L’évolutionnisme expliqué

Sir Charles Darwin est l’auteur de la première théorie biologique de l’évolution des espèces vivantes. Gregor Mendel a initié les premiers travaux de génétique.

Les premières hypothèses sur l’évolution apparaissent dès l’Antiquité grecque.

C’est en 1859 que la théorie de l’évolution se fit connaître par le livre de Darwin : De l’origine des espèces par la sélection naturelle. Darwin passa 5 ans, de 1831 à 1836 à bord du navire britannique Beagle, à faire des recherches. Il observa des fossiles d’espèces disparues de l’Australie au Galapagos. C’est au cours de ce voyage qu’il élabora sa théorie.

Bien qu’ancienne, la théorie de Darwin reste la référence en sciences de la vie. Le néodarwinisme en est la forme moderne, après quelques remaniements au cours du XXe siècle, notamment avec l’avènement de la génétique.

Mendel fut le premier à découvrir les mécanismes de l’hérédité. Watson et Crick ont découvert en 1953 la structure moléculaire de l’ADN, support de l’hérédité. Stephan Jay Gould et Niles Eldredge ont contribué au développement de l’évolutionnisme.

La théorie de l’évolution traite des liens qui unissent tous les êtres vivants. Elle est universelle et ne s’applique pas qu’aux humains. L’anthropocentrisme est un effet indésirable de la classification des êtres vivants.

La sélection naturelle des espèces est la base de la théorie. La concurrence vitale entre les espèces entraîne un tri des caractéristiques les plus avantageuses. Une espèce désigne des individus interféconds (qui peuvent se reproduire entre eux), au patrimoine génétique proche et distinct d’autres groupes.

L’évolution est le fruit du hasard. Elle repose sur l’apparition aléatoire de nouveaux caractères. Les hommes et les chimpanzés sont proches parents, ils ne diffèrent entre eux que de 1,3 % génétiquement.

Les organismes individuels n’évoluent pas : ils se reproduisent ou bien ils disparaissent. La sélection naturelle affecte bien chaque individu mais s’applique à l’échelle d’une population et sur plusieurs générations.

L’évolution n’améliore pas les êtres vivants, puisqu’elle se fait au hasard. Elle ne fait que sélectionner les individus les plus aptes à survivre.

La théorie de l’évolution permet de construire la généalogie de toutes les espèces. Cette généalogie ressemble à un buisson plutôt qu’à un arbre. On parle d’évolution buissonnante, chaque espèce pouvant donner naissance à une multitude de nouvelles espèces.

La théorie de l’évolution ne permet pas de prévoir l’évolution des espèces, car chaque étape évolutive est une surprise. Le hasard est le principe de base de la théorie de Darwin.

L’espèce humaine n’est pas le sommet de l’évolution, elle n’en est qu’une étape. L’idée que l’homme est supérieur ou qu’il soit un achèvement n’a aucun sens dans cette théorie.

La théorie de l’évolution n’explique pas l’apparition de la vie, elle ne fait que décrire les mécanismes qui permettent la subsistance de la vie.

L’évolutionnisme est une des sciences de la vie, et comme science, elle se base sur des faits vérifiables, observables, réfutables, bref tout ce qu’il y a de plus objectif et de plus honnête.

Il existe une autre position, celle du créationnisme, qui prétend que la Terre n’est âgée que de 6000 ans et que les espèces vivantes ont toutes été créées en 6 jours terrestres par une intelligence transcendante… Cette idéologie, cette doctrine, ne se base que sur des mythes rassemblés dans un livre écrit il y a plus de 2000 ans, et rien d’autre. Les prophètes de cet obscurantisme rejettent les faits et les preuves scientifiques au profit du fanatisme aveugle et imbécile. Les créationnistes n’ont pas de preuves (externes à la Bible) à présenter. Pour eux, la Bible est la preuve absolue.
Les gens doivent se poser la bonne question : pourquoi le créationnisme existe t-il ? Parce que tout simplement, c’est une réaction contre l’athéisme grandissant. Plus les gens s’instruisent et connaissent, plus ils se détâchent de croyances fausses, de préjugés, d’idées-reçues. Alors les chefs religieux commencent à avoir peur de perdre leur clientèle et leur fond de commerce, et par réaction de survie il contre-attaque la science, soit en dénigrant le matérialisme “hérétique” et impie, soit en déguisant la religion en “science” pour mieux faire avaler les dogmes.

Comment définir une telle attitude de la religion et de la spiritualité ? De la malhonnêteté, du sectarisme. Bref, les gourous ne méritent que notre mépris. Que les gens croient à une divinité n’est pas un problème, que les scientifiques aient une rigueur scientifique n’est pas un problème, mais quand la religion tente de s’épancher dans la science, il y a un danger inouï. Rappelons que la religion et la science sont deux domaines fondamentalement distincts et ce n’est que malhonnêteté intellectuelle de vouloir mêler les deux quand il s’agit de présenter cette malfaçon au grand public.

L’imagination humaine et certaines spiritualités sont aptes à conduire à la formulation d’hypothèses scientifiques originales, certes, cela peut arriver, si évidemment bien-sûr que ces hypothèses répondent aux critères de scientificité, et que ces hypothèses soient liées au “comment” proprement scientifique, et non au “pourquoi” de la métaphysique. Sans rigueur, on tombe dans le pipeau, c’est inéluctable.

« La théorie de l’évolution est attaquée par des fondamentalistes religieux qui demandent que les thèses créationnistes soient enseignées dans les écoles européennes parallèlement ou même à la place de cette théorie. D’un point de vue scientifique il n’y a absolument aucun doute que l’évolution est une théorie centrale pour comprendre l’univers de la vie sur Terre.

Le créationnisme dans aucune de ses formes, telles que l’«intelligent design», n’est pas basé sur des faits, n’utilise pas de raisonnement scientifique et son contenu est désespérément inadapté aux classes scientifiques.

L’Assemblée invite les instances éducatives dans les Etats membres à promouvoir la connaissance scientifique et l’enseignement de l’évolution et à s’opposer fermement à toutes les tentatives de présentation du créationnisme en tant que discipline scientifique. » (extrait d’un rapport d’un comité spécial du Conseil de l’Europe).

 

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VERSION DE L’ARTICLE EN ANGLAIS :

 

(EN) Evolutionnism explained

 

Sir Charles Darwin is the author of the first biological theory of the evolution of the alive species. Gregor Mendel initiated the first work of genetics.

 

The first assumptions on the evolution appear during Greek Antiquity.

It is into 1859 that the theory of the evolution was made known by the book of Darwin: The origin of species by the natural selection. Darwin spent 5 years, from 1831 to 1836 aboard British ship Beagle, to make research. He observed fossils of species disappeared from Australia in Galapagos. It is during this voyage that it worked out its theory.

Although old, the theory of Darwin remains the reference in sciences of life. The neodarwinism is the modern form, after some rehandlings during the twentieth century, in particular with the advent of the genetics.

Mendel was the first to discover the mechanisms of heredity. Watson and Crick discovered in 1953 the molecular structure of the ADN, support of heredity. Stephan Jay Gould and Niles Eldredge contributed to the development of evolutionism.

The theory of evolution treats bonds which link all the alive beings. It is universal and does not apply only to the human ones. The anthropocentrism is an adverse effect of the classification of the alive beings.

Natural selection of the species is the base of the theory. Vital competition between the species involves a sorting of the most advantageous characteristics. A species designates individuals interfertile (who can reproduce between them), with the genetic inheritance near and distinct from other groups.

Evolution is the fruit of the chance. It rests on the random appearance of new characters. The men and the chimpanzees are nearest relatives, they differ between them only from 1,3 % genetically.

The individual organizations do not evolve : they reproduce or they disappear. Natural selection assigns each individual well but applies on a population scale and several generation.

 

Evolution does not improve the alive beings, since it is done randomly. It does nothing but select the individuals ready to survive.

 

The theory of the evolution makes it possible to build the genealogy of all the species. This genealogy resembles rather a bush than with a tree. One speaks about evolution buissonnante, each species being able to give rise to a multitude of new species.

 

The theory of evolution does not make it possible to envisage the evolution of the species, because each evolutionary stage is a surprise. The chance is the guiding principle of the theory of Darwin.

 

The mankind is not the top of the evolution, it is only one stage. The idea that the man is higher or that it is a completion does not have any direction in this theory.

 

The theory of evolution does not explain the appearance of the life, it does nothing but describe the mechanisms which allow the subsistence of the life.

 

The evolutionism is one of the life sciences, and as science, it bases on facts verifiable, observable, refutable, short all that there is of more objective and of more honest.

 

There is another position, that of the creationnism, which claims that the Earth is old only 6,000 years and that the alive species all were created in 6 days terrestrial by a transcendent intelligence… This ideology, these doctrines, is not based that on myths gathered in a written book there is more than 2,000 years, and nothing other. The prophets of this obscurantism reject the scientific facts and evidence with the profit of blind and idiotic fanaticism. The creationnists do not have an evidence (external with the Bible) to present. For them, the Bible is the absolute proof.
People must put the good question: why the creationnism does exists ? Because quite simply, it is a reaction against growing atheism. More people inform themselves and know, more they détâchent themselves of false beliefs, prejudices, of idea-received. Then the religious chiefs start to be afraid to lose their customers and their goodwill, and by reaction of survival it counter-attacks science, either by disparaging the materialism “heretic” and irreligious person, or by disguising the religion in “science” for better doing to swallow the dogmas.

How to define such an attitude of the religion and spirituality? Dishonesty, sectarianism. In short, the gurus deserve only our contempt. That people believe in a divinity is not a problem, that the scientists have a scientific rigour is not a problem, but when the religion tries épancher in science, there is a danger. Let us recall that the religion and science are two basically distinct fields and it is only intellectual dishonesty to want to mix both when it is a question of presenting this defect at general public.

 

Human imagination and certain spiritualities are ready to lead to the formulation of original scientific assumptions, certainly, that can arrive, so obviously well-sure that these assumptions answer the criteria of scientificity, and that these assumptions are related to “how” properly scientific, and not with “why” of metaphysics. Without rigour, one falls into the pipeau, it is inescapable.

 

«The theory of the evolution is attacked by fundamentalist monks who ask that the theses creationnists be taught in the European schools in parallel or even in the place of this theory. From a scientific point of view there is absolutely no doubt that the evolution is a central theory to include/understand the universe of the life on Earth.

The creationnism in any of its forms, such as “intelligent design”, is not based on facts, does not use a scientific reasoning and its contents are hopelessly unsuited to the scientific classes.

The Parliament invites the educational authorities in the Member States to promote scientific knowledge and the teaching of the evolution and to be opposed firmly to all the attempts at presentation of the creationnism as a scientific discipline.»  (extracted from a report of a special committee of the Council of Europe).

 

 

© 2011 John Philip C. Manson

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