Une explication courte, simple et rapide de ce qui définit une hypothèse comme étant scientifique

Pour qu’une hypothèse soit scientifique, il faut nécessairement pouvoir concevoir une expérience (ou une observation) permettant de pouvoir réfuter l’hypothèse dans le cas où celle-ci serait fausse.

Observer un fait implique l’existence d’un phénomène. Par exemple, si mon hypothèse généralise l’existence de corbeaux noirs, sa scientificité repose sur la possibilité d’avoir un contre-exemple factuel (par observation) qui invalide l’hypothèse a priori : « il existe au moins un corbeau blanc ».

Ainsi, si l’on observe l’existence de corbeaux noirs, mais si l’on conjecture l’existence de corbeaux blancs (« j’affirme péremptoirement que les corbeaux blancs existent ! ») alors que ceux-ci n’existent pas en soi, il est alors impossible de prouver qu’une chose n’existe pas, ni qu’une chose inexistante existe, et donc le critère de réfutabilité ne peut pas s’appliquer dans ce cas. Une preuve scientifique est nécessairement liée à un fait existant. Ainsi, lorsque des hypothèses s’aventurent sur le concept d’inexistence de quelque chose, elles sont toujours remplacées par d’autres hypothèses, les plus simples possibles : on a abandonné l’hypothèse de l’éther dont l’inexistence n’est pas réfutable, pour préférer les postulats de la théorie de la relativité qui ont conduit à des preuves expérimentales. Heureusement…

Dans l’esprit de beaucoup de gens, la définition du mot SCIENCE n’est encore toujours pas très claire…

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© 2012 John Philip C. Manson

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