Quelle est la théorie de la fin du monde la plus probable ?

Une théorie scientifique doit nécessairement être appuyée par des faits.
Si la fin du monde n’a jamais lieu, la théorie n’aura jamais été vérifiée, et en ce sens ce n’est pas vraiment une théorie mais seulement une hypothèse. Une hypothèse scientifique a nécessairement la possibilité d’être réfutable. Et une hypothèse, pour être réfutable, doit donc pouvoir être testée pour être vérifiée.
Dans le cas où la fin du monde a lieu, la théorie sera confirmée mais il n’y aura personne pour parvenir à cette conclusion puisque nous serons tous occis. Nous n’aurons donc pas eu le temps de prendre conscience que la théorie aura été validée donc non réfutée. Autrement dit, la réfutabilité implique une pleine conscience des observateurs au moment de la confrontation de l’hypothèse avec les faits. En conséquence, une théorie de la fin du monde n’est pas stricto sensu réfutable ou vérifiable, puisque la conscience des observateurs est abolie dans le cas où la fin du monde aura lieu.

La question est simple : une théorie de la fin du monde est-elle une théorie scientifique ?

En cosmologie, les thèmes du Big Crunch et du Big Rip sont des sortes de théories de la fin du monde. Dans ce contexte-là, le problème n’est pas l’événement mortel qui élimine les observateurs dont la conséquence est l’impossibilité de validation des théories, le problème est tout autre parce que la validation de ces théories impliquent un délai déraisonnable. En effet, pour observer le Big Rip ou le Big Crunch, il faut attendre de nombreux milliards d’années avant l’événement théorique. Donc est-ce réellement des théories scientifiques ?
Néanmoins, le Big Crunch est invalidé par une observation vérifiable : l’univers est en expansion accélérée, a priori l’univers n’implosera jamais sur lui-même (Big Crunch).
Par contre, le Big Rip reste a priori irréfutable et invérifiable.

En ce qui concerne les concepts de fin du monde à l’échelle terrestre (climat, activité solaire, pollution atmosphérique, géopolitique, mécanique céleste du système solaire, virologie), c’est souvent très spéculatif, et bien trop souvent la notion de marge d’incertitude est négligée ou oubliée.

«Avec des « si », on mettrait Paris en bouteille.»

Exemple de fin du monde (celle de l’ex-fin du monde du 21 décembre 2012), dont le dénouement a décrédibilisé et ridiculisé les délires du New Age :

 

© 2013 John Philip C. Manson

 

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