On saura bientôt à quoi ressemble la planète Pluton

Le matin du 14 juillet 2015, la sonde spatiale New Horizons de la Nasa devrait passer «relativement» près de Pluton et en photographier la surface pour la première fois ! La sonde spatiale, qui a quitté la terre en janvier 2006, parviendra à destination dans un an.

J’ai déjà hâte d’examiner les premières photos.   ^^

 

 

Combien d’amis pour fêter au moins un anniversaire par jour ?

 

Combien faut-il d’amis (sur Facebook par exemple) de façon à fêter au moins un anniversaire tous les jours de l’année ?

Formulé autrement : combien faut-il d’amis de façon à n’avoir aucun jour sans anniversaire à fêter ?

J’ai conçu un programme en langage Perl, et je trouve un résultat analogue à celui du blogueur.

 

Code source du programme Perl :

#!/usr/bin/perl

$zeroanniv = 0;
$liste = "";
for ($friends = 1; $friends <= 100000; $friends++)
{
$bday = 1 + int(rand(365));
$liste = $liste . " " . "$bday";
for ($test = 1; $test <= 365; $test++)
{
$pos = index($liste," $test");
if ($pos < 0)
{
$zeroanniv++;
}
} # end for T
print "$friends amis :: $zeroanniv jour(s) sans anniversaire \n";
if ($zeroanniv == 0)
{
exit();
}
$zeroanniv = 0;
} # end for F

J’ai exécuté le programme plusieurs fois, j’ai noté le résultat (le nombre d’amis de façon à ne plus avoir de jours sans anniversaire). J’ai pris comme hypothèse que les dates d’anniversaire sont équiprobables entre elles (les naissances ayant lieu tel jour au hasard a priori).

D’après mes résultats, il faut 2568 ± 525 amis pour avoir au moins un anniversaire à fêter chaque jour. Avec un intervalle de confiance de 95%, il faut entre 2242 et 2893 amis.

Le blogueur a apparemment utilisé une équation de probabilités pour obtenir son résultat. Moi-même, j’ai utilisé une fonction aléatoire (genèse aléatoire de jours d’anniversaire, énumérés entre 1 et 365 selon le rang du jour dans l’année). Ce qui est certain, c’est qu’au-delà de 3000 ou 4000 amis, il n’y a plus un seul jour dans l’année sans anniversaire.

 

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© 2014 John Philip C. Manson

 

La croissance inquiétante de la science pathologique

Au sujet de la science pathologique, je vous recommande de lire ces textes :

 

Pour résumer :

 

Les symptômes de la science pathologique peuvent être résumés de la façon suivante (extrait de Physics Today, octobre 1989) :

 

  1. L’effet maximal observé est produit par un agent causatif d’intensité à peine perceptible, et l’importance de l’effet est substantiellement indépendante de l’intensité de la cause.
  2. L’effet a une importance qui demeure à la limite de la détectabilité, ou bien, plusieurs mesures sont nécessaires en raison de la très faible signification statistique des résultats.
  3. Une très grande exactitude est revendiquée.
  4. Des théories fantastiques contraires à l’expérience sont suggérées.
  5. On répond aux critiques par des excuses improvisées, inventées sous l’impulsion du moment.
  6. Le ratio des supporteurs par rapport aux critiques augmente jusqu’à près de 50 %, puis chute graduellement et tombe dans l’oubli.

 

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L’enseignement de la programmation au primaire

Les décisions en matière de pédagogie montrent que certains sont déconnectés de la réalité…

Les élèves de l’enseignement primaire auront beaucoup de mal à coder, car pour coder il faut avoir des notions de base suffisantes. À part les élèves, est-ce que les enseignants sauront maîtriser eux-mêmes les subtilités de la programmation ?

Quand j’étais à l’école primaire, rien ne me prédisposait aux mathématiques, c’était même un sujet d’angoisse pour moi. Mais le temps m’a permis de m’intéresser aux mathématiques, il faut du travail et de la patience, j’ai ainsi pu suivre des études universitaires de maths (DEUG).

Mais ce que je pense, c’est que si j’avais eu l’occasion d’apprendre à coder, à faire de la programmation, dès l’école primaire, je pense que cela aurait eu l’effet inverse de ce qu’espèrent les enseignants : enseigner une chose beaucoup trop tôt peut dégoûter définitivement les jeunes des mathématiques et de l’informatique… C’est prendre le risque que les jeunes soient davantage fâchés avec les maths et l’informatique. Leur infliger cela, c’est comme leur faire subir une peur chronique de l’eau par peur de s’y noyer.

Heureusement que ma patience m’a fait aimer les maths. Mais les méthodes pédagogiques me laissent dubitatif. Du code au primaire, mais aussi une réforme qui consiste à fusionner des régions françaises, etc, je n’y comprends plus rien, ça devient n’importe quoi, l’impression qu’on se moque de nous…

Les décisionnaires ont-ils déjà vu à quoi ressemble un langage informatique ? J’ai débuté avec les langages C++ et Q-Basic. Je maîtrise les langages Python, Perl et C, mais j’ai du mal à assimiler le code assembleur (asm). Savent-ils de quoi ils parlent à propos du code ? Ont-ils essayé eux-mêmes ?

 

Pour apprendre à coder, il faut :

  • savoir lire (l’anglais est fréquent dans les langages de programmation, mais le langage Pascal est en français)
  • savoir écrire (notamment sans faire de fautes, afin que les instructions de code puissent fonctionner)
  • savoir compter (et notamment savoir résoudre des exercices de maths de façon à les transposer sous forme de code à partir d’un algorithme conçu)
  • avoir une mémoire visuelle et une intelligence visuo-spatiale (il faut être capable de visualiser mentalement un concept de programme afin de pouvoir l’écrire)

N’importe qui n’est pas codeur qui veut. Il faut être motivé, il faut aimer ça, il faut beaucoup de pratique pour apprendre, être notamment rigoureux, et il faut surtout maîtriser les bases élémentaires pour pouvoir être capable de coder.

Exemple de code en PHP :

php

 

Apprendre à coder, c’est utile pour ceux qui suivront des études en mathématiques ou en physique, en ingénierie ou pour la création de jeux vidéo, ou le développement PHP de sites internet. Mais pourquoi à ceux à qui cela ne servira jamais plus tard ?…

 

Tiens, et si on faisait passer le permis Poids-Lourd à des gamins de l’école maternelle ?

iconlol

 

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© 2014 John Philip C. Manson

 

Les roux menacés d’extinction à cause du réchauffement climatique ?

Article mis à jour le 21 juillet 2014

 

On ne critiquera jamais assez l’impact des médias sur le public.

Je vais montrer comment on fait pour débusquer des infos bidons sur Google. Une des phrases introductrices les plus fréquentes dans le journalisme est la suivante : «Selon une étude» ou «D’après une étude». Car pour les journalistes, citer une étude soi-disant scientifique, ça fait toujours vachement plus sérieux à montrer aux lecteurs afin de mieux les hameçonner.

Dans Google, je tape la recherche suivante :  "(selon|d’après) une étude".

J’explore les résultats de Google, et je tombe sur des pages ayant ce titre : «Les roux en voix d’extinction» ou «Les roux menacés par le réchauffement climatique». Voila un titre suspect. Je vous l’annonce dès maintenant : c’est de la désinformation. Les médias britanniques semblent promouvoir ce genre d’inepties, et le reste des médias répandent ces salades sans rien vérifier…

Nous savons un fait de base : le réchauffement climatique est une réalité. Mais certains médias peuvent néanmoins raconter des conneries sur ce thème.

Voici quelques articles sur le sujet :

La déontologie du journalisme met en exergue le devoir de vérité et le devoir de rectifier les infos quand elles sont inexactes. Le journalisme doit s’abstenir de sensationnalisme et de rester critique.

En quoi le danger d’extinction des personnes rousses est-il peu crédible ?

Dans la théorie de l’évolution des espèces, il y a transmission des gènes à une descendance quand un individu est parvenu à l’âge de procréer et d’avoir une descendance. Il n’y a pas de transmission de gène, donc aucune descendance, lorsque l’individu est mort prématurément avant d’avoir pu procréer.

La menace réelle à laquelle les roux s’exposent, c’est le rayonnement du soleil. Le rayonnement UV accroît les risques de cancer de la peau. Moi-même j’ai une peau très claire et je fais gaffe au soleil car j’ai eu autrefois des coups de soleil, et ça c’est vraiment mauvais…

Donc si les roux périssaient prématurément de cancers cutanés, ils n’assureraient plus leur descendance, et ne pourraient donc pas transmettre le gène de la rousseur.

La rousseur se manifeste chez les humains possédant deux exemplaires d’un gène récessif sur le chromosome 16, qui provoque une mutation de la protéine MC1R. La rousseur varie du bordeaux à l’orange vif, en passant par la couleur cuivrée. Elle est caractérisée par de fortes concentrations du pigment roux phéomélanine et des concentrations assez faibles du pigment sombre eumélanine. La rousseur est associée à une couleur pâle de la peau, une couleur des yeux plus claire (yeux gris, bleus, verts et bruns), des taches de rousseur, ainsi qu’une sensibilité aux rayonnements ultraviolets.

Mais voila ce qui cloche : le réchauffement climatique n’est pas une accélération soudaine de l’activité solaire, le réchauffement climatique est causé par les gaz à effet de serre qui retiennent la chaleur. Pour être clair, le réchauffement climatique ne va pas frapper exclusivement les roux pour les faire mourir et les empêcher d’avoir une descendance…

Depuis la fin de la dernière ère glaciaire il y a plusieurs millénaires, le réchauffement climatique naturel qui s’est ensuivi n’a pas provoqué la disparition des roux. Les roux représentent actuellement approximativement 1% à 2% de la population humaine, soit environ 70 à 140 millions d’individus roux.

L’idée selon laquelle les roux seraient menacés par le réchauffement climatique montre que l’auteur de cette idée ne connaît pas bien les mécanismes du réchauffement climatique. Il ne faut pas confondre en effet le RC, le rayonnement solaire et le trou dans l’ozone.

Et l’idée selon laquelle le gène des roux serait menacé montre une méconnaissance de la théorie de l’évolution…

Donc là on a vu le manque de crédibilité des allégations sur les roux. On va se renseigner maintenant sur l’origine de la diffusion de l’info… euh… de l’intox plutôt. Pour cela, on fait un petit tour sur le Wikipedia anglophone qui, fort souvent, est mieux documenté que le Wikipedia francophone qui reste un peu trop brouillon.

Voila ce que j’ai trouvé, c’est intéressant, je l’ai traduit depuis l’anglais :

L’auteur (A. Moffat) qui a initié l’info selon laquelle les roux sont menacés par le RC est le chef exécutif de la compagnie BritainsDNA, qui fait des analyses génétiques de l’ADN mitochondrial et de l’ADN chromosomique du chromosome Y de clients qui sont intéressés par leur ascendance. L’auteur a notamment déclaré des choses inexactes : eue la société ait découvert le "petit-fils" d’Ève, et que 97% des hommes nommés Cohen ont un marqueur génétique commun. Ces déclarations ont été par la suite rétractées par le scientifique en chef de BritainsDNA. Dans le même temps, deux généticiens de l’University College de Londres, David Balding, et Mark Thomas, ainsi que d’autres collègues d’UCL, se sont attaqués à ces deux déclarations et aux entreprises de génétique ancestrale générale. Thomas en particulier a suggéré que l’ensemble du champ d’interprétation de la phylogéographie, sur laquelle est fondé beaucoup de ces tests génétiques, n’a aucune base scientifique et est un peu plus que l’astrologie génétique. Cependant, Martin Richards, professeur d’archéogénétique à l’Université de Huddersfield, et Vincent Macaulay, lecteur de statistiques de l’Université de Glasgow, ont contesté ces allégations.

Peu de temps après l’interview sur le BBC Today Programme, Balding et Thomas ont écrit une série de courriels à Moffat et ses partenaires d’affaires. Le contenu des messages n’a jamais été publié et est contesté entre les différentes parties. Cependant, il est connu que Moffat a écrit au recteur de l’UCL à tenter d’obtenir Thomas et Balding se rétracter les observations faites dans ces communications et que Moffat a publié une menace de poursuivre en justice si elles ont été répétées. Balding et Thomas ont allégué que ces menaces ont été faites pour faire taire leurs critiques sous-jacentes de la science. Moffat et ses partenaires d’affaires affirment que Thomas et Balding font une série de commentaires très diffamatoires sans que cela ne nuisait à leur liberté académique.

 

Source : http://en.wikipedia.org/wiki/Alistair_Moffat

Autres constats intéressants :

  • Britains DNA est-il un organisme de recherche scientifique sur la génétique ? Non, c’est un groupe de sociétés commerciales qui fournissent des tests ADN d’ascendance.
  • L’auteur à l’origine de l’intox sur les roux menacés par le RC est-il généticien ? Je ne le sais pas. Mais ce que j’ai trouvé, c’est qu’il est écrivain, journaliste, et serait diplômé en Histoire médiévale à l’Université de St Andrews, université dans laquelle il est devenu recteur…
  • Les roux menacés par le RC, une découverte scientifique ? Non, c’est du marketing et de la pub…
  • «Ève» fait référence à la première femme biblique… Utiliser ce mythe est inapproprié en science.
  • En ce qui concerne l’ascendance Cohen, par exemple, il ne faut pas oublier que la pratique d’une religion est un fait culturel et social, et non un fait exclusivement génétique. Un croyant qui devient athée, par exemple, ce n’est pas dû à une mutation génétique, mais à un choix. La génétique n’explique pas tout, par exemple nous ignorons s’il existe un gène "gay" spécifiquement lié à l’orientation sexuelle.

 

Alors, pourquoi beaucoup de médias relaient l’intox selon laquelle le réchauffement climatique nuirait aux roux ? Ils n’évaluent pas les sources… Puis ça les arrange bien de vendre du vent.

Peu de journalistes émettent un point de vue critique, et parmi eux, le journal Le Point reprend le même titre, mais sous le mode négatif : http://www.lepoint.fr/environnement/non-les-roux-ne-vont-pas-disparaitre-a-cause-du-changement-climatique-09-07-2014-1844817_1927.php

En sous-titre dans l’article du Point : «Les généticiens ne savent pas s’ils doivent rire ou pleurer de cette hypothèse "scientifique" relayée par le journal britannique "The Independent"».
On a déjà vu nombre d’âneries sur les conséquences possibles d’un réchauffement climatique, on a déjà atteint le summum de la bêtise. Certains journalistes déforment beaucoup ce que disent les spécialistes en climatologie, allant même jusqu’à inventer des "découvertes". À force de prendre les lecteurs pour des crédules, cela finit plutôt par les rendre méfiants et agacés.

La disparition du gène roux ? Foutaises ! Les femmes rousses sont si jolies, la rousseur c’est ce que je préfère chez une femme. Les hommes ne se lasseront jamais de courtiser les rousses. Dans ce contexte de séduction et de fascination, le gène roux ne risque pas de disparaître…  ;)

 

Attention, c’est assez cru ci-dessous. ;)

Au fait, saviez-vous qu’à force de croire trop de bêtises, le cerveau se liquéfiait peu à peu ? Chaque fois qu’on croit une ânerie, le cerveau se met à fondre de façon irréversible, ça dégouline par les narines, la bouche et les oreilles. Certains malades qui sont atteints de ce mal ont même pris la précaution de s’enfoncer un bouchon de champagne dans leur postérieur… Vous m’avez crû ? Ah ah ah. Attention, vous avez le nez qui coule… ou la queue qui pleure…

 

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Mise à jour du 21/07/2014 :

 

Vu dans un magazine TV :

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Une journaliste a parlé de cette pseudo-découverte qu’est la disparition des roux à cause du réchauffement climatique.

«Si l’on en croit des «chasseurs» écossais» ? Des chercheurs plutôt, non ? Puis leur institut n’est pas un organisme de recherche mais une société commerciale qui vend un service (analyse génétique).

Avant de relayer une info, mieux vaut évaluer sa véracité d’abord…

 

 

 

 

© 2014 John Philip C. Manson

Quand les sectes instrumentalisent la science comme alibi

 

Mais aussi, et ce détail n’est pas des moindres, ce que je viens de trouver à propos du projet "Biosphere 2" :

Ahurissant, non ?…

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Mise à jour du 15 juillet 2014 :

Le Dr Goulu me fait remarquer que l’article anglophone de Wikipedia est plus critique à l’encontre de "Biosphere 2". Merci au Dr Goulu pour ces infos complémentaires.

Le paragraphe est en anglais mais j’en donne une traduction rapide et approximative ci-dessous, les points clés sont surlignés en rouge :

«Louanges et critiques

Une vue de Biosphère 2, c’est que c’était "le projet scientifique le plus excitant d’être entrepris aux États-Unis depuis que le président John F. Kennedy nous a lancé vers la Lune". D’autres l’appelaient "le radotage New Age se faisant passer pour la science". L’Institut d’Écotechnique, qui a accordé à Margret Augustine et autres Biosphériens leurs titres de compétences scientifiques, a été présenté par un documentaire de la CBC à être logé dans une galerie d’art et un café à Londres. L’Institut est en effet logé à ce jour dans un environnement multi-nivelé d’un vieux bâtiment londonien qui comprend une prestigieuse galerie d’art pour l’art contemporain non occidental au premier étage. John Allen et Roy Walford eu pouvoirs traditionnels. John Allen titulaire d’un diplôme en génie minier métallurgique de la Colorado School of Mines, et d’un MBA de la Harvard Business School. Roy Walford a obtenu son doctorat en médecine de l’Université de Chicago et a enseigné à UCLA en tant que professeur de pathologie pendant 35 ans. Peu de temps après avoir quitté la première mission de Biosphère 2, Mark Nelson a obtenu son Ph. D (doctorat) en vertu du professeur TH Odum en génie écologique. [Citation nécessaire]

Remettre en cause les pouvoirs des participants (en dépit de la contribution dans la phase de préparation de la biosphère 2 de scientifiques de haut niveau à travers le monde, entre autres l’Académie des sciences de Russie), Marc Cooper a écrit que «le groupe qui a construit, conçu et dirige le projet de la biosphère n’est pas un groupe de chercheurs de haute technologie à la fine pointe de la science, mais une clique d’artistes de théâtre recyclés qui ont évolué à partir d’un culte autoritaire et résolument ayant un profil non-scientifique». Il faisait allusion au Synergia Ranch au Nouveau-Mexique, en effet la plupart des Biosphériens ont fait la pratique du théâtre sous la direction de John Allen, et a commencé à développer les idées derrière la Biosphère 2. Cependant, le Comité consultatif d’origine Biosphère 2 Science, présidé par Tom Lovejoy de la Smithsonian Institution, dans le rapport de Août 1992 a déclaré: «Le comité est d’accord que la conception et la construction de Biosphère 2 étaient des actes de vision et de courage l’échelle de biosphère 2 est unique et la biosphère 2 fournit déjà inattendu. résultats scientifiques impossibles par d’autres moyens (notamment la baisse inattendue documentée des niveaux d’oxygène dans l’atmosphère.) Biosphere 2 fera d’importantes contributions scientifiques dans les domaines de cycles biogéochimiques, l’écologie des systèmes écologiques fermés, et écologie de la restauration ". En outre, l’Université de Columbia a rassemblé des scientifiques extérieurs pour évaluer le potentiel de l’installation, et a conclu ce qui suit: «Un groupe de scientifiques de renommée mondiale se sont réunis et a décidé l’installation Biosphère 2 est un laboratoire exceptionnel pour aborder les questions critiques par rapport à l’avenir de la Terre et son environnement. "

Un de leurs propres consultants scientifiques sont venus à être critique de l’entreprise, aussi. Dr Ghillean Prance, directeur des Jardins botaniques royaux de Kew, a conçu le biome de la forêt tropicale à l’intérieur de la biosphère. Bien plus tard, il s’est rétracté, en reconnaissant la portée unique de cette expérience et a contribué à son succès en tant que consultant, dans une interview de 1983 (8 ans avant le début de l’expérience), Prance a dit: «J’ai été attiré par l’Institut d’Écotechnics parce que les fonds pour la recherche ont été coupé et l’institut semblait avoir beaucoup d’argent qu’il était disposé à dépenser librement. avec d’autres il a été mal utilisé. Leur intérêt pour la science n’est pas authentique. Ils semblent avoir une sorte de programme secret , ils semblent être guidés par une sorte de système religieux ou philosophique ». Après cette déclaration, cependant, il a initié une collaboration renouvelée avec Biosphere 2 et est devenu un consultant de 1987 à 1993».

 

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Quand je vous disais qu’il vaut mieux conserver un esprit critique…

 

 

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© 2014 John Philip C. Manson

Recherche scientifique sans connaissance de soi n’est que ruine de la science

 

La fiabilité des travaux de recherche scientifique est étroitement liée à notre conscience honnête des risques d’erreurs causés par les biais cognitifs et psychologiques. Les êtres humains sont faillibles, épistémologiquement c’est un critère aussi important que celui de la réfutabilité potentielle des hypothèses scientifiques.

Selon ma propre expérience : lire des livres, beaucoup de livres de tout genre, c’est bien ; mais croire ce qui est écrit dans les livres est la pire chose qui puisse arriver pour les lecteurs. Toute analyse critique minutieuse des livres révèle l’existence d’erreurs. Des livres exempts d’erreurs, c’est un mythe. Arguments ci-dessous :

 

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© 2014 John Philip C. Manson

Être bon en maths et en lecture, dans les gènes ?…

Ce matin, je découvre ces articles sur le même sujet :

 

En titre sur l’article de LCI : «Être bon en maths ou en lecture, ça va souvent de pair et c’est dans les gênes». Dans les gènes plutôt (cette faute me gêne).  ;)

Mais voila, cette soi-disant étude me laisse sceptique. Tenter d’expliquer les difficultés scolaires par la génétique, c’est s’inventer des excuses.

Que dit l’étude ? L’étude britannique raconte qu’entre 10% à 50% des gènes liés à la maîtrise de la lecture chez l’enfant interviennent aussi dans la compétence en mathématiques. Cela présente une bien grande marge…

Je cite : «"L’étude ne pointe pas de gènes spécifiques liés à l’alphabétisation et au calcul", explique Robert Plomin. "Elle suggère plutôt que l’influence génétique sur des caractéristiques complexes, comme les capacités d’apprentissage, ou des troubles fréquents, comme la dyslexie, relève d’une multitude de gènes ayant chacun un tout petit effet", poursuit-il.»

Cela reste très vague si les chercheurs ont tenté de prouver une influence génétique. Suggérer n’est pas prouver.

La génétique n’explique pas tout. L’environnement socioculturel a un rôle prédominant dans l’apprentissage. J’ai grandi entouré de livres, je les ai lus, je pratique la lecture depuis tout petit. Je suis fermement convaincu que si j’avais grandi sans les livres, je serais nettement moins apte à la lecture, voire même aussi l’écriture. C’est une question de volonté et d’habitude. Concernant l’aptitude au calcul : c’est en faisant régulièrement des maths qu’on devient mathématicien… Dixit le proverbe : «C’est en forgeant qu’on devient forgeron».

La plasticité naturelle du cerveau permet à celui-ci de s’adapter à tout nouvel environnement. Les êtres humains ont en commun les gènes spécifiques pour le langage, et tout ce qui y est lié (lecture, écriture, calcul, raisonnement…) est dû à la pratique seule, dans une démarche volontaire.

À tout miser sur la génétique, on finira peut-être par entendre que si les lycéens n’ont pas réussi l’épreuve de maths au Bac S de 2014, c’est parce que c’est génétique… Que cela est une maladie, et que leur échec n’est pas causé par un manque de travail ou d’assiduité… C’est un peu trop facile et gonflé, quand même, de trouver des excuses…

Quiconque fait des efforts réussit. Je suis né gaucher. Je peux lire à l’envers, écrire à l’envers, comme dans un miroir. Dans l’autre sens aussi, heureusement. J’ai entendu dire qu’il y a des dyslexiques chez les gauchers. Autrefois je ne sais pas si les dyslexiques étaient dépistés. Nous connaissons tous des troubles à l’apprentissage quand on débute : on fait de gros gribouillis, des dessins très approximatifs, mais à force de pratique on progresse. À mes débuts à l’école primaire, j’avais une écriture épouvantable, énorme. Comme tout le monde. Au collège, j’écrivais encore quelques fautes d’orthographe. J’ai pris peu à peu le sens de la précision, de la concision, en prenant habitude. Autrefois je ne savais pas tourner les phrases, dans l’expression écrite. Je l’ai appris avec le temps. Ma surdité ne m’a pas empêché de suivre des études supérieures, mais ça n’a pas été facile, gérer cela est plus dur que tout étudiant qui n’a pas ce problème. Même quand la vie n’a pas été favorable, il faut aller de l’avant, il faut continuer à avancer. Et on n’a pas le choix, sinon on se laisserait aller.

Si l’on trouvait pour tout problème d’apprentissage une excuse bidon ou une excuse de bonne foi, sans que le moyen ne soit basé forcément sur des preuves scientifiques convaincantes, cela n’inciterait plus les jeunes à apprendre à travailler, à faire des efforts, à prendre confiance en eux. Ce serait malhonnête et contre-productif… Ce ne serait pas rendre service aux jeunes. C’est gâcher des talents futurs que la négligence de responsables aura sacrifié.

Ah, au fait, si vos parents possédaient une bibliothèque et que cela vous a incité à lire dès votre plus tendre jeunesse, remerciez-les…

 

Autour du sujet :

Détail important à propos de la plupart des auteurs que je cite : Ce n’est pas parce que je partage un lien du web afin d’appuyer mes arguments que cela signifie que je suis d’accord avec tous les points de vue des auteurs que je cite ; je ne cite que les avis que je trouve les plus pertinents. Par exemple, j’avais récemment donné deux citations de H. L. Mencken dans l’index de mon blog, et connaissant que Mencken avait cependant aussi des préjugés non les plus nobles, je fais savoir que je ne cautionne absolument pas ceux-ci. Les êtres humains ont des atouts et des torts, c’est ainsi. Et j’ai tenu à préciser ceci, au cas où l’on penserait que je cite éventuellement des auteurs conservateurs, libéraux ou autres, si cela arrivait. Par exemple, ce n’est pas parce qu’un étudiant en philosophie s’intéresse aux textes philosophiques de Martin Heidegger (auteur connu pour son antisémitisme) que cela signifie qu’un étudiant adhère automatiquement à ses préjugés ineptes. On ne peut donc ni tout généraliser, ni tout mélanger.

 

 

  • « Qui sait lire et écrire a quatre yeux. »   (proverbe albanais)
  • « Celui qui hésite, regrette. »  (proverbe albanais)

 

© 2014 John Philip C. Manson

 

Géosciences : eau de mer, volcanisme sous-marin et acidité

Nouvelle information, ce 9 juillet 2014 :
Je viens de lire l’article suivant : http://impostures.deontologic.org/index.php?topic=328.0;prev_next=prev#new

L’auteur y lance une critique acerbe contre le GIEC en étayant ses arguments à propos de l’acidité de l’eau de mer. J’ajoute ici un argument majeur qui donne raison à cet auteur, à propos d’une phrase controversée qui est la suivante : «L’épanchement de lave est accompagné par des fumerolles de sulfures qui rendent l’eau très acide.»

Or il se trouve que les sulfures existent seulement en milieu aqueux très alcalin, à un pH supérieur ou égal à 12,9.

ph-sulf

En milieu acide, donc à pH inférieur à 7, il n’y a pas de sulfures, il y a prédominance du sulfure d’hydrogène. En milieu alcalin dont le pH est inférieur à 12,9, ce sont les hydrogénosulfures qui prédominent. Et quand le pH est supérieur à 12,9, il y a prédominance des sulfures. En solution aqueuse, ce n’est qu’à un pH alcalin (pH élevé) que les ions sulfure sont présents en grandes concentrations car à pH plus petit, l’ion H+ se combine avec les ions sulfure pour former HS- ou H2S. HS- est l’ion hydrogénosulfure. H2S est le sulfure d’hydrogène, un gaz soluble dans l’eau qui est un acide faible. H2S est acidifiant, mais pas S²⁻.

La phrase à propos des fumerolles est donc douteuse. Cela vient compléter mon dossier sur le pH de l’eau de mer : http://jpcmanson.wordpress.com/2011/12/06/cours-de-chimie-leau-de-mer-nest-pas-acide-mais-alcaline/

Argument convaincant d’après l’extrait de l’épreuve de chimie de Licence (niveau Bac +3) lors de la session de rattrapage, à l’université de Savoie, en 2009/2010 :

mns

Les sulfures rendent le milieu alcalin, ils ne le rendent pas acide…

 

 


© 2014 John Philip C. Manson

Scientifiques croyants… ou non

 

Alors, à partir de cette page, je me renseigne sur la foi présumée de ces savants.

  • Thomas Edison était-il croyant ? Non, il était ouvertement agnostique, comme le montrent ces citations en anglais : http://atheism.about.com/library/quotes/bl_q_TAEdison.htm dont je cite «My mind is incapable of conceiving such a thing as a soul. I may be in error, and man may have a soul; but I simply do not believe it. [Thomas Edison, Do We Live Again?]» («Mon esprit est incapable de concevoir une chose comme une âme. Je peux être dans l’erreur, et l’homme pourrait avoir une âme ; mais je n’y crois simplement pas.») [Source : interview d'Edison, The Illustrated London News (3 May 1924)]. Voir aussi la note 16 de la page http://fr.wikipedia.org/wiki/Agnosticisme
  • Charles Darwin a en fait renié la religion depuis la mort de sa fille, morte d’une maladie. J’ai lu cela il y a environ 10 ans dans un magazine hors série de Pour la Science qui, à l’époque, avait sorti aussi d’intéressantes biographies sur Feynman et Gödel. Voir aussi les notes 20, 21 et 22 de la page http://fr.wikipedia.org/wiki/Agnosticisme La biographie de Darwin indique que sa fille Annie mourut en 1851 de longue maladie, et Darwin perd alors toute foi en un Dieu bienveillant. Ainsi, Charles Darwin fut athée pendant les 31 dernières années de sa vie. De plus, voici une citation authentique de Darwin : «Quand je pense à mes adorables orchidées, avec leurs cinq commencements d’anthères, avec leur unique pistil transformé en rostellum, avec toute la cohésion de leurs parties, il me semble incroyablement monstrueux de regarder une orchidée comme si elle avait été créée telle que nous la voyons aujourd’hui.» (Charles Darwin / 1809-1882 / Lettre à Asa Gray / octobre 1861). Et celle-ci aussi : «En fait, je ne parviens guère à voir comment quelqu’un pourrait souhaiter que le christianisme fût vrai; car s’il en est ainsi, le langage pur et simple du texte semble indiquer que les hommes qui ne croient pas, et cela inclurait mon père, seront éternellement punis. Et c’est là une doctrine condamnable.» (Charles Darwin / Autographie / 1876, publiée en 1888 / Cette phrase fut retirée de sa biographie par sa veuve pour ne pas nuire à la religion). Et surtout celle-là : «La science et le Christ n’ont rien à voir l’un avec l’autre, sinon dans la mesure où l’habitude de la recherche scientifique enseigne la prudence au moment d’accepter une preuve quelle qu’elle soit. En ce qui me concerne, je ne crois pas qu’une révélation ait été faite. Face à la question de l’au-delà, il appartient à chacun de tirer ses propres conclusions, à partir de probabilités vagues et contradictoires." (Charles Darwin, juin 1879)
  • Albert Einstein n’évoquait Dieu que comme une métaphore, comme un concept (au sens du concept de Dieu par le philosophe Spinoza, mais non comme une croyance). Einstein écrivit une lettre à M. Berkowitz dans une lettre datée du 25 octobre 1950, dans laquelle il exprime sa pensée à propos de la religion : «Ma position concernant Dieu est celle d’un agnostique.» Voir ici : http://www.stephenjaygould.org/ctrl/quotes_einstein.html où on peut lire ceci : «My position concerning God is that of an agnostic. I am convinced that a vivid consciousness of the primary importance of moral principles for the betterment and ennoblement of life does not need the idea of a law-giver, especially a law-giver who works on the basis of reward and punishment.» («Ma position concernant Dieu est celle d’un agnostique. Je suis convaincu que la conscience de l’importance primordiale des principes moraux pour l’amélioration et l’ennoblissement de la vie n’a pas besoin de l’idée d’un législateur, en particulier un législateur qui fonctionne sur la base de récompense et de punition.») J’ajoute même que les livres écrits par Einstein résument bien ce qu’il croit… ou ne croit pas :  «Je ne peux pas imaginer un Dieu qui récompense et punit l’objet de sa création. Je ne peux pas me figurer un Dieu qui réglerait sa volonté sur l’expérience de la mienne. Je ne veux pas et je ne peux pas concevoir un être qui survivrait à la mort de son corps. Si de pareilles idées se développent en un esprit, je le juge faible, craintif et stupidement égoïste.» (Albert Einstein / 1879-1955 / Comment je vois le monde / 1934). À la fin de sa vie, Einstein se fâche : «Ce que vous avez lu sur mes convictions religieuses était un mensonge, bien sûr, un mensonge qui est répété systématiquement. Je ne crois pas en un Dieu personnel et je n’ai jamais dit le contraire de cela, je l’ai plutôt exprimé clairement. S’il y a quelque chose en moi que l’on puisse appeler "religieux" ce serait alors mon admiration sans bornes pour les structures de l’univers pour autant que notre science puisse le révéler.»  (Albert Einstein / 1879-1955 / "Albert Einstein : le côté humain" édité par Helen Dukas et Banesh Hoffman, lettre du 24 mars 1954). Cela a le mérite d’être très clair.

 

Les citations solennelles de personnalités (finalement agnostiques) qui exprimeraient leur foi (tout en étant d’éminents scientifiques (en fait, un argument d’autorité)) semblent donc n’être que des citations apocryphes… C’est même certain. This is not fair-play… Il est vrai que certains scientifiques ont été des croyants, c’est un fait, mais lorsqu’on met en exergue des scientifiques que l’on désigne comme croyants, il faut que cela soit authentique. Certains savants furent des croyants, d’autres pas.

Comment distinguer entre des citations apocryphes et des citations authentiques ? Les citations authentiques sont sourcées : lettres manuscrites de l’homme concerné, ou livres publiés par l’auteur concerné, ou sources biographiques vérifiables. Les citations apocryphes ne se citent qu’elles-mêmes.

  • En ce qui concerne Johannes Kepler, célèbre astronome allemand, je trouve seulement 5 pages dans Google à propos de sa présumée citation citée dans le premier lien ici. Parmi ces résultats, 4 pages citent elles-mêmes (en reprenant le même titre : "quand 25 savants/scientifiques illustres confessent leur foi") la 5e page (en premier lien ici) qui est la source originelle. À ce jour, je n’ai pas trouvé de sources qui attestent l’authenticité de la citation attribuée à Kepler. https://www.google.fr/#filter=0&q=%22Qui+n%E2%80%99adorerait+pas+l%27architecte+de+toutes+choses+%3F%22 Il est cependant fort probable que Kepler était croyant : il est né dans une famille protestante luthérienne, il a fait des études de théologie à l’université de Tübingen (il voulait devenir ministre luthérien) avant d’enseigner ensuite les mathématiques dans l’école protestante de Graz. Mais rien n’atteste pour autant l’authenticité de sa présumée citation ici.
  • Même remarque que Kepler pour le cas de Nicolas Copernic, avec 6 résultats sur Google. Toujours ayant pour référence le thème des «25 savants». https://www.google.fr/#filter=0&q=%22plans+d%E2%80%99un+Etre+%C3%A9ternel+dou%C3%A9+de+sagesse+et+de+puissance.%22 Copernic était croyant, il était chanoine. Il fut un croyant authentique, certes, mais lui attribuer une citation à tort c’est maquiller la réalité historique.
  • Et aussi 5 résultats sur Google pour le cas de Linné : https://www.google.fr/#filter=0&q=%22J%E2%80%99ai+vu+passer+dans+la+cr%C3%A9ation,+tout+pr%C3%A8s,+le+Dieu+%C3%A9ternel,+infini+et+je+suis+tomb%C3%A9+%C3%A0+genoux+en+adoration.%22  On retrouve les mêmes sites qui se citent. Si, si !
  •   4 résultats pour Volta, même remarque que précédemment… https://www.google.fr/#filter=0&q=%22Je+confesse+la+foi+sainte,+apostolique,+catholique+et+romaine.+Je+remercie+Dieu+de+m%E2%80%99avoir+accord%C3%A9+cette+foi,+dans+laquelle+j%E2%80%99ai+la+ferme+intention+de+vivre+et+de+mourir%22
  • Cependant, avec la citation «Que Dieu est grand et que notre savoir n’est rien» (attribuée à Ampère), on trouve environ 2500 résultats sur Google. Peut-être que dans le cas d’Ampère, la citation serait authentique, ça reste à vérifier. Toutefois, lorsqu’on filtre les résultats en excluant les noms de domaines comme les adresses d’ISP, les blogs, les organisations, les domaines en dotCOM et ceux en dotNET, de façon à laisser apparaître des sites universitaires français (où l’on pourrait éventuellement trouver des références sur Ampère), Google ne montre plus que 6 maigres résultats.
  • 4 résultats sur Google pour Cauchy (mathématicien) : https://www.google.fr/#filter=0&q=%22divinit%C3%A9+du+Christ,+comme+tous+les+grands+astronomes,+tous+les+grands+math%C3%A9maticiens+du+pass%C3%A9%22
  • Dans le cas de Liebig, nombre de résultats comme pour Ampère, mais le filtrage sur Google afin de faire afficher des sources universitaires ne donne qu’une vingtaine de résultats. Je suis même tombé sur une page de créationnisme qui conteste la réalité de la datation radioactive par le carbone 14… Le fondamentalisme se contredit quand d’une part il rejette la science qui contredit elle-même (par l’appui des faits objectifs) ce que les croyants croient, et d’autre part quand il cautionne la science pour affirmer que des savants renommés cautionneraient la religion… En fait, la science et la foi existent indépendamment, elles font partie de l’esprit humain, mais elles sont distinctes et l’on ne peut faire aucun amalgame de part et d’autre, sous peine de s’égarer.
  • Pour terminer, à propos de l’anecdote sur Louis Pasteur, lequel aurait utilisé un chapelet (il était catholique pratiquant), je ne retrouve aucune trace bibliographique de cet éventuel fait historique d’après le dialogue mentionné dans le premier lien ici… En revanche, je connais une citation de Pasteur : «Quand j’entre dans mon laboratoire, je laisse mes convictions au vestiaire.» qui, je précise, fait l’objet de 1800 résultats sur Google, et qui est mentionnée même dans les sites spécialisés sur les citations : http://www.citations-francaises.fr, citations.ca. De plus, j’apprends via http://evene.lefigaro.fr/citations/louis-pasteur que Pasteur a dit ceci : «Ayez le culte de l’esprit critique». Et celui-ci aussi : «Ce sont les Grecs qui nous ont légué le plus beau mot de notre langue : le mot " enthousiasme" – du grec “en théo”, un Dieu intérieur». Et aussi cette excellente citation : «Ce n’est pas la profession qui honore l’homme mais c’est l’homme qui honore la profession.». En effet, ce n’est pas le statut qui honore l’homme, c’est à l’homme d’honorer sa profession, ainsi un bon scientifique est intègre s’il respecte les critères de la scientificité. Rien n’empêche un croyant d’être un bon scientifique, comme Pasteur, Copernic et l’abbé Lemaître. En raccrochant les convictions au vestiaire.

 

En résumé, pour Edison, Darwin et Einstein, ce sont des citations apocryphes. Pour Copernic et Pasteur, je ne le sais pas, absence de preuve de l’authenticité de leur citation présumée, bien qu’ils étaient croyants. Pour les autres, aucune preuve non plus, il n’existe à ce jour aucune source pertinente pour étayer l’authenticité des citations.

Pourquoi ne retrouve t-on pas ces «confessions» de savants dans leurs propres écrits ? Le web n’aurait pas manqué de contenir des documents académiques de ce type, voire même dans les archives de la Bibliothèque Nationale. Peut-être parce que ces savants n’ont jamais proclamé eux-mêmes ces citations. Non ?

Les citations apocryphes se transmettent de bouche à oreille, comme une rumeur, sans que chaque vecteur qui relaie la citation ne daigne vérifier son authenticité… Étonnamment, tous les sites qui citent les citations religieuses attribuées à des scientifiques sont eux-mêmes unanimement des sites religieux. Allez, encore une allitération, pour le fun : je siffle, sidéré s’ils ne citent ni ne ciblent sciemment pas de sites scientifiques, silence systématique.

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Quelques citations (authentiques) de scientifiques athées ou agnostiques :

  • «Un scientifique qui croit en Dieu est un schizophrène.» (Jacques Monod, dans "L’Evénement du jeudi" le 24-12-1987)
  • «Jamais les dogmes religieux n’ont apporté aux hommes la découverte d’aucune vérité utile, ni concourus en rien à améliorer leur condition. Ce ne sont pas davantage les dogmes religieux qui ont institué le sentiment de la patrie et celui de l’honneur, aboli l’esclavage et la torture, proclamé le respect de la vie humaine, la tolérance et la liberté universelle, l’égalité et la solidarité des peuples.»  (Marcellin Berthelot, chimiste français)
  • «Je ne crois en aucun Dieu créateur, en aucun Dieu personnel s’intéressant ou non au sort des hommes.»  (Francis Perrin, 1901-1992, physicien français)
  • «On peut dire que, de toutes les œuvres de fiction, le Dieu de la Bible est le personnage le plus déplaisant : jaloux et fier de l’être, il est impitoyable, injuste et tracassier dans son obsession de tout régenter; adepte du nettoyage ethnique, c’est un revanchard assoifé de sang; tyran lunatique et malveillant, ce misogyne homophobe, raciste, pestilentiel, mégalomane et sadomasochiste pratique l’infanticide, le génocide et le "filicide".» (Pour en finir avec Dieu (2006), Richard Dawkins, éd. Robert Laffont, 2008, p. 38)
  • «La religion est une insulte à la dignité humaine. Que ce soit avec ou sans elle, il y aura toujours des gens bien qui font de bonnes choses, et des mauvais qui font de mauvaises choses. Mais pour que des gens bien agissent mal, il faut la religion.» (Steven Weinberg, 1993, Dream of a final theory, dans Pour en finir avec Dieu, paru chez Robert Laffont, 2006, p.259, Richard Dawkins.)
  • «N’est-ce pas toujours une forme de maltraitance des enfants que de leur accoler des étiquettes de croyance auxquelles ils n’ont pas réfléchi parce qu’ils sont trop jeunes ? Pourtant, cette habitude persiste encore à ce jour, et elle n’est pratiquement jamais remise en question. [...] Notre société, y compris le secteur non religieux, a admis l’idée grotesque qu’il est bien normal d’endoctriner les tout petits enfants dans la religion de leurs parents et de leur coller des étiquettes religieuse – "enfant catholique", "enfant protestant", "enfant juif", "enfant musulman", etc. – mais pas des étiquettes d’un autre ordre, pourtant comparables : pas d’enfants conservateurs, libéraux, républicains ou démocrates. [...] Un enfant n’est pas un enfant chrétien, ce n’est pas un enfant musulman, mais un enfant de parents chrétiens ou un enfant de parents musulmans.»  (Pour en finir avec Dieu (2006), Richard Dawkins, éd. Robert Laffont, 2008, p. 327,353)

 

Intéressant non ?

Si un jour je découvrais sur le web une citation apocryphe de Richard Dawkins qui se vanterait de sa foi en Dieu, cela me ferait pleurer de rire.  :’-)

 

 

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© 2014 John Philip C. Manson