Lecture d’un article de monsieur météo (Laurent Cabrol) via NouvelObs

  • Publié autrefois le 21 juillet 2011 dans mon premier blog désormais disparu, cet article est restauré ici le 30 janvier 2013.

Monsieur Cabrol affirme :

  • Depuis 30 ans, la température a augmenté de 0,6% et on se porte toujours bien.

Considérant que la température relative moyenne globale terrestre est de +15°C, alors la variation de 0,6% équivaut à +0,09°C en 30 ans, soit +0,3°C par siècle en moyenne. Sachant que sur les 100 dernières années la variation est de +0,74°C, et si monsieur météo dit vrai, il faut donc conclure à un ralentissement du réchauffement sur les 30 dernières années par rapport aux 100 dernières années.

Mais si l’on considère en terme de température absolue (en thermodynamique), alors 0,6% de 288,15 K (+15°C) équivaut à 1,73°C d’augmentation sur 30 ans, soit 5,76°C sur un siècle (ce qui n’est pas le cas, donc monsieur météo parlait en degrés Celsius et pas en kelvins).

Monsieur météo a dit aussi :

  • Grâce à l’énergie nucléaire, on peut se targuer d’être le pays le plus propre.

C’est exact, la France est à un haut niveau technologique dans le nucléaire,la France est un pays de spécialistes dans ce domaine. De plus, l’uranium ne produit aucune molécule de CO2 ni de méthane. Cependant, le refroidissement contrôlé des réacteurs nucléaires nécessite de l’eau, laquelle est libérée sous forme de vapeur (la chaleur du réacteur étant retransmise dans l’eau froide qui change d’état physique). La vapeur d’eau est un gaz à effet de serre, mais la Terre s’autorégule : l’eau peut condenser en nuages et pleuvoir, et le CO2 est heureusement biodégradable bien qu’il s’accumule peu à peu dans l’air plus vite qui ne soit absorbé. En outre, si le nucléaire est relativement «propre», il produit cependant des déchets nucléaires et leur stockage présente un gros problème… En matière d’économie, le nucléaire est une nécessité pour la survie économique, il est irréaliste de vouloir sortir du nucléaire. (voir ici : https://jpcmanson.wordpress.com/2012/04/24/lenergie-en-allemagne-dont-le-nucleaire/)

Monsieur météo a dit aussi :

  • L’écologie est une science.

Oui, l’écologie est une science et elle devrait se présenter comme telle. À ne pas confondre avec l’écologisme politique qui, lui, est une idéologie dont le but n’est pas la connaissance ni le recul critique mais le pouvoir et l’embrumage des esprits.

Monsieur météo a dit :

  • On nous parle régulièrement  de la disparition des îles Maldives censées être englouties sous les eaux à cause du réchauffement climatique en 1999.

Oui, les Maldives sont victimes d’inondations mais pas forcément à cause de la dilatation thermique de l’eau océanique ou à cause de la fonte des glaciers. Les Maldives sont inondées depuis toujours par les cyclones, c’est naturel et normal, c’est leur climat qui est ainsi (depuis même bien avant l’apparition de l’Homme).

Monsieur météo a dit aussi :

  • En l’an 1000 il y a eu un réchauffement climatique.

Oui, c’est l’optimum médiéval. Il y a eu aussi un réchauffement brutal de 10°C en moins de 10 ans il y a 14700 ans, lors de la période dite du Dryas récent. (lire plutôt ici : https://jpcmanson.wordpress.com/2013/01/30/remarques-sur-le-rechauffement-climatique-et-la-problematique-de-la-scientificite/)

Après la fin de l’article, le commentaire de monsieur Jean-Pierre Bardinet est tout-à-fait pertinent.

Les données à propos des propriétés des gaz à effet de serre sont contradictoires (https://jpcmanson.wordpress.com/2011/12/05/de-combien-de-fois-le-methane-est-un-gaz-a-effet-de-serre-plus-puissant-que-le-co2/) et cela a pour conséquence une grande incertitude d’une part sur ces données quantitatives et d’autre part sur les prédictions climatiques faites sur la base de ces données incertaines. J’ai constaté que les sites du web recopient entre eux les grandeurs quantitatives physiques sur les gaz à effet de serre sans vérifier leur authenticité empirique.

Texte intéressant ici dont voici ci-dessous des caractéristiques à évoquer :

  1. il n’existe pas de lois physiques communes au phénomène de réchauffement dans des maisons de verre et aux effets de serre atmosphériques fictifs;
  2. il n’existe pas de calcul qui détermine une température moyenne de la surface d’une planète;
  3. la différence de 33 °C souvent mentionnée est un nombre sans signification calculé de manière erronée;

1). En effet, le lien entre une maison en verre et le réchauffement de certains gaz est une analogie, ce n’est pas exactement le même phénomène.

2). La notion de température moyenne n’a pas de sens : une simulation informatique montre que la moyenne globale de températures locales n’a pas de sens en thermodynamique, et compte tenu de l’amplitude thermique propre à chaque région du globe, la moyenne doit comporter aussi une marge d’erreur due à un « bruit de fond ». La prédiction climatologique a un comportement chaotique à moyen terme, à cause duquel les prédictions sont impossibles, l’incertitude devenant supérieure à la grandeur à évaluer. Il n’existe pas de prédictibilité globale de la température moyenne s’il n’existe pas de prédictibilité régionale. Une autre incertitude vient renforcer l’incertitude chaotique : il s’agit des données contradictoires concernant le méthane, dont plusieurs sources affirment qu’il est 20, 23, 25 ou 56, jusqu’à 75 fois plus puissant que le CO2 comme gaz à effet de serre (https://jpcmanson.wordpress.com/2011/12/05/de-combien-de-fois-le-methane-est-un-gaz-a-effet-de-serre-plus-puissant-que-le-co2/). Cette incertitude rend les phénomènes imprédictibles.

3). Affirmer que la température moyenne globale serait de -18°C au lieu de 15°C s’il n’y avait pas de CO2 est seulement une hypothèse : aucune expérience n’a été faite à ce sujet, et ces -18°C sont issus d’un calcul discutable. Selon la loi d’Arrhenius, une température globale de -18°C correspond à une concentration en CO2 d’environ 0,23 milliardième de ppm. Mais avec une concentration en CO2 nulle, la température globale tend vers le zéro absolu ce qui n’est pas crédible. Pour les très faibles concentrations en gaz à effet de serre, la loi d’Arrhenius est invalide. Ainsi, d’où provient cette valeur de -18°C ?

Le rôle des océans, celui des nuages et celui des aérosols dans le climat global sont suffisamment méconnus pour entraîner des incertitudes qui font que les prédictions ne peuvent pas être fiables. Peut-on modéliser vraiment le climat ?
© 2011-2012-2013 John Philip C. Manson

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