Ce que l’on mange mal, ou quand on ne mange plus…

À travers le journalisme, si j’ai souvent souligné l’analyse critique des données quantitatives, il y a aussi un truc essentiel à prendre en compte : il faut deviner surtout ce que le journalisme s’abstient de raconter, pendant qu’il utilise des mots comme un écran de fumée pour nous empêcher d’aborder d’autres priorités.

Le titre de l’article analysé ici est «L’obésité est un mal mondial en hausse». Derrière ce titre, où est le problème ?

  • L’obésité entraîne des pathologies graves, comme les maladies cardiovasculaires et le risque de cancer. C’est vrai. Je ne le nie pas. C’est un fait.
  • L’anorexie aussi entraîne des pathologies, comme l’aménorrhée, les troubles de la fertilité, la bradycardie, le risque d’accident cardiaque, l’ostéoporose, les anomalies métaboliques, l’insuffisance rénale, la chute de tension artérielle, les malaises, la constipation, et même le décès… Mais ça on en parle moins, alors que le problème est tout aussi sérieux. Les gros sont souvent les cibles de moqueries stupides, ce sont des cibles trop faciles, et on n’entend parler que de l’obésité comme d’un problème général, c’est de l’acharnement.

Y a t-il plus urgent que l’obésité ou du même niveau d’urgence ? Oui.

On me dira que l’anorexie est minoritaire par rapport à l’obésité. C’est vrai. Mais l’anorexie concerne quand même des dizaines de milliers de victimes en France, voire 100 000 à 200 000 personnes dans le pays. C’est moins que l’obésité, mais ce n’est pas rien non plus !

Et j’ajoute que l’obésité est elle-même minoritaire par rapport à l’urgence humanitaire qu’est la famine et le besoin d’eau potable dans le monde.

Parler de l’obésité mondiale, c’est complètement cynique, quand on pense à la sous-nutrition et la famine en Afrique dont personne ne parle… On ne voit que l’obésité comme sujet de préoccupation, et ça devient de l’acharnement contre les personnes grosses qui sont souvent inhumainement traitées avec mépris ou moquerie… Mais concernant la lutte contre la famine dans le monde, où en est-on ? Il y a 2,8 millions d’obèses dans le monde, surtout dans les pays industrialisés. Mais combien de personnes souffrent de la famine dans le monde ? Des centaines de millions, voire 1 ou 2 voire 3 milliards d’humains… Il faut en parler de ça, non ??? Pourquoi donc ne pas en parler ?

Veuillez taper sur Google Images le mot-clé suivant : famine en Afrique. Attention, images choquantes pour les âmes sensibles. Ces images, c’est une réalité quotidienne cent fois ou mille fois plus fréquente que le problème de l’obésité mondiale !

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L’acharnement contre l’obésité vire à l’obsession. Même l’actrice indienne Aishwaria Rai est victime du journalisme nauséabond.

Aishwaria, 39 ans, fut miss Monde en 1994. Elle est toujours aussi belle. Ses rondeurs suite à sa maternité ont épanoui sa beauté. Mais des mauvaises langues malveillantes trouvent qu’elle est devenue obèse… Pourtant, Aishwaria est normale là, et très belle, c’est avant qu’elle était un peu trop maigre (certains disent par euphémisme qu’elle était svelte). Elle n’a pas de kilos en trop en 2013, elle a pris en réalité les kilos (20 kg) qui lui manquaient !

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La très belle Aishwaria Rai, en 2013.

Elle, obèse ? Mais ils ont de la merde dans les yeux ou quoi ? Enfin, mais allô quoi… Les méchants préfèrent peut-être personnellement s’amuser avec un squelette au lit, mais ça serait limite de la nécrophilie…

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Certains voit de la minceur "normale" quand c’est de l’extrême maigreur… Avoir des formes, c’est ça l’état naturel. Il n’y a plus de formes avec la maigreur. Voir les os saillants du bassin, c’est le signe d’une santé mise en danger.
Ne me faites pas croire que c’est sain de mesurer 1,70 m pour 40 ou 50 kg. Et 50 kg pour 1,70 m indice de masse corporelle de 17,3, c’est en-dessous du poids minimum recommandé.
Quand je dis «avoir des formes», je ne parle pas de l’obésité morbide. Les photos d’Aishwaria Rai montre une femme épanouie et belle, avec un poids normal.
C’est regrettable que les publicités aient tant influencé notre génération pour vanter la maigreur, en posant l’anorexie comme critère de "beauté". Je trouve ça très malsain.

Un déficit de poids est dangereux pour la santé, et plus dangereux qu’un léger surpoids justement. La maigreur n’a rien de sain, et est encore moins esthétique qu’un poids normal. La maigreur c’est en-dessous d’un poids normal, la maigreur n’EST PAS un poids normal.

Aishwaria Rai a un poids normal, elle n’est pas obèse. Et un surpoids est plus harmonieux et plus sain qu’un manque de poids. La santé se maintient dans un équilibre, mais certains confondent la minceur et la maigreur. Voir "Indice de masse corporelle" sur Wikipedia, le tableau montre que 72 kg pour 1,70 m fait partie du poids idéal, je ne l’ai pas inventé. Et un surpoids est considéré en-dessous d’une faible obésité. En-dessous du poids idéal, il y a un danger.
Je parle de maigreur dans le contexte de la santé, on s’en fout de l’esthétique. Pourquoi inventez vos propres critères selon vos croyances, sans tenir compte des critères objectifs des nutritionnistes car c’est sur eux que je me base. Ouvrez les yeux…

L’esthétique a une limite qui est celle des risques pour la santé. Peut-être que les femmes maigres plaisent à certains, mais à maigrir comme elle le font, elles mettent leur santé en péril. C’est comme par exemple trouver qu’une femme qui fume ça fait plus cool, alors que le tabac tue… C’est pareil.
Le diktat de la maigreur ce n’est pas normal.
Puis à propos de Wikipedia, l’IMC n’a pas été inventé par les rédacteurs anonymes de Wikipedia. L’IMC est un indicateur assez répandu dans le milieu médical, il existe de nombreuses sources à ce sujet, bien que l’IMC ne soit pas une référence absolue. Pourquoi les femmes devraient plaire selon des goûts extrêmes (corps décharnés et cadavériques… o_O) ? , mais je ne fais que mettre la priorité à propos de la santé. Les critères esthétiques doivent rester conformes et compatibles avec le bien-être et la santé, sinon c’est quelque chose de malsain. Les privations alimentaires sont dangereuses. L’un des pires comportements que j’ai vu, ce sont des femmes enceintes qui entreprennent un régime : elle encourent un danger pour leur bébé et pour elles-mêmes !

Aishwaria assume ses formes, et elle est belle comme elle est, elle n’a pas à obéir à une norme dangereuse pour la santé, norme qui ressemble plutôt à une dérive idéologique. Aishwaria est belle comme Monica Bellucci, belle comme Renée Zellweger. Elles ont des formes, mais elles n’ont pas atteint le seuil de l’obésité, seuil auquel les risques apparaissent. Vous assimilez le surpoids normal à une obésité morbide, et vous semblez adhérer au diktat de la maigreur qui entraîne des risques réels comme ceux liés à l’obésité.

La beauté féminine, c’est d’abord la SANTÉ, en ayant un poids normal ou en surpoids (formes). Il y a danger en cas de maigreur et en cas d’obésité. La minceur est le poids le plus faible dans la marge d’un poids encore normal. En-dessous, c’est la maigreur en tant que pathologie, et c’est ce que les pubs et les défilés de mode montrent ! La beauté ne consiste pas à se rendre malade pour plaire. Les médias ont réussi à faire passer la maigreur pour une norme, les médias ont endoctriné toute une génération, et ça c’est grave.

Selon les résultats du Centre de contrôle des maladies d’Atlanta aux États-Unis, la mortalité est moindre en cas de surpoids (à ne pas confondre avec l’obésité) qu’en cas de maigreur ou de grande obésité. Le léger excès de graisse en cas de surpoids pourrait jouer un rôle important lors de phases aiguës de maladies, constituant ainsi des réserves que l’organisme peut utiliser. En cas de maigreur, il n’y a plus de réserve de graisse. Référence de l’étude : Katherine M Flegal et al.

En même temps, parler de l’obésité, c’est cynique et hypocrite, comparé à la sous-nutrition et la famine en Afrique dont personne ne parle… L’obésité tue. La famine tue encore plus de monde.

La norme acceptable, c’est avoir un poids équilibré avec une marge, sans aller dans les extrêmes (maigreur ou obésité).

 

Allez, ne t’en fais pas, Aishwaria. Les haineux qui t’embêtent, je les enc… euh, je les méprise.

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© 2013 John Philip C. Manson

La consternation…

J’ai parfois évoqué le problème de l’illettrisme.

Quelques exemples :

Mais il y a bien pire que l’illettrisme. Voir ici : http://lci.tf1.fr/science/sante/un-enfant-sur-quatre-ne-sait-pas-que-les-frites-sont-faites-avec-7974513.html

Pour résumer :

  • 1 enfant (de 8 à 12 ans) sur 4 ne sait pas que les frites sont faits avec des pommes de terre.
  • Si 87% des enfants de 8 à 12 ans ne savent pas ce qu’est une betterave, 40% ne connaissent pas l’origine du jambon, des chips ou des nuggets.
  • 50% des enfants de 8 à 12 ans ne connaît pas l’origine du steak haché.

C’est beaucoup plus grave que je ne le pensais…

Qu’est-ce qui se passe dans ce pays pour qu’on en arrive là ?…

Quand on est tout petit, la curiosité naturelle pousse à poser fréquemment des questions aux adultes. «C’est quoi ça ?», «Comment on fait les bébés ?», ce sont les questions classiques que posent tous les enfants (ou presque). Est-ce que les adultes ne répondent plus aux questions des enfants ? Sont-ils indifférents ? Ou n’ont-ils pas le temps ? Ou y a t-il de mauvaises habitudes alimentaires ? C’est vraiment inquiétant, et je ne comprends pas…

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© 2013 John Philip C. Manson

Crédibilité scientifique, personnage scientifique populaire et argument d’autorité

Parmi les termes de recherche utilisés pour trouver des articles dans mon blog, il y en a un qui a attiré mon attention.

  • «Hypothèse désapprouvée par Einstein»

 

Ce qui fait la science et la méthode scientifique, ce n’est pas l’avis d’un physicien célèbre. Considérer un scientifique comme un arbitre pour déterminer le vrai et le faux, ça s’appelle un argument d’autorité, ce qui n’est pas du tout un critère de scientificité.

Une hypothèse scientifique est évaluée à travers des observations et des expériences, lesquelles donnent pour résultat une réfutation qui invalide l’hypothèse ou bien un résultat cohérent qui crédibilise l’hypothèse. Les opinions humaines ne font pas partie de la méthode scientifique. Croire ou ne pas croire n’est pas scientifique, une opinion non plus. Ce sont les faits qui tranchent et qui déterminent les résultats, les faits établissent des connaissances ou ils rejettent des hypothèses fausses. Dans cette démarche, l’attitude des scientifiques est neutre, ils laissent "parler" les faits.

Une hypothèse est donc désapprouvée, c’est-à-dire invalidée, par des résultats observationnels ou expérimentaux, et eux seuls, et non pas par une opinion, jamais par une opinion.

Il est arrivé que des astrologues attribuent à Einstein une fausse citation (une citation apocryphe) en faveur de l’astrologie, et cela est une imposture. D’un autre côté, Einstein a lui-même réellement exprimé (de son vivant) une opinion très défavorable à propos de l’astrologie, il existe une lettre manuscrite à ce sujet.

Pour les détails sur cette anecdote, c’est ici : http://jpcmanson.wordpress.com/2011/12/15/quest-ce-quun-debat/

Mais ni l’une ni l’autre des deux situations (pro-astro et anti-astro) n’a de valeur, parce que ce sont des expériences statistiques en double aveugle qui permettent de valider ou d’invalider la crédibilité des prédictions astrologiques, des thèmes astraux et des horoscopes. À ce jour, les faits ont montré que l’astrologie présente des scores qui ne dépassent pas significativement le pur hasard. Ce sont les faits qui font la science, pas ce que pensent ou croient les scientifiques ni les astrologues.

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© 2013 John Philip C. Manson

L’engloutissement des îles, pas systématiquement dû au changement climatique

L’un des risques principaux du changement climatique est l’élévation du niveau de la mer à cause de la dilatation thermique, entraînant le risque d’engloutissement des îles et des littoraux.

  • J’avais cependant indiqué d’autres facteurs qui sont indépendants du changement climatique, comme la subsidence (affaissement du sol, phénomène géophysique naturel) et les cyclones tropicaux (qui ont toujours existé) : http://jpcmanson.wordpress.com/2013/01/31/le-niveau-de-la-mer-monte-t-il-a-kiribati/
  • Cependant, je viens d’apprendre aujourd’hui un autre facteur qui est loin d’être négligeable : l’exploitation du sable pour l’urbanisation. La disparition du sable à l’échelle mondiale a des conséquences environnementales graves. Lire le texte dans l’image ci-dessous.

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Image extraite d’une page d’un magazine TV.

Pour en savoir plus, voir prochainement l’émission qui sera diffusée en France sur la chaîne de télévision ARTE, à 20h40 le mardi 28 mai 2013.

 

Suite aux données quantitatives fournies par le texte de l’image ci-dessus, un petit calcul montre que si le sable des plages et celui des îles couvrait moins de 0,8% de la surface des terres émergées du globe (continents et îles), alors le niveau moyen du sable des plages baisserait de plus de 3 millimètres par an, ce qui est une conséquence pire que l’élévation du niveau de la mer qui est de 3 mm/an.

Quel phénomène observe t-on ? Une élévation du niveau de la mer, ou bien une baisse du niveau du sable ? Plusieurs phénomènes sont concomitants : dilatation thermique marine, subsidence et exploitation mondiale du sable. Bref, il n’y a pas QUE le changement climatique.

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© 2013 John Philip C. Manson

Science décalée dans Futura-Sciences

Ça y est. Futura n’échappe pas à l’analyse critique cette fois.

Des trucs qui clochent à propos d’un courant électrique qui rend meilleur en maths.

  • De ma propre expérience personnelle, de l’école primaire jusqu’au DEUG 1, soient 13 à 14 ans de scolarité (et en plus j’ai repris de nouvelles études depuis octobre 2012 !), les progrès en maths ne proviennent que d’un travail d’entraînement régulier et d’un apprentissage préalable des bases essentielles. Je doute qu’une stimulation électrique améliore les performances en maths si le volontaire est réfractaire ou allergique aux maths par exemple. Il n’y a pas de progrès sans travail régulier, sans effort de réflexion. Je ne crois pas que l’électrisation cérébrale d’un nul en maths fasse de lui un génie des maths. Je pense que l’électrisation améliore la vitesse de transmission des signaux cérébraux, mais ne rend pas plus intelligent pour autant… Le progrès naît de l’effort, ça ne vient pas tout seul. On peut apprendre vite, mais il faut néanmoins apprendre et réfléchir, ça ne tombe pas miraculeusement du ciel, c’est ce que je voulais dire.
  • Autre détail : l’article de Futura affirme que «la rumeur prétend que nous n’exploitons que 10 ou 30 % des capacités de notre cerveau». J’ai la preuve que c’est une idée reçue, farfelue, c’est une croyance dénuée de scientificité. Arguments ici : http://www.charlatans.info/lecerveau.shtml et là http://fr.wikipedia.org/wiki/Mythe_de_l%27utilisation_incompl%C3%A8te_du_cerveau puis ici aussi : http://www.apteronote.com/revue/philo_sciences/article_35.shtml
  • Un autre détail, dont l’intérêt est qu’il remet l’étude en question. L’échantillon statistique est composé de seulement 25 personnes. L’échantillon est insuffisant pour être significatif, les résultats sont biaisés, la marge d’erreur causée par le biais peut être interprétée à tort comme un écart significatif qui "prouve" une "théorie".

On remarquera cependant qu’en fin d’article, Futura a une rubrique de "science décalée" (c’est le cas de l’article analysé ici) qui est une chronique hebdomadaire dans un contexte humoristique, en faisant du sérieux avec du farfelu. Par conséquent, l’étude des performances du cerveau présentée par Futura est à prendre au second degré.

Si la science décalée montre des incohérences évidentes avec humour, il faut se rappeler que même les articles les plus sérieux peuvent contenir eux-mêmes des erreurs (involontairement le plus souvent, mais parfois par fraude), parce que l’erreur est humaine, et parce que l’infaillibilité n’existe pas, l’infaillibilité est un mythe. L’esprit critique doit être utilisé en toute circonstance dans les sciences, et aussi dans le journalisme qui emploie des données quantitatives diverses (statistiques et politique et/ou finances, par exemple). La science décalée peut être utilisée pour inciter à l’esprit critique de façon ludique (comme les blurgs(**) autrefois dans le magazine Science-et-Vie).

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(**) BLURG = baliverne lamentable à l’usage réservé des gogos.

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© 2013 John Philip C. Manson

De l’eau de plus d’un milliard d’années découverte au Canada ?

«Des scientifiques ont trouvé des poches d’eau vieille d’au moins 1,5 milliard d’années au fond d’une mine canadienne. Elle pourrait abriter des microbes préhistoriques.»

 

L’âge de 1,5 milliard d’années est celui de l’isolement de cette eau, pas l’âge physico-chimique.

Il existe plusieurs sens pour l’âge qu’on attribue à certains états physiques. La durée de l’isolement, comme c’est le cas ici. Mais il y a aussi l’âge physico-chimique, indépendamment de la durée de l’isolation et du cycle naturel de l’eau.

L’eau existe sur Terre depuis bien longtemps, qu’elle soit à l’état d’isolement ou participant au cycle de l’eau (pluie, ruissellement, adjonction dans les océans, évaporation, pluie, etc…). L’eau est aussi vieille que l’Histoire de la Terre : environ 4,6 milliards d’années. L’eau terrestre tirerait son origine des comètes.

De l’eau isolée depuis une durée importante, cela peut être exceptionnel, parce que l’eau est habituellement et majoritairement mobilisée dans le cycle de l’eau.

Néanmoins, l’eau à l’état de glace peut rester isolée en profondeur pendant plusieurs millions d’années sous une couche épaisse de glace, comme c’est le cas en Antarctique.

Mais comme je le souligne, que l’eau soit isolée ou active dans son cycle, à l’exception de l’eau produite par la combustion récente des hydrocarbures, l’eau terrestre est aussi vieille que la Terre. L’eau des anneaux de Saturne sont aussi vieux que le système solaire. Les atomes d’hydrogène, quant à eux, sont aussi vieux que le Big Bang (13,82 milliards d’années).

Ce serait une erreur de croire que l’eau soit jeune et apparue récemment dans l’Histoire de la Terre. La différence, c’est que l’eau isolée depuis longtemps conserve ses caractéristiques originelles, avec ses gaz dissouts, comme l’hydrogène, le méthane et différentes formes atomiques isotopiques.

Juste un petit détail à signaler. Je cite un extrait de l’article en lien : «Après l’avoir analysée, ils se sont rendus compte qu’elle était riche en gaz dissous, comme l’hydrogène, le méthane et différentes formes atomiques (isotopes) de gaz rares tel l’hélium, le néon, l’argon ou le xénon. Or tous ces gaz ont le potentiel pour fournir l’énergie nécessaire à des microbes tenus à l’écart du Soleil durant des milliards d’années.»

Pourtant, les chimistes savent que les gaz rares tels l’hélium, le néon, l’argon et le xénon sont chimiquement inertes et ne participent donc à aucune réaction chimique ni ne sont des catalyseurs. Et sans réactions chimiques avec les gaz rares (appelés aussi nobles ou inertes), il n’y a pas d’échanges d’énergie. Les gaz rares sont chimiquement inertes à cause de la structure électronique de leurs atomes. Toutefois, la recherche scientifique en chimie a démontré la possibilité d’une chimie des gaz nobles, mais ces molécules (a priori parfois chimiquement instables) sont synthétisées artificiellement et elles n’existent donc pas à l’état naturel.

 

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© 2013 John Philip C. Manson

Une nouvelle exoplanète découverte grâce à la théorie d’Einstein

L’article des deux liens ci-dessus semble décrire une méthode souvent utilisée pour la détection des exoplanètes : l’interférométrie, et cela concerne la physique quantique plutôt que la théorie de la relativité. Mais en fait, ce n’est pas l’interférométrie comme l’article de Yahoo le laisse croire. Je confirme finalement l’info de l’article par une source plus précise, je vais dire pourquoi ci-dessous.
Sur le site allemand "Welt der Physik" dans les news de l’astrophysique (http://www.weltderphysik.de/gebiet/astro/news/2013/einsteins-planet/), et désolé c’est écrit en allemand, on en apprend plus : on a mesuré la déformation de la luminosité stellaire par l’attraction gravitationnelle de l’exoplanète proche, et des variations supplémentaires dues au déformations du reflet de la planète. Il s’agit bien d’une méthode authentique basée sur la théorie d’Einstein, mais l’article de Yahoo et de 20minutes.fr n’en donne pas les détails essentiels. Il ne s’agit pas seulement de détecter des luminosités, mais surtout d’en analyser les variations dans un contexte de déformations de l’espace-temps. Et en effet, c’est une méthode très intéressante.

L’article de Yahoo et de 20minutes.fr manquait de précision. Il faut toujours faire l’effort de rechercher d’autres sources pour essayer de mieux comprendre et de vérifier l’authenticité.

Un internaute s’est écrié en ces termes : «Un grand BRAVO à vous, les astrophysiciens et un grand MERCI à notre Cerveau du Siècle, Mr Einstein !!! C’est encore, (jusqu’à preuve du contraire de certains démolisseurs de théories) grâce à vous que nous avançons !!!…»

J’y ai répondu en donnant un rappel essentiel de la scientificité :

L’information sur la théorie d’Einstein à propos de l’exoplanète est authentique, j’ai pu vérifier cela dans le site allemand "Welt der Physik" ("Le monde de la physique") dans la rubrique des news sur l’astrophysique. Cependant un rappel d’épistémologie est nécessaire. Le critère principal de la méthode scientifique, c’est la réfutabilité des théories. La science ne consiste pas à accumuler des "vérités", mais à invalider des hypothèses quand elles sont fausses. C’est là toute la nuance, et nombreux ceux qui ne connaissent pas ce qui définit la science. On reconnaît une bonne expérience au nombre de théories qu’elle fait tomber. Une théorie peut être très crédible, mais cela ne signifie pas qu’elle est absolument la vérité. Au mieux, on peut invalider des hypothèses en prouvant leur fausseté (à travers la mise en évidence d’une contradiction entre l’hypothèse et les observations), mais on ne peut pas prouver que des hypothèses sont absolument et définitivement vraies, au mieux on dit qu’elles sont crédibles. Corrélation ne signifie pas systématiquement causalité. Les théories sont des représentations faillibles de la nature. La faillibilité implique la prudence, en vérifiant par des expériences quantitatives reproductibles. C’est par le doute que la science avance, en remettant les choses en question, mais pas en instituant des dogmes immuables et irréfutables. Depuis 4 siècles environ, la science évolue, pas les religions. Le but même de toute théorie scientifique est d’essayer d’être démolie afin d’en évaluer sa solidité.

Mais toutefois, je ne donne pas de conclusion définitive à propos de l’exoplanète découverte au moyen de la théorie d’Einstein, mieux vaut rester prudent, je vais rechercher d’autres sources complémentaires à ce sujet afin que l’authenticité de la découverte ne laisse plus de doute.

Entre-temps, un internaute prénommé Éric a affirmé mot pour mot que «La gravité n’a aucune influence sur la luminosité (c’est une onde électromagnétique) et ne peut pas la déformer. La déformation qu’on observe est un effet optique très connu, qui a été rendu célèbre par les "trous de Young".»

Je lui ai répondu ainsi :

La gravitation dévie la lumière, comme la célèbre expérience réalisée lors d’une éclipse de soleil en 1919 avec l’observation de la déviation de la lumière d’étoiles en arrière plan, leur lumière étant presque tangente à la surface du soleil. (Lire la page Wikipedia sur les tests expérimentaux de la relativité générale : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tests_exp%C3%A9rimentaux_de_la_relativit%C3%A9_g%C3%A9n%C3%A9rale#Courbure_des_rayons_lumineux). La gravitation peut même diminuer la fréquence des ondes électromagnétiques (cas d’un faisceau laser émis depuis un champ gravitationnel).

J’ai même vu une simulation de la proximité de l’horizon des événements d’un trou noir, avec des explications données par le docteur Alain Riazuelo, astrophysicien : la simulation montrait que la lumière des étoiles était tellement déviée pour se concentrer en un point. Voir la vidéo ayant pour titre «Reportage complet Voyage Au Coeur D Un Trou Noir» sur Youtube.

Bref, la gravitation a des effets sur la lumière.

Tandis que les changements observés dans les franges d’interférences via les fentes de Young est un phénomène quantique qui montre l’existence du mouvement de la source lumineuse par rapport au montage expérimental. Les trous de Young relèvent de la physique quantique, pas de la théorie de la relativité. Non ?

Éric a donné une nouvelle réponse, je la cite mot pour mot : «Désolé John, c’est faux… La gravité n’a AUCUNE influence sur la luminosité ! La déformation qu’on observe dans ces cas est un effet optique très connu, qui s’appelle la DIFFACTION…  Les "trous de Young", eux, mettent en évidence la nature "ondulatoire" de la lumière (c’est bien une "onde" électromagnétique). La théorie quantique de la lumière, quant à elle, est un concept mathématique très pratique pour quantifier l’énergie véhiculée par la lumière, mais elle n’est pas pertinente du point de vue de la physique. La théorie de la relativité, est justement une "théorie" qui cherche à "globaliser" les différentes interactions (éléctrostatique, magnétique, gravitationnelle) qui n’ont forcément pas d’effet l’une sur l’autre. Elle est (donc) très facile à utiliser, mais totalement aberrante pour de nombreux scientifiques. (désolé pour le premier message que j’ai supprimé)»

J’ai donné ma réponse :

La diffraction, tu veux dire, pas la "diffaction"… Avant de dire que j’ai faux, relis toi. Et quel rapport avec la théorie de la relativité ?

Ce que j’ai dit sur la luminosité provient de la traduction du site allemand "Welt der Physik" dans la rubrique astrophysique. Il y est question de variation de luminosité dans le cadre de la théorie de la relativité générale. Ce n’est pas moi qui le dit, mais le CFA par la médiation de "Welt der Physik". Ce site allemand dit que la méthode habituelle consiste à l’effet Doppler dans le spectre électromagnétique mais cette méthode est coûteuse et ne permet pas d’analyser simultanément un grand nombre d’étoiles. La nouvelle méthode basée sur la théorie d’Einstein dit que la théorie de la relativité prédit que le mouvement de l’étoile conduit également à des changements de luminosité (je note : rien n’empêche d’observer des phénomènes de la relativité générale au moyen de l’interférométrie). Les étoiles se déplacent vers nous, de sorte que leur rayonnement est concentré, et qu’il sera affaibli si les étoiles s’éloignent de nous. Les chercheurs ont pu montrer que ces fluctuations sont de l’ordre du dix-millième de pourcent de la luminosité pour l’étoile Kepler-76 (similaire au soleil) située à 2000 années-lumière de nous. Pour s’assurer que la planète est à l’origine du phénomène, l’équipe a démontré deux effets : la déformation de l’étoile par l’attraction gravitationnelle d’une planète proche et des variations supplémentaires de la planète par le reflet de la lumière reçue de l’étoile.
Je note que c’est cela, l’effet relativiste. Déformation spatio-temporelle très faible mais mesurable de corps matériels, ce qui a une incidence sur la luminosité. La déformation affecte les distances, pas directement la lumière elle-même (mais cela a néanmoins des conséquences quantitatives comme les variations de la longueur d’onde et d’autres paramètres physiques liés à l’espace et le temps ; seule la vitesse de la lumière dans le vide est constante). Voila ce qui était à préciser.
C’est la gravitation exercée entre la planète et son étoile qui provoque une déformation des surfaces, ce qui fait varier la luminosité. Il s’agit donc bien d’un phénomène de la théorie de la relativité.

Ce texte est traduit de l’allemand, ce qui m’est difficile car je ne connais pas cette langue. De plus, impossible de citer un lien hypertexte ici (sur Yahoo) parce que c’est un motif de suppression du commentaire, ça ne facilite rien.

Puis sur un autre sujet, la théorie quantique n’est pas qu’un concept, elle se base sur des phénomènes observés. C’est bizarre que tu dises qu’elle n’est pas pertinente… Pourtant une théorie scientifique se base sur des faits. Non ?

Puis quand tu dis que la relativité englobe l’électrostatique, magnétique, gravitationnelle, c’est faux. Tu confonds avec la «théorie du Tout» (theory of everything) qui essaie de concilier la relativité et la théorie quantique…

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Dans un tout autre contexte, je m’inquiète des dérives antisémites dans les commentaires d’article à chaque fois que le sujet fait référence à Albert Einstein… Voir ci-dessous, j’ai exprimé un avis méprisant sur les haineux, et un imbécile est venu s’éprendre avec une voix un peu nazillarde :

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Les racistes, les sectes et les homophobes, ils viennent m’emmerder parce que ce que je dis ne leur plaît pas, tout cela commence sérieusement à me casser les couilles, ces crétins n’ont vraiment rien dans la cervelle, à part une moelle épinière pour marcher en rythme comme des moutons avec la mentalité de loups prêts à tout… Ce ne sont pas ces individus-là qui font avancer la science ni la société… Quelle misère !

Info complémentaire du 22 mai 2013 :

L’article de Futura parle bien de déformation de la surface des astres par effet de marée due à la gravitation, mais nulle part on ne trouve de référence à Einstein ni la théorie de la relativité. Soit Futura n’a pas d’info plus précise, soit les sources qui parlent de la relativité exagèrent un peu en faisant un scoop sur Einstein. Comme je l’avais dit plus haut, il faut des infos complémentaires pour connaître le contexte exact de la découverte. Effet classique de marée ou distorsion de l’espace-temps dans un contexte de la théorie de la relativité ?

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© 2013 John Philip C. Manson

Un paradoxe empirique à propos des neutrinos

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J’ai lu Greene sur Twitter récemment. Il arguait qu’en quelques secondes il y avait un million de milliards de neutrinos qui nous traversaient le corps.

Traduction littérale : «Pendant qu’on lit ça, environ un million de milliards de neutrinos traverseront votre corps. (Minimisez en ajustant votre angle au soleil).»

Je voudrais bien le croire, mais il y a un problème empirique. En effet, on sait que les neutrinos interagissent très peu avec la matière. Il y a plusieurs types de détecteurs de neutrinos. Leur principal point commun est d’être composé d’une grande quantité de matériel, étant donnée la faible section efficace d’interaction des neutrinos. De plus, les antineutrinos, comme les neutrinos, n’interagissent avec leur environnement matériel que via la gravitation et des forces faibles, ce qui rend leur détection expérimentale très difficile. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Neutrino#Types_de_d.C3.A9tecteurs_de_neutrinos

Donc quand les neutrinos nous traversent sans interagir avec nos atomes, on ne peut donc pas les détecter ni observer la moindre interaction. Au mieux, nous observerons quelques traces de collisions quand il y aura interaction, mais on ne saura jamais empiriquement combien il y a réellement de neutrinos qui nous traversent sans interagir, puisque sans interaction on n’observe rien, et que par conséquent on ne peut pas compter ces neutrinos invisibles.

Donc d’où provient le nombre avancé par Brian Greene ?

Cela m’intrigue… Je présume que c’est un calcul non étayé par des observations, parce que la majorité des neutrinos traverse la matière presque sans interaction, et qu’il n’y a pas d’observations sans phénomènes d’interactions. Le calcul aura été peut-être inspiré par les réactions thermonucléaires du soleil : on connaît la puissance lumineuse rayonnée par le soleil, et par conséquent on connaît combien d’énergie est rayonnée à chaque seconde, et l’on connaît théoriquement combien de neutrinos sont rayonnés par rapport aux réactions de fusion de l’hydrogène, à chaque seconde. C’est donc une estimation théorique, pas empirique. En divisant la puissance solaire rayonnée par l’énergie moyenne exothermique de fusion thermonucléaire de l’hydrogène en hélium, on a une idée approximative du nombre de neutrinos émis par seconde par le soleil. Par exemple, avec 17,6 MeV (à titre d’exemple, je ne connais pas la valeur exacte) par réaction de fusion, et comme la puissance solaire est de 3,826×10²⁶ W, alors n = 3,826×10²⁶ / (17,6×10⁶×1,6×10⁻¹⁹) = 1,36×10³⁸ neutrinos par seconde, émis par le soleil. Maintenant, on va exprimer cela par unité de surface au niveau de l’orbite terrestre : je trouve environ 5,7×10¹⁴ neutrinos par seconde et par mètre carré. Le corps humain, de face, ou bien de dos, a une surface d’environ 1 m² (on appellera cela plutôt une section efficace de 1 m²).

Si on met environ 5 secondes à lire le tweet de Brian Greene, alors il y aura environ 2,85 millions de milliards de neutrinos solaires qui traverseront mon corps. Ainsi, le calcul montre que le tweet de Greene présente le même ordre de grandeur et que l’info est très crédible. Cependant, ce nombre de neutrinos solaires est théorique, on ne sait pas réellement si ces neutrinos non détectés existent vraiment et qu’ils nous traversent réellement le corps sans interagir avec les atomes, puisque l’absence d’interactions implique directement l’impossibilité d’observations impliquant l’impossibilité d’un comptage expérimental des neutrinos !

  • Ainsi, Brian Greene dit vrai par rapport aux aspects théoriques, mon calcul ci-dessus est venu le confirmer.
  • Mais au niveau expérimental pour corroborer notre hypothèse, l’absence d’interaction des neutrinos implique la non-observation, donc l’absence de données quantitatives. Sans preuves empiriques, on peut paraître avoir raison vis à vis de l’aspect théorique, mais on peut néanmoins se tromper par rapport aux faits.

Dans mon présent article, j’ai voulu montrer la nuance entre concept et expérience. Cela a toute son importance à mes yeux.

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© 2013 John Philip C. Manson

La démarche interprétative est-elle une démarche rationnelle ?

La science est basée sur la rationalité.
On observe et on expérimente.
Ensuite, il faut interpréter ce que l’on a observé.
Pour cela, on émet des hypothèses que l’on teste avec des expériences.
Toute interprétation est faillible, d’où le critère essentiel de réfutabilité.

Une démarche rationnelle est fondée sur la logique et l’objectivité.
Mais pas seulement, car loin d’établir une forme de vérité, le principe actif est celui de la réfutabilité afin d’évaluer des concepts par rapport à des faits.

La démarche rationnelle ne construit pas des vérités, elle met à jour la fausseté des concepts faux. On élimine ce qui est faux plutôt que construire du vrai. C’est là la nuance.

Interpréter est essentiellement subjectif. C’est à travers la réfutabilité et l’observation que les interprétations se rapprochent de l’objectivité sans jamais absolument l’atteindre.

Sans la réfutabilité ni le doute, les interprétations se limitent par conformisme à ce qu’elles sont : des croyances ou des préjugés. C’est-à-dire la facilité et la paresse de croire des concepts pouvant être faux, sans qu’ils ne soient remis en question.

Il y a aussi une différence entre interpréter et raisonner. La raison se base sur la logique. L’interprétation peut obéir à des sentiments subjectifs (comme les interprétations délirantes d’un paranoïaque par exemple).

La démarche rationnelle obéit à la logique, à la raison, jusqu’à l’observation et l’expérimentation si l’on adopte une démarche scientifique. En dehors de ce cadre, c’est la subjectivité qui fait sa loi, pour construire des variétés de croyances souvent contradictoires entre elles.

L’interprétation devient rationnelle dans la mesure où elle est encadrée par un principe de remise en question et par la nécessité du critère de réfutabilité. C’est l’évaluation des interprétations qui les font rapprocher de l’objectivité, quand on les confrontent à la fois à la logique et à des faits. Une interprétation non évaluée n’est pas loin d’être une croyance ou un dogme parce qu’elle aura le défaut d’être subjective.

 

  • « La qualité d’une expérience se mesure au nombre de théories qu’elle fait tomber. » (d’après un professeur à Polytechnique et chercheur du CNRS)

 

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© 2013 John Philip C. Manson