Le réchauffement climatique noyé dans l’océan Atlantique ?

«Selon une étude, des courants entraînent cycliquement une énorme quantité d’énergie dans les entrailles de l’océan. Assez pour atténuer la hausse des températures.»

Quoi ? Ce n’est que maintenant, au bout de 16 années, qu’ils découvrent la circulation thermohaline des océans ? Ils doivent tomber des nues…

 

L’ensemble de l’article du Point met en exergue plusieurs choses :

  • Prendre en compte un nouveau paramètre climatologique implique que les modèles de prédictions antérieurs étaient faux, inexacts ou incomplets par rapport au nouveau modèle corrigé par la prise en compte du nouveau paramètre climatologique. Jusqu’au prochain paramètre qui sera pris en compte lui aussi… (En effet, un modèle ne peut prétendre à la fiabilité s’il existe des paramètres manquants ou erronés).
  • En thermodynamique, on sait que l’eau chaude est moins dense que l’eau froide (comme l’air chaud d’un aérostat) : l’eau échauffée s’élève vers la surface, et l’eau refroidie retombe vers le fond. «Une énorme énergie entraînée dans les entrailles de l’océan», ça dit implicitement que l’eau chaude s’enfonce, alors que c’est le contraire d’après la poussée d’Archimède… Le magma sécrété par la dorsale médio-atlantique (et à l’origine de la dérive des continents) échauffe l’eau océanique profonde, entraînant une convection thermique océanique. Donc pas seulement à cause de l’atmosphère terrestre soumise au réchauffement climatique. Vu dans l’article : "Cette découverte est une surprise, car cette théorie des courants entraînant la chaleur vers les fonds océaniques pointait plutôt vers le Pacifique comme principale source de la chaleur manquante". Comment cette chaleur est entraînée vers les fonds si l’eau chaude est moins dense que les eaux froides qui stagnent au fond ? N’y a t-il pas un problème ?
  • Les océans sont des réservoirs à chaleur, oui, mais il reste difficile de quantifier cela en raison de grandes incertitudes. Fait-on de nombreux relevés de températures à diverses profondeurs des océans et partout sur tous les océans ? J’en doute. D’où des incertitudes évidentes.
  • Les prédictions climatiques paraissent bien biaisées du fait que nous découvrons peu à peu de nouveaux paramètres qui viennent compléter les modèles.

Quand on nous promet le pire, comme ici : http://www.20min.ch/ro/news/science/story/Les-m-t-orologues-se-pr-parent-au-pire-28306016 , cela me laisse l’impression qu’on se paie notre tête…

L’on devrait se contenter des faits par des observations, tandis que maintes fois le futurisme s’est trompé.

Mais oui, les océans vont se mettre à bouillir, nous allons cuire comme des langoustes… On assaisonne avec du basilic ou de la mayonnaise ?  ;)

Les scénarios catastrophes se multiplient, on s’y habituerait presque… C’est fou, cet acharnement des cassandres qui veulent absolument punir les hommes…

Je «crois» à la méthode scientifique par l’observation des faits. Je ne crois pas du tout aux modèles prédictifs par simulation informatique : ça ne marche pas à la Bourse, ça ne nous épargne pas des crises économiques… À la limite, on pourrait parler de probabilités. Mais de certitudes, non.

Puis en mal de sensations fortes, les journalistes adorent exagérer et font monter la sauce… La marge fournie par le dernier rapport du GIEC est une élévation de température moyenne comprise entre 0,3°C et 4,8°C pour 2100. Seul le dernier chiffre a été retenu par la plupart des médias…

Un mystère mérite d’être éclairci : en quoi le GIEC a-t-il mérité le prix Nobel de la Paix ? Pourquoi ne lui a t-on pas attribué un prix scientifique comme le prix Nobel de physique ?

 

© 2014 John Philip C. Manson

Les calculs hasardeux de l’empreinte écologique

Oh putain, c’est la première fois (ou l’une des premières fois) que je rencontre un avis critique sur les calculs de l’empreinte écologique ;) :

 

Les calculs selon lesquels la planète ne suffira bientôt plus, compte tenu de notre empreinte écologique, ne tiennent pas vraiment la route. Par Bjorn Lomborg, directeur du Copenhagen Consensus Center.

Je cite : «Ce talon d’Achille de l’empreinte écologique a été soulevé depuis plusieurs années dans la littérature académique. En 2002, l’un de ses plus fervents défenseurs affirmait déjà que : "la théorie qui consiste à assimiler l’empreinte écologique des émissions de CO₂ à la superficie terrestre requise pour absorber le carbone émis, est considéré par la plupart des promoteurs d’une empreinte écologique durable – dont nous-mêmes – comme difficile à défendre." L’article académique "Why the ecological footprint is bad economics and bad environmental science" a été publié dans ce contexte, et selon une critique récente, "les mesures de l’empreinte écologique, telles qu’elles sont établies et présentées actuellement, sont tellement erronées qu’elles ne peuvent être utilisées dans un contexte scientifique ou politique sérieux.

 

J’avais moi-même dans mon blog montré en détails l’incohérence des calculs sur l’empreinte carbone : rien ne collait… Même dans un de mes articles récents au sujet de l’annuaire en papier des Pages Jaunes, quelque chose ne collait pas, et je n’ai toujours pas trouvé d’où venait les différences de résultats… Le plus flagrant, c’est les incohérences rencontrées à partir des citations écolos livrées par Pascal Bruckner dans son livre intéressant : «Les fanatiques de l’apocalypse». Cela divergeait quand on comparait les résultats de calculs. Je me demande toujours, à l’heure actuelle, quels sont les détails des calculs réalisés par les spécialistes de l’empreinte écologique, notamment d’après tout ce qu’on peut lire sur le web… C’est un mystère pour moi.

Les mieux placés pour effectuer des évaluations sur le carbone, ce sont les chimistes (plutôt que les économistes ou les militants écolos). Non ? Le carbone comme une fin en soi, c’est excessivement simpliste dans l’écologie, c’est plus une apologie (numérologique ?) à la mode que comme un moyen véritable pour trouver des solutions lucides et urgentes.

Les critiques contre l’empreinte écologique commençaient à se faire attendre… L’écologisme idéologique punitif est une dérive à dénoncer, l’heure est venue pour réhabiliter l’écologie scientifique et la replacer dans son contexte.

En aucune manière je ne conteste ni ne nie la réalité de problèmes environnementaux graves (pollution des océans par le pétrole et les plastiques, braconnage et massacre des espèces en voix de disparition, déforestation intensive, pollution des régions agricoles par les engrais et pesticides, empoisonnement des abeilles, intoxication de l’air à cause des gaz et fumées de combustions, accumulation des déchets nucléaires, accumulation du CO2 dans l’atmosphère terrestre…). Ce sont des réalités préoccupantes auxquelles il faut des solutions intelligentes et adaptées. L’objet de la critique porte sur la pertinence des calculs sur l’empreinte écologique, et cette critique est légitime et nécessaire. Il faut des solutions fiables. Pourquoi nous fierions nous à des calculs erronés ? Pourtant, certains en ont fait l’apologie, voire même un dogme. Soyons lucides, rationnels et logiques.

 

© 2014 John Philip C. Manson

 

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P.S. :  Ayant déménagé pour raisons professionnelles, j’utilise actuellement une connexion internet précaire (temporaire) de technologie antérieure à la 3G (connexion de merde ! seulement 5 à 15 Ko/s au lieu de 1 Mo/s). J’ai hâte d’avoir bientôt une box ADSL… L’internet par téléphonie mobile, une horrible abomination, une aberration…

L’Homme de Florès : quand l’enthousiasme s’effondre

  • Voici le dernier article de mon blog avant un moment futur. Le blog fait une pose pour le mois d’août 2014.

 

C’est par un heureux hasard que je tombe sur un article retentissant sur le web, avant la phase d’inactivité de mon blog. Voici cet article :  http://www.pourquoidocteur.fr/L-homme-de-Flores-etait-en-fait-trisomique-7455.html

En résumé : l’Homme de Florès, dont les ossements furent exhumés en 2004, et dont les experts enthousiastes ont déclaré en hâte que c’était une nouvelle espèce d’hominidés. Or maintenant, coup de théâtre, les analyses antérieures étaient erronées et les analyses actuelles suggèrent plusieurs preuves d’une trisomie 21 d’un Homo Sapiens

 

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(c) 2014 John Philip C. Manson

 

 

Statistiques sur les CV des jeunes diplômés

Dans cet article de L’Express, j’ai relevé deux informations qui vont permettre d’obtenir quelque chose d’intéressant.

Voici ces deux informations :

  • Les jeunes diplômés qui ont récemment trouvé un emploi ont envoyé en moyenne 27 CV et lettres de motivation pour obtenir leur poste.
  • 9% des jeunes ont en outre dû envoyer plus de 50 CV pour avoir un poste.

 

Avec ces données essentielles, on va poser la conjecture que le recrutement se fait au hasard, puisqu’on va parler ici de courbe normale de Gauss. Nous avons une moyenne, et une densité partielle de probabilité d’une fonction gaussienne dite normale.

L’investigation porte sur cette équation dont il faut déterminer l’écart-type :

LoiNormale

Ensuite, j’essaie d’obtenir l’intégrale de cette fonction pour tout x supérieur ou égal à 50. Le moteur WolframAlpha n’a pas été capable de calculer l’écart-type quand l’intégrale vaut 0,09. WolframAlpha a ses limites… Alors il m’a fallu concevoir un script Perl qui a déterminé de façon empirique la valeur de l’écart-type.

  • Si le choix des CV par les recruteurs s’effectue au hasard, alors il existe une courbe de Gauss dont les paramètres sont les suivants :  µ = 27 ;  σ = 16,79.

 

eq-cv-norm

cv-norm

  • Ainsi, pour 68,2% des candidats ayant été embauchés, ceux-ci ont dû envoyer 27 ± 16,79 CV, donc entre 10 et 44 CV.
  • Et pour 95,4% des embauchés, ils auront envoyé 27 ± 33,58 CV, donc entre 1 et 61 CV.
  • Puis pour 99,8% des embauchés, ils auront envoyé 27 ± 50,37 CV, donc entre 1 et 77 CV.

La courbe de Gauss ne vaut que si le recrutement des candidats est aléatoire.

  • Le recrutement est-il aléatoire ? D’après le magazine Science-et-Vie n° 900 de Septembre 1992, dans le dossier intitulé «Les folies du recrutement», les techniques d’embauche s’appuient plutôt sur des pratiques irrationnelles (astrologie, graphologie, langage des gestes, dont le mode est proche du hasard) plutôt que sur des méthodes déterministes objectives (comme un bilan de compétences ou une période d’essai, tout simplement).

Avec la courbe gaussienne maintenant paramétrée, on peut estimer certaines nouvelles informations statistiques.

Par exemple, pour 0,7% des candidats, ceux-ci obtiendraient un poste dès un seul CV envoyé. Moi je n’y crois pas trop.

Pour être franc, je connais beaucoup de monde, des gens pourtant compétents, pour qui l’envoi de nombreux CV (plus de 100, jusqu’à 600 CV ou plus pour certains) a pour conséquence qu’ils n’obtiennent aucune réponse. Et quand il existe un seul courrier de réponse (sur un minimum d’une trentaine de CV envoyés), il s’agit d’une réponse polie mais négative. À une époque, des CV j’en ai posté des centaines, sans réponses en retour. Et systématiquement dans cette attente, j’avais trouvé du travail entre-temps, soit par l’intérim par l’intermédiaire d’une agence, soit en ayant rencontré le directeur directement en personne, sans intermédiaires. Si je ne devais compter que sur les réponses pour des CV envoyés, je vous assure qu’au bout de plusieurs années, j’attendrai encore, en vain. Il ne faut pas trop compter sur les CV. Nous vivons une époque où les entreprises ont de grandes difficultés pour pouvoir engager du personnel, parce qu’avoir au moins un employé, c’est une contrainte lourde pour chaque employeur. Les cotisations sociales et fiscales sont élevés, en France. Ces dernières années, j’avais eu la chance d’avoir exercé deux postes comme salarié, et j’ai vite réalisé que dans la conjecture économique actuelle il est vraiment très difficile de trouver un travail. C’est pourquoi dans un futur très proche (avant septembre prochain), après une formation professionnelle couronnée de succès, je vais devenir auto-entrepreneur, car pour mon cas comme pour celui d’un million de français qui ont choisi cette issue par nécessité, retrouver un poste de salarié est devenu quasi-impossible.

Seulement 27 CV en moyenne pour trouver un travail, d’après ce que raconte L’Express. Cela me paraît excessivement optimiste, j’ai quand même des difficultés à y croire, je suis sceptique… En effet, si c’était vrai qu’il ne fallait que 27 CV en moyenne avant d’être embauché, il n’existerait sans doute pas 2 millions de français expatriés (au moins). Si certains pensent que l’herbe est plus verte ailleurs et qu’ils assument leur choix, cela voudrait peut-être dire que cela ne va pas si bien que ça en France, non ?

 

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© 2014 John Philip C. Manson

 

De l’art de s’habituer à prendre froid en hiver

En 2011 j’avais publié un article similaire : http://jpcmanson.wordpress.com/2011/12/05/de-lart-de-ne-plus-se-chauffer-decemment-en-hiver/ et je publie ici-même une suite à celui-ci.

 

À propos d’économie de chauffage électrique et d’abaissement de la température de chauffage, j’ai pu voir des affirmations à travers le web :

 

J’ai vérifié ça, en me basant sur la capacité calorifique massique de l’air. Par exemple, lorsque la température extérieure est d’environ +5°C, et pour passer d’une température intérieure de +19°C à +18°C, cela correspond effectivement à environ 7% d’économie de chaleur. Pour ces grandeurs, et elles seules, c’est cohérent.

Cependant, est-ce le pourcentage d’économie vaut pour toute température initiale et pour n’importe quelle température extérieure ? Je ne le crois pas. Cela dépend de la température extérieure à cause de laquelle on chauffe une maison afin de lutter contre le froid. Cela dépend aussi de la température initiale dans la maison, ainsi que la température intérieure redéfinie.

Par exemple, ce que je trouve, quand on passe de 22°C à 21°C dans une maison, quand il fait +10°C à l’extérieur, c’est une économie de 8,3%. Par contre, si la température extérieure est de -10°C (donc en-dessous de zéro degré) quand on abaisse de +22 à +21°C, cette économie ne vaut plus que 3% environ.

Cela semble évident : pour un abaissement de 1°C dans une maison, l’économie de chaleur en pourcentage dépend de la température initiale de la maison ainsi que de la température extérieure.

  • «L’énergie est note avenir, économisons-la», dit en substance le slogan d’un fameux fournisseur d’électricité. Si nous nous mettons tous à économiser au maximum, radins que nous sommes, en portant une laine et un gros bonnet, le fournisseur d’électricité risquerait une perte en chiffre d’affaire, et cela équivaudrait à se tirer une balle dans le pied. Avez-vous déjà vu un vendeur qui dit à ses clients : «après tout, vous n’en avez pas vraiment besoin, au revoir monsieur, pas la peine, merciii» ; ce serait alors mettre la clé sous la porte… Comme par exemple un pompiste qui dirait qu’il faut économiser le pétrole, et que ça pollue de toute façon… «Le tabac c’est tabou, on en viendra tous à bout !», dirait un buraliste qui refuse obstinément de vendre des cigarettes. C’est un non-sens de dissuader les clients d’acheter ce que l’on doit vendre, non ? Enfin bon, je n’ai rien contre ce fournisseur d’électricité, je suis satisfait de ses services. Mais les slogans devraient être peut-être plus logiques. Par exemple, ça c’est mieux : «la fée Électricité éclaire le monde».
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© 2014 John Philip C. Manson

L’effet de serre en examen

Les médias parlent souvent de l’effet de serre, au point que tout le monde croit savoir ce que c’est. En réalité c’est souvent confus.

Je vais entrer de plein pied dans le vif du sujet, je vais être précis.

Que voit-on dans cette vidéo ? La scène se passe dans une serre, où il fait vraisemblablement très chaud. Ce court métrage est sans paroles, ce qui fait que ce qui est visuel peut être interprété de façon subjective, car la vidéo reste évasive, sans renseignement précis, sans information structurée.

Les métaphores et les analogies sont un risque dans la vulgarisation scientifique. Il est pourtant nécessaire d’expliquer le comment des choses observées, et faire la distinction entre différents phénomènes distincts.

Dans une serre dont les parois sont en verre, la température intérieure augmente sous l’effet du rayonnement solaire. C’est un fait. La lumière du spectre visible traverse le verre qui est transparent. Les objets sombres dans la serre (la terre elle-même, ou le revêtement plastique noir) absorbent le rayonnement reçu et le réémettent sous forme de rayonnement thermique (infrarouge). Or, le verre est un matériau isolant, c’est un mauvais conducteur de la chaleur : le verre est transparent pour le spectre visible de la lumière, mais il est opaque aux rayons infrarouges. Ainsi, la serre retient la chaleur à l’intérieur.

J’avais réalisé une expérience il y a environ 4 ou 5 ans. Avec un détecteur de présence (détecteur infrarouge), cet appareil détectait ma présence en l’absence de filtre intermédiaire entre l’appareil et moi, mais il ne détectait rien quand je plaçais un grand verre entre l’appareil et moi. Cela prouve que les rayons infrarouges ne traversent pas le verre.

Lorsque le chimiste suédois Arrhénius a choisi d’appeler «effet de serre» le phénomène d’absorption du rayonnement solaire par certains gaz (CO2, méthane, etc), il s’agit d’une analogie trompeuse. Ce n’est pas le même phénomène.

Dans une serre, c’est tout le spectre infrarouge qui est retenu à l’intérieur de la serre.

En ce qui concerne les gaz dits à effet de serre (GES), au niveau spectrographique, les molécules comme le CO2 ou le méthane n’absorbent qu’une étroite marge de longueur d’onde du rayonnement infrarouge, donc pas la totalité du rayonnement thermique. Ce qui est différent.

En continuant à visionner la vidéo, on constate que la personne introduit un thermomètre dans un gobelet d’eau, et un autre thermomètre dans un gobelet rempli de terre, le tout exposé au soleil. Ces thermomètres sont eux-mêmes sous le rayonnement du soleil pour leur partie émergée, ce qui est un biais expérimental dans une certaine mesure, quand le thermomètre chauffe de lui-même. Mieux vaudrait peut-être enfoncer complètement les thermomètres dans chaque matériau à tester. À la fin de la vidéo, la personne s’aperçoit que le gobelet de terre est celui qui a subi la plus forte élévation de température.

Comment évaluer quantitativement ce résultat avec l’expérience des gobelets ?

  • La capacité calorifique massique de l’eau est de 4185 J par kg par kelvin. Celle de l’humus est de 1965 J par kg par kelvin. La masse volumique de l’eau vaut 1000 kg/m³ et celle de l’humus vaut 1200 kg/m³. On suppose que chaque gobelet utilise des volumes équivalents de matériaux (l’eau liquide, et l’humus, séparément). On va supposer que chaque gobelet est cylindrique, de rayon 5 cm, et la hauteur de chaque matériau dans chaque gobelet est 10 cm. À partir de ces données, le calcul de thermodynamique indique que si on expose les gobelets à un rayonnement solaire moyen pendant une heure, alors l’élévation de température est de 3,3°C pour le gobelet d’eau liquide, et de 5,8°C pour le gobelet d’humus.
  • Dans la vidéo, on voit que la température du gobelet d’eau est de 28°C, et celle du gobelet d’humus atteint 30 à 31°C. Soit environ 2 à 3°C de différence, alors que la température initiale est la même pour les deux gobelets. Ce qui est cohérent avec le calcul ci-dessus.

L’expérience des gobelets met en exergue une propriété thermodynamique des matériaux : la capacité calorifique massique.

Où je veux en venir ? Hé bien, je vais vous le dire :

  • Dans la vidéo, en aucun cas l’on n’a vu un exemple concret et explicite qui concerne les gaz à «effet de serre». La vidéo n’a fait qu’illustrer le rôle du verre en tant qu’isolant thermique, ainsi que la convection thermique de l’air confiné en intérieur, et mis en évidence des propriétés de matériaux comme l’eau et de la terre. Mais aucun exemple sur des gaz… Rien sur les gaz comme le dioxyde de carbone.

Dans le cadre du réchauffement climatique, où l’on dit que la Terre (son atmosphère plutôt) se réchauffe à cause des GES, une expérience avec des gaz aurait été mieux appropriée qu’une analogie avec l’exemple d’une serre. Le CO2 n’est pas intervenu une seule fois dans la vidéo. Or dans le cadre où l’on chercherait à prouver que des gaz sont des gaz à "effet de serre", tout en faisant des expériences qui n’ont rien à voir avec des gaz eux-mêmes, je trouve ça choquant, quand même…

Cependant, l’intérêt de la vidéo montre la preuve de ce que l’on appelle l’îlot thermique urbain : des matériaux exposés au soleil se mettent à chauffer, surtout s’ils sont noirs (meilleur absorption) ou s’ils sont métalliques (les métaux sont d’excellents conducteurs thermiques). Une plaque en acier peinte en noir dépasse nettement les 53°C en plein soleil, quand la température de l’air à l’ombre est de 27°C (j’ai expérimenté moi-même). Ces matériaux échaudés (métaux, plastique noir, terrasse en calcaire, bitume, asphalte…) échauffent eux-mêmes l’air ambiant dans les zones urbanisées. Indépendamment des effets du CO2.

Pour reparler de la serre de verre, outre le rôle d’isolant thermique du verre, il y a autre chose : l’air à l’intérieur de la serre est confiné, la température ne peut que s’élever. En ce qui concerne l’atmosphère terrestre, avec son oxygène, son azote et le CO2, il n’y a pas confinement d’air, l’air est libre de circuler. Une serre empêche les échanges thermiques, comme si on était enfermé dans une bouteille de verre. Mais l’atmosphère n’a ni membrane, ni paroi, elle est directement en contact avec l’espace. Comme on le sait avec la poussée d’Archimède : un gaz devient moins dense quand il est chauffé, il s’élève en altitude, puis il se refroidit en altitude, et l’air refroidi redescend, c’est la convection. Un gaz chauffé finit par refroidir grâce à la convection, puisque l’atmosphère n’est naturellement pas enfermée comme dans une serre de verre ou de plexiglas. C’est parce que la serre est un milieu fermé qu’elle conserve son air chaud.

Quand il fait très chaud, j’ai souvent remarqué que les orages survenaient après, et que la température chutait quand la pluie d’orage était soudaine et forte. L’atmosphère terrestre s’autorégule. Tandis qu’une serre est un milieu fermé.

 

 

 

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Je vais faire de l’humour noir, je suis désolé mais je le dis (pour lire, surligner avec la souris ci-dessous) :

S’il pleut des avions en ce moment, dans l’Océan Indien, en Ukraine ou au Sahara, c’est peut-être parce qu’ils ont percuté la paroi d’une serre qui surplombe l’atmosphère terrestre ?

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© 2014 John Philip C. Manson