelle on fait la fête ou la prière sans rien faire !

Derrière cette Journée de la Terre, il y a des choses à montrer. En me renseignant sur la Journée de la Terre, je découvre des facettes religieuses comme par exemple le « Rituel pour la Terre », et « grandes cérémonies chamaniques ». Tout cela ressemble étrangement à la mouvance New Age et le culte de la déesse Gaïa. Quel est le lien entre New Age et politique ? L’ambition de gouvernance mondiale, avec la paix comme prétexte… Et l’anesthésie de l’esprit critique ?

Voir ici :  http://en.wikipedia.org/wiki/Robert_Muller, parmi son programme politique, ce dernier voulait préparer la «naissance d’un nouvel ordre mondial spirituel».

Je vois que la laïcité a encore un long chemin à parcourir… La paix entre les nations, je suis pour, mais seule une organisation laïque est légitime pour cela. Quand une religion devient une autorité, tous les abus sont possibles, menace d’autant plus grave avec une autorité à l’échelle mondiale…

Voici un texte de Ross McKitrick, un professeur d’économie :

Earth Hour : un dissident (par Ross McKitrick)

En 2009, un journaliste m’a demandé ce que je pensais de  » Earth Hour « . Voici ma réponse.

J’ai horreur de Earth Hour. Une électricité abondante et bon marché a été la plus grande source de libération de l’homme au 20ème siècle. Chacune des avancées sociales matérielles a dépendu de la profusion d’électricité bon marché et fiable.

Donner aux femmes la liberté de travailler à l’extérieur n’aurait pas été possible sans la disponibilité des appareils électriques qui libèrent le temps des tâches domestiques. Sortir les enfants des tâches subalternes pour qu’ils aillent à l’école a dépendu de la même chose, comme la possibilité de leur donner une source saine de lumière domestique pour lire. Le développement et la fourniture de soins modernes sans électricité est absolument impossible. L’expansion de l’offre de nourriture, et la promotion de l’hygiène et de la nutrition, supposent qu’on soit capable d’irriguer les champs, de cuire et de réfrigérer les aliments, et d’avoir un approvisionnement régulier d’eau chaude à la maison.

Beaucoup des plus pauvres du monde souffrent de conditions environnementales brutales à l’intérieur de leur propre maison, à cause de la nécessité de cuire les aliments dans des foyers intérieurs où ils brûlent des brindilles et de la bouse. Cela entraîne une déforestation locale et le développement d’affections respiratoires liées à la fumée et aux parasites [NDT : d’après l’OMS, la première cause de mortalité dans les pays « à faible revenu » est « Infections des voies respiratoires inférieures » (2,94 millions de morts), et l’inhalation de fumées domestiques en est une cause déterminante]. Quiconque voudrait voir la situation du tiers monde s’améliorer devrait reconnaître l’importance de l’accès à une électricité bon marché, en provenance de centrales à combustibles fossiles. Après tout, c’est comme cela que l’ouest s’est développé.

L’ensemble de la mentalité qui entoure Earth Hour diabolise l’électricité. Je ne peux faire cela, au contraire, je la célèbre, pour elle-même et pout tout ce qu’elle a amené à l’humanité. Earth Hour célèbre l’ignorance, la pauvreté et le retour en arrière. En répudiant le principal outil de libération, elle devient une heure dédiée à l’antihumanisme. Elle encourage le geste bigot d’éteindre d’insignifiants appareils pendant une durée insignifiante, en signe de respect pour une abstraction mal définie nommée « La Terre », tout en conservant hypocritement les bénéfices réels d’une électricité fiable et continue. Ceux qui voient quelque vertu à se débrouiller sans électricité devraient arrêter leur frigidaire, leur chauffage, leur four à micro-ondes, leur ordinateur, leur chauffe-eau, leurs lumières, leur télévision et tous leurs autres appareils pendant un mois, pas une heure. Et devraient aussi faire une descente à l’unité de cardiologie de l’hôpital pour y couper le courant.

Je ne veux pas retourner à la nature. Rendez-vous en un endroit frappé par un tremblement de terre, des inondations et des cyclones pour voir ce que c’est que le retour à la nature. Pour les hommes, vivre dans la « nature » a signifié une courte durée de vie marquée par la violence, la maladie et l’ignorance. Ceux qui travaillent pour la fin de la pauvreté et le soulagement des maladies combattent contre la nature. J’espère qu’ils laisseront leurs lumières allumées.

Ici, en Ontario, grâce à l’utilisation de procédés de contrôle de la pollution et de technologies avancées, la qualité de notre air s’est considérablement améliorée depuis les années 1960, malgré l’expansion de l’industrie et de l’offre de courant électrique. Si, malgré cela, nous devons adopter le point de vue que les pollutions aériennes résiduelles dépassent tous les bénéfices de l’électricité, et que nous devons avoir honte et nous asseoir dans le noir durant une heure, comme des garnements qui ont été attrapés à faire quelque chose de mal, cela veut dire que nous faisons passer la pureté de la nature comme un idéal absolu et transcendant, qui oblitérerait tout autre obligation éthique et humaine. Non merci.

J’aime rendre visite à la nature, mais je ne veux pas y vivre, et je refuse d’accepter l’idée que la civilisation, avec toutes ses contradictions, soit une chose dont nous devrions avoir honte.

Ross McKitrick, Professeur d’économie, Université de Guelph

© 2013 John Philip C. Manson

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