Le changement climatique, la politique et l’économie : le triangle du feu

Comment peut-on sauver le monde du réchauffement planétaire ?

On peut tenter quelque chose contre ce problème, mais quel en sera l’impact environnemental et économique ?

Si l’on réalise ce que propose l’Union européenne dans le cadre de son projet climatique, on réduit le réchauffement d’un millième de degré Celsius… L’Europe vise à réduire de 30% ses émissions en CO2 (et autres gaz à effet de serre) d’ici 2020, mais cet objectif est compromis. En même temps, les émissions de CO2 dans le monde ont augmenté de 1,4% de 2011 à 2012, surtout avec la Chine qui arrive en tête des pays émetteurs (http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/06/10/97002-20130610FILWWW00417-emissions-de-co2-record-en-2012.php).

Le coût de la lutte contre le changement climatique est de l’ordre de trente cinq mille milliards d’euros, d’après l’Agence internationale de l’Énergie ; c’est équivalent à la dette mondiale actuelle… (http://lexpansion.lexpress.fr/economie/la-dette-publique-mondiale-s-eleve-a_200559.html). De plus, certains pays sont exonérés des contraintes fixées par le protocole de Kyoto, comme la Chine et l’Inde. Les pays de l’OPEP exigent des aides financières pour la diversification économique, au titre des compensations prévues par le protocole.

Sauver le monde ? On risque la faillite économique mondiale sans même réussir à résoudre le problème du climat. Et surtout, le risque est que certains profitent de l’enjeu du climat pour faire fortune. Les futures taxes ne sauveront pas la Terre, elles ne sont qu’un «permis pour le droit de continuer à polluer»…

Il est plus réaliste de devoir s’adapter au changement climatique. Il faut aussi innover à un rythme raisonnable dans de nouveaux moyens de production énergétique. Agir pour l’environnement ne doit pas équivaloir à créer un profond déséquilibre économique et géopolitique…

 

À voir :

Avec une contribution carbone, on peut présager la mort des transports routiers français. Les concurrents des pays voisins prendront le monopole. Ce n’est pas comme cela que l’on va créer des emplois en France…

Pendant qu’on y est, on coupe le courant, on supprime la chaîne du froid des produits alimentaires surgelés, on coupe le courant dans les hôpitaux ; on éteint les appareils électriques maintenant en vie des personnes malades et qui aident les personnes en insuffisance rénale sous dialyse ; on éteint tout, on fout en l’air les rouages de l’économie. Une idéologie, sous prétexte de «sauver la planète», est en train de tuer la croissance et le bon sens.

On peut réduire au mieux les gaspillages inutiles comme l’éclairage urbain nocturne, et aussi en débranchant les appareils électriques qui ne sont pas en cours d’utilisation. Mais on ne peut pas se permettre de renoncer à la consommation énergétique quand celle-ci est nécessaire dans de nombreux métiers.

 

 

© 2013 John Philip C. Manson

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